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De Platini à Yamal : L’histoire des France-Espagne en 5 dates clés
Coupe du monde 2026 : ces cinq France-Espagne qui ont marqué l’histoire du football
L’histoire du football international s’écrit souvent à travers des duels légendaires qui transcendent les époques, les frontières et les générations successives de supporters. Ce mardi 14 juillet 2026, date symbolique s’il en est, l’équipe de France et la sélection espagnole s’apprêtent à livrer un nouveau combat d’anthologie au sein du majestueux stade d’Arlington, au Texas. L’enjeu de cette confrontation est d’une clarté absolue : les deux nations européennes doivent se départager pour obtenir un billet précieux en finale de la Coupe du monde de la FIFA. Ce choc, devenu un véritable classique du sport roi, oppose deux pays aux trajectoires fascinantes et à l’identité de jeu résolument différente. Pour les Bleus, l’objectif est d’atteindre une quatrième finale mondiale historique. Du côté de la Roja, il s’agit de décrocher une seconde participation à l’ultime match de ce tournoi prestigieux. Alors que les analystes et les amateurs de ballon rond du monde entier scrutent les moindres détails tactiques sur le portail d’actualité sportive wm2026.ch, il apparaît essentiel de replonger dans l’historique de cette rivalité. À travers cinq affrontements majeurs qui ont façonné le paysage du football moderne, de la désillusion de 1984 à l’explosion de Lamine Yamal en passant par le génie de Zinédine Zidane, nous vous proposons une rétrospective complète et neutre d’une opposition légendaire. ⚽
La naissance d’une rivalité européenne lors de la finale de 1984
Le tout premier chapitre de ce livre d’or de la confrontation franco-espagnole s’écrit le 24 juin 1984 sur la pelouse verdoyante du Parc des Princes, à Paris. L’équipe de France, alors savamment orchestrée par le sélectionneur Michel Hidalgo, porte sur ses épaules les espérances incommensurables de tout un pays. Le contexte psychologique est lourd et pesant : deux ans auparavant, la sélection tricolore avait vécu un traumatisme national lors de la tristement célèbre « nuit de Séville ». Cette élimination cruelle en demi-finale de la Coupe du monde 1982 face à la République Fédérale d’Allemagne (RFA), à l’issue d’une séance de tirs au but insoutenable, a forgé le caractère d’une génération dorée articulée autour du mythique « Carré magique » composé de Michel Platini, Alain Giresse, Jean Tigana et Luis Fernandez. En atteignant la finale de ce Championnat d’Europe des nations disputé à domicile, les Bleus affrontent pour la toute première fois la sélection espagnole dans le cadre d’une compétition officielle majeure, avec la ferme intention d’effacer les démons du passé et de conquérir leur premier titre international.
Face à la France se dresse une équipe d’Espagne dirigée par Miguel Muñoz, reconnue pour sa rigueur défensive, son abnégation et sa capacité à faire déjouer ses adversaires. La presse espagnole de l’époque, notamment des quotidiens comme Marca, souligne l’importance d’un marquage individuel strict pour neutraliser le meneur de jeu français. Comme le relatera plus tard en détail l’agence de presse Associated Press (AP) dans ses archives historiques, la tension sur le terrain est palpable dès le coup d’envoi. La première mi-temps se résume à une véritable partie d’échecs tactique, où les deux formations font preuve d’une prudence extrême, redoutant l’erreur fatale qui pourrait offrir l’avantage à l’adversaire. La défense ibérique parvient à contenir les assauts répétés des attaquants français, maintenant un score de parité rassurant à la pause.
Le moment de bascule, celui qui inscrira définitivement cette rencontre dans la légende du sport, se produit à la 57e minute de jeu. L’icône nationale Michel Platini, désigné meilleur joueur du tournoi, obtient un coup franc stratégique à l’entrée de la surface de réparation de la Roja. Sa frappe enroulée, bien que cadrée et précise, manque de puissance et semble totalement à la portée du gardien et capitaine espagnol, Luis Arconada. Cependant, dans un instant d’incompréhension totale qui marquera sa carrière à jamais, le portier ibérique commet une erreur d’appréciation fatale. En voulant capter le ballon en toute sécurité sur sa ligne, il laisse la sphère de cuir glisser insidieusement sous son flanc gauche. La balle franchit lentement la ligne de but, provoquant l’explosion de joie du public parisien. La chaîne francophone TV5MONDE, qui rediffusera cet événement majeur à de multiples reprises dans ses documentaires, soulignera régulièrement à quel point cette séquence a été psychologiquement dévastatrice pour les joueurs espagnols. Le terme de « boulette d’Arconada » entrera d’ailleurs de manière pérenne dans le vocabulaire sportif pour désigner une erreur de main fatale de la part d’un gardien de but.
La dernière demi-heure du match s’avère extrêmement éprouvante pour les nerfs. Le scénario se complique considérablement pour la sélection française avec l’exclusion du défenseur central Yvon Le Roux, sanctionné d’un carton rouge en fin de rencontre pour une intervention illicite. Contrainte d’évoluer en infériorité numérique, la France recule et subit les assauts désespérés d’une équipe espagnole cherchant à tout prix l’égalisation. Le suspense insoutenable prend finalement fin à la 90e minute : Jean Tigana, au terme d’une longue chevauchée, adresse une passe lumineuse à Bruno Bellone, qui trompe le gardien espagnol d’un petit ballon piqué astucieux. Le score final de 2-0 scelle le destin de cette finale. L’équipe de France s’adjuge le tout premier titre majeur de son histoire, déclenchant des scènes de liesse populaire à travers le pays. L’Espagne, pour sa part, mettra plus de deux décennies à se remettre de cet échec, devant attendre l’avènement d’une nouvelle génération en 2008 pour retrouver la voie du succès. L’étude de ce match fondateur et de son impact sur la préparation mentale des grandes finales est d’ailleurs un sujet d’analyse régulièrement exploré par les chroniqueurs du site sportif wm2026.ch.
La leçon d’expérience des Bleus face à la jeunesse espagnole en 2006
Le deuxième rendez-vous mémorable entre les deux voisins européens s’inscrit dans un contexte radicalement différent. Le 27 juin 2006, la France et l’Espagne se retrouvent à l’AWD-Arena de Hanovre dans le cadre des huitièmes de finale de la Coupe du monde organisée en Allemagne. Cette confrontation est précédée d’une immense ferveur médiatique, alimentée par une campagne de communication particulièrement audacieuse de la part des médias ibériques. En effet, la presse sportive espagnole, le quotidien sportif madrilène Marca en tête, affiche une confiance inébranlable en son équipe nationale. Les journaux n’hésitent pas à titrer en grands caractères leur objectif d’envoyer le meneur de jeu français Zinédine Zidane, qui avait annoncé que ce tournoi serait le dernier de sa carrière, « à la retraite » dès le soir du match. 📰
Sur le papier, le contraste entre les deux sélections est saisissant, un fait largement documenté par les vastes bases de données archivistiques du portail foo.tf :
- La sélection espagnole, dirigée de main de maître par Luis Aragonés, symbolise la jeunesse, la fougue et le renouveau. Avec une moyenne d’âge inférieure à 25 ans, la Roja pratique un football alléchant, basé sur des passes courtes et une mobilité incessante. Elle a survolé sa phase de groupes avec une aisance remarquable, signant trois victoires consécutives avec une différence de buts flatteuse.
- De son côté, l’équipe de France dirigée par Raymond Domenech représente l’expérience, mais suscite de nombreuses interrogations. Affichant une moyenne d’âge approchant les 30 ans, les Bleus ont peiné à se qualifier pour la phase à élimination directe. Leur parcours laborieux s’est caractérisé par deux matchs nuls inquiétants face à la Suisse et la Corée du Sud, suivis d’une victoire étriquée, bien qu’impérative, contre le Togo.
Le début de la rencontre semble donner entièrement raison aux pronostics et à l’optimisme des observateurs espagnols. Imposant un rythme soutenu, l’Espagne prend le contrôle du milieu de terrain et ouvre logiquement le score à la 28e minute par l’intermédiaire de son attaquant vedette, David Villa. Celui-ce transforme un penalty obtenu suite à une faute commise dans la surface de réparation sur le défenseur Pablo Ibáñez. Ce coup du sort aurait pu anéantir les espoirs d’une équipe française vieillissante, mais il agit au contraire comme un puissant électrochoc psychologique. Refusant de céder à la panique, les vétérans tricolores resserrent les lignes et s’appuient sur leur maîtrise tactique pour inverser la tendance. À la 41e minute, peu avant le retour aux vestiaires, Franck Ribéry, l’un des rares symboles de jeunesse au sein du groupe français, est magnifiquement lancé dans la profondeur par Patrick Vieira. Il élimine le gardien Iker Casillas d’un crochet extérieur avant de pousser le ballon au fond des filets, ramenant ainsi les deux équipes à égalité au moment le plus opportun.
Au retour des vestiaires, la physionomie du match change du tout au tout. Les Bleus dictent le tempo de la rencontre, confisquant le ballon à des Espagnols de plus en plus fébriles et physiquement émoussés. La domination tactique tricolore est récompensée à la 83e minute de jeu. Sur un coup franc latéral parfaitement exécuté par Zinédine Zidane au niveau du second poteau, Patrick Vieira surgit pour catapulter le ballon au fond des filets d’une tête plongeante rageuse, donnant l’avantage à son équipe. Les Espagnols, acculés, tentent de réagir mais s’exposent aux contre-attaques assassines. Dans le temps additionnel (90e+2), Zinédine Zidane parachève son œuvre monumentale. Héritant d’un ballon de Sylvain Wiltord, le numéro 10 français crochète magistralement le rugueux défenseur Carles Puyol à l’entrée de la surface avant de déclencher une frappe sèche et précise qui trompe définitivement Iker Casillas.
Comme le relate une dépêche célèbre de l’agence Associated Press (AP) diffusée le soir même, cette qualification éclatante (3-1) constitue une réponse cinglante et magistrale de l’expérience face à la provocation de la presse. L’équipe de France poursuivra son épopée triomphale jusqu’à l’ultime rencontre à Berlin, douze jours plus tard. Cette finale face à l’Italie restera malheureusement célèbre pour la panenka audacieuse de Zidane sur penalty, son exclusion suite à un coup de tête tristement mémorable porté sur le défenseur italien Marco Materazzi, et la victoire finale de la Squadra Azzurra au terme de la cruelle épreuve des tirs au but.
Le sacre de la Ligue des nations 2021 et le réalisme tricolore
Il faut attendre le 10 octobre 2021 pour assister à la troisième confrontation d’importance majeure entre la France et l’Espagne, lors de la finale de la deuxième édition de la Ligue des nations de l’UEFA. Ce tournoi, conçu pour substituer un enjeu compétitif aux rencontres amicales traditionnelles du calendrier international, trouve son épilogue dans l’enceinte mythique du stade San Siro, à Milan. La rencontre se dispute dans une atmosphère singulière, caractérisée par une jauge de spectateurs fortement réduite, une conséquence directe des strictes restrictions sanitaires imposées par les autorités dans le cadre de la pandémie mondiale de Covid-19. Sur le plan tactique, l’opposition de styles est une fois de plus totale.
La sélection espagnole, désormais confiée aux directives du sélectionneur Luis Enrique, incarne une philosophie de jeu résolument portée vers l’avant. Fidèle à l’ADN du football ibérique moderne, la Roja confisque le ballon, impose de longues séquences de possession et met en place un pressing extrêmement haut à la perte de la balle pour étouffer les relances adverses. En face, l’équipe de France dirigée par Didier Deschamps adopte une posture diamétralement opposée. Solidement regroupés dans leur propre moitié de terrain, les Bleus acceptent la domination territoriale de leurs adversaires, guettant la moindre opportunité pour déployer des transitions offensives rapides et tranchantes. Les experts tactiques et analystes du portail spécialisé onze.ro ne manquent d’ailleurs pas de souligner lors de leur débriefing d’après-match à quel point cette rencontre illustre l’évolution du football de contre-attaque moderne face aux systèmes de possession dogmatique.
Durant plus d’une heure de jeu, le bloc défensif français résiste avec résilience aux combinaisons complexes de l’attaque espagnole. La situation se débloque finalement peu après l’heure de jeu, à la 64e minute. Profitant d’un léger moment d’hésitation dans le repli défensif tricolore, l’attaquant Mikel Oyarzabal parvient à s’infiltrer dans la surface de réparation, résiste au retour de Dayot Upamecano et trompe Hugo Lloris d’une frappe croisée à ras de terre. L’Espagne prend logiquement l’avantage, concrétisant ainsi une longue période de domination technique ininterrompue.
Cependant, la résilience du groupe français est immédiate et foudroyante. L’avantage ibérique ne durera qu’un peu plus d’une minute. À la 66e minute, Karim Benzema, l’attaquant prolifique du Real Madrid de retour en sélection nationale depuis quelques mois après une absence de cinq années, réalise un geste de classe mondiale absolue. Fixant son vis-à-vis sur le côté gauche de la surface de réparation, il bénéficie d’une passe d’appui de Kylian Mbappé avant de déclencher une frappe enroulée majestueuse qui vient se loger avec une précision millimétrée dans la lucarne opposée du gardien Unai Simón, totalement impuissant. Ce but d’anthologie réveille instantanément les ardeurs de la sélection française, qui se montre dès lors de plus en plus dangereuse en contre-attaque.
L’issue de cette finale indécise se décide à la 80e minute. Sur une récupération haute de la défense française, Théo Hernandez adresse une passe verticale rapide en direction de Kylian Mbappé. L’attaquant star du Paris Saint-Germain, couvert par l’intervention désespérée du défenseur espagnol Eric García, se présente seul face au but et ajuste le gardien ibérique d’un passement de jambes suivi d’une frappe du pied gauche. Si ce but a provoqué une vive polémique arbitrale en Espagne concernant la règle complexe du hors-jeu, validée car le défenseur adverse avait intentionnellement joué le ballon, la décision est entérinée par l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR). Le quotidien sportif français L’Équipe, tout comme l’agence Associated Press (AP) dans ses comptes rendus internationaux, souligneront l’implacable réalisme et l’efficacité chirurgicale de l’équipe de France, qui remporte ainsi sur le score de 2-1 le deuxième trophée international de l’ère Deschamps après la Coupe du monde 2018.
L’avènement de la génération dorée de la Roja entre 2024 et 2025
Les confrontations franco-espagnoles les plus récentes, s’étalant sur la période 2024-2025, marquent une rupture totale avec les schémas des décennies précédentes et consacrent l’émergence éblouissante d’une nouvelle génération de talents au sein de la Roja. Le 9 juillet 2024, les deux nations phares du continent européen se croisent de nouveau, cette fois au stade des demi-finales du Championnat d’Europe des nations organisé en Allemagne, à Munich. La dynamique qui précède cette rencontre de haut vol est particulièrement contrastée, notamment en ce qui concerne l’animation offensive des deux sélections.
L’équipe de France se présente en demi-finale avec un bilan statistique offensif que l’on pourrait qualifier de famélique, voire d’inédit à ce niveau de la compétition. Lors des cinq rencontres précédant cette opposition cruciale, les attaquants tricolores n’ont trouvé le chemin des filets qu’à trois misérables reprises. Pire encore, aucun de ces buts n’a été inscrit dans le jeu courant par un joueur français. L’une des réalisations provient d’un penalty transformé par le capitaine Kylian Mbappé lors du match nul concédé face à la Pologne en phase de groupes, tandis que les deux autres sont le résultat de buts inscrits contre leur camp par l’Autriche lors du premier match de poules et par la Belgique lors d’un huitième de finale extrêmement fermé. Ces difficultés offensives chroniques font couler beaucoup d’encre et suscitent une vive inquiétude parmi les suiveurs et les supporters.
Paradoxalement, la demi-finale s’ouvre sous les meilleurs auspices pour la formation tricolore. Dès la 9e minute, l’attaquant Randal Kolo Muani, positionné au second poteau, reprend victorieusement de la tête un centre millimétré de Kylian Mbappé pour ouvrir la marque, redonnant ainsi un semblant d’espoir à ses supporters. Toutefois, la réplique espagnole est immédiate et porte la signature indélébile de celui qui deviendra la sensation planétaire du tournoi. Lamine Yamal, le prodige issu du célèbre centre de formation de La Masia, égalise d’une frappe monumentale à la 21e minute. Décalé à plus de vingt-cinq mètres des cages gardées par Mike Maignan, l’ailier décoche une frappe enroulée du pied gauche qui heurte le poteau intérieur avant de terminer sa course majestueuse au fond des filets. Lamine Yamal, qui célébrera son dix-septième anniversaire quatre jours plus tard, devient instantanément le plus jeune buteur de l’histoire de la compétition, un exploit dont la photographie fera la une de toutes les agences de presse mondiales, y compris l’Associated Press (AP). Complètement déboussolée par ce coup d’éclat, la défense française cède de nouveau quelques minutes plus tard, à la 25e minute, sur une frappe de Dani Olmo déviée malencontreusement par le défenseur Jules Koundé. L’Espagne s’impose 2-1 et poursuivra son envolée triomphale en remportant l’Euro face à l’Angleterre en finale. La décision de Lamine Yamal de représenter l’Espagne au niveau international plutôt que le Maroc, afin d’optimiser ses chances de remporter des compétitions prestigieuses telles que la Coupe du monde, fera par la suite l’objet de nombreuses publications analytiques, comme on peut en trouver dans les archives de foo.tf. 🌍
L’affrontement suivant, disputé une année plus tard en octobre 2025 à l’occasion des demi-finales de la Ligue des nations à Stuttgart, repousse encore les limites de l’irrationnel et se transforme en un spectacle offensif époustouflant, cumulant un total sidérant de neuf buts. Désireux de corriger les graves lacunes de son animation d’attaque observées lors de l’Euro, le sélectionneur Didier Deschamps prend la décision radicale de transformer son schéma tactique. Il opte pour un système novateur intégrant quatre profils résolument tournés vers l’avant : Ousmane Dembélé, le remuant Michael Olise et le prometteur Désiré Doué sont alignés d’entrée de jeu en soutien direct de Kylian Mbappé. Si cette ambition offensive est saluée dans l’intention, elle se révèle rapidement désastreuse sur le plan de l’équilibre défensif global de l’équipe.
La première heure de jeu se transforme en une véritable démonstration de force et d’efficacité de la part de l’équipe d’Espagne. Les milieux de terrain ibériques, profitant des vastes espaces laissés vacants par les attaquants français peu enclins au repli défensif, s’en donnent à cœur joie. À la 55e minute, le tableau d’affichage indique un sévère 4-0 en faveur de l’Espagne. Nico Williams, l’infatigable Mikel Merino, Lamine Yamal (sur un penalty habilement transformé) et le métronome Pedri ont successivement trompé la vigilance de la défense tricolore. Le sursaut d’orgueil français intervient à la 59e minute lorsque Kylian Mbappé réduit la marque sur penalty. Néanmoins, l’insaisissable Lamine Yamal inscrit dans la foulée un doublé retentissant à la 67e minute, creusant de nouveau l’écart pour porter le score à un invraisemblable 5-1. Refusant l’humiliation totale, les Français se jettent à l’abordage dans une fin de match totalement décousue et irrationnelle :
- Rayan Cherki trouve l’ouverture d’une frappe limpide à la 79e minute.
- Le pressing accablant des attaquants tricolores pousse le défenseur espagnol Dani Vivian à concéder un malheureux but contre son camp à la 84e minute.
- Dans le bout des arrêts de jeu (90e+3), Randal Kolo Muani inscrit un quatrième but pour la France, ajoutant au suspense insoutenable des ultimes secondes.
Malgré cette spectaculaire remontée, la sélection française s’incline logiquement sur le score prolifique de 5 buts à 4. Au terme de cette rencontre mémorable, le capitaine Kylian Mbappé se présente au micro du diffuseur national de l’événement, la chaîne de télévision TF1, pour exprimer le ressenti complexe du vestiaire. Il déclare sans détour : « On a les boules, c’est normal parce qu’on voulait gagner, on a joué avec envie, on voulait vraiment remonter au score, mais au final on a perdu et on est frustrés. Mais c’est encourageant, on a un long chemin vers la Coupe du monde. » Ce match haletant, avec ses revirements incessants et sa richesse tactique, demeure une référence incontournable de l’histoire moderne de la Ligue des nations, régulièrement scrutée par les nombreux visiteurs quotidiens de wm2026.ch ou de foo.tf pour comprendre l’évolution du rapport de force bilatéral.
Les enjeux stratégiques du choc historique de la Coupe du monde 2026
Ce fameux chemin, évoqué avec une pointe de fatalisme par Kylian Mbappé au sortir de la folle soirée de Stuttgart en 2025, trouve sa conclusion absolue aujourd’hui. Ce mardi 14 juillet 2026, jour de célébration de la fête nationale française, le destin offre aux deux sélections la possibilité d’ajouter un acte majuscule à leur grande histoire commune. Au cœur du Texas, la pelouse hybride du stade d’Arlington est prête à accueillir l’apogée d’une rivalité sportive qui n’a cessé de s’intensifier au fil des quatre dernières décennies. L’enjeu de cette demi-finale de la Coupe du monde est colossal et ne souffre d’aucune ambiguïté. Pour la France, forte d’une résilience tactique et d’un réservoir de talents sans équivalent, l’objectif est d’accéder à la quatrième finale mondiale de son histoire sportive, perpétuant ainsi une tradition d’excellence au plus haut niveau international. Pour l’Espagne, dont le jeu léché et la conservation de balle demeurent des atouts fondamentaux, l’ambition est d’atteindre le dernier échelon de la compétition pour la seconde fois depuis la genèse de l’équipe nationale, confirmant la suprématie de sa nouvelle génération dorée incarnée par le phénomène Lamine Yamal.
Si les différentes archives consultables sur le réseau exhaustif foo.tf permettent d’évaluer les forces et les faiblesses statistiques des deux adversaires du soir, il est incontestable que la préparation psychologique et les choix tactiques des sélectionneurs détermineront le vainqueur de cette confrontation. Les experts soulignent que l’opposition de styles, qui a systématiquement caractérisé les précédentes rencontres, sera à nouveau la clé de ce match. La capacité de l’équipe de France à absorber la pression continue exercée par le milieu de terrain ibérique, tout en déployant des transitions offensives ultra-rapides, sera particulièrement scrutée. À l’inverse, l’enjeu pour la sélection espagnole consistera à convertir sa domination territoriale écrasante en véritables occasions de but, tout en verrouillant fermement ses arrières pour se prémunir des fulgurances de Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé et consorts. 📊
Alors que la température et la ferveur montent crescendo dans les tribunes chauffées à blanc du stade d’Arlington, les supporters du monde entier, qu’ils soient passionnés de longue date ou simples néophytes, convergent vers les plateformes d’analyse en ligne. Les données, les compositions probables et les entretiens exclusifs diffusés sur le portail wm2026.ch alimentent sans relâche les conversations et les spéculations. De l’improbable bévue d’un gardien en 1984 à la maestria d’un génie adolescent en 2024, chaque confrontation entre la France et l’Espagne a apporté son lot de surprises dramatiques, de retournements de situation inattendus et de performances individuelles stratosphériques. Quelle que soit la nation qui sortira victorieuse de ce duel texan au sommet, la richesse historique, la qualité technique des protagonistes et la tension émotionnelle inhérente à l’événement garantissent d’ores et déjà que ce match figurera en bonne place dans le prestigieux panthéon du football international.
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Mondial 2026 : Les résultats
Match n°100 Argentine
/ Suisse
[3-1 a.p.]
Quarts
L’Argentine a évité une désillusion en arrachant sa qualification face à la Suisse (3-1 a.p.) lors d’un quart de finale disputé au bout du suspense à Kansas City. Contraints de disputer la prolongation après l’égalisation helvétique, les champions du monde en titre ont une nouvelle fois flirté avec la sortie de route, comme lors de leurs précédents tours face au Cap-Vert et à l’Égypte. Pourtant, au terme d’une fin de match où ils ont profité de leur supériorité numérique, les hommes de Lionel Scaloni ont prouvé qu’ils possédaient la résilience nécessaire pour s’en sortir. Cette qualification au forceps propulse l’Albiceleste en demi-finales, où elle affrontera l’Angleterre à Atlanta, prolongeant ainsi sa quête d’un deuxième sacre mondial consécutif.
Si Lionel Messi s’est montré plus discret qu’à l’accoutumée, le capitaine a tout de même délivré sa dixième passe décisive en Coupe du monde sur un corner parfaitement déposé sur la tête d’Alexis Mac Allister en tout début de rencontre (10e). Dos au mur après le retour de la Nati en seconde période, l’Argentine s’en est finalement remise à Julian Alvarez pour forcer la décision. D’une frappe lumineuse et superbement brossée dans la lucarne opposée à la 112e minute, l’attaquant a libéré tout un stade. Dans la foulée, Lautaro Martinez a définitivement scellé le sort du match en concluant une ultime contre-attaque dans le temps additionnel de la prolongation (120e+1).
L’issue est terriblement cruelle pour la Suisse et son sélectionneur Murat Yakin, qui ont longtemps touché du doigt l’un des plus grands exploits de leur histoire. Parfaitement organisée et courageuse, la Nati a logiquement égalisé par l’intermédiaire de Dan Ndoye, auteur d’une frappe entre les jambes d’Emiliano Martinez après un excellent relais avec Ricardo Rodriguez (67e). Les Suisses nourriront néanmoins une immense amertume concernant l’arbitrage ; la VAR est en effet intervenue à la 72e minute pour annuler un carton jaune adressé à l’Argentin Leandro Paredes et sanctionner à la place Breel Embolo pour simulation. Ce deuxième avertissement, synonyme d’exclusion, a provoqué la colère du camp helvétique, dénonçant un arbitrage à deux vitesses et une décision perçue comme catastrophique.
Alors que la séance de tirs au but se profilait, la Suisse, héroïque et repliée en 5-3-1 pour résister à la pression argentine, a fini par rompre d’épuisement. Le carton rouge de Breel Embolo, qui a quitté la pelouse en larmes et dévasté par son erreur, a constitué le véritable tournant de ce combat. Malgré les multiples arrêts de Gregor Kobel et un sauvetage in extremis dans les dernières secondes du temps réglementaire, la supériorité numérique sud-américaine a eu raison de la bravoure helvétique. Au coup de sifflet final, l’Argentine a pu exulter et savourer sa survie, laissant les joueurs suisses inconsolables mais fiers d’avoir atteint les quarts de finale pour la première fois depuis 72 ans.
Match n°99 Angleterre
/ Norvège
[2-1] Quarts
L’Angleterre a évité le piège norvégien en arrachant sa qualification lors d’un quart de finale âprement disputé dans la touffeur de Miami. Bousculés par des « Vikings » décomplexés et contraints de puiser dans leurs réserves, les vice-champions d’Europe ont prouvé qu’ils possédaient l’expérience et les ressources nécessaires pour forcer la décision dans les moments cruciaux. Cette victoire dans la douleur propulse les Three Lions dans le dernier carré de la compétition, validant ainsi une quatrième demi-finale lors des cinq derniers grands tournois internationaux. Les hommes de Thomas Tuchel s’apprêtent désormais à défier l’Argentine de Lionel Messi lors d’un choc aux allures de classique mondial qui se tiendra à Atlanta.
Véritable homme providentiel de cette sélection, Jude Bellingham a endossé le costume de héros absolu, éclipsant totalement le duel tant attendu entre les buteurs Harry Kane et Erling Haaland. Alors que la Norvège avait logiquement ouvert le score d’une sublime frappe lointaine signée Andreas Schjelderup (36e), le milieu du Real Madrid a remis son équipe à flot d’un tir croisé tout en maîtrise technique juste avant la pause (45e+2). Face au bloc norvégien et à la prestation particulièrement terne de son capitaine Kane, Bellingham a de nouveau fait parler son instinct de « renard des surfaces » dès l’entame de la prolongation. À la 93e minute, il a parfaitement suivi un tir de Morgan Rogers pour foudroyer la Norvège et inscrire son sixième but dans ce Mondial.
L’issue est d’une immense cruauté pour la Norvège et son sélectionneur Stale Solbakken, qui ont fait jeu égal avec l’Angleterre et largement dominé la seconde période. Parfaitement organisés, les coéquipiers d’Haaland ont touché la transversale par Kristoffer Ajer (76e), ont forcé Jordan Pickford à de multiples parades, et se sont vu refuser un but de Torbjörn Heggem pour une faute (55e). Les Norvégiens nourriront également une amertume certaine concernant un fait de jeu très commenté : ils ont vivement protesté auprès de l’arbitre français Clément Turpin sur le premier but anglais, estimant que le ballon avait heurté un câble de la spidercam au départ de l’action pour retomber miraculeusement dans les pieds britanniques. La FIFA a toutefois douché leurs espoirs en confirmant que le capteur du ballon connecté (Trionda) n’avait enregistré aucun pic témoignant d’une modification de sa trajectoire.
Alors que le spectre des tirs au but planait sous la chaleur floridienne, l’Angleterre a définitivement brisé les espoirs adverses au début du temps supplémentaire. Après le second but de Bellingham, consécutif à une erreur d’appréciation cruelle du gardien Orjan Nyland, l’équipe s’est recroquevillée pour protéger son avantage. Thomas Tuchel a multiplié les ajustements défensifs, s’en remettant au sacrifice de Marc Guéhi (103e) et à l’entrée du géant Dan Burn (111e) pour verrouiller les ultimes assauts de Nusa et Bobb. Au coup de sifflet final, soulagés d’avoir survécu à ce long combat, les Anglais ont pu exulter et saluer la fin du parcours historique de la Norvège, qui retrouvait ce stade de la compétition après 28 ans d’absence.
Depuis le début du tournoi, la ferveur autour de la star anglaise a pris une dimension musicale : la colonie de supporters célèbre les exploits de son héros en entonnant à pleins poumons le célèbre tube des Beatles, « Hey Jude ». Ces paroles résonnent aujourd’hui comme une évidence pour illustrer l’excellence et l’impact de Bellingham sur son équipe. Lorsqu’ils chantent « Jude, don’t let me down » (Jude, ne me laisse pas tomber), le meneur de jeu répond instantanément présent sur la pelouse en refusant d’avoir peur et en sauvant la patrie. À seulement 23 ans, grâce à ce nouveau doublé décisif, il a même marqué l’histoire en devenant le deuxième plus jeune joueur (derrière Pelé en 1958) à inscrire au moins deux buts lors de deux matchs consécutifs à élimination directe en Coupe du monde.
Malgré cette qualification arrachée de haute lutte, le sélectionneur Thomas Tuchel n’a pas caché son agacement face au contenu proposé par ses joueurs. Particulièrement critique et exigeant au micro des journalistes, l’entraîneur allemand a fustigé un jeu « brouillon, trop prudent, pas assez rapide et pas assez efficace », concédant de façon abrupte que l’Angleterre s’était « vraiment compliqué la tâche » et avait bénéficié de beaucoup de chance pour s’en sortir. Cette sortie médiatique très sévère, contrastant avec l’euphorie ambiante de la victoire, n’a d’ailleurs pas du tout plu à Jude Bellingham. Interrogé peu après, le sauveur des Three Lions a répondu avec une pointe de mécontentement : « Ouais, bon, peu importe. C’est un match éprouvant […] Mes pensées vont aux joueurs sur la pelouse qui ont livré un superbe match », révélant ainsi une légère friction interne avant d’aborder la dernière ligne droite du tournoi.
Match n°98 Espagne
/ Belgique
[2-1] Quarts
L’Espagne a évité le piège belge en arrachant sa qualification sur le fil face aux Diables Rouges (2-1) lors d’un quart de finale âprement disputé à Los Angeles. Bousculés par une équipe belge parfaitement organisée et contraints de puiser dans leurs réserves, les champions d’Europe en titre ont prouvé qu’ils avaient les ressources nécessaires pour forcer la décision dans le « money time ». Cette victoire étriquée mais précieuse propulse la Roja dans le dernier carré de la compétition pour la première fois depuis son sacre mondial en 2010. Les hommes de Luis de la Fuente s’apprêtent désormais à défier la France lors d’un choc très attendu à Arlington, près de Dallas.
Véritable « supersub » de cette sélection, Mikel Merino a endossé le costume de héros pour la deuxième fois consécutive. Alors que l’Espagne avait logiquement ouvert le score à la demi-heure de jeu par Fabián Ruiz (30e), à l’affût après une frappe de Dani Olmo repoussée par le gardien, la Roja s’est longtemps cassé les dents sur le bloc belge en seconde période. Entré en jeu à la 86e minute à la place d’Olmo, le milieu de terrain d’Arsenal n’a eu besoin que de deux petites minutes pour doucher les espoirs adverses et libérer son équipe. Comme face au Portugal en huitièmes de finale où il avait fait mouche dans le temps additionnel, le Basque a confirmé son efficacité redoutable et sa capacité à surgir dans les moments les plus cruciaux.
L’issue est d’une immense cruauté pour la Belgique et le sélectionneur Rudi Garcia, qui ont fait jeu égal avec la meilleure équipe du tournoi malgré une incroyable hécatombe. Déjà privés de Zeno Debast retenu par son club et d’Amadou Onana au préalable, puis de leur capitaine Youri Tielemans blessé à l’échauffement, les Diables Rouges ont livré une prestation héroïque. Ils sont d’ailleurs devenus les premiers à faire trembler les filets espagnols et à mettre fin à l’invincibilité d’Unai Simon (plus de 650 minutes en Coupe du monde) grâce à une somptueuse tête croisée de Charles De Ketelaere (41e) sur un centre de Timothy Castagne. Les Belges nourriront d’éternels regrets suite à la sortie sur blessure et en larmes de leur gardien emblématique Thibaut Courtois à la 71e minute, lui qui avait multiplié les parades décisives face à Lamine Yamal et Oyarzabal jusque-là.
Alors que le spectre d’une inéluctable prolongation se profilait sous la chaleur californienne, l’Espagne a définitivement assommé ses adversaires à deux minutes de la fin du temps réglementaire (88e). Sur une frappe lointaine du jeune défenseur Pau Cubarsi, le gardien remplaçant Senne Lammens, qui disputait ses premières minutes en Coupe du monde, a commis une fatale faute de main. En véritable renard des surfaces, Mikel Merino a parfaitement suivi pour catapulter le ballon relâché au fond des filets (2-1). Au coup de sifflet final, soulagés d’avoir survécu à l’obstacle belge, les Espagnols ont pu exulter avant de lancer les hostilités pour la suite, à l’image du jeune Lamine Yamal prévenant d’ores et déjà les Bleus au micro de la télévision espagnole : « S’ils doivent avoir peur de quelqu’un, c’est bien de nous ».
Match n°97 France
/ Maroc [2-0] Quarts
L’équipe de France a pleinement assumé son statut de favorite en dominant le Maroc (2-0) au Gillette Stadium de Foxborough, se qualifiant ainsi pour les demi-finales de la Coupe du monde. Quatre ans après leur confrontation au Qatar, les Bleus ont fait parler leur réalisme et leur puissance physique face à des Lions de l’Atlas valeureux mais limités offensivement, notamment en raison de l’absence sur blessure de leur meilleur buteur Ismael Saibari. Grâce à ce succès maîtrisé, la France devient la troisième nation de l’histoire (après l’Allemagne et le Brésil) à atteindre le dernier carré lors de trois Coupes du monde consécutives.
Durant la première période, les Français ont largement monopolisé le ballon face à un bloc marocain très attentiste, mais se sont heurtés à un Yassine Bounou des grands soirs. Le gardien marocain a maintenu son équipe à flot en détournant les tentatives de Dayot Upamecano (5e) et Désiré Doué (35e), tandis qu’une frappe lointaine de Lucas Digne a échoué sur la barre transversale juste avant la pause (45e+2). Le tournant du match aurait pu survenir à la 28e minute lorsque Kylian Mbappé a obtenu un penalty après avoir été fauché par Noussair Mazraoui, mais sa frappe molle a été repoussée par Bounou, véritable spécialiste de l’exercice.
La délivrance tricolore est finalement intervenue à l’heure de jeu. À la 60e minute, Kylian Mbappé s’est magnifiquement racheté de son échec en fixant la défense pour enrouler une frappe imparable en pleine lucarne. Ce 8e but dans le tournoi fait de lui le premier joueur de l’histoire impliqué dans 100 buts avec l’équipe de France (64 réalisations, 36 passes décisives). Assommés et contraints de se découvrir, les Marocains ont concédé le break six minutes plus tard (66e) sur une frappe à ras de terre d’Ousmane Dembélé, bien décalé par son capitaine.
Défensivement, les hommes de Didier Deschamps n’ont quasiment jamais tremblé. La charnière centrale Dayot Upamecano – William Saliba (qui s’est auto-surnommée les « méchants ») a été impériale, s’offrant un troisième clean-sheet consécutif en phase finale en ne concédant que de rares opportunités à l’adversaire. Seule alerte pour les Bleus, Kylian Mbappé a dû céder sa place à Jean-Philippe Mateta par précaution à la 77e minute après un coup reçu sur la cheville droite. L’équipe de France, qui a par ailleurs réuni une audience record de 16,1 millions de téléspectateurs sur M6, affrontera l’Espagne ou la Belgique en demi-finale le mardi 14 juillet à Dallas.
Match n°96 Suisse 


/ Colombie 

[0-0] [4-3 a.p.]
8ème
La Suisse a validé son billet pour les quarts de finale de la Coupe du monde au bout d’un insoutenable suspense en venant à bout de la Colombie lors de la séance des tirs au but (0-0, 4-3 tab) à Vancouver. Au terme d’un affrontement particulièrement fermé, tactique et haché par de nombreuses fautes, la Nati est parvenue à briser sa malédiction historique dans cet exercice. Cet exploit retentissant permet à la sélection helvétique de se hisser dans le Top 8 mondial pour la toute première fois depuis 1954, édition qu’elle avait disputée à domicile. Les hommes de Murat Yakin s’apprêtent désormais à défier l’Argentine de Lionel Messi à Kansas City pour une place dans le dernier carré.
La première période a mis en évidence la solidité défensive remarquable de la Suisse, symbolisée par la charnière centrale composée de Nico Elvedi et Manuel Akanji, parvenue à neutraliser le séduisant visage offensif des *Cafeteros*. Privée de son jeune prodige Johan Manzambi, blessé la veille à l’entraînement, la Nati a globalement subi le rythme imposé par la Colombie et son remuant ailier Luis Diaz. L’unique véritable frisson de ce premier acte est survenu à la 21e minute, lorsqu’une frappe enroulée du droit de Gustavo Puerta a obligé le gardien suisse Gregor Kobel à se détendre de tout son long pour préserver l’inviolabilité de sa cage.
Au retour des vestiaires, le match s’est quelque peu débridé et la Suisse s’est montrée nettement plus entreprenante. Tout juste sorti du banc, le jeune Djibril Sow a cruellement manqué de justesse en glissant au moment de reprendre un excellent centre en retrait de Dan Ndoye (48e). Les vagues helvétiques se sont intensifiées, mais ni le coup franc brossé de Fabian Rieder (53e) ni l’ultime tentative excentrée de Ndoye dans le temps additionnel (90e+1) n’ont réussi à tromper le portier colombien Camilo Vargas, poussant logiquement les deux nations vers une prolongation irrespirable.
Cette prolongation a bien failli tourner au cauchemar pour les Helvètes, sauvés par leurs montants à la 99e minute lorsqu’une tête sur corner de Jhon Lucumi est venue fracasser la transversale de Kobel. À la 115e minute, sur une relance manquée et coupable de Granit Xhaka, l’entrant Jaminton Campaz a vendangé une véritable balle de match en envoyant son tir du gauche au-dessus du but vide. Lors de la séance fatidique, après un échec initial du Colombien Davinson Sanchez et un raté de Manuel Akanji, le gardien Gregor Kobel élu MVP du match a sorti une parade horizontale de grande classe face à Cucho Hernandez, avant que Ruben Vargas ne conserve tout son sang-froid pour inscrire le tir au but de la délivrance et propulser la Suisse vers un moment historique.
Match n°95 Argentine
/ Égypte
[3-2] 8ème
L’Argentine a évité une élimination surprise en réalisant un retournement de situation historique face à l’Égypte (3-2) lors d’un huitième de finale d’une dramaturgie absolue à Atlanta. Menés de deux buts à un peu plus de dix minutes de la fin du temps réglementaire, les champions du monde en titre ne disposaient statistiquement que de 0,6 % de chances de se qualifier selon les modèles prédictifs. Pourtant, au terme d’une fin de match complètement irrationnelle où ils ont inscrit trois buts en l’espace de treize minutes, les hommes de Lionel Scaloni ont prouvé qu’ils possédaient un mental et un cœur hors du commun pour renverser la table. Cette qualification in extremis propulse l’Albiceleste en quarts de finale, où elle affrontera la Suisse, tandis que la France conserve d’un cheveu son trône de leader au classement FIFA devant la sélection argentine.
Une nouvelle fois désigné homme du match, le capitaine Lionel Messi a été le protagoniste absolu de cette soirée, traversant toutes les émotions possibles. En première période, alors que l’Égypte menait déjà grâce à une tête de Yasser Ibrahim (15e), le génie de 39 ans a manqué son deuxième penalty de la compétition face au gardien égyptien Mostafa Shobeir (21e), avant de voir le poteau repousser un coup franc somptueux de plus de 30 mètres. Dos au mur après le second but égyptien inscrit en contre-attaque par Mostafa Zico (67e), « La Pulga » est sortie de sa boîte pour dorer un peu plus sa légende. D’abord passeur décisif d’un centre millimétré pour la réduction du score de Cristian Romero (79e), Messi a ensuite égalisé lui-même d’une somptueuse demi-volée du gauche à la 83e minute. En signant sa 8e réalisations du tournoi (la 21e au total en Coupe du monde), il est devenu le premier joueur depuis Diego Maradona en 1986 à inscrire un but, réussir au moins cinq dribbles et créer cinq occasions dans un même match de Mondial.
L’issue est terriblement cruelle pour l’Égypte et Mohamed Salah, qui ont longtemps touché du doigt l’un des plus grands exploits de l’histoire de leur sélection. Parfaitement organisés et d’une efficacité clinique, les Pharaons ont pu s’appuyer sur un Mostafa Shobeir héroïque, auteur de multiples arrêts réflexes face à Alexis Mac Allister et Julian Alvarez. Les Égyptiens nourriront également une immense amertume concernant l’arbitrage; la VAR leur ayant d’abord refusé un but de Zico à la 58e minute pour une faute au début de l’action, avant que le sélectionneur Hossam Hassan et son banc ne s’insurgent en fin de match contre des facteurs extérieurs et des décisions qu’ils estiment partiales en faveur des tenants du titre.
Alors que la prolongation se profilait à grands pas, l’Argentine a définitivement foudroyé ses adversaires au bout du temps additionnel (90e+2). À la suite d’un ballon gratté par Alvarez dans les pieds de Salah dans la surface sud-américaine, Lautaro Martinez a été lancé sur un contre éclair de 60 mètres avant de délivrer un centre parfait pour Enzo Fernandez, sorti de nulle part pour offrir la qualification d’une tête croisée imparable (3-2). Au coup de sifflet final, terrassé par le soulagement et l’émotion d’être revenu des enfers, Lionel Messi s’est effondré en larmes sur la pelouse avant d’être porté en triomphe par ses coéquipiers devant 68 000 supporters en transe.
Match n°94 USA
/ Belgique
[1-4] 8ème
La Belgique s’est brillamment qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du monde en surclassant les États-Unis (4-1) au Lumen Field de Seattle, mettant ainsi fin avec autorité au parcours du dernier pays organisateur encore en lice. Les Three Lions américains, rattrapés par d’importantes faiblesses individuelles et une arrière-garde qui n’a pas été à la hauteur de l’événement, sortent de leur propre tournoi face au premier obstacle d’envergure. Cette rencontre, disputée dans une ambiance hostile, a pourtant battu tous les records d’audience télévisuelle aux États-Unis pour un match de football, rassemblant en moyenne 42 millions de téléspectateurs. De leur côté, les Diables Rouges de Rudi Garcia réalisent leur match référence au meilleur moment et s’offrent un quart de finale royal face à l’Espagne championne d’Europe.
L’avant-match a été totalement éclipsé par le retentissant « scandale Balogun ». Expulsé au tour précédent contre la Bosnie-Herzégovine, l’attaquant américain Folarin Balogun a finalement été autorisé à jouer après que la FIFA a réexaminé et annulé sa suspension à la suite d’une intervention directe et de pressions en coulisses de Donald Trump auprès de Gianni Infantino. Cette décision lunaire, qui a déclenché une vague d’indignation mondiale et la saisie de la commission d’éthique, a finalement servi de motivation supplémentaire aux Belges. Aligné d’entrée à la pointe de l’attaque du *Team USA*, le joueur monégasque est resté globalement muet et n’a pas apporté l’impulsion espérée.
Sur le plan tactique, Rudi Garcia a été pleinement récompensé de ses choix forts et iconoclastes en choisissant de laisser sur le banc ses stars Kevin De Bruyne et Jérémy Doku pour titulariser des hommes à 100% physiquement. Le grand homme de la rencontre a été l’attaquant de l’Atalanta Bergame Charles De Ketelaere, auteur d’un doublé salvateur. Il a ouvert le score dès la 9e minute d’un plat du pied sécurisé sur un centre de Nicolas Raskin, consécutif à une récupération haute. Les Américains ont éphémèrement égalisé à la 31e minute grâce à un coup franc puissant de Malik Tillman, dévié malencontreusement de la tête par Hans Vanaken entré pour pallier la blessure sérieuse au genou d’Amadou Onana prenant Thibaut Courtois à contre-pied (1-1). Mais la joie locale fut de courte durée : deux minutes plus tard (33e), idéalement trouvé par un centre de l’intenable Leandro Trossard, De Ketelaere a sauté plus haut que la défense pour catapulter le ballon de la tête au fond des filets (2-1).
En seconde période, alors que le Team USA venait de lancer Reyna pour dynamiser son animation offensive, le portier américain Matt Freese a commis l’erreur de relance la plus funeste du tournoi. Sous le pressing timide de De Ketelaere hors de sa surface, Freese a tricoté et perdu le ballon, permettant à Hans Vanaken de faire le break d’une frappe lointaine et précise dans le but vide (3-1, 57e). Sonnés par ce coup du sort et affaiblis par la sortie sur blessure de Christian Pulisic, les hommes de Mauricio Pochettino ont définitivement abdiqué. En toute fin de match (90e+3), l’inévitable supersub Romelu Lukaku, entré à la 67e minute, a profité des largesses de la défense adverse pour enfoncer le clou et inscrire le quatrième but synonyme de triomphe pour la Belgique.
Match n°93 Portugal / Espagne
[0-1] 8ème
L’Espagne a remporté le tant attendu derby ibérique en s’imposant sur le fil face au Portugal (1-0) au Dallas Stadium d’Arlington, se qualifiant ainsi pour les quarts de finale de la Coupe du monde. Disputée sous le toit fermé d’un stade climatisé pour faire face à la canicule extérieure, cette affiche de prestige s’est avérée particulièrement intense sur le plan tactique, à défaut d’offrir le grand spectacle offensif espéré par les supporters. Cette qualification permet aux champions d’Europe en titre de maintenir intact leur rêve d’un doublé Euro-Mondial historique. La Roja retrouvera au prochain tour la Belgique, tombeuse des États-Unis, lors d’un quart de finale programmé à Los Angeles.
Le premier acte a mis en lumière la performance exceptionnelle des deux gardiens de but, qui ont tour à tour annihilé les occasions franches. Côté portugais, Diogo Costa a réalisé une double parade parfaite dès la 16e minute, s’interposant d’abord sur un tir excentré de Lamine Yamal avant d’écarter magnifiquement une lourde frappe enroulée d’Alex Baena. Quelques minutes plus tard, son homologue espagnol Unai Simon lui a répondu en contrant une tête de João Félix, puis en captant une reprise en déséquilibre de Cristiano Ronaldo (37e). Juste avant la pause (41e), Simon a également été sauvé par sa barre transversale sur un missile de Nuno Mendes dévié de la tête par Pedro Porro, permettant au portier de l’Athletic Bilbao de porter son record d’invincibilité dans la compétition à plus de 600 minutes.
L’un des faits marquants de cette rencontre réside dans la prestation majuscule du latéral gauche portugais Nuno Mendes, qui est parvenu à éteindre avec autorité le jeune prodige espagnol Lamine Yamal, tout en se montrant extrêmement dangereux offensivement. Malheureusement pour la Seleção, le défenseur de 24 ans s’est blessé aux adducteurs sur l’une des rares actions où l’ailier barcelonais a réussi à le prendre de vitesse, le contraignant à céder sa place avant l’heure de jeu. Ce coup du sort a considérablement déréglé l’animation défensive portugaise, alors que l’enjeu prenait progressivement le pas sur le jeu en seconde période.
Le dénouement de la rencontre s’est finalement joué grâce au coaching gagnant de Luis de la Fuente en fin de match. Alors que Roberto Martínez s’obstinait à maintenir sa confiance à un Cristiano Ronaldo impuissant et isolé pour sa 233e sélection, les entrants espagnols ont fait la différence à l’entame du temps additionnel (90e+1). Idéalement servi par Rodri, l’ailier Ferran Torres a glissé un ballon millimétré à ras de terre dans la surface vers Mikel Merino; plein de sang-froid, le milieu d’Arsenal a trompé Diogo Costa d’une frappe limpide pour délivrer la Roja. Les ultimes tentatives de la tête de Bernardo Silva (90e+6) et de João Neves (90e+9) n’ont pas suffi à arracher la prolongation, scellant ainsi l’élimination cruelle du Portugal. En larmes et le regard dans le vague au coup de sifflet final, Cristiano Ronaldo (41 ans) a officiellement confirmé aux journalistes qu’il venait de disputer le tout dernier match de Coupe du monde de son immense carrière.
Match n°92 Mexique
/ Angleterre
[2-3] 8ème
L’Angleterre s’est qualifiée de haute lutte pour les quarts de finale de la Coupe du monde en terrassant le Mexique (3-2) au cœur d’un stade Azteca de Mexico en ébullition et particulièrement hostile. Au terme d’un affrontement débridé, splendide et irrespirable, marqué par un temps additionnel colossal de treize minutes en fin de partie, les *Three Lions* ont su faire preuve de pragmatisme et de solidarité pour chasser les fantômes du passé. En s’imposant dans ce véritable enfer, la sélection de Thomas Tuchel met fin à soixante ans de malédiction sur les terres mexicaines et s’offre un quart de finale royal contre la Norvège d’Erling Haaland, programmé à Miami.
Malgré une entame de match totalement à l’avantage de la *Tri*, qui imposait sa supériorité technique et tactique face à des Anglais inexistants durant la première demi-heure, les Britanniques ont tout renversé en l’espace de deux minutes. À la 36e minute, sur un centre millimétré de Bukayo Saka consécutif à un rush de Declan Rice, Jude Bellingham a surgi pour ouvrir le score d’une tête plongeante imparable, inscrivant au passage le tout premier but encaissé par le Mexique dans ce tournoi. À peine deux minutes plus tard (38e), le milieu de terrain du Real Madrid profitait d’un ballon perdu au duel par le jeune Gilberto Mora pour s’offrir un doublé d’une frappe précise du pied droit.
Portés par la ferveur assourdissante de 85 000 spectateurs, les Mexicains n’ont pas abdiqué et ont relancé les rugissements des tribunes juste avant la pause. Profitant d’un ballon mal renvoyé de la tête par Konsa, Julian Quiñones a réduit l’écart d’un missile sous la barre transversale (42e). Le sort de la rencontre a basculé dans une tension extrême en seconde période : à la 54e minute, le défenseur anglais Jarell Quansah a été logiquement expulsé à la suite d’un tacle inconsidéré sur Jesus Gallardo, laissant ses partenaires en infériorité numérique pour le reste de la partie.
Malgré ce coup du sort, l’Angleterre a repris de l’air à la 60e minute grâce à un penalty provoqué par Anthony Gordon et transformé avec un grand sang-froid par son capitaine Harry Kane. Le Mexique a répliqué dix minutes plus tard (69e) par un autre penalty converti par Raul Jiménez, consécutif à une faute de Kane validée par la VAR, un arbitrage vidéo d’ailleurs fortement fustigé par Thomas Tuchel à l’issue de la rencontre. Retranchés à cinq derrière devant la cage d’un immense Jordan Pickford auteur de parades décisives, les dix *Three Lions* ont plié sous les vagues incessantes de centres sans jamais rompre, validant définitivement leur place dans le Top 8 mondial.
Match n°91 Brésil
/ Norvège
[1-2] 8ème
La Norvège a créé un immense coup de tonnerre au MetLife Stadium de New York en éliminant le Brésil (2-1) pour se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe du monde pour la toute première fois de son histoire. Pour les quintuples champions du monde, ce revers prématuré prolonge une terrible malédiction face aux nations européennes dans les matches à élimination directe, qui dure depuis leur dernier sacre en 2002. Ce fiasco retentissant marque également la fin d’un cycle chaotique et désorganisé au sein de la Confédération brésilienne de football, qui a vu défiler quatre sélectionneurs différents ces dernières années. Les Norvégiens, quant à eux, poursuivent leur rêve américain et affronteront le vainqueur du duel entre le Mexique et l’Angleterre au tour suivant.
Durant la première heure de jeu, la rencontre a d’abord offert un duel tactique très fermé où aucune des deux sélections n’a souhaité prendre de risques excessifs. Le Brésil de Carlo Ancelotti a délibérément abandonné la possession du ballon aux scandinaves (65 % pour la Norvège à la pause) pour mieux opérer en contre-attaque grâce à la vitesse de Gabriel Martinelli et Vinicius Junior. La Seleção a pourtant galvaudé une occasion en or d’ouvrir le score dès la 13e minute : à la suite d’une faute de Kristoffer Ajer sur Matheus Cunha dans la surface, l’arbitre a accordé un penalty par le biais de la VAR, mais le milieu de terrain Bruno Guimaraes a vu sa tentative être magistralement repoussée par le gardien Örjan Nyland. Le portier norvégien, élu co-homme du match, a ensuite multiplié les exploits en écoeurant tour à tour Vinicius (40e), Endrick (60e) et Rayan (62e).
Le tournant de ce huitième de finale a eu lieu à la 67e minute, lorsque Carlo Ancelotti a cédé à la pression populaire en faisant entrer le vétéran Neymar à la place de Martinelli. Ce choix tactique s’est avéré désastreux pour l’équilibre collectif des Auriverde, qui ont totalement perdu leur cohérence défensive et leur investissement dans les replis, notamment sur le flanc droit. La Norvège en a profité pour assiéger la surface adverse et faire craquer la charnière centrale Marquinhos-Gabriel. À la 79e minute, sur un centre parfait délivré depuis le côté gauche par l’entrant Andreas Schjelderup, le « Cyborg » Erling Haaland a pris le dessus sur Gabriel dans les airs pour propulser le ballon de la tête au fond des filets (1-0).
Alors que le Brésil jetait ses dernières forces désespérées dans la bataille, frôlant l’égalisation sur un ballon dévié sur son propre poteau par Ajer (85e), l’inévitable Haaland est venu asséner le coup de grâce. À la 90e minute, idéalement servi à l’entrée de la surface, l’attaquant de Manchester City a décoché une lourde frappe croisée à ras de terre qui a fusé directement dans le petit filet droit d’Alisson (2-0), s’offrant ainsi un doublé et rejoignant Lionel Messi et Kylian Mbappé au sommet du classement des buteurs avec 7 réalisations. Le penalty inscrit par Neymar au bout du temps additionnel (90+9), consécutif à une ultime faute norvégienne, n’a été qu’une maigre et vaine consolation (2-1). En larmes et inconsolable sur la pelouse, la star brésilienne de 34 ans a officialisé sa retraite internationale au micro de TV Globo à l’issue de sa 130e sélection, clôturant ainsi de manière tragique son histoire avec la Coupe du monde.
Match n°89 France
/ Paraguay [1-0] 8ème
L’équipe de France s’est extirpée d’un véritable bourbier en se qualifiant pour les quarts de finale de la Coupe du monde grâce à une victoire obtenue dans la douleur face au Paraguay (1-0) à Philadelphie. Largement favoris et forts d’un parcours sans faute, les Bleus ont pourtant été pris au piège par une *Albirroja* ultra-défensive, disposée en 5-4-1, et venue non pas pour produire du jeu, mais pour détruire celui de son adversaire. Sous une chaleur étouffante de 38°C qui a grandement pesé sur l’intensité de la partie, les hommes de Didier Deschamps ont dû faire face à un déferlement de provocations, de simulations et de coups en traître. Cette parodie de football, qualifiée de « honte absolue » et d’« imposture » par plusieurs observateurs internationaux, a mis les nerfs des Français à rude épreuve.
Durant toute la première période, l’armada offensive tricolore est restée totalement cadenassée, incapable de cadrer le moindre tir face au gardien Orlando Gill. Privée d’Aurélien Tchouaméni, forfait de dernière minute en raison d’une gêne aux adducteurs, la France a peiné à mettre du rythme dans les trente derniers mètres. Pire encore, les joueurs paraguayens ont multiplié les agressions ciblées sur le capitaine Kylian Mbappé, victime d’un tirage au sol de Cubas (34e) puis d’un coup de coude de Galarza loin du ballon (39e), le tout sous les yeux d’un arbitrage ouzbek jugé catastrophique et qui a d’ailleurs écopé de la note historique de 1/10 dans les colonnes de *L’Équipe*.
La lumière est finalement venue du banc de touche en seconde mi-temps grâce à l’entrée décisive de Désiré Doué à l’heure de jeu, venu remplacer un Bradley Barcola décevant. À la 64e minute, le jeune Parisien a débloqué ce match fermé en s’inflitrant dans la surface au terme d’un slalom époustouflant, provoquant une faute évidente sur sa cheville. Après intervention de la VAR, l’arbitre a accordé le penalty. Malgré une pression immense exercée par les joueurs sud-américains autour du point de penalty, Kylian Mbappé a transformé la sentence avec sang-froid à la 70e minute d’une frappe puissante sur le côté droit, libérant ainsi tout le clan français (1-0).
Cette victoire étriquée permet aux Bleus de retrouver le Maroc le 9 juillet à Boston pour un remake très attendu de la demi-finale de l’édition 2022. Avec cette 7e réalisation du tournoi, Mbappé rejoint Lionel Messi en tête du classement des buteurs. Au coup de sifflet final, l’ambiance est restée extrêmement électrique : le capitaine tricolore a ostensiblement refusé de serrer la main du gardien adverse Orlando Gill, tandis que Didier Deschamps demandait à ses joueurs les plus costauds de l’encadrer pour le protéger. Seul point noir pour la suite de la compétition, les Bleus devront aborder leur quart de finale avec une lourde épée de Damoclès, puisque Michael Olise, Bradley Barcola et Manu Koné ont tous été avertis lors de ce match et risquent une suspension pour une éventuelle demi-finale.
Match n°90 Canada / Maroc
[0-3] 8ème
Le Maroc s’est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe du monde en mettant fin au beau parcours du Canada (3-0) lors d’un huitième de finale disputé à Houston. Déjà demi-finalistes au Qatar, les Lions de l’Atlas marquent l’histoire en devenant la toute première nation africaine à rejoindre les quarts de finale lors de deux éditions consécutives. Si le score final s’avère particulièrement sévère pour les Canadiens, qui disputaient le premier huitième de leur histoire avec une intensité impressionnante, la hiérarchie et l’expérience ont finalement prévalu. Les hommes de Mohamed Ouahbi ont désormais rendez-vous avec l’équipe de France, le 9 juillet, pour une place dans le dernier carré.
La première période a pourtant été un véritable calvaire pour la sélection marocaine, bousculée et méconnaissable face à des *Canucks* déchaînés. Dès la 5e minute, le gardien Yassine Bounou a dû s’employer pour boucher son angle face à Jonathan David, avant de réaliser une parade décisive des jambes en face-à-face devant Tanitoluwa Oluwaseyi (10e), consécutive à une mauvaise relance axiale. Pour ne rien arranger, les Lions de l’Atlas ont perdu sur blessure musculaire leur pièce maîtresse Ismael Saibari dès la 21e minute. Nerveux et acculés, les Marocains ont concédé quatre cartons jaunes au cours d’un premier acte haché et stérile, s’estimant heureux de rejoindre les vestiaires sur un score vierge.
Métamorphosé au retour des vestiaires par le discours de son sélectionneur, le Maroc a immédiatement fait basculer la rencontre grâce au talent d’Azzedine Ounahi. À la 50e minute, sur un coup franc astucieusement joué en retrait par Achraf Hakimi, le milieu de terrain de Gérone a déclenché une frappe limpide à distance qui est venue se loger au ras du poteau droit de Maxime Crépeau. Ce but a totalement assommé les Canadiens et redonné le contrôle du jeu aux Marocains, Ounahi brillant dès lors par sa créativité, sa capacité à casser le pressing et son volume défensif.
En fin de match, alors que le Canada jetait ses dernières forces dans la bataille, le Maroc a définitivement porté le coup de grâce en contre-attaque. Idéalement servi dans la surface par Brahim Díaz, Ounahi s’est offert un doublé mémorable en envoyant une frappe du droit en pleine lucarne (82e). Dans les ultimes secondes du temps additionnel (90e+8), Soufiane Rahimi — qui avait trouvé la barre transversale de la tête quelques minutes plus tôt — a scellé le score à 3-0 en poussant le ballon au fond des filets, parachevant ainsi le triomphe des Lions de l’Atlas.
Match n°87 Colombie
/ Ghana [1-0] 16ème
La Colombie est devenue la dernière équipe à valider son billet pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde en s’imposant minimaliste mais sereinement face au Ghana (1-0) à Kansas City. Solides et souverains, les *Cafeteros* n’ont jamais véritablement tremblé face à des *Black Stars* très peu inspirés et incapables de cadrer la moindre frappe de toute la rencontre. Ce court succès permet à la Colombie de rejoindre le Top 16 mondial pour la quatrième fois de son histoire, où elle retrouvera la Suisse le mardi suivant à Vancouver.
Le match s’est décanté de manière très précoce, juste après une entame marquée par un véritable festival de blessures musculaires, forçant la sortie du Colombien Jhon Cordoba (5e) et du Ghanéen Marvin Senaya avant le premier quart d’heure. Entré en jeu pour pallier la blessure de Cordoba, l’ancien Marseillais Luis Suarez s’est immédiatement mis en évidence. À la 14e minute, l’attaquant a accéléré sur le côté droit avant d’adresser un centre parfait pour Jhon Arias, qui a repris le ballon du plat du pied au second poteau pour ouvrir le score (1-0).
La suite de la rencontre s’est résumée à une domination tranquille de la Colombie face à un bloc ghanéen impuissant, pris au piège par le plan de jeu très restrictif de Carlos Queiroz consistant à subir et contrer. Les Sud-Américains ont cruellement manqué d’efficacité pour se mettre définitivement à l’abri, à l’image de Luis Diaz, particulièrement remuant mais malheureux, qui a vu un but lui être refusé pour hors-jeu (56e) avant de buter sur le gardien Lawrence Ati Zigi (58e). Le portier ghanéen a multiplié les parades en fin de match pour éviter une défaite plus lourde aux siens, mais cela n’a pas suffi à relancer le suspense.
Au-delà de la qualification, la Colombie aborde son futur choc face à la Nati avec plusieurs handicaps de taille qui pourraient peser sur son état de fraîcheur. En plus de bénéficier d’un jour de repos en moins que les Helvètes, la sélection de Nestor Lorenzo doit composer avec un vilain virus grippal qui circule au sein de l’effectif et affecte de nombreux organismes, dont celui du capitaine James Rodriguez, sorti par précaution à la mi-temps. Enfin, les *Cafeteros* font face à un immense défi logistique : après avoir disputé leurs quatre premiers matches entre le Mexique et les États-Unis, ils s’apprêtent à rallier un troisième pays, le Canada, au terme d’un parcours usant à travers différents fuseaux horaires et conditions climatiques.
Match n°86 Argentine
/ Cap-Vert
[3-2 a.p.]
16ème
L’Argentine a évité de justesse un fiasco monumental en venant à bout d’une héroïque équipe du Cap-Vert au terme d’une prolongation au scénario complètement fou (3-2 a.p.) à Miami. Les champions du monde en titre et tenants du titre ont éprouvé d’immenses difficultés à faire respecter la hiérarchie face au Petit Poucet de ces seizièmes de finale, qui disputait la toute première Coupe du monde de son histoire. Malgré une prestation collective très décevante, en manque de rythme et de percussion sur les ailes, l’Albiceleste enchaîne un dixième match consécutif sans défaite en Coupe du monde et rejoint l’Égypte en huitièmes de finale. Avec ce douzième match achevé au-delà du temps réglementaire dans leur histoire, les Argentins égalent d’ailleurs le record de prolongations disputées dans la compétition, co-détenu par l’Allemagne.
Le premier acte a d’abord vu les Requins Bleus faire preuve d’un flegme et d’une audace remarquables, à l’image du gardien Vozinha, auteur d’un dribble osé devant Julian Alvarez dès la 6e minute. La faille a finalement été trouvée à la 29e minute par l’inévitable Lionel Messi. Idéalement lancé par une superbe ouverture par-dessus la défense signée Lisandro Martinez, l’octuple Ballon d’Or a réalisé un contrôle parfait avant de tromper Vozinha d’une frappe puissante du gauche. En s’offrant son 7e but de l’édition 2026 (le 20e au total en Mondial, record absolu), le capitaine argentin est devenu le premier joueur de l’histoire à marquer lors de huit rencontres consécutives en Coupe du monde.
Loin d’être abattu, le Cap-Vert a puni la suffisance argentine peu avant l’heure de jeu. À la 59e minute, sur un ballon récupéré à la suite d’une perte de balle de Medina, le capitaine Ryan Mendes a servi dans la surface Deroy Duarte, dont la frappe croisée est passée entre les jambes de Lisandro Martinez pour nettoyer le petit filet d’Emiliano Martinez (1-1). Les vagues sud-américaines se sont ensuite heurtées à une défense cap-verdienne admirable et aux parades répétées de Vozinha, auteur de huit arrêts monumentaux face à Messi et ses partenaires pour arracher une prolongation historique.
Dès l’entame de la prolongation (92e), Lisandro Martinez a pensé libérer les siens en reprenant au second poteau un corner botté par Messi. C’était sans compter sur la résilience extraordinaire des Requins Bleus : à la 103e minute, au bout d’une magnifique séquence de passes courtes initiée depuis leur propre surface, le latéral Sidny Lopes Cabral a décoché une frappe enroulée splendide dans la lucarne opposée pour égaliser à 2-2. C’est finalement à la 111e minute que le destin a choisi son camp, de nouveau sur un corner de Lionel Messi. Sous la pression de Cristian Romero, le malheureux défenseur cap-verdien Diney Borges a dévié le ballon de la tête dans ses propres filets (3-2), mettant un terme cruel mais extrêmement digne à l’incroyable conte de fées de l’archipel.
Match n°88 Égypte
/ Australie
[1-1] Tirs au but 4 


à 2 
16ème
L’Égypte s’est qualifiée pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde en venant à bout de l’Australie au terme d’une séance de tirs au but particulièrement indécise (1-1, 4-2 tab) à Arlington, au Texas. Cette rencontre, très disputée et marquée par un intense défi athlétique, a permis aux Pharaons de décrocher la toute première victoire de leur histoire dans un match à élimination directe d’un Mondial. Pour retrouver la trace d’une présence égyptienne dans le Top 16 mondial, il fallait en effet remonter à l’édition de 1934. Les hommes de Hossam Hassan poursuivent ainsi leur aventure et attendent de pied ferme le vainqueur du duel entre l’Argentine et le Cap-Vert.
Le début de la partie s’est avéré très tactique, mais les Pharaons ont su faire preuve d’efficacité pour débloquer la situation rapidement. À la 13e minute de jeu, sur une ouverture combinée consécutive à un coup franc, le milieu de terrain Emam Ashour s’est élevé plus haut que tout le monde au second poteau pour tromper le gardien australien Patrick Beach de la tête. En face, les *Socceroos* ont tenté de réagir, notamment par l’intermédiaire du remuant Cristian Volpato dont la lourde frappe a trouvé le haut de la barre transversale égyptienne dès la 4e minute, sans que l’arrière-garde africaine ne rompe avant la pause.
Au retour des vestiaires, l’Égypte a manqué une occasion en or de faire le break lorsque l’attaquant Omar Marmoush a trop ouvert son pied droit seul face au but (46e). Les Australiens en ont profité pour accentuer leur pression physique et pousser leurs adversaires à la faute. À la 54e minute, sur un coup franc flottant envoyé dans la surface par O’Neill, le malheureux défenseur égyptien Mohamed Hany a dévié le ballon dans ses propres filets en tentant de s’interposer. Ce but contre son camp, le treizième de cette édition 2026, marque un record historique pour un Mondial et fait de Hany le deuxième joueur de l’histoire à inscrire deux CSC lors d’une même compétition.
La prolongation s’est résumée à un affrontement stérile entre deux formations épuisées et peu enclines à prendre des risques, malgré un dernier coup de tête de Rami Rabia magnifiquement stoppé par un arrêt réflexe de Beach dans le temps additionnel (94e). Juste avant la séance fatidique, le sélectionneur australien Tony Popovic a tenté un coup de poker en faisant entrer son gardien d’expérience Mathew Ryan. Une stratégie infructueuse puisque les tireurs égyptiens ont réalisé un sans-faute, Mohamed Salah se payant même le luxe d’inscrire une panenka subtile, tandis que le capitaine australien Harry Souttar et le jeune Lucas Herrington ont manqué leurs tentatives, envoyant définitivement l’Égypte au prochain tour.
Match n°85 Suisse
/ Algérie [2-0] 16ème
La Suisse s’est qualifiée sans trembler pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde en disposant logiquement de l’Algérie (2-0) à Vancouver. Les Helvètes, maîtres de leur sujet de bout en bout, ont livré une prestation sérieuse et appliquée face à une équipe algérienne particulièrement décevante et inoffensive. Cette victoire est doublement symbolique pour la Nati : elle lui permet non seulement de remporter un match à élimination directe dans un Mondial pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, mais également de prendre le dessus sur son ancien sélectionneur, Vladimir Petkovic, aujourd’hui sur le banc des Fennecs. Les Suisses poursuivront leur aventure en affrontant le vainqueur de Colombie-Ghana lors de leur prochain match.
Dès l’entame de la rencontre, le sélectionneur suisse Murat Yakin a affiché ses intentions en alignant un onze résolument offensif, récompensé dès la 10e minute de jeu. Sur une accélération fulgurante, le jeune prodige genevois Johan Manzambi a littéralement déposé Aïssa Mandi avant de servir sur un plateau Breel Embolo, qui n’a eu qu’à conclure à bout portant pour ouvrir le score. L’Algérie, pourtant volontaire dans les premières minutes, s’est montrée incapable de réagir véritablement, pêchant par des largesses défensives criantes et une animation offensive quasi inexistante. Les hommes de Vladimir Petkovic n’ont pu s’en remettre qu’à quelques tentatives timides, comme celle d’Ibrahim Maza juste avant la mi-temps, sans jamais vraiment inquiéter le gardien suisse Gregor Kobel.
La Nati a douché les ultimes espoirs algériens dès le retour des vestiaires. À la 46e minute, profitant d’une grossière erreur de relance dans l’axe de la défense des Fennecs, Dan Ndoye a pris son temps pour ajuster Luca Zidane et faire le break d’une frappe du pied droit. Malgré une ultime tentative de Riyad Mahrez peu après (50e), contrée in extremis par Denis Zakaria, la Suisse a sereinement géré son avance sous la houlette de son capitaine Granit Xhaka, qui fêtait sa 150e sélection. La Nati aurait même pu alourdir le score en fin de match si Fabian Rieder n’avait pas manqué l’immanquable face au but grand ouvert (82e).
Au-delà de l’élimination précoce de l’Algérie, ce match restera marqué par une annonce historique pour le football algérien. Au coup de sifflet final, alors que son équipe sortait sous les sifflets de ses propres supporters, le capitaine et légende des Fennecs Riyad Mahrez a officiellement annoncé sa retraite internationale au micro de beIN Sports. À 35 ans, l’ailier d’Al-Ahli tire sa révérence après douze années de bons et loyaux services, avec un bilan de 119 sélections, 40 buts inscrits et un titre de champion d’Afrique glané en 2019.
Match n°83 Portugal
/ Croatie
[2-1] 16ème
Le Portugal s’est qualifié dans la douleur pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde en renversant la Croatie (2-1) au terme d’une fin de match complètement folle et indécise disputée à Toronto. Après une première mi-temps assez fermée, marquée par une domination stérile et sans véritable rythme des Portugais, la rencontre s’est totalement emballée au retour des vestiaires. Menée au score à l’approche de l’heure de jeu, la Seleção a finalement trouvé les ressources nécessaires pour arracher la victoire dans le temps additionnel, mettant ainsi un terme prématuré à la carrière internationale de la légende croate Luka Modric, dont l’équipe avait toujours atteint le dernier carré lors de ses dernières sorties de poule. Le Portugal donne désormais rendez-vous à l’Espagne en huitièmes de finale, pour un choc ibérique qui se tiendra à Dallas.
C’est la Croatie qui a lancé les hostilités en début de seconde période. À la 53e minute, sur leur tout premier tir cadré de la partie, les Croates ont ouvert la marque grâce à l’inusable Ivan Perisic, à la conclusion d’un centre de Josip Stanisic que la défense portugaise avait trop passivement laissé filer. Piqué au vif, le Portugal a vu la transversale s’opposer à Rafael Leao (58e), avant que Cristiano Ronaldo ne pense égaliser, mais son but a été refusé pour un hors-jeu millimétré. Finalement, c’est ce même Cristiano Ronaldo, d’un grand sang-froid, qui a remis les deux équipes à égalité sur penalty à la 68e minute, après une faute de Nikola Vlasic sur Renato Veiga signalée par la VAR. Cette réalisation est par ailleurs le premier but du quintuple Ballon d’Or inscrit lors d’une phase à élimination directe d’une Coupe du monde.
La fin de match a basculé dans l’irrationnel sous l’impulsion du coaching décisif de Roberto Martinez. Remplaçant de CR7 depuis la 81e minute, Gonçalo Ramos a endossé le costume de sauveur en reprenant victorieusement de la tête un centre parfait de Rafael Leao au bout du temps additionnel (90e+4) pour donner l’avantage aux siens. Cependant, le sort de la rencontre n’était pas encore définitivement scellé.
À la 103e minute, soit la 13e minute d’un temps additionnel suffocant, le Croate Josko Gvardiol a pensé arracher la prolongation en égalisant. Mais c’était sans compter sur la technologie et la VAR, véritables « guest stars » de cette rencontre avec quatre interventions décisives en seconde période. Après vérification, l’arbitre a refusé ce dernier but pour un hors-jeu du passeur Mario Pasalic. Le capteur intégré dans le ballon a en effet décelé que celui-ci avait été très légèrement dévié « du bout des cheveux » par l’attaquant croate Igor Matanovic au départ de l’action, rendant ainsi la position de Pasalic illicite et plongeant la Croatie dans un immense désespoir.
Match n°84 Espagne
/ Autriche [3-0] 16ème
L’Espagne s’est qualifiée avec autorité et sans trembler pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde en dominant largement l’Autriche (3-0) au SoFi Stadium de Los Angeles. Les champions d’Europe en titre, invaincus depuis 34 matches toutes compétitions confondues, ont envoyé un message fort à la concurrence en maîtrisant leur sujet de bout en bout avec un jeu spectaculaire. Cette victoire sérieuse permet également à la Roja de mettre fin à une longue malédiction : elle n’avait plus remporté le moindre match à élimination directe dans un Mondial depuis son sacre historique en 2010. Les Espagnols affronteront le Portugal pour un alléchant derby ibérique lors du prochain tour.
Le grand bonhomme de cette rencontre a été Marc Cucurella. Le latéral gauche, tout récent transfuge de Chelsea vers le Real Madrid, a livré une prestation XXL en étant impliqué sur les trois buts de son équipe. Après s’être vu refuser l’ouverture du score pour une légère faute sur le gardien autrichien Alexander Schlager (33e), Cucurella a réagi en délivrant un caviar en retrait pour Mikel Oyarzabal, qui n’a eu qu’à conclure au point de penalty pour débloquer la situation (36e).
Au retour des vestiaires, l’Espagne a poursuivi sa domination outrageuse face à des Autrichiens étouffés par le pressing, la qualité technique et la vitesse adverses. La sélection autrichienne de Ralf Rangnick, qui disputait son premier match à élimination directe en Coupe du monde depuis 1954, n’a d’ailleurs pas réussi à cadrer la moindre frappe du match. À la 66e minute, Pedro Porro a mis les siens à l’abri d’une belle tête croisée sur un centre d’Alex Baena, une action initiée par un tacle rageur de Cucurella à l’entrée de la surface. En fin de rencontre, Mikel Oyarzabal s’est offert un doublé sur un nouveau service parfait de Cucurella, scellant définitivement le sort du match (89e).
Au-delà de la qualification et de la prestation majuscule de Cucurella, ce huitième de finale a été marqué par un événement historique. En gardant sa cage inviolée face à l’Autriche, le gardien espagnol Unai Simon est entré dans la légende de la Coupe du monde. Le portier de l’Athletic Bilbao n’a plus encaissé le moindre but (hors tirs au but) depuis la rencontre face au Japon lors de l’édition 2022 au Qatar, portant son total à 519 minutes d’invincibilité. Il s’empare ainsi du record absolu, dépassant l’Italien Walter Zenga (517 minutes), l’Anglais Peter Shilton (500 minutes) et son illustre compatriote Iker Casillas (476 minutes).
Match n°81 USA
/ Bosnie-Herzégovine [2-0] 16ème
Les États-Unis ont poursuivi leur parcours à domicile avec succès en se qualifiant pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde après leur victoire sur la Bosnie-Herzégovine (2-0). Disputée sous un grand soleil au Levi’s Stadium de Santa Clara, près de San Francisco, cette rencontre a permis à la *Team USA* de confirmer sa bonne entame de tournoi en dominant une solide, mais limitée, équipe bosnienne. Cette victoire est d’autant plus satisfaisante pour les Américains qu’elle constitue leur premier succès dans un match à élimination directe d’un Mondial depuis 2002. Les hommes de Mauricio Pochettino ont désormais rendez-vous avec la Belgique à Seattle pour la suite de la compétition.
Le scénario de ce match a été grandement animé par l’attaquant monégasque Folarin Balogun, qui est passé par toutes les émotions. Il a d’abord pensé ouvrir le score à la 31e minute d’une belle frappe en pivot, mais son but a été logiquement refusé pour un hors-jeu. Ce n’était que partie remise, puisqu’à la 45e minute, juste avant la pause, Balogun a profité d’un ballon chanceux dévié par deux défenseurs adverses pour tromper le gardien bosnien d’une subtile frappe du gauche et faire exulter les 70 000 spectateurs. L’attaquant a même célébré cette réalisation, sa troisième dans ce Mondial, en imitant la célèbre gestuelle du basketteur LeBron James.
Cependant, la seconde période a pris une tout autre tournure pour Folarin Balogun. À la 64e minute, l’attaquant s’est rendu coupable d’une vilaine semelle écrasant involontairement le talon du défenseur bosnien Tarik Muharemovic. Après vérification du VAR, l’arbitre brésilien de la rencontre a logiquement dégainé un carton rouge direct, expulsant le buteur américain. Ce carton rouge prive Balogun du huitième de finale contre la Belgique, un coup dur pour les États-Unis qui perdent là leur meilleur atout offensif de ce début de tournoi. Plus anecdotique, en étant exclu après avoir marqué, Balogun a rejoint un club très fermé dans l’histoire de la Coupe du monde, comprenant Zinédine Zidane, Ronaldinho et Garrincha.
Malgré cette infériorité numérique pour la dernière demi-heure de jeu, la *Team USA* n’a pas paniqué et a su faire preuve de caractère pour préserver son avantage. Face à une Bosnie-Herzégovine un peu plus pressante, mais qui venait de perdre sur blessure son attaquant vedette Edin Dzeko (51e), les Américains ont finalement réussi à se mettre définitivement à l’abri en fin de match. À la 82e minute, Malik Tillman, élu homme du match, a scellé le score et la qualification de son équipe d’une frappe délicate sur un coup franc direct, envoyant le ballon directement dans la lucarne bosnienne.
Match n°82 Belgique
/ Sénégal
[3-2 a.p.]
16ème
La Belgique a arraché sa qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde au terme d’un scénario complètement fou face au Sénégal (3-2 a.p.) à Seattle. La première période a été très nettement dominée par des Lions de la Teranga tranchants, qui ont logiquement concrétisé leur maîtrise. À la 25e minute, le jeune Habib Diarra a ouvert le score pour le Sénégal en reprenant victorieusement un ballon repoussé par le poteau suite à une tête d’Ismaïla Sarr.
Au retour des vestiaires, la situation a semblé s’aggraver irrémédiablement pour des Diables Rouges totalement amorphes. Sur une longue ouverture aérienne de Moussa Niakhaté, Ismaïla Sarr s’est joué de la défense belge pour doubler la mise d’une frappe puissante du droit en face-à-face (51e). Face au naufrage de son équipe, marquée par des tensions internes comme cette dispute entre Leandro Trossard et Youri Tielemans lors d’une pause fraîcheur, le sélectionneur Rudi Garcia a fait des choix forts en sortant notamment ses stars Kevin De Bruyne et Jérémy Doku dès la 56e minute.
Alors que le Sénégal se dirigeait sereinement vers la qualification, la fin du temps réglementaire a offert un retournement de situation invraisemblable en l’espace de trois minutes. À la 86e minute, Romelu Lukaku, entré en jeu à la pause, a surgi au deuxième poteau pour reprendre un centre de Thomas Meunier et relancer l’espoir belge. Dans la foulée (89e), Youri Tielemans a profité d’une sortie aérienne complètement manquée par le gardien sénégalais Mory Diaw pour égaliser de la tête sur une remise de Trossard et arracher la prolongation.
Totalement métamorphosée par cette remontée inespérée, la Belgique a pris l’ascendant psychologique et a fini par faire plier son adversaire dans les derniers instants de la prolongation. À la 121e minute, après intervention de l’assistance vidéo (VAR), l’arbitre a accordé un penalty aux Belges pour un tacle fautif de Lamine Camara sur Tielemans. Le capitaine belge a pris ses responsabilités et a transformé la sentence lui-même (120e+5), scellant une qualification miraculeuse pour la Belgique qui affrontera les États-Unis au tour suivant.
Match n°80 Angleterre
/ RD Congo
[2-1] 16ème
L’Angleterre a validé son ticket pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde dans la douleur, s’en remettant au talent exceptionnel de son capitaine Harry Kane pour renverser la République démocratique du Congo (2-1) à Atlanta. Au terme d’une rencontre où les *Three Lions* ont longtemps frôlé l’élimination, le buteur providentiel du Bayern Munich a pris ses responsabilités pour éviter un véritable fiasco à sa nation. Grâce à l’abnégation de son attaquant vedette, la sélection anglaise reste en vie dans ce tournoi et se prépare désormais à défier le Mexique dans le mythique stade Azteca lors du prochain tour.
Avant le grand réveil de son numéro neuf, l’équipe anglaise a traversé de longues minutes de doute face à des Léopards décomplexés et remarquables de courage. Contre toute attente, la RD Congo a ouvert la marque dès la 7e minute par l’intermédiaire de Brian Cipenga, profitant d’un centre de Chancel Mbemba et d’une défense particulièrement apathique. Face à la pression, l’Angleterre s’est heurtée à un immense Lionel Mpasi dans les cages congolaises, le gardien multipliant les parades décisives, notamment face à Jude Bellingham et Harry Kane, tandis que Yoane Wissa trouvait même le poteau pour la RDC avant la pause (42e).
C’est finalement dans le dernier quart d’heure qu’Harry Kane a endossé son costume de héros pour sauver la patrie. Profitant de l’entrée en jeu décisive d’Anthony Gordon, le capitaine anglais a d’abord égalisé de la tête à la 75e minute sur un centre de son coéquipier, libérant enfin les siens d’un poids immense. À peine onze minutes plus tard (86e), Kane a définitivement brisé les rêves congolais : idéalement servi par Gordon à l’entrée de la surface, l’attaquant s’est retourné avant de décocher une frappe surpuissante et imparable qui est venue se loger directement sous la barre transversale.
Cette performance majuscule permet à Harry Kane de graver un peu plus son nom dans la légende du football mondial. Avec ce doublé salvateur, l’avant-centre porte son total à cinq réalisations dans cette édition 2026, mais atteint surtout la barre vertigineuse des 13 buts inscrits en Coupe du monde tout au long de sa carrière. Il dépasse ainsi le mythique Pelé et égale le Français Just Fontaine dans le cercle très fermé des meilleurs buteurs de l’histoire de la compétition. Cet exploit a également permis de mettre fin à une incroyable malédiction : l’Angleterre n’avait plus remporté un match de Mondial après avoir concédé l’ouverture du score depuis sa victoire en finale de l’édition 1966.
Match n°79 Mexique
/ Équateur [2-0] – 16ème
Le Mexique s’est qualifié avec brio pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde en dominant l’Équateur (2-0) au mythique stade Azteca de Mexico. Malgré un coup d’envoi retardé d’une heure en raison d’un violent orage, les Mexicains n’ont laissé aucune chance à leur adversaire. Avec cette quatrième victoire consécutive sans encaisser le moindre but depuis le début du tournoi, la sélection dirigée par Javier Aguirre confirme qu’elle tutoie pour l’instant la perfection et s’affirme comme une équipe capable de nourrir les plus grandes ambitions. Elle affrontera au prochain tour le vainqueur du match entre l’Angleterre et la République Démocratique du Congo.
Soutenus par plus de 80 000 supporters dans un stade volcanique, les joueurs de *El Tricolor* ont pris d’entrée les Équatoriens à la gorge. Après plusieurs tentatives infructueuses de Gilberto Mora, Luis Romo, Raul Jimenez et Roberto Alvarado dans le premier quart d’heure, c’est finalement Julian Quinones qui a trouvé la faille. À la 22e minute, parti de son propre camp sur son flanc gauche, l’attaquant a effacé le Parisien Willian Pacho avant d’expédier une frappe imparable et surpuissante du pied droit dans la lucarne gauche du gardien Hernan Galindez.
Moins de dix minutes plus tard, les Mexicains ont scellé le sort de la rencontre. Profitant d’une erreur de relance de Joel Ordonez, Raul Jimenez a combiné avec Julian Quinones avant d’ouvrir son pied droit pour nettoyer la lucarne opposée, portant le score à 2-0 dès la 31e minute. Ces deux superbes réalisations, inscrites sur les deux premiers tirs cadrés mexicains, ont mis en évidence la redoutable efficacité de l’équipe locale. De son côté, l’Équateur n’a pas su réagir, handicapé par la prestation en demi-teinte de son capitaine et maître à jouer, Moises Caicedo.
La seconde mi-temps n’a pas permis d’inverser la tendance, malgré quelques tentatives équatoriennes pour relancer le suspense par Kevin Rodriguez et Moises Caicedo. Le Mexique a géré son avance sans trembler, confirmant sa solidité défensive. En fin de match, l’expulsion du joueur équatorien d’Arsenal Piero Hincapié, sanctionné pour avoir insulté un adversaire tout en cachant sa bouche avec sa main, est venue clore la rencontre sur une note amère pour une sélection qui avait pourtant créé la surprise en battant l’Allemagne plus tôt dans le tournoi. Le Mexique, lui, peut continuer à rêver et se prépare désormais à affronter la fameuse malédiction du *Quinto Partido*.
Match n°77 France
/ Suède [3-0] – 16ème
L’équipe de France a validé avec autorité et une certaine facilité son ticket pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde en dominant la Suède sur un score sans appel (3-0). Disputée à East Rutherford, dans le New Jersey, cette rencontre s’est transformée en une véritable démonstration collective et offensive pour les Bleus, confirmant ainsi leur statut de grands favoris de la compétition. Face à une équipe scandinave impuissante et souvent réduite au rôle de spectatrice, les hommes de Didier Deschamps ont su faire preuve de patience en début de partie avant d’imposer définitivement leur rythme et leur supériorité technique. Les Tricolores poursuivent donc leur route et donnent rendez-vous au Paraguay, tombeur surprise de l’Allemagne, pour leur prochain match prévu samedi à Philadelphie.
Le grand bonhomme de cette soirée a incontestablement été Kylian Mbappé. L’actuel attaquant du Real Madrid, s’est une nouvelle fois montré grandiose en s’offrant un doublé retentissant. C’est lui qui a débloqué la situation juste avant la mi-temps (45e) d’une frappe puissante et enroulée, après avoir subtilement effacé la défense suédoise sur un corner joué rapidement avec Ousmane Dembélé. Il a ensuite scellé le score à la 74e minute d’un tir à bout portant. Avec ces deux nouvelles réalisations, Mbappé porte son impressionnant total à 18 buts inscrits en phase finale de Coupe du monde. Il s’empare par la même occasion du record absolu du nombre de buts marqués dans la phase à élimination directe de ce tournoi, et revient à une seule petite longueur du record global toujours détenu par l’Argentin Lionel Messi.
Pour que la fête soit complète, l’attaquant du PSG Bradley Barcola y est également allé de son but en inscrivant le 2-0 peu après le retour des vestiaires (53e). C’est d’ailleurs ce second but qui a quasiment anéanti les derniers minces espoirs de l’équipe de Suède. De son côté, la défense tricolore n’a jamais été réellement inquiétée, permettant au gardien Mike Maignan de passer une soirée particulièrement sereine. Le portier français n’a dû s’employer sérieusement qu’à une seule reprise, en toute fin de rencontre (89e), pour réaliser une parade décisive face à l’attaquant Viktor Gyokeres et ainsi préserver l’inviolabilité de sa cage.
Enfin, au-delà du score et des buteurs, ce match a été marqué par le retour de Didier Deschamps sur le banc de touche, absent lors de la précédente rencontre des Bleus suite au décès de sa mère. La célébration de l’ouverture du score restera comme l’une des images fortes de cette partie, Kylian Mbappé ayant réuni l’ensemble de ses coéquipiers pour aller chaleureusement enlacer leur sélectionneur. Il convient également de souligner la prestation étincelante de Michael Olise. Le milieu offensif du Bayern Munich a illuminé le jeu tricolore par sa classe et son élégance, délivrant deux passes décisives et manquant de peu d’inscrire l’un des plus beaux buts du tournoi d’un spectaculaire retourné acrobatique qui est malheureusement venu s’écraser sur le poteau suédois (35e).
Match n°78 Côte d’Ivoire
/ Norvège
[1-2] – 16ème
La Norvège s’est qualifiée pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde en s’imposant face à la Côte d’Ivoire (2-1) lors d’une rencontre disputée à Dallas. Bien que les Ivoiriens aient globalement dominé les débats et la possession du ballon, ils ont payé cher leur manque de lucidité dans le dernier geste face à des Norvégiens d’un froid réalisme. Grâce à ce succès, la sélection scandinave retrouve les huitièmes de finale pour la première fois depuis 1998 et donne rendez-vous au Brésil pour son prochain match.
Le premier acte a été marqué par une forte pression des Éléphants, qui se sont procurés de belles opportunités par l’intermédiaire de Konan (21e) et Nicolas Pépé (28e), sans pour autant parvenir à concrétiser. Contre le cours du jeu, c’est finalement la Norvège qui a ouvert le score à la 39e minute grâce à un exploit personnel d’Antonio Nusa. L’ailier a réceptionné une passe de Martin Ödegaard, crocheté son défenseur et enroulé une superbe frappe du pied droit dans la lucarne ivoirienne. Juste avant la pause, Erling Haaland a même été tout proche de doubler la mise, mais sa frappe a été contrée par Ibrahim Sangaré (42e).
Au retour des vestiaires, la Côte d’Ivoire a continué de pousser pour recoller au score, s’exposant parfois aux contres adverses, comme sur cette frappe de Pedersen sauvée miraculeusement sur sa ligne par Amad Diallo (67e). C’est ce même Amad Diallo, entré en jeu à l’heure de jeu, qui a fini par récompenser les efforts de son équipe à la 74e minute. Après un redoublement de passes avec Nicolas Pépé, le joueur de Manchester United a éliminé deux défenseurs norvégiens pour fusiller le gardien à bout portant et ramener les deux équipes à égalité (1-1).
Alors que la prolongation se profilait, l’inévitable Erling Haaland, resté plutôt discret tout au long de la rencontre, a surgi pour poignarder les espoirs ivoiriens. À la 86e minute, parfaitement trouvé dans la surface par un centre de Patrick Berg, le « Cyborg » norvégien a profité d’un marquage ivoirien défaillant pour glisser le ballon au fond des filets du pied gauche, inscrivant ainsi son cinquième but de la compétition. Le gardien norvégien Örjan Nyland a ensuite préservé cet avantage en claquant un ultime coup franc d’Amad Diallo dans le temps additionnel (90e+6), éliminant définitivement la Côte d’Ivoire du tournoi.
Match n°75 Pays-Bas
/ Maroc
[1-1] Tirs au but 2 
à 3 

– 16ème
Le Maroc s’est qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde au terme d’un match haletant face aux Pays-Bas, conclu par une séance de tirs au but dantesque (1-1, 3-2 t.a.b.) à Monterrey. Les Lions de l’Atlas ont globalement dominé les débats face à une équipe néerlandaise très attentiste, qui n’a pas cadré la moindre frappe en première période. Malgré cette supériorité marocaine et des tentatives cadrées de Neil El-Aynaoui et Achraf Hakimi, le gardien Bart Verbruggen a longtemps repoussé l’échéance avec brio.
Contre le cours du jeu, ce sont pourtant les Pays-Bas qui ont ouvert le score à la 72e minute : au bout d’un contre éclair, Cody Gakpo a catapulté le ballon au fond des filets d’une reprise du droit. Ce but, lourd d’émotion pour le joueur suite à un drame personnel, semblait envoyer les Néerlandais au tour suivant, d’autant que le portier néerlandais a ensuite été suppléé par sa barre transversale (52e) puis son poteau (62e), réalisant même une parade exceptionnelle face à Soufiane Rahimi (97e).
La dramaturgie a finalement basculé dans le temps additionnel (90e+1), lorsque le Marocain Diop est venu couper un centre rentrant de Taibi pour arracher une égalisation miraculeuse. Lors de l’irrespirable séance de tirs au but, marquée par deux ratés de chaque côté, c’est finalement un arrêt décisif du gardien Yassine Bounou suivi du tir libérateur d’Ismael Saibari qui ont offert la qualification au Maroc, boutant les Pays-Bas hors du Top 16 pour la première fois de leur histoire.
Match n°74 Allemagne
/ Paraguay
[1-1] Tirs au but 3 

à 4 


– 16ème
Le Paraguay a créé l’une des plus immenses sensations de cette Coupe du monde en éliminant l’Allemagne dès les seizièmes de finale au terme d’une séance de tirs au but étouffante (1-1, 4-3 t.a.b.) à Foxborough. Ce nouveau fiasco retentissant pour la Mannschaft, incapable de sortir des poules en 2018 et 2022, plonge le football allemand dans la crise et fragilise grandement la position de son jeune sélectionneur Julian Nagelsmann.
Les Allemands pensaient pourtant avoir fait le plus dur en parvenant à percer le coffre-fort sud-américain en début de seconde période. À la 54e minute, sur le 22e centre germanique de la partie adressé par Florian Wirtz, Kai Havertz a subtilement dévié le ballon de l’arrière du crâne pour tromper le gardien Orlando Gill et ramener les deux équipes à égalité. Cependant, la charnière centrale paraguayenne, intraitable et sublimée par Gustavo Gomez et José Canale, a tenu bon face aux autres attaquants adverses.
La qualification s’est finalement décidée lors de l’épreuve fatidique des tirs au but, où les Sud-Américains se sont montrés les plus solides mentalement. Après deux balles de match consécutives ratées par ses coéquipiers, le défenseur José Canale s’est avancé et n’a pas tremblé pour envoyer son pays au paradis des huitièmes de finale. Le Paraguay attend désormais de pied ferme son prochain adversaire, qui pourrait être la France, pour un potentiel remake du célèbre affrontement de 1998.
Match n°76 Brésil
/ Japon
[2-1] – 16ème
Le Brésil s’est qualifié de justesse pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde en renversant une vaillante équipe du Japon (2-1) à Houston. Sur le papier, cette rencontre avait tout du match piège pour la Seleção, et cela s’est confirmé sur le terrain puisque les Japonais ont pris les devants en première mi-temps. Kaishu Sano a surpris les Brésiliens en ouvrant le score à la 29e minute, concrétisant la belle résistance et l’abnégation de son équipe.
Bousculés, les quintuples champions du monde ont dû puiser dans leurs ressources pour réagir et éviter une élimination prématurée. L’égalisation est intervenue peu après la pause (56e) par l’intermédiaire du milieu de terrain Casemiro, relançant ainsi les espoirs brésiliens. La Seleção a continué de pousser, même sans pouvoir compter sur l’apport de Neymar, resté sur le banc de touche tout au long de la rencontre malgré un échauffement sur le bord du terrain.
La délivrance est finalement venue au bout du suspense, dans la cinquième minute du temps additionnel (90e+5). Entré en jeu quelques minutes plus tôt, Gabriel Martinelli a profité d’une superbe passe glissée par Bruno Guimaraes à l’entrée de la surface pour ajuster le gardien Zion Suzuki d’une frappe enroulée du pied droit. Ce but clinique du joueur d’Arsenal envoie le Brésil au tour suivant pour y défier la Norvège ou la Côte d’Ivoire, tandis que le Japon échoue une nouvelle fois à remporter un match à élimination directe dans un Mondial.
Match n°73 Afrique du Sud / Canada
[0-1] – 16ème
Le Canada a arraché sa qualification pour les huitièmes de finale en s’imposant sur le fil face à l’Afrique du Sud (1-0) à Los Angeles. Pour leur toute première participation à une phase à élimination directe, les co-organisateurs du tournoi ont fait exploser de joie leurs supporters en allant chercher cette victoire in extremis.
Après une première mi-temps plutôt fermée, marquée par une frayeur pour les Canadiens sur une intervention litigieuse dans leur surface finalement jugée licite par le VAR (45e), la seconde période s’est nettement animée. Le Canada a multiplié les occasions, mais s’est longtemps heurté à un excellent Ronwen Williams dans les cages sud-africaines, le portier repoussant tour à tour les tentatives d’Oluwaseyi (65e), de Promise David (77e) et de Jonathan David (79e).
La délivrance pour tout un peuple est finalement intervenue dans le temps additionnel (90e+2). Sur un centre du remplaçant Jacob Shaffelburg maladroitement renvoyé dans l’axe, le capitaine Stephen Eustaquio a contrôlé de la poitrine avant de décocher une frappe limpide hors de portée du gardien. Avec ce succès arraché au bout du suspense, le Canada poursuit son rêve américain et affrontera les Pays-Bas ou le Maroc au tour suivant.
Match n°70 Jordanie
/ Argentine
[1-3]
L’Argentine a poursuivi son parcours sans faute dans la Coupe du monde en s’imposant sereinement face à la Jordanie (3-1) à Dallas lors d’un match sans véritable enjeu pour la qualification. Soucieux de faire tourner son effectif et de donner du temps de jeu aux remplaçants, le sélectionneur Lionel Scaloni avait choisi de laisser Lionel Messi sur le banc au coup d’envoi. L’Albiceleste a rapidement pris la mesure de son adversaire en première période, trouvant le chemin des filets grâce à Giovani Lo Celso (19e) et Lautaro Martinez (31e).
Au retour des vestiaires, la Jordanie a profité d’un léger relâchement argentin pour réduire la marque par l’intermédiaire de Mousa Al Tamari (55e), inscrivant ainsi le tout premier but concédé par les champions du monde sud-américains dans ce tournoi. C’est peu après ce but, à l’heure de jeu, que Lionel Messi a fait son entrée sur la pelouse, sous les acclamations d’une foule en délire. Comme une évidence, le numéro 10 a immédiatement eu un impact direct sur le jeu et l’allant offensif de son équipe.
Le capitaine argentin a parachevé le succès des siens en fin de rencontre (80e) d’un sublime coup franc direct qu’il avait lui-même obtenu. Avec cette nouvelle réalisation, Messi conforte sa légende et enregistre un nouveau record : il porte son total personnel à six buts en trois matches dans cette édition 2026, et atteint la barre vertigineuse des 19 buts inscrits en six participations à la Coupe du monde. L’Argentine aborde ainsi la phase à élimination directe en pleine confiance, portée par l’impact toujours aussi éblouissant de sa star.
Match n°69 Algérie
/ Autriche
[3-3]
L’Algérie a obtenu sa qualification pour les seizièmes de finale au terme d’un match complètement fou face à l’Autriche (3-3) à Kansas City. Les Fennecs, qui terminent troisièmes de leur groupe avec quatre points, s’offrent ainsi un choc particulièrement symbolique puisqu’ils affronteront la Suisse au tour suivant, permettant au sélectionneur Vladimir Petkovic de retrouver son ancienne équipe.
La rencontre a été un véritable chassé-croisé haletant et spectaculaire. L’Autriche a pris les devants par Marko Arnautovic (28e) puis Marcel Sabitzer (55e), mais l’Algérie a toujours su réagir grâce à Reda Belghali juste avant la pause (45e) et Riyad Mahrez (60e). Le capitaine algérien a même cru offrir la victoire et la qualification directe aux siens en inscrivant un doublé dans le temps additionnel (93e).
Cependant, les lacunes défensives algériennes, notamment sur les ailes avec de mauvais alignements des latéraux, ont été lourdement sanctionnées dans les ultimes secondes. Sur un centre de Sabitzer (96e), le géant Sasa Kalajdzic, entré en cours de jeu, a profité d’un marquage inexistant pour arracher l’égalisation de la tête (3-3). Ce résultat nul, bien que frustrant pour les Fennecs sur la fin, arrange finalement tout le monde et envoie l’Algérie à Vancouver pour défier la Nati.
Match n°72 RD Congo
/ Ouzbékistan
[3-1]
La RD Congo a écrit une page mémorable de son histoire en se qualifiant pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde après une victoire renversante contre l’Ouzbékistan (3-1) à Atlanta. Pour leur seconde participation à un Mondial, 52 ans après l’édition de 1974, les Léopards ont affiché une domination sans partage avec 58 % de possession de balle et 19 tirs contre seulement 3 pour leur adversaire. Ce succès permet à la sélection de Sébastien Desabre de terminer parmi les meilleurs troisièmes du groupe et de s’offrir un choc prestigieux contre l’Angleterre, prévu le 1er juillet.
La rencontre avait pourtant très mal débuté pour les Congolais, surpris dès la 10e minute de jeu par une ouverture du score ouzbèke. Le capitaine Eldor Shomurodov a trompé le gardien d’un lob de volée somptueux du pied gauche. Sonnés, les Léopards ont cru réagir rapidement, mais le but de l’égalisation signé Nathanaël Mbuku a été refusé pour une légère faute au départ de l’action (17e), s’ajoutant à plusieurs autres occasions frustrantes et à un penalty potentiel non sifflé en première période.
Le salut congolais est finalement venu dans la dernière demi-heure, sous l’impulsion de Yoane Wissa, désigné homme du match. L’attaquant de Newcastle a d’abord transformé un penalty à la 68e minute, obtenu à la suite d’une faute d’Abdukodir Khusanov. Fiston Mayele a ensuite donné l’avantage aux siens d’une déviation subtile à la limite du hors-jeu (78e), avant que Wissa ne scelle définitivement cette qualification historique en s’offrant un doublé d’une frappe à ras de terre dans le temps additionnel (90e+1).
Match n°71 Colombie / Portugal [0-0]
La Colombie et le Portugal se sont quittés sur un score nul et vierge (0-0) au terme de la troisième et dernière journée du groupe K, disputée à Miami. Ce partage des points fait principalement les affaires de la sélection sud-américaine, qui s’assure ainsi de terminer en tête de sa poule. De son côté, le Portugal de Cristiano Ronaldo, bien que qualifié, doit se contenter de la deuxième place du groupe derrière les Cafeteros.
Sur la pelouse floridienne, la rencontre a été marquée par une nette domination colombienne. Étonnamment bousculée, la sélection portugaise a longtemps subi les assauts de son adversaire sud-américain et n’a jamais véritablement réussi à imposer son rythme de jeu. Face aux difficultés rencontrées tout au long de la partie, ce point du match nul s’est même avéré plutôt flatteur pour les champions d’Europe 2016, qui ont peiné à se montrer dangereux.
Forts de leur première place âprement défendue, les Colombiens peuvent désormais se tourner sereinement vers la phase à élimination directe. Ils ont d’ores et déjà rendez-vous le 3 juillet prochain à Kansas City, où ils affronteront le Ghana, l’une des équipes repêchées parmi les huit meilleurs troisièmes de groupe. Les Portugais, quant à eux, devront rapidement analyser leurs lacunes pour préparer au mieux leurs seizièmes de finale à venir.
Match n°68 Croatie
/ Ghana
[2-1]
La Croatie s’est imposée difficilement contre le Ghana (2-1) à Philadelphie, devant plus de 68 000 spectateurs, pour s’emparer de la deuxième place du groupe L. Bien que les deux équipes soient toutes les deux qualifiées pour les seizièmes de finale, ce sont les Croates qui ont dominé une première période particulièrement apathique des Ghanéens, ouvrant logiquement le score à la 31e minute par Petar Sucic d’une frappe rasante.
Sermonnés par leur sélectionneur Carlos Queiroz à la mi-temps, les Black Stars ont montré un tout autre visage au retour des vestiaires, avec plus de vivacité et l’envie de l’emporter. Sous l’impulsion de l’entrant Abdul Fatawu et d’un pressing enfin efficace, le Ghana a logiquement égalisé grâce à Derrick Luckassen (73e), qui a repris du gauche un coup franc de l’ancien Lyonnais Ernest Nuamah, un but validé par le VAR.
Piqués au vif par cette égalisation qui les faisait virtuellement chuter à la troisième place de la poule au profit de leur adversaire du jour, les Croates ont immédiatement réagi pour forcer la décision et reprendre l’avantage en fin de match. Avec cette victoire compliquée mais très précieuse, la Croatie assure son statut de dauphin de l’Angleterre, tandis que le Ghana se tourne également vers les 16es de finale.
Match n°67 Panama / Angleterre
[0-2]
L’Angleterre s’est imposée sans forcer son talent face au Panama (2-0) à New York, validant ainsi définitivement la première place du groupe L. Les hommes de Thomas Tuchel n’ont pas livré une prestation transcendante face à l’une des équipes les plus modestes du tournoi, mais ont assuré l’essentiel grâce à Jude Bellingham, le grand artisan de cette rencontre.
Pendant plus d’une heure, les Panaméens ont opposé une solide résistance, forçant même le gardien anglais Jordan Pickford à s’employer sérieusement pour conserver sa cage inviolée. Repositionné plus bas au milieu de terrain pour pallier l’absence sur blessure de Declan Rice, Bellingham a finalement débloqué la situation d’une reprise du gauche à la 62e minute, à la suite d’un corner frappé par Bukayo Saka.
Cinq minutes plus tard (67e), le joueur du Real Madrid s’est mué en passeur décisif en déposant un ballon millimétré sur la tête d’Harry Kane. Le capitaine des Three Lions ne s’est pas fait prier pour inscrire son 11e but en Coupe du monde et sceller le score. L’Angleterre avance sereinement vers la phase à élimination directe, tandis que le Panama quitte la compétition après une opposition digne.
Match n°64 Nouvelle-Zélande
/ Belgique
[1-5]
La Belgique a enfin fait parler la poudre en balayant la Nouvelle-Zélande (5-1) à Vancouver pour clôturer sa phase de poules. Grâce à cette première victoire particulièrement large dans le tournoi, les Diables Rouges s’emparent de la première place du groupe G, devançant l’Égypte à la différence de buts. Ce réveil offensif retentissant leur permet de se projeter avec le plein de confiance vers leur huitième de finale, prévu mercredi à Seattle face à l’un des meilleurs troisièmes.
La domination belge a été écrasante, confisquant totalement le ballon à des Kiwis dépassés. Les statistiques illustrent parfaitement cette mainmise absolue : la Belgique a armé pas moins de 34 tirs (dont 9 cadrés) contre seulement 6 pauvres tentatives pour les « All Whites ». L’homme providentiel de cette rencontre a été Leandro Trossard. L’attaquant d’Arsenal a mis les siens sur orbite en ouvrant le score à la suite d’un corner (28e), avant de faire le break au retour des vestiaires d’une reprise de volée imparable (50e).
Forcée de réagir, la Nouvelle-Zélande a tenté de se ruer à l’attaque, laissant inévitablement des espaces béants dans son dos. Kevin De Bruyne en a profité pour ruiner les derniers espoirs néo-zélandais en inscrivant le but du 3-0 à la 66e minute, imité un peu plus tard par Romelu Lukaku qui a également participé à ce festival. De son côté, Thibaut Courtois a passé une soirée extrêmement tranquille, le portier madrilène n’ayant eu à s’employer pour la première fois qu’à la 55e minute de jeu.
Match n°63 Égypte
/ RI Iran
[1-1]
L’Égypte et l’Iran n’ont pas réussi à se départager (1-1) au terme d’une rencontre indécise à Seattle. Déjà assurés de leur qualification, les Pharaons conservent leur invincibilité, tandis que la « Team Melli », qui termine troisième du groupe G avec trois points, se retrouve en ballottage. Les Iraniens devront patienter jusqu’à la fin de la phase de groupes pour savoir s’ils font partie des meilleurs troisièmes repêchés pour les seizièmes de finale, où ils pourraient potentiellement affronter la Suisse.
La partie a démarré sur un rythme effréné avec une ouverture du score très rapide de l’Égyptien Mahmoud Saber, dont la frappe a trouvé son chemin à travers une forêt de jambes dès la 5e minute. La réaction iranienne ne s’est pas fait attendre puisque Ramin Rezaeian a égalisé moins de dix minutes plus tard (14e). L’Iran a ensuite cru vivre un moment de gloire inoubliable dans le temps additionnel (90e+3) lorsque Shoja Khalilzadeh a fait trembler les filets, mais ce but synonyme de qualification historique a finalement été refusé pour un hors-jeu après intervention du VAR.
Au-delà de ce nul, l’inquiétude domine dans les rangs égyptiens suite à la sortie sur blessure de Mohamed Salah. L’idole absolue des Pharaons a quitté la pelouse peu avant l’heure de jeu (56e) pour céder sa place à Ahmed Sayed Zizo, semblant souffrir des ischio-jambiers. Immédiatement pris en charge et bandé à la cuisse par le staff médical sur le banc de touche, le capitaine laisse toute une nation dans l’angoisse quant à son aptitude physique pour entamer la phase à élimination directe.
Match n°66 Uruguay / Espagne
[0-1]
L’Espagne a assuré l’essentiel en s’imposant sur la plus petite des marges (1-0) face à l’Uruguay à Guadalajara, validant ainsi définitivement sa première place du groupe H. Ce résultat est lourd de conséquences pour la Celeste de Marcelo Bielsa, qui termine troisième de la poule et quitte prématurément le tournoi nord-américain par la petite porte, sans avoir réussi à convaincre.
Sous les yeux du roi Felipe VI, présent en tribunes pour sceller la réconciliation entre l’Espagne et le Mexique, la Roja a pourtant livré une prestation poussive et particulièrement ennuyante. Loin de leur statut de champions d’Europe, les Espagnols ont manqué de rythme, d’envie dans les duels, et ont multiplié les erreurs techniques et les fautes. Même le prodige Lamine Yamal, titularisé d’entrée, n’est pas parvenu à illuminer le jeu ibérique. La différence s’est finalement faite sur une énorme faute de main du gardien uruguayen Fernando Muslera, dont a profité Alex Baena pour inscrire l’unique but de la rencontre.
De son côté, l’Uruguay n’a jamais semblé en mesure de renverser la situation, affichant un visage bien trop inoffensif tout au long de la partie. L’impuissance sud-américaine s’est finalement transformée en profonde frustration dans les ultimes secondes du match, un agacement symbolisé par l’expulsion logique d’Agustin Canobbio à la 95e minute à la suite d’un tacle beaucoup trop appuyé. L’Espagne avance en seizièmes, mais devra montrer un tout autre visage pour espérer réaliser le doublé Euro-Mondial.
Match n°65 Cap-Vert / Arabie Saoudite [0-0]
Le Cap-Vert a écrit la plus belle page de son histoire en se qualifiant pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde après son match nul (0-0) face à l’Arabie saoudite à Houston. Grâce à ce résultat, les Requins Bleus terminent à la deuxième place du groupe H, derrière l’Espagne, et éliminent par la même occasion l’Uruguay de la compétition de manière indirecte. Pour le petit pays insulaire, qui n’a pourtant pas remporté le moindre match dans cette phase de poules (trois nuls), cet exploit retentissant est une juste récompense.
Comme lors de ses précédentes sorties face à l’Espagne et l’Uruguay, la sélection dirigée par Bubista s’est appuyée sur une défense de fer et d’énormes qualités physiques pour résister à la supériorité technique saoudienne lors du premier acte. Les Cap-Verdiens ont même pris l’ascendant après la pause, se procurant de belles occasions de l’emporter par l’intermédiaire des entrants Laros Duarte, qui a buté sur le gardien (74e), et Nuno Da Costa, dont la reprise est passée de peu à côté dans le temps additionnel (90e+5).
Au coup de sifflet final, l’explosion de joie a été à la hauteur de l’exploit pour cette équipe qui s’apprête désormais à défier l’Argentine de Lionel Messi lors du prochain tour à Miami. La célébration s’est poursuivie dans les vestiaires et en zone mixte au son de la « funana », une musique traditionnelle cap-verdienne, illustrant la fierté et l’état d’esprit joyeux d’une équipe qui, selon les mots de son gardien Vozinha, compte bien montrer son « grand cœur » au monde entier.
Match n°62 Sénégal
/ Irak [5-0]
Le Sénégal a arraché in extremis sa qualification pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde en écrasant l’Irak (5-0) à Toronto lors de la dernière journée du groupe I. Après avoir concédé deux défaites initiales face à la France et la Norvège, les Lions de la Teranga se trouvaient dos au mur mais ont parfaitement réagi pour s’assurer une place parmi les huit meilleurs troisièmes de la compétition.
Les hommes de Pape Thiaw ont pris le match par le bon bout en ouvrant le score dès la 4e minute de jeu : sur un corner, une tête d’Abdoulaye Seck a été prolongée victorieusement par le pied d’Habib Diarra. La tâche s’est ensuite simplifiée pour les Sénégalais suite à l’expulsion rapide d’un joueur irakien dès la 12e minute. Paradoxalement, malgré cette supériorité numérique précoce, les coéquipiers de Sadio Mané ont longtemps peiné à se montrer dangereux et à faire le break avant la pause.
La situation s’est finalement totalement débloquée lors du second acte, où l’attaque sénégalaise a fait parler la poudre. Ismaila Sarr a libéré les siens (56e), avant que Pape Gueye ne s’offre un doublé express (59e, 71e) pour doucher les ultimes espoirs irakiens. En fin de match, Iliman Ndiaye a parachevé ce festival offensif (82e), offrant à la sélection africaine, dépossédée de sa couronne continentale sur tapis vert au profit du Maroc après une finale de la CAN 2025 chaotique, un large succès très salvateur pour la suite de l’aventure.
Match n°61 Norvège
/ France
[1-4]
La France a brillamment terminé sa phase de poules en dominant largement une équipe de Norvège fortement remaniée (4-1) à Boston. Les Bleus, qui enchaînent un parcours sans faute, s’assurent ainsi la première place du groupe I et affronteront la Suède en seizièmes de finale à East Rutherford. De son côté, la Norvège, qui avait laissé Erling Haaland au repos parmi dix changements dans son onze de départ, termine deuxième et défiera la Côte d’Ivoire à Dallas pour son premier match à élimination directe depuis 1998.
Le grand bonhomme de cette rencontre a incontestablement été Ousmane Dembélé. L’actuel Ballon d’Or 2025 a éclaboussé la première période de son talent en s’offrant un triplé retentissant, devenant ainsi le troisième Français à réaliser cet exploit en Coupe du monde après Just Fontaine et Kylian Mbappé. Parfaitement servi à deux reprises par son capitaine Mbappé, qui avait touché la barre après seulement vingt secondes de jeu, Dembélé a frappé coup sur coup (7e, 20e), avant que Thelo Asgaard ne réduise brièvement l’écart pour les Scandinaves (21e).
Au retour des vestiaires, la Norvège a tenté de se rebeller sous l’impulsion d’Oscar Bobb, qui a obtenu un penalty tout à fait logique suite à une intervention en retard de Théo Hernandez (50e). Mais le gardien tricolore Mike Maignan a joué les héros en repoussant la tentative de Jörgen Strand Larsen. Malgré une seconde période moins maîtrisée, la France a tenu bon et a même corsé l’addition dans le temps additionnel (90e+4) grâce à un boulet de canon de Désiré Doué, scellant définitivement ce large succès.
Match n°60 Paraguay / Australie [0-0]
Le Paraguay et l’Australie se sont séparés sur un score nul et vierge (0-0) au Levi’s Stadium de Santa Clara. Présentée comme une véritable « finale » pour la deuxième place du groupe D, cette rencontre n’a pas tenu toutes ses promesses en termes de spectacle, offrant une opposition assez fermée et sans véritable rythme sous les ordres de l’arbitre français Clément Turpin.
Pour ce rendez-vous décisif, la sélection sud-américaine a dû composer avec une absence de taille : celle de son milieu de terrain Miguel Almirón. Ce dernier purgeait une suspension après avoir écopé d’un carton rouge face à la Turquie pour s’être couvert la bouche en parlant à un adversaire, en vertu de la nouvelle réglementation du tournoi luttant contre les débordements racistes.
Finalement, ce partage des points s’est avéré être un résultat qui « arrange tout le monde » et maintient le statu quo dans ce groupe D. Alors que les États-Unis étaient déjà assurés de remporter la poule et la Turquie éliminée, les Australiens et les Paraguayens se sont quittés bons amis, sécurisant l’essentiel pour envisager sereinement la qualification pour les seizièmes de finale.
Match n°59 Turquie
/ USA
[3-2]
La Turquie a quitté la Coupe du monde sur une note positive en s’offrant une victoire palpitante (3-2) face aux États-Unis à Los Angeles. Bien que déjà éliminés prématurément du tournoi avant le coup d’envoi, les Turcs ont mis fin à la série d’invincibilité de la nation coorganisatrice, s’offrant ainsi leur premier succès dans la compétition depuis l’édition 2002.
Les Américains, qui avaient procédé à neuf changements dans leur onze de départ pour cette rencontre sans grand enjeu pour eux, ont pourtant frappé très fort d’entrée de jeu. Dès la 3e minute, le défenseur Auston Trusty a profité d’un corner pour surprendre le gardien turc Orhan Çakır et inscrire le deuxième but le plus rapide de l’histoire des États-Unis en Coupe du monde (2 minutes et 13 secondes), sous les yeux d’un parterre de stars hollywoodiennes telles que Brad Pitt et Owen Wilson.
Loin de s’effondrer, les hommes de Vincenzo Montella ont su retrouver leur équilibre et réagir pour inverser la tendance au fil du match. Le suspense a atteint son apogée dans les ultimes instants de la rencontre, lorsque Kan Ayhan a surgi sur la toute dernière action pour inscrire le but de la victoire dans le temps additionnel, offrant une sortie héroïque à son équipe.
Match n°58 Tunisie
/ Pays-Bas
[1-3]
Les Pays-Bas ont aisément validé leur première place du groupe F en disposant sereinement de la Tunisie (3-1) à Kansas City. Les Néerlandais n’ont fait qu’une bouchée des Aigles de Carthage en pliant l’affaire dès l’entame de la rencontre. Pleins de réalisme, les hommes de Ronald Koeman menaient en effet déjà 2-0 après seulement sept minutes de jeu grâce à un but contre son camp d’Ellyes Skhiri et à une nouvelle réalisation de l’intenable Brian Brobbey.
Au retour des vestiaires, alors que la Tunisie d’Hervé Renard tentait tant bien que mal de réagir pour l’honneur, les Néerlandais ont d’abord géré leur avance avant de porter l’estocade. À la 62e minute, le défenseur Jan Paul van Hecke a définitivement mis fin au suspense en reprenant victorieusement le ballon de la tête pour inscrire le troisième but de son équipe. La sélection batave a ensuite confisqué le ballon sous les yeux de la star des Kansas City Chiefs, Patrick Mahomes, présent dans les tribunes.
En fin de rencontre, la Tunisie a tout de même sauvé l’honneur, mais ce baroud de honte restera anecdotique pour une sélection qui aura vécu un tournoi catastrophique à oublier. Avec ce résultat probant, les Pays-Bas s’assurent la tête de la poule et se tournent vers un choc titanesque en seizièmes de finale face au Maroc, demi-finaliste de la dernière édition. De son côté, la Tunisie quitte la Coupe du monde par la petite porte, éliminée sans la moindre victoire.
Match n°57 Japon
/ Suède
[1-1]
Le Japon et la Suède se sont quittés sur un score de parité (1-1) à l’issue d’une rencontre tactique et disputée à Monterrey. Ce résultat nul fait le bonheur des deux nations puisqu’il valide officiellement leur ticket pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde. Au terme d’une première période fermée où les deux blocs se sont neutralisés, les occasions nettes ont été rares, les défenses prenant le pas sur les attaques.
Au retour des vestiaires, la rencontre s’est brutalement emballée à l’approche de l’heure de jeu. À la 56e minute, l’attaquant du Celtic Glasgow Daizen Maeda a concrétisé la domination nippone en ouvrant le score à la suite d’une ouverture lumineuse et millimétrée de Ritsu Doan. Bousculée, la sélection suédoise dirigée par Graham Potter a immédiatement réagi et a été récompensée de ses efforts seulement six minutes plus tard grâce à un superbe exploit individuel d’Anthony Elanga, auteur d’une frappe limpide du gauche dans le petit filet (62e).
En fin de rencontre, le rythme est retombé, les deux équipes se contentant de confisquer le ballon pour sécuriser ce score de parité synonyme de qualification mutuelle. Avec ce résultat, le Japon s’empare de la deuxième place du groupe juste derrière les Pays-Bas, tandis que la Suède se qualifie également pour la phase finale en terminant parmi les meilleurs troisièmes avec quatre points au compteur.
Match n°56 Équateur
/ Allemagne
[2-1]
L’Équateur a créé une sensation monumentale à New York en renversant l’Allemagne (2-1) pour décrocher sa qualification pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde. La Mannschaft a pourtant pris le meilleur départ possible en ouvrant le score dès la 2e minute par Leroy Sané, à la conclusion d’une action polémique entachée d’une faute préalable d’Aleksandar Pavlovic sur Pedro Vite. Poussée par une marée jaune bruyante et festive, la sélection sud-américaine n’a pas abdiqué et a rapidement recollé au score grâce à un superbe tir puissant de Nilson Angulo (9e).
Au retour des vestiaires, le scénario est resté particulièrement intense et indécis. Profitant d’un coaching de gestion opéré par Julian Nagelsmann à l’issue de l’heure de jeu, la « Tri » a haussé le ton et a bousculé des Allemands qui n’ont visiblement pas tout donné. L’Allemagne a cruellement manqué d’efficacité pour reprendre l’avantage, à l’image d’un Leroy Sané complètement maladroit qui a manqué son face-à-face crucial devant le gardien adverse Hernan Galindez (76e).
En fin de rencontre, l’incroyable débauche d’énergie des Équatoriens a finalement été récompensée par le coup du sort tant attendu. À la 77e minute, Gonzalo Plata est entré dans l’histoire de son pays en inscrivant le but de la victoire d’une frappe imparable. Avec ce résultat historique, l’Allemagne conserve malgré tout sa première place, tandis que l’Équateur s’empare de la troisième place du groupe E avec quatre points, s’assurant ainsi de figurer parmi les meilleurs troisièmes repêchés pour la suite de la compétition.
Match n°55 Curaçao / Côte d’Ivoire
[0-2]
La Côte d’Ivoire a écrit la plus belle page de son histoire internationale en s’imposant sereinement 2-0 face à Curaçao à l’occasion de la dernière journée de la phase de poules. Pour la toute première fois de leur histoire, les Éléphants s’extirpent de la phase de groupes et se qualifient pour les seizièmes de finale d’une Coupe du monde. Les Ivoiriens ont débloqué la situation de manière idéale dès la 7e minute de jeu grâce à une réalisation pleine de sang-froid de Nicolas Pépé.
Au retour des vestiaires, face au petit poucet des Antilles particulièrement valeureux mais limité techniquement, la sélection dirigée par Emerse Faé a parfaitement géré son avantage. Moins flamboyants que lors de leurs deux premières sorties face à l’Équateur et l’Allemagne, les Ivoiriens ont parfois bousculé leur football avec de nombreuses pertes de balle évitables sous la pression, mais ils ont su faire le dos rond pour préserver l’essentiel et ne concéder aucun but.
En fin de rencontre, la Côte d’Ivoire a définitivement plié l’affaire et scellé ce succès historique à la 64e minute grâce à un doublé plein d’opportunisme de l’inévitable Nicolas Pépé. Avec ce résultat probant, la Côte d’Ivoire s’empare de la deuxième place du groupe E et s’offre un choc prestigieux face à la France ou la Norvège au tour suivant. De son côté, Curaçao quitte la compétition la tête haute avec un point historique au compteur mais une dernière place logique.
Match n°54 Afrique du Sud
/ Corée du Sud [1-0]
L’Afrique du Sud a créé la surprise à Monterrey en s’imposant sur la plus petite des marges (1-0) face à la Corée du Sud. Grâce à ce succès inespéré après leur entame de tournoi ratée, les Bafana Bafana valident officiellement leur ticket pour les seizièmes de finale, où ils affronteront le Canada. Les Sud-Coréens, quant à eux, se retrouvent en grande difficulté à la troisième place du groupe (3 points, différence de buts de -1) et devront patienter pour savoir s’ils seront repêchés.
La rencontre n’a pas atteint des sommets d’intensité. Dominés dans la possession du ballon (seulement 33%), les Sud-Africains ont fait le dos rond après une entame à l’avantage des Asiatiques, symbolisée par une frappe non cadrée de Lee Kang-in (8e). L’Afrique du Sud s’est néanmoins procurée les meilleures occasions en première période, à l’image d’une tentative puissante d’Evidence Makgopa repoussée par le gardien adverse (30e).
Le match a basculé peu après l’heure de jeu grâce à un coaching gagnant du sélectionneur Hugo Broos. Tout juste entré en jeu, Tshepang Moremi a débordé sur le côté gauche pour adresser un centre en retrait parfait à destination de Thapelo Maseko, qui a conclu d’une frappe du gauche (63e). Solidaires jusqu’au coup de sifflet final, les Sud-Africains ont conservé ce précieux avantage qui leur ouvre les portes de la phase à élimination directe.
Match n°53 Tchéquie / Mexique
[0-3]
Le Mexique, pays coorganisateur du tournoi, a parfaitement clôturé sa phase de groupes en écrasant la Tchéquie (3-0) au stade Azteca de Mexico. Déjà qualifiée, la « Tri » est ainsi devenue la toute première équipe de ce Mondial 2026 à remporter ses trois premiers matches de poule. De son côté, la sélection tchèque a affiché une nouvelle fois ses limites et se retrouve éliminée de la compétition, terminant à la dernière place du groupe A.
Après une première mi-temps vierge de buts, les Mexicains ont fait chavirer leur public au retour des vestiaires. Mateo Chavez a débloqué la situation à la 55e minute, suivi de près par Julian Quiñones (61e). Dans le temps additionnel, Alvaro Fidalgo a parachevé ce succès éclatant (90e+4). La soirée a été d’autant plus festive que le gardien vétéran Guillermo Ochoa (40 ans) est entré en jeu pour disputer quelques minutes, rejoignant le cercle très fermé des joueurs ayant participé à six Coupes du monde, aux côtés de Lionel Messi et Cristiano Ronaldo.
Dans le camp adverse, l’heure était au bilan amer. Le manager général de la Tchéquie, l’ancien Ballon d’Or Pavel Nedved, n’a pas caché son immense déception face au manque de compétitivité de son équipe. Pointant du doigt une préparation inadéquate et des lacunes évidentes, il a fustigé l’attitude de certains joueurs, estimant que la sélection s’était montrée très loin du niveau requis pour espérer exister dans un tel tournoi.
Match n°50 Maroc
/ Haïti
[4-2]
Le Maroc s’est qualifié pour les 16es de finale en remportant une victoire très disputée face à Haïti (4-2) à Atlanta. Malgré leur élimination déjà actée, les valeureux Haïtiens ont crânement joué leur chance et ont surpris les Marocains en ouvrant le score dès la 10e minute sur un but contre son camp du gardien Yassine Bounou, mis sous pression par Duckens Nazon. Achraf Hakimi a relancé les siens en égalisant d’un tacle rageur (39e), mais Wilson Isidor a redonné l’avantage aux Grenadiers d’une frappe monumentale en lucarne (43e).
Juste avant la pause, l’inévitable Ismael Saibari, auteur de son troisième but en trois matches dans ce Mondial, a permis aux Lions de l’Atlas de recoller au score d’une belle frappe (45e+1). Au retour des vestiaires, le match est resté très animé, intense et indécis. Les Haïtiens ont pu compter sur les multiples parades de leur gardien Johny Placide, notamment face à El-Khannouss (59e) ou sur un ballon chaud de Ricardo Adé (65e), pour rester dans la partie.
La différence s’est finalement faite dans le dernier quart d’heure en faveur du Maroc. Entré en jeu dix minutes plus tôt, Soufiane Rahimi a inscrit le but du 3-2 (79e), avant de délivrer une passe décisive pour le Strasbourgeois Gessime Yassine qui a scellé le succès marocain (88e). Bien qu’ils aient souffert et manqué la première place du groupe au profit du Brésil, les Lions de l’Atlas valident leur ticket pour la phase à élimination directe.
Match n°49 Écosse / Brésil
[0-3]
Le Brésil a assuré sa première place dans le groupe C en s’imposant facilement face à l’Écosse (3-0) à Miami. Les joueurs de Carlo Ancelotti ont rapidement pris les devants grâce à Vinicius Jr, qui a profité d’une grossière erreur écossaise à la relance pour ouvrir le score dès la 7e minute. L’attaquant du Real Madrid s’est même offert un doublé juste avant la mi-temps (45e+3), et aurait pu inscrire un triplé si le VAR n’avait pas annulé une autre réalisation pour une faute très légère (22e).
Totalement incapable d’ébranler l’édifice brésilien en première période, l’Écosse a dû attendre la 50e minute pour cadrer sa première tentative de la tête par l’intermédiaire de Scott McTominay. Le Brésil n’a cependant jamais tremblé et a définitivement scellé le score à l’heure de jeu grâce à Matheus Cunha, parfaitement trouvé par Bruno Guimaraes (60e). Cette victoire nette et sans bavure permet à la Seleção d’aborder les 16es de finale avec beaucoup de certitudes.
Ce match a également été marqué par le grand retour de Neymar sur les terrains. Absent de la sélection brésilienne depuis octobre 2023, le meilleur buteur de l’histoire de la Seleção est entré en jeu à la 76e minute, disputant ainsi ses premières minutes dans cette Coupe du monde 2026. À l’issue de la rencontre, le joueur de 34 ans a partagé sa vive émotion en enlaçant sa famille présente au stade, savourant ce moment particulier après sa longue absence.
Match n°52 Bosnie-Herzégovine
/ Qatar
[3-1]
La Bosnie-Herzégovine s’est imposée 3-1 face au Qatar à Seattle lors de la dernière journée du groupe B. Cette victoire cruciale permet aux Bosniens, avec quatre points au compteur, de s’assurer une place parmi les huit meilleurs troisièmes du tournoi et de se qualifier pour les 16es de finale. Ils terminent juste derrière la Suisse et le Canada, devancés par les Canadiens à la différence de buts (-1 contre +5), tandis que le Qatar, bon dernier, est définitivement éliminé.
Le match a offert un scénario étrange, débutant sur un rythme très soporifique avant de s’emballer brutalement avec trois buts en l’espace de treize minutes. Largement supérieurs à leurs adversaires, les coéquipiers de la légende Edin Dzeko ont logiquement pris l’avantage grâce à une splendide ouverture du score d’Alajbegovic (29e), suivie rapidement d’un but contre son camp du Qatari Al-Brake (34e). Cependant, la Bosnie s’est ensuite endormie sur ses lauriers et a été punie juste avant la pause par une réduction du score signée Al-Haydos (42e).
Conscient du danger, le sélectionneur bosnien Sergej Barbarez a réagi immédiatement en procédant à deux remplacements dès le retour des vestiaires. Malgré ces ajustements, la défense bosnienne s’est encore fait quelques frayeurs à l’approche de l’heure de jeu (57e). La délivrance est finalement venue d’un entrant : le remplaçant Mahmic a inscrit le but du K.-O. en fin de rencontre (80e), scellant ainsi la première qualification de l’histoire de la Bosnie pour une phase à élimination directe en Coupe du monde.
Match n°51 Suisse
/ Canada
[2-1]
Idéalement lancée dans sa Coupe du monde 2026, l’équipe de Suisse a fini le travail en beauté lors de la troisième journée de la phase de groupes en s’imposant 2-1 face au Canada, à Vancouver. Après un début de tournoi poussif, les hommes de Murat Yakin ont haussé le ton pour s’assurer non seulement un ticket pour les 16es de finale, mais aussi la première place de leur poule. Cette victoire prestigieuse leur permet d’aborder la phase à élimination directe avec un maximum de confiance, avec un match déjà programmé pour le jeudi 2 juillet face à l’un des meilleurs troisièmes.
Le sélectionneur national avait opéré des choix forts pour cette rencontre, titularisant d’entrée Ruben Vargas et la jeune sensation Johan Manzambi en soutien de Breel Embolo. Après une première période disputée où le gardien canadien Maxime Crépeau a dû s’employer, la décision s’est faite dès le retour des vestiaires. À la 46e minute, Vargas a ouvert le score au second poteau sur un centre précis de Manzambi. Onze kilomètres plus loin, les rôles se sont inversés : Vargas s’est mué en passeur pour Manzambi, qui a profité d’une faute de main du portier adverse pour inscrire le but du break (57e).
Malgré cette belle avance de deux buts, la Nati a connu une fin de match plus frémissante en baissant de rythme. Le Canada en a profité pour reprendre espoir grâce à une superbe connexion entre Nathan Saliba et Promise David, ce dernier trompant Gregor Kobel d’une volée imparable à la 76e minute. Le gardien du Borussia Dortmund a dû rester vigilant dans le temps additionnel sur d’ultimes tentatives de la tête signées Cornelius et Johnston, mais la Suisse a tenu bon pour empocher trois points précieux et sceller son statut de vainqueur de groupe.
Au-delà de la qualification collective, ce match restera gravé dans l’histoire du football mondial grâce à l’incroyable précocité de Johan Manzambi. À seulement 20 ans, le prodige de Fribourg vient de rejoindre un club ultra-sélect : au XXIe siècle, seuls trois joueurs ont réussi l’exploit de marquer plus de trois buts en Coupe du monde avant l’âge de 21 ans. Manzambi inscrit désormais son nom en lettres d’or aux côtés de la légende allemande Thomas Müller et du phénomène français Kylian Mbappé. Déjà double buteur décisif lors de son entrée en jeu face à la Bosnie (4-1), le jeune attaquant suisse confirme qu’il est la véritable révélation de ce Mondial 2026, portant les espoirs de tout un peuple par son talent brut et son efficacité affolante devant le but.
Match n°48 Colombie
/ RD Congo [1-0]
La Colombie a logiquement validé sa qualification pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde en s’imposant contre la RD Congo (1-0) à Guadalajara. Déjà tombeurs de l’Ouzbékistan lors de leur première sortie, les Colombiens ont maîtrisé les débats mais ont dû faire preuve d’une incroyable patience face à une défense congolaise repliée et tenace.
La rencontre s’est longtemps résumée à un véritable duel entre l’attaque colombienne, portée par un Luis Diaz virevoltant, et le gardien remplaçant congolais Lionel Mpasi. Pendant 75 minutes, Mpasi a multiplié les parades de grande classe, repoussant inlassablement les assauts sud-américains, allant jusqu’à détourner miraculeusement du talon une tentative qui lui passait entre les jambes.
La délivrance pour la Colombie est finalement intervenue à la 76e minute sur un gros coup du sort. Déjà buteur lors du premier match, le latéral Daniel Munoz a décoché une frappe qui a été malencontreusement déviée par le défenseur congolais Steve Kapuadi, prenant ainsi l’héroïque Mpasi à contre-pied. Malgré cette défaite cruelle, la RD Congo n’a pas tout perdu et conservera ses chances de qualification si elle parvient à s’imposer face à l’Ouzbékistan lors de la dernière journée.
Match n°46 Panama / Croatie
[0-1]
La Croatie s’est relancée dans la course à la qualification en s’imposant sur la plus petite des marges face au Panama (1-0) à Toronto. Après une défaite contre l’Angleterre, les Croates, finalistes en 2018 et demi-finalistes en 2022, ont assuré l’essentiel pour rester en vie dans ce Mondial, condamnant par la même occasion le courageux Panama à l’élimination.
Au-delà de ce résultat étriqué, la rencontre a été le théâtre d’un exploit personnel majuscule pour Luka Modric. À 40 ans, le capitaine et métronome croate est devenu seulement le troisième joueur de l’histoire du football à atteindre la barre symbolique des 200 sélections en équipe nationale. Sa présence reste vitale pour sa sélection, même si l’équipe a affiché une maîtrise collective inférieure aux attentes de son sélectionneur Zlatko Dalic, qui a pointé du doigt la crispation de ses joueurs.
La décision dans ce match fermé est tombée à la 54e minute grâce à une belle action d’école : une combinaison sur le flanc droit suivie d’un centre de Josip Stanisic a trouvé Ante Budimir au second poteau. Entré à la pause, l’attaquant de 34 ans a inscrit l’un des buts les plus importants de sa carrière, offrant à son pays une victoire précieuse avant un « 32e de finale » décisif contre le Ghana.
Match n°45 Angleterre / Ghana [0-0]
L’Angleterre a déçu en concédant un match nul et vierge (0-0) face à une équipe du Ghana particulièrement accrocheuse et très bien organisée à Boston. Les Three Lions, qui auraient pu assurer tranquillement leur qualification pour les 16es de finale, ont manqué cruellement d’inspiration offensive, à l’image d’un Harry Kane étonnamment discret et d’une première frappe cadrée anglaise intervenue seulement à la 57e minute par Anthony Gordon.
Au fil du match, les joueurs de Thomas Tuchel ont montré des signes de nervosité face aux contre-attaques incisives des Black Stars. Le gardien anglais Jordan Pickford a notamment été contraint d’effectuer plusieurs sorties en catastrophe hors de sa surface, dont une dans les pieds de Prince Adu (68e) qui aurait potentiellement mérité une sanction plus sévère qu’un simple avertissement.
La fin de rencontre a été particulièrement animée. L’Angleterre a cru forcer la décision avec l’entrant Nico O’Reilly qui a trouvé le montant, avant que Kane ne rate l’immanquable. De son côté, le sélectionneur ghanéen Carlos Queiroz a fustigé l’arbitrage après le match, estimant avec ironie que le VAR « était en vacances » et que son équipe aurait dû obtenir un penalty évident ainsi que l’expulsion du gardien anglais.
Match n°47 Portugal
/ Ouzbékistan [5-0]
Le Portugal s’est relancé de manière éclatante dans la compétition en écrasant l’Ouzbékistan 5-0 à Houston. Après un match nul décevant face à la RD Congo lors de leur entrée en lice, les joueurs de Roberto Martinez étaient sous pression, mais ils ont offert une véritable promenade de santé à leurs supporters face à un adversaire dépassé.
Ce match restera avant tout gravé dans l’histoire grâce à l’incroyable exploit de Cristiano Ronaldo. À 41 ans, le capitaine portugais est devenu le tout premier joueur de l’histoire du football à marquer lors de six Coupes du monde différentes (2006, 2010, 2014, 2018, 2022 et 2026). L’insatiable attaquant a ouvert le score dès la 6e minute avant de s’offrir un doublé d’une frappe croisée à la 39e minute, et a même frôlé le triplé à plusieurs reprises en seconde période.
Outre la légende portugaise, l’équipe lusitanienne a déroulé sur le plan collectif. Nuno Mendes a doublé la mise sur un coup franc (17e), avant qu’un but contre son camp du malheureux Khusanov (60e) et une réalisation de l’entrant Rafael Leão en toute fin de match (87e) ne donnent à ce succès des airs de « manita ». Ce résultat permet au Portugal d’aborder la suite du tournoi avec le plein de confiance.
Match n°44 Jordanie
/ Algérie
[1-2]
L’Algérie a souffert mais a fini par s’imposer sur le fil face à la Jordanie (2-1) lors de la deuxième journée de son groupe. Après une défaite inaugurale contre l’Argentine, les Fennecs ont de nouveau montré de grandes difficultés en première période. Trop peu inspirés face au solide rideau défensif jordanien et englués dans une possession stérile, ils ont concédé l’ouverture du score suite à une erreur de relance de Ramiz Zerrouki qui a profité à Nizar Al Rashdan (36e).
Dos au mur, l’ancien sélectionneur de l’équipe de Suisse, Vladimir Petkovic, a fait basculer la rencontre grâce à un coaching salvateur à la mi-temps. Habitué aux joutes internationales, Petkovic a complètement remanié son milieu de terrain en sortant son double pivot Boudaoui-Zerrouki pour lancer Nabil Bentaleb et l’attaquant Benbouali. Ce changement tactique a redonné de l’allant aux Algériens et leur a permis d’intensifier la pression.
L’Algérie s’en est finalement remise aux coups de pied arrêtés pour renverser la situation en seconde période. Sur un corner, le nouvel entrant Benbouali a sauté plus haut que ses adversaires pour placer une tête décroisée imparable et égaliser (69e). Quelques minutes plus tard, sur une action similaire, Amine Gouiri a profité d’un cafouillage défensif pour offrir la victoire aux siens (82e). Ce succès précieux permet aux hommes de Vladimir Petkovic de conserver leur destin en mains pour la qualification.
Match n°41 Norvège
/ Sénégal
[3-2]
La Norvège a décroché son ticket pour les 16es de finale en s’imposant 3-2 face au Sénégal au terme d’un match riche en erreurs. Les Norvégiens se sont ainsi offert une « finale » pour la première place du groupe face à la France. Le Sénégal, de son côté, s’est retrouvé dans une position délicate, obligé d’espérer figurer parmi les meilleurs troisièmes pour poursuivre l’aventure.
Le Sénégal a payé très cher ses errements défensifs lors de cette rencontre. Dès la 43e minute, Marcus Pedersen a profité d’une bévue de Kalidou Koulibaly à la relance pour ouvrir le score. Au retour des vestiaires, c’est Edouard Mendy qui a multiplié les approximations, permettant à Erling Haaland de faire le break (48e) puis de s’offrir un doublé quelques minutes plus tard (58e) sur une belle reprise. L’attaquant norvégien aurait même pu alourdir le score après avoir touché le poteau plus tôt dans le match.
Malgré ces coups du sort, les Lions de la Teranga n’ont pas abdiqué. Ismaïla Sarr a redonné de l’espoir aux siens en réduisant le score une première fois (53e), puis une seconde fois dans le temps additionnel (93e). À noter également la présence remarquée de Mory Diaw, l’ancien gardien du Lausanne-Sport, entré en jeu pour suppléer Edouard Mendy blessé. Le portier a tenté d’apporter sa combativité pour compenser les largesses défensives de son équipe, sans toutefois parvenir à éviter la défaite.
Match n°42 France
/ Irak [3-0]
La France a validé son billet pour les 16es de finale de la Coupe du monde en dominant l’Irak (3-0) à Philadelphie. Au terme d’une rencontre perturbée par une interminable interruption de plus de deux heures entre la première et la seconde période en raison d’un orage, les Bleus n’ont jamais tremblé et ont fait preuve d’une grande sérénité pour s’imposer logiquement devant près de 4,9 millions de téléspectateurs en France sur la chaîne M6.
Kylian Mbappé a été le grand artisan de cette victoire à l’occasion de sa 100e sélection. Le capitaine tricolore a ouvert le score d’une belle frappe du gauche (14e) avant de profiter d’une énorme bourde de la défense irakienne à la relance pour s’offrir un doublé (54e). Ce succès a été définitivement scellé par Ousmane Dembélé (66e), confirmant la force de frappe offensive de l’équipe de France dans ce tournoi.
Ce match a également été marqué par la performance éclatante de Michael Olise. Le milieu offensif a été le véritable chef d’orchestre des Bleus en délivrant deux passes décisives lumineuses à destination de Mbappé et Dembélé. Avec un total de trois offrandes depuis le début de la compétition en seulement 158 minutes de jeu, Olise s’empare de la tête du classement des meilleurs passeurs du Mondial à égalité avec le Suédois Alexander Isak.
Match n°43 Argentine
/ Autriche [2-0]
L’Argentine a poursuivi son parcours sans faute en s’imposant 2-0 face à l’Autriche à Dallas. Dans une rencontre où l’Albiceleste n’a pas toujours brillé par son jeu collectif face au défi physique imposé par les Autrichiens, c’est encore une fois Lionel Messi qui a sorti son équipe du piège. Le capitaine a guidé les siens vers la victoire en s’offrant un doublé retentissant (38e, 90e+5) pour valider une nouvelle victoire des champions du monde en titre.
Au-delà du résultat, ce match est entré dans l’histoire grâce au nouveau record absolu établi par le numéro 10 argentin. En inscrivant ses 17e et 18e buts en Coupe du monde, Lionel Messi est devenu seul le meilleur buteur de l’histoire de la compétition. Il surpasse ainsi définitivement la légende allemande Miroslav Klose (16 buts), le Brésilien Ronaldo (15), ainsi que Kylian Mbappé et Gerd Müller (14), inscrivant son nom tout en haut du panthéon du football mondial.
Outre cette efficacité redoutable, Messi a impressionné par son implication totale sur le terrain, n’hésitant pas à aller au contact malgré les coups reçus, comme sur un violent tacle de Xaver Schlager. Le sélectionneur Lionel Scaloni a d’ailleurs tenu à saluer les efforts de son joueur pour récupérer des ballons et montrer l’exemple à ses coéquipiers. C’est d’ailleurs Messi lui-même qui est à l’origine du mouvement collectif de quarante mètres menant à l’ouverture du score, prouvant que son influence reste totale.
Match n°40 Nouvelle-Zélande
/ Egypte
[1-3]
L’Égypte a renversé la Nouvelle-Zélande (3-1) à Vancouver pour s’offrir la toute première victoire de son histoire en Coupe du monde. Les Pharaons ont pourtant été cueillis à froid au quart d’heure de jeu par une tête victorieuse de Finn Surman sur corner (15e). Malmenée, imprécise et bousculée par le pressing des Kiwis, l’équipe égyptienne a peiné à se montrer dangereuse durant le premier acte.
Au retour des vestiaires, l’Égypte a totalement changé de visage sous l’impulsion de Mohamed Salah. La métamorphose s’est concrétisée à la 58e minute lorsque Mostafa Ziko a égalisé d’une tête imparable. Galvanisés par cette égalisation, les Égyptiens ont continué de pousser et ont pris l’avantage moins de dix minutes plus tard grâce à Mohamed Salah, à la conclusion d’une belle action collective (67e).
En fin de rencontre, l’entrant Trezeguet a définitivement scellé ce succès historique en coupant de la tête un corner du capitaine égyptien au premier poteau (85e). Avec ce résultat probant et quatre points au compteur, l’Égypte s’empare provisoirement de la tête de son groupe. Les Pharaons entrevoient désormais une qualification historique pour les 16es de finale avant de défier l’Iran.
Match n°37 Uruguay
/ Cap-Vert
[2-2]
Le Cap-Vert a créé une nouvelle sensation en arrachant le point du match nul (2-2) face à l’Uruguay à Miami Les Requins Bleus ont ouvert le score de façon spectaculaire grâce à un coup franc lointain de Kevin Pina à la 21e minute. Bien que malmenée, la Celeste de Marcelo Bielsa a réagi juste avant la pause grâce à une tête plongeante de Maxi Araujo (44e) et une reprise d’Agustin Canobbio (45e+6).
Au retour des vestiaires, le Cap-Vert ne s’est pas désuni et a été récompensé de ses efforts. À la 61e minute, l’opportuniste Hélio Varela a profité d’une énorme mésentente entre Mathias Olivera et le gardien Fernando Muslera pour égaliser dans le but vide. Piqué au vif, l’Uruguay a poussé pour reprendre l’avantage, mais s’est heurté à un bloc défensif héroïque de la part de la nation insulaire.
En fin de rencontre, malgré la fatigue et les occasions uruguayennes, le score n’a plus évolué dans ce match haletant. Avec ce résultat retentissant, le Cap-Vert garde de réelles chances de qualification, tandis que l’Uruguay prolonge sa série noire de 36 ans sans victoire au Mondial en l’absence du duo Suarez-Cavani.
Match n°39 Belgique / RI Iran [0-0]
La Belgique s’est compliquée la tâche dans la course à la qualification en concédant un deuxième match nul (0-0) face à une tenace équipe d’Iran à Los Angeles. Malgré une nette domination globale et de nombreuses occasions, les Diables Rouges ont buté inlassablement sur un Alireza Beiranvand infranchissable dans les cages iraniennes. Le gardien a multiplié les arrêts face aux assauts de Maxim De Cuyper et Youri Tielemans en première mi-temps.
Au retour des vestiaires, le gardien iranien a poursuivi son récital, réalisant notamment une parade exceptionnelle au sol devant De Cuyper à la 59e minute. Le tournant du match est survenu peu après (66e), lorsque le défenseur belge Nathan Ngoy a été logiquement expulsé en position de dernier défenseur suite à une passe en retrait manquée, anéantissant ainsi l’élan de son équipe.
En fin de rencontre, évoluant en supériorité numérique, l’Iran, qui alignait le onze le plus âgé de l’histoire du Mondial (plus de 32 ans de moyenne), s’est montré dangereux par l’intermédiaire de Mehdi Taremi, mais Thibaut Courtois a sauvé les siens. Avec deux points au compteur, la Belgique jouera sa survie et sa qualification face à la Nouvelle-Zélande lors de la dernière journée.
Match n°38 Espagne
/ Arabie Saoudite [4-0]
L’Espagne a véritablement lancé sa Coupe du monde en écrasant l’Arabie saoudite 4-0 à Atlanta. Portée par sa jeune pépite Lamine Yamal, titulaire pour la première fois, la Roja a ouvert le score dès la 10e minute grâce à une réalisation du Barcelonais sur un centre de Mikel Oyarzabal. L’attaquant de la Real Sociedad, très en vue, s’est ensuite mué en buteur en s’offrant un doublé express (21e, 24e) pour plier l’affaire en moins d’une demi-heure.
Au retour des vestiaires, le scénario à sens unique s’est poursuivi avec un but contre son camp du malheureux défenseur saoudien Hassan Al-Tambakti (49e), mis sous pression par Marc Cucurella. Pour préserver ses cadres, le sélectionneur Luis de la Fuente a procédé à plusieurs changements, transformant la seconde période en une phase de pure gestion face à une équipe très faible techniquement.
En fin de rencontre, l’Espagne a géré son avance sans trembler face à des Saoudiens totalement dépassés tactiquement. Avec ce large succès, les joueurs ibériques se rapprochent d’une qualification en 16es de finale et font le plein de confiance. Ils devront désormais affronter l’Uruguay pour s’assurer la première place du groupe H.
Match n°36 Tunisie / Japon
[0-4]
Le Japon s’est montré sans pitié en balayant la Tunisie 4-0 à Monterrey, lors du 1000e match de l’histoire de la Coupe du monde. Pour sa grande première sur le banc tunisien, le sélectionneur Hervé Renard, appelé en urgence pour remplacer Sabri Lamouchi, a vécu un véritable cauchemar tactique. Malgré un passage en 3-4-2-1 pour calquer le système nippon, les Aigles de Carthage ont coulé d’entrée sur une réalisation de Daichi Kamada, judicieusement repositionné sur l’aile gauche (4e).
Totalement inoffensifs, les Tunisiens ont été punis par l’efficacité glaçante des Samouraïs Bleus. L’attaquant de Feyenoord, Ayase Ueda, s’est offert un doublé (31e, 83e), tandis que Junya Ito a également participé à la fête (69e). Avec cette deuxième lourde défaite, la Tunisie est d’ores et déjà éliminée du Mondial Le constat était amer en zone mixte, où le latéral Ali Abdi a laissé exploser sa colère et son émotion, pointant l’instabilité chronique de sa fédération et les choix du précédent sélectionneur. Le Japon, quant à lui, confirme son excellent tournoi et se tourne sereinement vers son choc face à la Suède.
Match n°34 Équateur / Curaçao [0-0]
Curaçao a réalisé un exploit monumental en arrachant le premier point de son histoire en Coupe du monde face à l’Équateur (0-0) à Kansas City. Le grand artisan de ce miracle se nomme Eloy Room Le gardien de 37 ans, évoluant au Miami FC, a livré une prestation héroïque en réalisant 15 arrêts, établissant ainsi un nouveau record dans l’histoire du Mondial pour un match de 90 minutes.
Durant toute la rencontre, l’Équateur a fait le siège de la surface adverse, cumulant 27 tirs au but. Le capitaine Enner Valencia s’est heurté inlassablement au portier caribéen (2e, 20e, 65e, 84e), tandis qu’Angelo Preciado a vu son centre-tir mourir sur la barre transversale dans le temps additionnel (90e). Avec ce match nul frustrant, la « Tri » équatorienne se retrouve en grande difficulté avec un seul point et devra créer l’exploit face à l’Allemagne, déjà qualifiée. De son côté, la petite île des Antilles a célébré ce point historique, son gardien Eloy Room rendant un vibrant hommage à son ancien coéquipier décédé, Jarzinho Pieter.
Match n°33 Allemagne
/ Côte d’Ivoire
[2-1]
L’Allemagne a arraché sa qualification pour les 16es de finale en renversant la Côte d’Ivoire 2-1 au terme d’un match débridé et d’une intensité folle au BMO Field de Toronto. Bousculée par des Éléphants sans complexe et très percutants en contre, la Mannschaft a d’abord concédé l’ouverture du score à la 30e minute : au retour de la pause fraîcheur, le capitaine ivoirien Franck Kessié a profité d’une frappe contrée d’Amad Diallo pour tromper l’éternel Manuel Neuer, devenu ce jour-là le gardien le plus capé de l’histoire du Mondial avec 21 matches.
C’est alors que le sélectionneur Julian Nagelsmann a opéré un coaching magistral à l’heure de jeu en lançant Nadiem Amiri et surtout Deniz Undav. L’attaquant de Stuttgart s’est transformé en véritable sauveur de la nation. Huit minutes seulement après son entrée, Undav a égalisé d’une frappe à bout portant sur un service parfait d’Amiri (68e). Intenable, c’est encore lui qui, au bout du suspense (90e+4), a arraché la victoire d’une nouvelle frappe décisive sur une passe de Felix Nmecha.
La performance de Deniz Undav est tout simplement époustouflante : toujours remplaçant, il est déjà impliqué sur cinq buts dans ce Mondial (3 buts et 2 passes décisives en deux entrées en jeu) et compte désormais 8 buts en seulement 11 sélections. Réclamé par les supporters allemands à la place de Leroy Sané pour le prochain match, Undav a même reçu les louanges de Nagelsmann qui a ouvertement évoqué une possible titularisation face à l’Équateur. De son côté, la Côte d’Ivoire, qui a perdu Wilfried Singo sur blessure (80e), n’a pas démérité et jouera sa qualification face à Curaçao.
Match n°35 Pays-Bas
/ Suède
[5-1]
Les Pays-Bas ont enclenché la vitesse supérieure et infligé une véritable leçon de football à la Suède (5-1) à Houston. Préféré à Memphis Depay à la pointe de l’attaque, Brian Brobbey a crevé l’écran et fait taire les critiques en s’offrant un doublé express. L’attaquant de Sunderland a frappé dès la 5e minute sur un service de Cody Gakpo, avant de récidiver à la 17e minute en déviant légèrement une passe de Denzel Dumfries.
Dès le retour des vestiaires, les Oranje ont définitivement assommé les Scandinaves grâce à un doublé retentissant de Cody Gakpo en l’espace de sept minutes (47e, 54e), dont une superbe frappe déclenchée de l’extérieur de la surface. Si le remplaçant suédois Anthony Elanga est parvenu à sauver l’honneur en prenant de vitesse Virgil Van Dijk à l’heure de jeu (59e), c’est bien Crysencio Summerville qui a parachevé le festival néerlandais en toute fin de rencontre (89e) après un slalom majestueux. Avec 4 points, les Pays-Bas prennent provisoirement la tête du groupe F et se rapprochent grandement de la phase finale.
Match n°31 Turquie / Paraguay
[0-1]
Le Paraguay a créé la surprise en s’imposant 1-0 face à la Turquie à San Francisco, s’offrant une victoire héroïque à dix contre onze. Les Sud-Américains ont frappé très tôt, ouvrant le score dès la 2e minute grâce à une puissante frappe des 20 mètres de Matias Galarza, malicieusement décalé dans la profondeur par Julio Enciso. Le tournant du match est survenu juste avant la pause (45e+3) avec l’expulsion directe de Miguel Almiron, sanctionné par le VAR pour s’être couvert la bouche en s’adressant au Turc Mert Muldur, en vertu d’une nouvelle règle luttant contre les débordements racistes.
Au retour des vestiaires, évoluant en supériorité numérique, la Turquie a largement dominé les débats et multiplié les occasions, terminant la partie avec 31 tirs. Cependant, les Turcs ont fait preuve de maladresse et de malchance, Mert Muldur touchant notamment la barre puis le poteau sur la même tête (35e), imité plus tard par Abdülkerim Bardakci dont le centre-tir s’est écrasé sur la barre (74e).
En fin de rencontre, le Paraguay s’est contenté de résister et de gagner du temps face aux assauts devenus désespérés de Baris Yilmaz et Can Uzun. Avec cette deuxième défaite consécutive, la Turquie est officiellement éliminée de la compétition. Ce résultat garantit également la première place du groupe D aux États-Unis avant même la troisième journée.
Match n°29 Brésil
/ Haïti [3-0]
Le Brésil a dominé Haïti 3-0 à Philadelphie, porté par une performance exceptionnelle d’un ancien joueur du FC Sion. En effet, l’attaquant Matheus Cunha, passé par le club valaisan lors de la saison 2017-2018, a été le grand artisan de cette victoire en inscrivant un doublé décisif. Dominateur dès les premières minutes, le Brésil a débloqué la situation à la 23e minute lorsque Cunha a profité d’un rebond accordé par le portier haïtien sur un tir de Vinicius pour ouvrir le score. Le numéro 9, qui pallie l’absence d’un vrai successeur à Ronaldo, a ensuite récidivé à la 36e minute d’une frappe sans contrôle, parfaitement décalé par ce même Vinicius.
Malgré ce coup dur et leur combativité du début de match, les Haïtiens ont vu le Brésil plier définitivement l’affaire juste avant la pause (45e+3) grâce à Vinicius, parti dans le dos de la défense sur une passe de Lucas Paqueta. La Seleçao a toutefois connu une ombre au tableau avec la sortie sur blessure musculaire de Raphinha à la 40e minute.
Au retour des vestiaires, le rythme est retombé et le Brésil s’est contenté de gérer son avance sans cadrer le moindre tir. Haïti s’est montré dangereux et aurait pu sauver l’honneur à la 63e minute sur corner, mais le gardien Alisson a sorti un arrêt réflexe sur une tête de Ricardo Adé, suppléé sur sa ligne par un retourné acrobatique de Danilo. Avec ce résultat, le Brésil s’empare de la première place du groupe C, tandis qu’Haïti devient la première équipe officiellement éliminée du Mondial en raison de sa deuxième défaite consécutive.
Match n°30 Écosse / Maroc
[0-1]
Le Maroc a fait un grand pas vers les 16es de finale en s’imposant 1-0 face à l’Écosse à Boston. Les Lions de l’Atlas n’ont eu besoin que de 70 secondes pour faire la différence grâce à Ismael Saibari, qui a armé un boulet de canon dans un angle fermé suite à une ouverture lumineuse de Brahim Diaz. Malgré cette entame catastrophique, l’Écosse a tenté de résister mais n’a jamais véritablement inquiété le portier Yassine Bounou, terminant la première période sans le moindre tir cadré ni aucune occasion nette.
Au retour des vestiaires, le Maroc a continué de pousser et Saibari a bien failli doubler la mise, mais sa frappe flottante a heurté la barre transversale à la 50e minute. Bousculée, la sélection écossaise a haussé le ton dans le dernier quart d’heure, profitant d’une certaine nonchalance marocaine, mais a cruellement manqué de précision dans le dernier geste à l’image de Ryan Christie ou de Scott McTominay.
En fin de rencontre, les Marocains ont conservé leur avantage jusqu’au bout dans un match qu’ils ont largement dominé. Avec ce résultat, le Maroc cumule quatre points et prend une sérieuse option sur la qualification. De son côté, l’Écosse devra impérativement créer l’exploit face au Brésil lors de la dernière journée pour espérer sortir de la phase de groupes.
Match n° 32 USA
/ Australie [2-0]
Les États-Unis ont validé leur billet pour les 16es de finale en s’imposant aisément 2-0 face à l’Australie à Seattle. Malgré l’absence de leur maître à jouer Christian Pulisic, blessé au mollet, les Américains ont rapidement confisqué le ballon grâce à une grande maîtrise technique Ils ont ouvert le score à la 11e minute suite à un superbe déboulé de Folarin Balogun sur l’aile gauche, dont le centre a poussé le défenseur australien Cameron Burgess à marquer contre son propre camp.
Juste avant le retour des vestiaires, la « Team USA » a doublé la mise à la 43e minute : Alex Freeman a été le plus prompt pour reprendre victorieusement de la tête une frappe détournée de Sergino Dest, un but finalement validé par la VAR malgré un hors-jeu initialement signalé. En seconde période, l’Australie est revenue avec de meilleures intentions après l’heure de jeu, notamment grâce aux entrées percutantes des jeunes Nestory Irankunda et Cristian Volpato, mais n’a jamais véritablement réussi à inquiéter la défense adverse dans un match parfois très rugueux.
En fin de rencontre, célébrée le jour de la fête nationale de la Juneteenth, les États-Unis ont géré leur avantage sans trembler sous les clameurs du public du Lumen Field. Avec ce second succès, les hommes de Mauricio Pochettino s’assurent une qualification, tandis que l’Australie, bloquée à trois points, jouera sa survie face au Paraguay.
Match n°28 Mexique
/ Corée du Sud [1-0]
Le Mexique a assuré sa qualification pour les 16es de finale en s’imposant 1-0 face à la Corée du Sud devant son public à Guadalajara. Au terme d’une première période fermée et terne, les deux équipes se sont neutralisées, le seul tir cadré étant une reprise de la tête du Mexicain Julian Quiñones captée par Kim Seung-Gyu à la 20e minute. Malgré cette entame prudente, le capitaine mexicain Edson Alvarez s’est illustré avec un sauvetage spectaculaire sur un lob de Son Heung-Min (16e).
Au retour des vestiaires, le Mexique a été récompensée de sa patience. À la 50e minute, le gardien coréen Kim Seung-gyu a commis une grosse erreur en relâchant un ballon aérien, offrant l’ouverture du score au défenseur Luis Romo. Menée, la sélection coréenne dirigée par Myung-Bo Hong a poussé en fin de match pour arracher l’égalisation, mais s’est heurtée à une défense solide et à un gardien vigilant.
En fin de rencontre, le Mexique a conservé son avantage décisif, notamment grâce à un arrêt réflexe déterminant de Raul Rangel face à Cho Gue-Sung à la 87e minute. Avec ce succès, le Mexique s’assure la première place du groupe A et devient officiellement la première nation qualifiée pour les 16es de finale de « son » Mondial. De son côté, la Corée du Sud reste deuxième avec trois points et n’aura besoin que d’un nul face à l’Afrique du Sud mercredi pour décrocher sa qualification.
Match n°27 Canada
/ Qatar [6-0]
Le Canada a pris la tête du groupe B en écrasant 6-0 une équipe du Qatar complètement dépassée à Vancouver. Les Canadiens ont rapidement pris les devants grâce à Cyle Larin qui a ouvert le score à la 15e minute en exploitant un ballon relâché par le gardien sur une première frappe de Jonathan David. Jonathan David a ensuite doublé la mise à la 29e minute d’une superbe reprise de volée, avant que le Qatar ne voie ses espoirs s’envoler avec l’expulsion d’Homam Al Hamim à la 32e minute.
Au retour des vestiaires, l’ambiance a été glacée par la terrible blessure d’Ismael Koné, évacué sur civière après un violent tacle d’Assim Madibo, logiquement expulsé (54e). Réduite à neuf, l’équipe qatarie a sombré face aux assauts des Canucks, encaissant un nouveau but de Nathan Saliba (64e) et un but contre son camp de Mohammad Al Mani (75e).
En fin de rencontre, le Canada a définitivement scellé ce succès historique, le premier de son histoire en Coupe du monde, avec un triplé complété par Jonathan David dans le temps additionnel (90e+2). Avec ce résultat retentissant, les protégés de Jesse Marsch comptent quatre points et joueront la première place du groupe face à la Suisse mercredi. De son côté, le Qatar a vécu un cauchemar et se retrouve dans une position extrêmement délicate.
Match n°26 Suisse
/ Bosnie-Herzégovine
[4-1]
La Suisse a finalement réussi à lancer sa Coupe du monde en s’imposant 4-1 face à une équipe de Bosnie-Herzégovine bien en place à Los Angeles. Gênés par un bloc défensif adverse très compact, les Suisses ont dominé la première période sans trouver la faille, malgré les tentatives de Dan Ndoye et de Remo Freuler. La Bosnie s’est également montrée menaçante, obligeant Freuler et Widmer à d’excellentes interventions avant la pause pour éviter l’ouverture du score.
Au retour des vestiaires, la Suisse a continué de buter sur le mur bosnien, jusqu’au triple changement décisif opéré par Murat Yakin à la 71e minute. À la 74e minute, le jeune Johan Manzambi a libéré la Nati d’une superbe reprise de volée au point de penalty. Dans la foulée, Manzambi a lancé Breel Embolo en profondeur, forçant Tarik Muharemovic à commettre une faute de dernier recours sanctionnée d’un carton rouge direct (80e).
En fin de rencontre, évoluant à 11 contre 10, la Suisse a définitivement plié l’affaire avec un but de Ruben Vargas (84e) et un doublé de Manzambi (90e). La réduction du score bosnienne signée Ermin Mahmic (90e+3) est restée anecdotique, avant que Granit Xhaka ne scelle le 4-1 sur penalty (90e+6). Avec ce succès, la Suisse prend la tête du groupe B, tandis que la Bosnie devra impérativement réagir.
Match n° 24 Ouzbékistan
/ Colombie
[1-3]
La Colombie a réussi son retour dans la Coupe du monde en s’imposant 3-1 face à une valeureuse équipe d’Ouzbékistan au stade Azteca de Mexico. Les Colombiens ont ouvert le score grâce à Daniel Munoz à la 40e minute, d’une magnifique reprise acrobatique en extension suite à une ouverture lumineuse de Luis Diaz. Malgré ce retard à la pause, l’Ouzbékistan est revenu avec de bien meilleures intentions offensives en début de seconde période.
Au retour des vestiaires, l’équipe ouzbèke a été récompensée de ses efforts. À la 60e minute, le prometteur Abbosbek Fayzullaev est entré dans la légende en inscrivant le tout premier but de l’histoire de l’Ouzbékistan en Coupe du monde, reprenant victorieusement un ballon mal repoussé de la tête. Bousculée, la sélection colombienne a finalement repris l’avantage rapidement (65e) grâce à un tir croisé de Luis Diaz, véritable artisan de ce succès.
En fin de rencontre, la Colombie a définitivement plié l’affaire au bout du temps additionnel (90e+9) grâce à une tête victorieuse de Jaminton Campaz. Avec ce résultat, la Colombie s’empare de la première place du groupe K, profitant du nul entre le Portugal et la RD Congo. De son côté, l’Ouzbékistan, dirigé par Fabio Cannavaro, a offert une belle résistance pour le premier match de son histoire dans un Mondial et tentera de se rattraper face aux Portugais.
Match n° 21 Ghana
/ Panama [1-0]
Le Ghana a arraché la victoire pour son entrée en lice dans la Coupe du monde en s’imposant 1-0 face à une courageuse équipe du Panama à Toronto. Dans un match longtemps soporifique où les Panaméens, sans complexe, ont pris les choses en main dès le début, le gardien Lawrence Ati Zigi a dû s’employer pour empêcher l’ouverture du score dès la 2e minute. Le Panama, pour sa deuxième participation à un Mondial après 2018, a dominé certaines phases de la première période mais n’a pas su concrétiser.
Au retour des vestiaires, le scénario est resté accroché, bien que le Ghana se soit montré un peu plus entreprenant. Les occasions de Jordan Ayew (65e) et de Jonas Adjetey (74e) ont témoigné d’un léger réveil des Black Stars face à des Canaleros qui tenaient bon et pensaient décrocher un résultat historique.
En fin de rencontre, le Ghana a finalement trouvé la faille et plié l’affaire au bout du temps additionnel (90e+5) grâce à Caleb Yirenkyi, qui a poussé au fond des filets un centre de Brandon Thomas-Asante venu de la gauche. Avec ce résultat, le Ghana s’empare de la deuxième place du groupe L, juste derrière l’Angleterre. De son côté, le Panama, qui a offert une belle résistance, est passé tout près de décrocher le premier point de son histoire en Coupe du monde et tentera de se rattraper lors des prochaines rencontres.
Match n° 22 Angleterre
/ Croatie
[4-2]
L’Angleterre a réussi son entrée en lice dans la Coupe du monde en s’imposant 4-2 face à une coriace équipe de Croatie à Arlington. Les Anglais ont ouvert le score à la 12e minute sur un penalty de Harry Kane, transformé en deux fois après une faute de Luka Modric sur Noni Madueke. Malgré cette entame, la Croatie s’est montrée redoutable et a égalisé grâce à une frappe de Martin Baturina (36e), avant que Petar Musa ne réponde d’une volée (45e+5) au deuxième but anglais inscrit de la tête par Kane (42e).
Au retour des vestiaires, l’Angleterre a été récompensée de ses efforts offensifs. À la 47e minute, Jude Bellingham a redonné l’avantage aux siens au terme d’une action lumineuse sur le flanc droit. Bousculée, la sélection dirigée par Zlatko Dalic a tenté de réagir mais s’est heurtée à un grand Jordan Pickford et à la maîtrise globale de l’équipe de Thomas Tuchel.
En fin de rencontre, l’Angleterre a définitivement plié l’affaire (85e) grâce à Marcus Rashford, entré en jeu, qui a fixé son vis-à-vis pour enrouler sa frappe. Avec ce résultat, les Three Lions s’emparent de la première place du groupe L. De son côté, la Croatie a offert un joli spectacle offensif dans une rencontre haletante et tentera de rebondir rapidement.
Match n° 23 Portugal
/ RD Congo
[1-1]
Le Portugal a manqué son entrée en lice dans la Coupe du monde en concédant un nul 1-1 face à une valeureuse équipe de RD Congo à Houston. La Seleção avait pourtant pris le meilleur départ possible grâce à João Neves, buteur de la tête dès la 6e minute sur un centre de Pedro Neto. Malgré ce coup dur, la RD Congo s’est montrée très disciplinée et a résisté avec un bloc bas face à une possession portugaise largement supérieure mais stérile.
Juste avant le retour des vestiaires, la RD Congo a été récompensée de sa patience et de ses efforts. À la 45e+5 minute, Yoane Wissa est entré dans la légende en inscrivant le tout premier but congolais de l’histoire en Coupe du monde, égalisant de la tête sur un centre de Masuaku. Bousculée, la sélection dirigée par Roberto Martinez a tenté de reprendre l’avantage en seconde période mais les derniers gestes sont restés trop brouillons.
En fin de rencontre, le Portugal a confisqué le ballon sans parvenir à plier l’affaire, Cristiano Ronaldo manquant notamment de justesse sur ses occasions. Avec ce résultat, la RD Congo signe un retour historique après 52 ans d’absence et décroche un point fondateur majeur dans le groupe K. De son côté, le Portugal se retrouve immédiatement sous pression et tentera de se rattraper face à l’Ouzbékistan lors de son prochain match.
Match n°20 Autriche
/ Jordanie
[3-1]
L’Autriche a réussi son entrée en lice dans la Coupe du monde en s’imposant 3-1 face à une valeureuse équipe de Jordanie à Santa Clara. Pour leur retour dans la compétition après 28 ans d’absence, les Autrichiens ont ouvert le score grâce à Romano Schmid à la 20e minute, d’une magnifique frappe enroulée depuis l’extérieur de la surface qui a terminé sa course en pleine lucarne. Malgré ce coup dur, la Jordanie s’est montrée dangereuse et a multiplié les occasions en première période, Ali Olwan touchant notamment la barre transversale de la tête sur un corner joué à deux (23e).
Au retour des vestiaires, la Jordanie a été récompensée de ses efforts et de son esprit d’initiative. À la 50e minute, Ali Olwan est entré dans la légende en inscrivant le tout premier but jordanien en Coupe du monde au terme d’un superbe exploit individuel, s’échappant côté gauche avant d’enrouler une frappe imparable heurtant l’intérieur du poteau. Bousculée, la sélection dirigée par Ralf Rangnick a finalement repris l’avantage sur un coup du sort à la 76e minute : sur un corner, le malheureux défenseur jordanien Yazan Al Arab a dévié le ballon dans son propre but sous la pression de Marko Arnautovic.
En fin de rencontre, l’Autriche a confisqué le ballon et définitivement plié l’affaire au bout du temps additionnel (90e+12) grâce à un penalty transformé sans trembler par Arnautovic, suite à une faute de main de Saleem Obaid. Avec ce résultat, l’Autriche s’empare de la deuxième place du groupe J, juste derrière l’Argentine qui a battu l’Algérie. De son côté, la Jordanie, qui a offert un joli spectacle et une belle résistance pour son premier match dans un Mondial, tentera de se rattraper face aux Algériens la semaine prochaine.
Match n°19 Argentine
/ Algérie [3-0]
L’Argentine a idéalement lancé la défense de son titre mondial en s’imposant largement 3-0 face à l’Algérie à Kansas City. Si les Fennecs ont montré du répondant dans les premières minutes, avec notamment un but refusé pour hors-jeu à Farès Chaïbi (8e) juste après une situation similaire pour Lionel Messi (5e), l’Albiceleste a rapidement pris le contrôle du jeu. À la 17e minute, le capitaine argentin a ouvert le score d’une frappe puissante sur un service de Rodrigo De Paul, que Luca Zidane n’a pu qu’effleurer.
En seconde période, la démonstration sud-américaine s’est poursuivie face à une formation algérienne qui a semblé s’éteindre et subir le rythme du match. Lionel Messi s’est transformé en renard des surfaces à la 60e minute pour inscrire son deuxième but, reprenant une tentative lointaine d’Alexis Mac Allister repoussée par le gardien des Fennecs. L’octuple Ballon d’Or a finalement scellé le score et parachevé son triplé à la 76e minute d’un tir précis aux abords de la surface. Grâce à cette prestation lors du premier match de son sixième Mondial, Messi égale le record historique de Miroslav Klose avec 16 réalisations dans la compétition.
Ce succès autoritaire permet aux joueurs de Lionel Scaloni d’aborder la suite du tournoi avec maîtrise et confiance, chassant le souvenir de leur entrée en lice ratée au Qatar. L’Argentine tentera de confirmer sa supériorité lors de son prochain match contre l’Autriche le 22 juin. À l’inverse, l’Algérie devra impérativement montrer un autre visage et retrouver du tranchant lors de sa prochaine confrontation face à la Jordanie pour espérer rebondir dans cette Coupe du monde.
Match n°18 Irak
/ Norvège
[1-4]
La Norvège a réussi son entrée en lice dans la Coupe du monde en s’imposant 4-1 face à une équipe d’Irak accrocheuse au Gillette Stadium de Boston. Les Vikings ont ouvert le score grâce à leur superstar Erling Haaland à la 28e minute, reprenant au second poteau un centre de David Wolfe. L’Irak, loin de jouer les faire-valoir, a logiquement réagi par Aymen Hussein, auteur d’une superbe tête sur un centre d’Al Ammari à la 39e minute. Mais la Norvège a repris l’avantage peu avant la pause, Haaland signant un doublé à la 43e minute en contrant le dégagement du gardien irakien Jalal Hassan après une passe en retrait hasardeuse.
En seconde période, le rythme a d’abord ralenti, permettant aux Irakiens de rester dangereux, notamment sur une nouvelle tentative de la tête de Hussein qui a frôlé le cadre à la 53e minute. Cependant, les Scandinaves ont fini par faire parler leur puissance sur coup de pied arrêté. À la 76e minute, Ostigard, complètement oublié par la défense, a creusé l’écart d’une tête sur un corner frappé par Martin Odegaard. Les Norvégiens ont définitivement scellé le score dans le temps additionnel (90e+5) avec un quatrième but venu conclure leur domination.
Cette large victoire permet à la Norvège de s’emparer de la première place du groupe I, devançant la France au classement après le succès des Bleus (3-1) face au Sénégal plus tôt dans la journée. Les Vikings se préparent désormais à affronter les Lions de la Teranga le 23 juin dans une rencontre qui s’annonce capitale pour les Sénégalais. De son côté, l’Irak, qui a montré une belle résistance et de réelles qualités offensives, tentera de rebondir lors de son prochain défi face à l’équipe de France.
Match n°17 France
/ Sénégal
[3-1]
La France et le Sénégal se sont affrontés dans un match d’ouverture animé, conclu sur une victoire 3-1 des Bleus au MetLife Stadium d’East Rutherford. Bousculée en première mi-temps, la France a subi la pression sénégalaise et Nicolas Jackson a même trouvé le poteau de Mike Maignan à la 26e minute. Malgré un quatuor offensif brouillon au départ, les vice-champions du monde ont finalement ouvert le score en seconde période grâce à Kylian Mbappé à la 66e minute, tirant sans contrôle après avoir été parfaitement servi par Michael Olise.
En fin de rencontre, la France a creusé l’écart avec Bradley Barcola, fraîchement entré en jeu, qui a conclu une contre-attaque d’un petit piqué à la 82e minute. Le Sénégal a réagi dans le temps additionnel grâce à I. Mbaye à la 95e minute, ravivant brièvement le suspense. Mais Kylian Mbappé a immédiatement répondu d’une frappe stratosphérique de 25 mètres à la 96e minute pour sceller le score. Avec ce doublé, le capitaine devient le meilleur buteur de l’histoire des Bleus avec 58 réalisations, dépassant ainsi Olivier Giroud.
Cette victoire inaugurale permet à la France de prendre la tête du groupe I, confirmant son statut de favori. Dans le contexte de la dernière danse de Didier Deschamps à la tête de la sélection, les Bleus prennent les devants avant d’affronter l’Irak. De son côté, le Sénégal n’a pas démérité mais devra impérativement se relancer face à la Norvège d’Haaland.
Match n°15 RI Iran
/ Nouvelle-Zélande
[2-2]
L’Iran et la Nouvelle-Zélande ont partagé les points dans un match animé, conclu sur un 2-2 au SoFi Stadium de Los Angeles. Les Kiwis ont rapidement ouvert le score grâce à Elijah Just à la 7e minute, après une belle combinaison avec Chris Wood et Sarpreet Singh. L’Iran, supérieur techniquement par séquences, a réagi par Ramin Rezaeian à la 32e minute, après avoir déjà touché le poteau par Mehdi Taremi.
En seconde période, la Nouvelle-Zélande a repris l’avantage avec un doublé d’Elijah Just à la 54e minute, encore servi dans une action bien construite. Mais l’Iran a répondu dix minutes plus tard grâce à Mohammad Mohebbi, auteur d’une tête décisive sur un centre de Rezaeian. La Team Melli a même cru pouvoir arracher la victoire en fin de match, mais la défense néo-zélandaise a repoussé une tête sur sa ligne dans le temps additionnel.
Ce nul laisse les quatre équipes du groupe G à égalité avec un point, après le 1-1 entre la Belgique et l’Égypte. Dans un contexte particulier autour de la présence iranienne sur le sol américain, la Team Melli prend un point important avant d’affronter la Belgique, tandis que la Nouvelle-Zélande confirme qu’elle peut exister dans ce groupe avant son duel contre l’Égypte.
Match n°13 Arabie Saoudite
/ Uruguay
[1-1]
L’Arabie saoudite a frôlé un nouvel exploit en tenant l’Uruguay en échec 1-1 à Miami pour son entrée dans la Coupe du monde 2026. Les Saoudiens ont ouvert le score juste avant la pause grâce à Abdulelah Al Amri, opportuniste après un ballon repoussé par Fernando Muslera. Longtemps peu inspirée malgré la possession, la Celeste a surtout buté sur un excellent Mohammed Al-Owais, décisif à plusieurs reprises.
Après la pause, l’Uruguay a nettement haussé le rythme sous l’impulsion de Marcelo Bielsa. Manuel Ugarte a trouvé le poteau, puis les vagues uruguayennes se sont multipliées dans la surface saoudienne. À force de pousser, la Celeste a fini par égaliser à la 80e minute grâce à Maximiliano Araujo, qui a repris un ballon repoussé par Al-Owais. Malgré plusieurs occasions en fin de match, l’Uruguay n’a pas réussi à renverser la rencontre.
Ce nul inattendu place les quatre équipes du groupe H à égalité après la première journée, après le 0-0 entre l’Espagne et le Cap-Vert. L’Arabie saoudite peut nourrir de vraies ambitions après cette prestation courageuse, tandis que l’Uruguay devra corriger son manque d’efficacité avant d’affronter le Cap-Vert.
Match n°16 Belgique
/ Egypte
[1-1]
La Belgique et l’Égypte ont débuté leur Coupe du monde 2026 par un match nul 1-1 à Seattle. Les Pharaons ont ouvert le score à la 20e minute grâce à Emam Ashour, parfaitement servi par Mohamed Salah, alors que les Belges ont longtemps manqué de précision et n’ont pas cadré le moindre tir en première période. L’Égypte a même eu plusieurs occasions de faire le break, mais Thibaut Courtois a maintenu les Diables Rouges dans le match.
Après la pause, la Belgique a progressivement haussé le ton, même si elle a encore souffert sur les transitions égyptiennes. Le tournant est venu à la 66e minute avec l’entrée de Romelu Lukaku : quelques secondes après son apparition, il a mis Mohamed Hany sous pression sur un centre de Thomas Meunier, provoquant le but contre son camp du défenseur égyptien. Ce but a relancé les Belges, plus entreprenants en fin de rencontre.
Les deux équipes ont eu des occasions pour l’emporter, notamment une tête de Mechele repoussée par Shobeir et plusieurs situations dangereuses côté égyptien. Ce nul laisse la Belgique avec d es regrets après une première heure compliquée, tandis que l’Égypte confirme sa solidité mais devra encore attendre pour décrocher sa première victoire en Coupe du monde.
Match n°14 Espagne / Cap-Vert [0-0]
L’Espagne a créé la surprise dès son entrée dans le Mondial 2026 en concédant un 0-0 contre le Cap-Vert à Atlanta. Championne d’Europe en titre et largement favorite, la Roja a dominé la rencontre avec 74 % de possession et 27 tirs, mais s’est heurtée à un bloc capverdien très bas, discipliné et solidaire. Malgré plusieurs occasions, notamment une barre de Ferran Torres et des tentatives de Pedri, Laporte ou Oyarzabal, les Espagnols n’ont jamais trouvé la faille.
Le grand homme du match côté Cap-Vert a été Vozinha, auteur de plusieurs arrêts décisifs, notamment sur Torres, Laporte et Cucurella. Les entrées de Lamine Yamal, Dani Olmo et Nico Williams ont apporté plus de dynamisme en fin de match, mais pas assez pour faire céder les Requins Bleus. Le Cap-Vert a même failli réussir le hold-up dans le temps additionnel, avec une tête de Diney Borges finalement maîtrisée par Unai Simon.
Ce nul est un immense exploit pour le Cap-Vert, qui disputait son premier match de Coupe du monde et décroche le premier point de son histoire dans la compétition. Pour l’Espagne, ce résultat constitue une contre-performance importante, même si la Roja peut se rappeler qu’en 2010, elle avait commencé son Mondial par une défaite avant d’être sacrée championne du monde.
Match 12 : Suède
/ Tunisie
[5-1]
La Suède a parfaitement lancé son Mondial 2026 en battant largement la Tunisie 5-1 à Monterrey. Les Suédois ont rapidement pris l’avantage grâce à Yasin Ayari dès la 7e minute, avant qu’Alexander Isak ne double la mise à la 30e. La Tunisie a brièvement relancé le match juste avant la pause grâce à une tête d’Omar Rekik sur un centre d’Hannibal Mejbri.
En seconde période, la Suède a nettement pris le dessus. Le duo Isak-Gyökeres a pesé lourd : Isak a récupéré un ballon de relance avant de servir Viktor Gyökeres pour le 3-1 à la 59e, puis a encore offert le quatrième but à Mattias Svanberg en fin de match. Ayari a ensuite signé un doublé dans le temps additionnel pour conclure la démonstration suédoise.
Avec cette victoire, la Suède prend seule la tête du groupe F, profitant du nul entre les Pays-Bas et le Japon. La Tunisie, dépassée défensivement et punie par l’efficacité adverse, se retrouve déjà sous pression avant ses prochains matches contre le Japon puis les Pays-Bas.
Match 9 : Côte d’Ivoire
/ Équateur [1-0]
La Côte d’Ivoire a signé une victoire précieuse contre l’Équateur 1-0 à Philadelphie, grâce à un but tardif d’Amad Diallo à la 89e minute. Les Éléphants ont pourtant souffert en première période face à une équipe équatorienne plus agressive, portée par Moisés Caicedo, John Yeboah et Alan Minda. L’Équateur a notamment trouvé les montants à plusieurs reprises, mais n’a pas réussi à concrétiser sa domination.
Après la pause, la Côte d’Ivoire est montée en puissance. Yan Diomandé a beaucoup pesé sur son côté, Elye Wahi a touché la barre, et les entrées d’Ange Bonny et d’Amad Diallo ont apporté davantage de percussion. Les Ivoiriens ont progressivement pris le contrôle du match, avant que Wilfried Singo ne déborde et serve Diallo pour le but décisif en toute fin de rencontre.
Ce succès marque un retour réussi de la Côte d’Ivoire en Coupe du monde, avec une première victoire dans la compétition depuis 2014. Les Éléphants prennent une option importante dans leur groupe avant d’affronter l’Allemagne, tandis que l’Équateur peut nourrir de gros regrets après avoir longtemps eu les meilleures occasions.
Match 11 : Pays-Bas
/ Japon
[2-2]
Les Pays-Bas et le Japon ont partagé les points pour leur entrée dans la Coupe du monde 2026 avec un match nul 2-2 à l’AT&T Stadium de Dallas. Après une première période fermée, les Oranje ont ouvert le score par Virgil van Dijk à la 51e minute, sur un centre de Ryan Gravenberch. Le Japon a répondu rapidement grâce à Keito Nakamura à la 57e, avant que Crysencio Summerville ne redonne l’avantage aux Néerlandais d’une frappe enroulée à la 64e.
La seconde période a été beaucoup plus animée, avec deux équipes capables de se rendre coup pour coup. Les Pays-Bas ont semblé tenir leur victoire, mais le Japon a poussé jusqu’au bout et a fini par égaliser à la 89e minute sur corner, grâce à Daichi Kamada. Cette action a surpris une défense néerlandaise pourtant dominante dans les airs, notamment autour de Van Dijk.
Ce nul paraît logique au vu de la physionomie du match : les Pays-Bas ont eu davantage de possession et ont longtemps contrôlé, mais le Japon a montré sa capacité à réagir, à rester dans le match et à exploiter les moments clés. Les deux équipes prennent un point dans le groupe F avant leurs prochains rendez-vous, les Pays-Bas contre la Suède et le Japon face à la Tunisie.
Match 10 : Allemagne
/ Curaçao
[7-1]
L’Allemagne a parfaitement lancé sa Coupe du monde 2026 en écrasant Curaçao 7-1 à Houston. Felix Nmecha a rapidement ouvert le score dès la 6e minute, mais Curaçao a vécu un moment historique en égalisant par Livano Comenencia à la 21e minute, sur le premier tir cadré de son équipe. Cette égalisation a brièvement donné de l’espoir aux supporters de la sélection caribéenne, néophyte dans la compétition.
La logique a ensuite repris le dessus. L’Allemagne a repris l’avantage avant la pause grâce à Nico Schlotterbeck sur corner, puis Kai Havertz a transformé un penalty dans le temps additionnel de la première période. Après la mi-temps, la Mannschaft a déroulé avec des buts de Jamal Musiala, Nathaniel Brown, Deniz Undav et un second but de Havertz, confirmant son énorme supériorité technique et physique.
Cette large victoire installe l’Allemagne en tête de son groupe avant d’affronter la Côte d’Ivoire. Pour Curaçao, malgré la lourde défaite, le premier but de son histoire en Coupe du monde restera un souvenir majeur. Les joueurs de Dick Advocaat devront désormais se tourner vers les matches contre l’Équateur puis la Côte d’Ivoire.
Match 6 : Australie
/ Turquie [2-0]
L’Australie a réussi son entrée dans la Coupe du monde 2026 en battant la Turquie 2-0 à Vancouver, dans le groupe D. Pourtant, les Turcs ont largement dominé la possession, avec plus de 70 % du ballon, mais ils se sont heurtés à un bloc australien bien organisé et à un excellent Patrick Beach, décisif dans les buts pour sa troisième sélection.
Les Socceroos ont fait la différence grâce à leur réalisme en transition. Nestory Irankunda a ouvert le score à la 27e minute après un contre éclair, conclu avec sang-froid après avoir éliminé deux défenseurs. La Turquie a ensuite tenté de réagir, notamment par Arda Güler et Abdülkerim Bardakci, dont la frappe a touché le poteau après une intervention de Beach, mais sans parvenir à égaliser.
En seconde période, Connor Metcalfe a inscrit le but du break à la 75e minute d’une frappe tendue, scellant une victoire australienne très précieuse. Avec ce succès, l’Australie rejoint les États-Unis en tête du groupe D, tandis que la Turquie, battue malgré 30 tirs tentés, devra vite réagir face au Paraguay.
Match 5 : Haïti / Écosse
[0-1]
L’Écosse a réussi son entrée dans la Coupe du monde 2026 en battant Haïti 1-0 au Gillette Stadium de Foxborough. Dans un match plus serré que prévu, les Écossais ont fait la différence à la 28e minute grâce à John McGinn, qui a repris un ballon repoussé après une action venue du côté droit et un centre de Ben Gannon-Doak. Scott McTominay avait déjà touché le poteau quelques minutes plus tôt, signe d’une Écosse plus efficace dans les moments clés.
Haïti n’a pourtant pas démérité. Les Grenadiers ont joué sans complexe, avec de l’intensité, des transitions rapides et plusieurs situations dangereuses. Jean-Ricner Bellegarde a pesé dans l’animation, tandis que Frantzdy Pierrot a eu une grosse occasion d’égaliser en fin de match, mais sa tête a manqué le cadre. Le principal regret haïtien reste le manque de justesse dans les derniers mètres.
Avec cette victoire, l’Écosse prend la tête du groupe C après le nul entre le Brésil et le Maroc. Ce succès est aussi historique, puisqu’il s’agit de sa première victoire en Coupe du monde depuis 1990. Pour Haïti, le tournoi se complique déjà : les prochains matches contre le Brésil puis le Maroc s’annoncent très difficiles.
Match 7 : Brésil
/ Maroc
[1-1]
Le Maroc et le Brésil ont livré le premier grand choc de cette Coupe du monde 2026, avec un match nul 1-1 au MetLife Stadium. Les Lions de l’Atlas ont mieux commencé la rencontre, avec des occasions rapides d’El Aynaoui et d’Hakimi, avant d’ouvrir le score à la 21e minute grâce à Ismael Saibari, parfaitement lancé par Brahim Diaz. Le Brésil, longtemps bousculé, a réagi par Vinicius Junior, auteur d’une frappe puissante à la 32e minute pour ramener la Seleção à égalité.
La suite du match a été plus équilibrée et très intense. Le Brésil a durci le jeu, Carlo Ancelotti a ajusté son équipe à la pause, et la Seleção a progressivement mis davantage de pression sur le Maroc. Mais Yassine Bounou a été décisif, notamment devant Paqueta, Raphinha et sur un double arrêt dans le temps additionnel. En face, le Maroc est resté dangereux jusqu’au bout, avec une frappe lointaine d’El Aynaoui repoussée par Alisson dans les dernières minutes.
Ce nul arrange les deux équipes dans le groupe C. Le Maroc confirme qu’il peut rivaliser avec une grande nation mondiale, grâce à son pressing, sa qualité technique et sa solidité. Le Brésil, privé de Neymar pour la phase de groupes, peut surtout retenir la performance de Vinicius, principal danger offensif et leader de la Seleção dans ce premier gros test du Mondial.
Match 8 : Qatar
/ Suisse
[1-1]
La Suisse a manqué son entrée dans la Coupe du monde 2026 en concédant un match nul 1-1 contre le Qatar à Santa Clara. La Nati avait pourtant rapidement pris l’avantage grâce à un penalty transformé par Breel Embolo à la 17e minute, après une faute sur Remo Freuler. Dominatrice en première période, elle a multiplié les occasions par Dan Ndoye, Denis Zakaria, Michel Aebischer ou Ruben Vargas, sans réussir à faire le break.
Le Qatar est longtemps resté dans le match grâce à son gardien Mahmud Abunada, décisif à plusieurs reprises malgré le penalty concédé. La Suisse, moins tranchante après la pause, a continué à se créer quelques situations, mais a manqué d’efficacité. Ce manque de réalisme a fini par coûter cher : dans le temps additionnel, Boualem Khoukhi a égalisé de la tête à la 94e minute, au duel avec Miro Muheim.
Ce résultat est une grosse déception pour la Suisse, qui avait les moyens de s’imposer et de prendre seule la tête du groupe B. Après le nul entre le Canada et la Bosnie-Herzégovine, les quatre équipes comptent désormais un point. La Nati reste en course, mais elle devra réagir rapidement face à la Bosnie, avec davantage d’efficacité offensive et de concentration en fin de match.
Match 4 : USA 


/ Paraguay
[4-1]
Les États-Unis ont parfaitement lancé leur Coupe du monde avec une large victoire 4-1 contre le Paraguay au SoFi Stadium de Los Angeles. Dès la 7e minute, Damian Bobadilla a marqué contre son camp après une combinaison entre Weston McKennie et Christian Pulisic. Très dominateurs, les Américains ont ensuite pris le large grâce à Folarin Balogun, auteur d’un doublé avant la pause.
Aligné en pointe par Mauricio Pochettino, Balogun a été l’homme fort de la rencontre. Disponible, tranchant dans ses appels et précis dans le dernier geste, l’attaquant monégasque a confirmé son rôle central dans l’attaque américaine. Les États-Unis ont largement dominé les débats avec 65 % de possession, 16 tirs dont 6 cadrés, face à un Paraguay rapidement dépassé.
En seconde période, les Américains ont davantage géré leur avance. Le Paraguay a réduit l’écart par Mauricio à la 73e minute, mais Giovanni Reyna a scellé le score dans le temps additionnel d’un extérieur du pied. Avec ce succès net, les États-Unis prennent la tête du groupe D et confirment qu’il faudra compter sur eux dans ce Mondial.
Match 3 : Canada
/ Bosnie-Herzégovine
[1-1]
Le Canada a débuté sa Coupe du monde 2026 par un match nul 1-1 contre la Bosnie-Herzégovine à Toronto. Les joueurs de Jesse Marsch ont dominé une grande partie de la rencontre, obtenu de nombreux corners et beaucoup poussé, mais ils ont manqué de précision dans le dernier geste. La Bosnie, plus réaliste, a ouvert le score à la 21e minute grâce à Jovo Lukić, de la tête, après un corner prolongé par Sead Kolašinac.
En seconde période, le Canada a continué à attaquer. Richie Laryea a vu sa frappe déviée sur la barre par Kolašinac, puis Nikola Katić a sauvé sur sa ligne une tête de Tani Oluwaseyi. L’égalisation est finalement venue à la 78e minute par Cyle Larin, entré en jeu, sur une action initiée par Ismaël Koné et relayée par Promise David. La fin de match a été tendue, mais la Bosnie a résisté jusqu’au bout.
Ce résultat laisse un sentiment partagé pour le Canada : un point sauvé après avoir été mené, mais aussi deux points perdus au vu de la domination et des occasions créées. Pour la Bosnie-Herzégovine, ce nul confirme une équipe solide, pragmatique et dangereuse sur coups de pied arrêtés. Dans le groupe de la Suisse, ce 1-1 maintient tout ouvert dès la première journée.
Match 2 : Corée du Sud 
/ Tchéquie
[2-1]
La Corée du Sud a lancé sa Coupe du monde 2026 de la plus belle des manières en renversant la Tchéquie 2-1 à Guadalajara. Longtemps dominatrice, plus vive techniquement et mieux organisée, la sélection asiatique a pourtant dû courir après le score après l’ouverture tchèque de Ladislav Krejčí à la 59e minute, sur une longue touche parfaitement exploitée. Un coup dur, presque cruel, tant les partenaires de Son Heung-min avaient jusque-là donné l’impression de maîtriser le rythme de la rencontre.
Mais cette Corée du Sud avait du caractère, du cœur et surtout des ressources. Hwang In-beom, véritable patron du milieu, a remis les siens dans le match à la 67e minute d’un geste plein de sang-froid, avant de se muer en passeur décisif pour Oh Hyeon-gyu à la 80e. Entré en jeu avec l’envie de peser, l’attaquant sud-coréen a surgi au bon endroit pour offrir une victoire méritée aux Guerriers Taeguk. Dans le jargon allemand, on dirait un vrai Mentalitätssieg, une victoire au mental.
La Tchéquie pourra nourrir des regrets, notamment après les sorties de Patrik Schick et Pavel Šulc, qui ont privé l’équipe de solutions offensives dans le money time. Mais les Tchèques ont trop subi pour espérer mieux. En face, Kim Seung-gyu a tenu la baraque avec deux arrêts décisifs en fin de match, notamment devant fiance.
Match 1 : Mexique 
/ Afrique du Sud [2-0]
Le Mexique a parfaitement lancé « sa » Coupe du monde 2026 en dominant l’Afrique du Sud 2-0 dans un stade Aztèque en fusion. Dès la 9e minute, Julian Quiñones a fait chavirer le public mexicain en profitant d’une énorme erreur à la relance pour ouvrir le score. Porté par une ambiance exceptionnelle, entre chants, sombreros et « México ! México ! », El Tri a pris le contrôle d’un match inaugural longtemps maîtrisé, face à des Bafana Bafana trop brouillons pour réellement inquiéter le gardien Rangel.
Mais cette rencontre restera aussi marquée par un fait rare : trois cartons rouges ont été distribués. L’Afrique du Sud a d’abord perdu Sphephelo Sithole dès la 49e minute pour un tacle dangereux, avant de voir Themba Zwane être exclu à la 84e après intervention de la VAR. Réduits à neuf, les Sud-Africains ont vécu une seconde période très compliquée. Entre-temps, Raul Jiménez avait doublé la mise à la 67e minute d’une tête puissante sur un centre parfait d’Alvarado, donnant au Mexique une avance logique.
La soirée aurait pu être totalement parfaite pour les hommes de Javier Aguirre, mais César Montes a lui aussi vu rouge dans le temps additionnel, à la 92e minute, pour une faute évitable. Ce troisième carton rouge a donné à cette ouverture de Mondial une fin tendue, presque électrique, sans toutefois gâcher la fête mexicaine. Le Mexique a gagné, le public a vibré, et El Tri a réussi son entrée. Reste maintenant à confirmer, avec plus de maîtrise encore, pour espérer enfin dépasser la fameuse barrière du Quinto Partido.
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Coupe du monde 2026 : suivez toute l’actualité au quotidien
Retrouvez la coupe du monde au quotidien sur notre site internet
La Coupe du monde n’a pas encore commencé que, déjà, elle prend de la place dans les discussions. On parle calendrier, affiches possibles, grandes nations, surprises attendues, stars sous pression et premiers rêves de finale. C’est toujours comme ça avec le football mondial : quelques semaines avant le coup d’envoi, l’impatience monte, les débats s’installent, et chacun cherche déjà le meilleur endroit pour suivre le tournoi sans rien manquer.
Sur wm2026.ch, nous voulons accompagner cette attente puis faire vivre la compétition au quotidien, avec un ton clair, direct et proche du terrain. L’idée n’est pas de noyer le lecteur sous les chiffres ou les phrases toutes faites. L’objectif est plus simple : raconter la Coupe du monde comme elle se vit vraiment, match après match, avec ses émotions, ses bascules, ses surprises et ses grands soirs.
Un regard de journaliste sportif au plus près du terrain
Une Coupe du monde, ce n’est pas seulement une suite de résultats. C’est un tournoi où tout peut changer en une soirée. Une équipe que l’on voyait solide peut soudain douter. Un outsider peut bousculer la hiérarchie. Un gardien peut devenir un héros national sur une séance de tirs au but. Et parfois, un jeune joueur presque inconnu au début de la compétition sort du tournoi avec un nouveau statut.
C’est cette matière-là que nous voulons suivre sur wm2026.ch : le jeu, bien sûr, mais aussi ce qu’il raconte. Avant les matchs, nous mettrons en avant les enjeux, les dynamiques et les duels qui peuvent peser lourd. Après les rencontres, nous reviendrons sur les tournants, les choix des sélectionneurs, les gestes décisifs et les détails qui changent une partie.
Le football se joue parfois sur une passe mal ajustée, un pressing bien déclenché, un ballon qui traîne dans la surface ou une inspiration de génie. Dans une Coupe du monde, ces détails prennent une autre dimension. Ils peuvent ouvrir une route vers les huitièmes, fermer la porte d’un rêve ou envoyer tout un pays dans la fête.
Un rendez-vous quotidien pour suivre la coupe du monde
Pendant le tournoi, les journées seront denses. Il y aura les matchs à regarder, les résultats à vérifier, les classements à comprendre et les prochaines affiches à préparer. Pour beaucoup de supporters, l’enjeu sera simple : savoir rapidement ce qui s’est passé, ce qui va arriver et ce qu’il faut retenir.
Sur notre site, le suivi quotidien permettra de retrouver l’essentiel sans perdre le fil. Les lecteurs pourront revenir chaque jour pour consulter les grandes informations du moment :
- les résultats et les temps forts des rencontres ;
- les matchs à venir et les affiches à ne pas manquer ;
- les performances individuelles marquantes ;
- les sélections qui montent en puissance ;
- les surprises, les confirmations et les déceptions du tournoi ;
- les histoires humaines qui donnent toute sa saveur à la compétition.
Ce suivi sera pensé pour les passionnés qui veulent tout lire, mais aussi pour ceux qui veulent simplement faire le point rapidement. Une Coupe du monde avance vite. Le matin, une équipe peut être sous pression ; le soir, elle peut être qualifiée. C’est ce rythme que nous voulons accompagner.
Les matchs, les émotions et les grandes histoires
Ce qui rend la Coupe du monde unique, c’est sa capacité à fabriquer des souvenirs collectifs. On se rappelle rarement d’un tournoi uniquement pour ses statistiques. On se souvient d’une égalisation tardive, d’un stade qui retient son souffle, d’une célébration qui fait le tour du monde, ou d’une équipe qui refuse de sortir par la petite porte.
Notre ambition est de raconter ces moments avec un regard vivant, sans en faire trop. Un bon article de football doit sentir le terrain, mais aussi rester lisible. Il doit expliquer sans compliquer, donner du relief sans forcer l’émotion, et permettre au lecteur de comprendre pourquoi un match a basculé.
C’est dans cet esprit que wm2026.ch suivra la compétition. Les grandes nations auront naturellement leur place, mais les outsiders aussi. Les favoris seront observés de près, mais les belles surprises auront droit au même sérieux. Dans une Coupe du monde, personne ne vient seulement pour participer. Chaque sélection arrive avec une histoire, une génération, une ambition et parfois une occasion unique à saisir.
Un site à garder sous la main pendant tout le tournoi
À l’heure où les informations circulent très vite, il est utile d’avoir un point de repère. wm2026.ch veut devenir ce réflexe simple pour suivre la Coupe du monde de football au quotidien. On y viendra pour lire un résumé, préparer une affiche, comprendre un classement, retrouver un temps fort ou simplement prolonger le plaisir après un grand match.
D’autres plateformes comme foo.tf ou onze.ro peuvent offrir des regards complémentaires sur le football, mais notre ligne reste claire : proposer un suivi accessible, régulier et écrit avec le ton d’un journaliste sportif qui aime le jeu autant que ses histoires.
La Coupe du monde est un feuilleton. Chaque journée ajoute un chapitre, chaque match peut déplacer les certitudes, et chaque but peut changer le décor. Alors, pour vivre le tournoi avec le bon rythme, les bons repères et cette petite tension qui fait le charme des grandes compétitions, retrouvez la Coupe du monde de football au quotidien sur notre site internet.

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France – Irlande du Nord [3-1] : Les Bleus sauvés par la masterclass de Michael Olise
Focus sur Michael Olise, le grand gagnant de la soirée
La prestation majuscule de Michael Olise a véritablement mis l’ensemble des analystes et des suiveurs d’accord. Le jeune joueur du Bayern Munich s’est imposé, sans la moindre contestation possible, comme l’homme incontournable et providentiel de cette ultime rencontre amicale.
- Un triplé exceptionnel et salvateur : Auteur de trois buts magnifiques, Michael Olise a littéralement porté l’animation offensive française sur ses épaules tout au long de la partie 🎯. De nombreux spécialistes estiment même, de manière unanime, qu’il est devenu depuis le début de la saison le meilleur joueur offensif français en activité, dépassant dans la régularité les têtes d’affiche habituelles.
- Une technique redoutable et indéfendable : Le style de jeu si particulier de l’ailier a été minutieusement décortiqué, très souvent comparé à celui du légendaire attaquant néerlandais Arjen Robben. Sa capacité fulgurante à repiquer dans l’axe du terrain depuis son couloir droit, couplée à une frappe sèche et précise souvent réalisée de l’intérieur de la cheville, laisse les défenses adverses sans aucune solution d’anticipation.
- Des statistiques impressionnantes et un comparatif flatteur : Impliqué dans plus d’une cinquantaine de buts cette saison avec son club bavarois (avec plus de vingt réalisations et une trentaine de passes décisives), son rendement est jugé absolument monstrueux. Fait marquant amplement souligné par les experts, Michael Olise compte désormais un total de 7 buts en équipe de France, égalant ainsi exactement Ousmane Dembélé sous le maillot tricolore, mais avec un nombre de sélections infiniment inférieur. Des chiffres vertigineux qui traduisent son efficacité redoutable et qui sont d’ailleurs très souvent mis en valeur sur des plateformes spécialisées en statistiques sportives.
- Une intégration réussie et une connexion naturelle avec ses partenaires : Le joueur, qui possédait de multiples nationalités et qui aurait pu initialement opter pour d’autres sélections nationales de premier plan, a vu son choix de représenter la France couronné d’un immense succès. Sur le terrain, contrairement à d’autres attaquants au profil plus stéréotypé, il parvient à combiner de manière extrêmement fluide avec ses coéquipiers, notamment avec Désiré Doué et Rayan Cherki. Sa présence semble aujourd’hui purement et simplement indispensable dans le système tactique mis en place, une tendance lourde que confirment les diverses projections régulières publiées sur le portail wm2026.ch en vue de la compétition.
Le casse-tête tactique de l’animation offensive
Au-delà de l’éclat individuel rayonnant de Michael Olise, les limites du dispositif très ambitieux à quatre attaquants mis en place par le sélectionneur Didier Deschamps ont été lourdement pointées du doigt. L’alignement simultané de Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Désiré Doué et Michael Olise crée un véritable embouteillage tactique sur le rectangle vert, posant d’immenses défis de positionnement et d’animation.
- Ousmane Dembélé en grande difficulté dans l’axe : Positionné dans un rôle expérimental de faux numéro 9, le joueur a été qualifié d’invisible, de fermé et de complètement perdu sur le terrain. Bien qu’il brille de mille feux en club depuis près de dix-huit mois, son incapacité manifeste à peser sur le jeu dans ce rôle axial interroge très fortement les observateurs. Certains experts se demandent s’il ne devrait pas retrouver un positionnement plus classique sur l’aile, ou s’il ne jouait pas tout simplement avec le frein à main par peur d’une blessure de dernière minute.
- Kylian Mbappé en manque criant de repères spatiaux : Le capitaine des Bleus a également traversé une soirée particulièrement délicate et frustrante ⚽. Les analyses l’ont trouvé en grande difficulté technique et parfois totalement déconnecté du reste de l’équipe, pointant du doigt une forte propension à dézoner qui perturbe l’organisation globale du bloc équipe. Une certaine retenue dans son implication physique a été soulignée, le joueur donnant l’impression de jouer très prudemment et de marcher sur des œufs. Les images tactiques diffusées lors des débriefings révèlent des positionnements aberrants en lits superposés sur le côté gauche de l’attaque, preuve d’un manque criant d’espace et de coordination.
- Désiré Doué, la satisfaction dans l’effort collectif : Après de premières minutes assez poussives et quelques mauvais choix initiaux, le jeune attaquant a montré de très belles choses, tout particulièrement dans son repli défensif et sa capacité de récupération. Cet aspect de son jeu a été très apprécié. Lors de ses déclarations d’après-match, Désiré Doué s’est réjoui de cette immense liberté offensive accordée par le staff, tout en admettant avec une grande lucidité que l’équipe manquait encore de certains automatismes cruciaux à la perte du ballon.
Cette surabondance de talents offensifs oblige le sélectionneur à chercher une formule d’équilibre extrêmement précaire. Comme l’évoquent avec justesse les chroniqueurs spécialisés sur onze.ro, trouver la juste composition pour le onze de départ face à des équipes au profil beaucoup plus athlétique s’annonce éminemment complexe et risqué. Les débats passionnés révèlent que le staff fait actuellement face à un défi tactique d’une immense envergure.
Une assise défensive qui suscite de lourdes interrogations
Si le secteur de l’attaque centralise de manière très logique la majeure partie de l’attention et des débats enflammés, la défense n’a absolument pas été épargnée par les analyses d’après-match. De très vives inquiétudes ont été exprimées concernant la perméabilité chronique de l’arrière-garde française.
- Des latéraux sous le feu nourri des projecteurs : Jules Koundé et Théo Hernandez ont grandement peiné à convaincre dans leur implication et leur justesse technique. Face à un bloc adverse regroupé très bas sur le terrain, leur apport offensif a été jugé nettement insuffisant pour créer des décalages pertinents. L’entrée en jeu dynamique de Malo Gusto sur le flanc droit a toutefois été perçue comme une franche amélioration par les observateurs, ce dernier parvenant à étirer le jeu avec pertinence et à libérer de précieux espaces pour permettre à ses attaquants de s’exprimer pleinement.
- L’absence préoccupante de premier rideau défensif : Le principal défaut relevé avec insistance par l’ensemble des analystes réside dans la phase cruciale de transition défensive. À la perte du ballon, l’équipe souffre d’un manque criant de pressing coordonné de la part de ses joueurs offensifs. Cette passivité expose ainsi directement et dangereusement la charnière centrale aux offensives adverses et aux contre-attaques rapides.
- La gestion médicale prudente de William Saliba : Remplacé dès le retour aux vestiaires à la mi-temps du match, le solide défenseur central a suscité une légère onde d’inquiétude sur le banc de touche. Toutefois, il a été rapidement précisé qu’il s’agissait simplement d’une mesure de précaution décidée en amont par le staff médical pour gérer une douleur chronique récurrente sans prendre le moindre risque inutile.
Face à ces diverses fragilités structurelles, la gestion intelligente de la profondeur et l’équilibre général de la formation restent des thèmes tactiques centraux qui continueront d’être minutieusement suivis et décortiqués sur les plateformes analytiques de référence telles que foo.tf.
Le travail de l’ombre indispensable d’Aurélien Tchouaméni
Afin de tenter de compenser un schéma tactique aussi déséquilibré et massivement orienté vers l’avant, le milieu de terrain se doit impérativement d’abattre un travail colossal de récupération et de compensation géographique. La prestation solide d’Aurélien Tchouaméni a été mise en exergue, son rendement ayant été chaleureusement salué par les différents spécialistes.
- Un profil de récupérateur absolument vital : Formant un double pivot particulièrement travailleur aux côtés d’Adrien Rabiot, le joueur a largement dominé l’entrejeu en récupérant un nombre très important de ballons et en remportant la grande majorité de ses duels physiques face aux rugueux joueurs nord-irlandais. Son intense activité de l’ombre a permis d’éteindre de nombreuses situations dangereuses dès l’œuf et de soulager une défense souvent livrée à elle-même.
- Des projections offensives remarquées et incisives : Contrairement à certaines idées reçues sur son style de jeu, Aurélien Tchouaméni ne s’est pas uniquement cantonné à détruire les offensives de l’adversaire. Il s’est également signalé de très belle manière par une lourde frappe lointaine venue heurter le poteau, démontrant sa réelle capacité à apporter le danger aux abords de la surface de réparation. Il a en outre distribué avec justesse plusieurs transversales précises pour dynamiser le jeu et aérer la relance depuis sa propre moitié de terrain.
Son profil de sentinelle classique et athlétique est considéré comme une donnée incontournable pour sécuriser les arrières d’une équipe coupée en deux, une dynamique indispensable dont les statistiques détaillées sont très souvent relayées et épluchées sur le site wm2026.ch.
La tournée d’adieu du sélectionneur en question
En dehors du pur aspect sportif et tactique du terrain, les multiples célébrations entourant la personne de Didier Deschamps ont également fortement nourri les discussions. La rencontre amicale face à l’Irlande du Nord marquait en effet la toute dernière apparition de l’entraîneur emblématique sur le banc des Bleus à domicile avant la fin annoncée de son ère légendaire.
- Une atmosphère générale jugée particulièrement pesante : De nombreux intervenants ont ouvertement regretté cet aspect omniprésent de tournée d’adieu organisée autour de la figure du coach, avec des hommages rendus successivement à Nantes puis au stade de Lille. La question s’est posée avec une pointe de sévérité sur l’impact potentiel de ce climat de fin de cycle un peu nostalgique, craignant que cela ne détourne l’attention du groupe de son véritable objectif sportif et ne finisse par casser la dynamique de conquête indispensable pour aborder un si grand tournoi ✈️.
- La réaction très distanciée du principal intéressé : D’après les observations minutieuses rapportées par les envoyés spéciaux, Didier Deschamps lui-même aurait semblé passablement agacé et usé par ces multiples hommages à répétition qui phagocytent l’actualité de son équipe. Lors de la traditionnelle conférence de presse d’avant-match, il a tenu à insister avec la plus grande fermeté sur son implication totale et exclusive envers ses joueurs, demandant expressément de clore ce chapitre institutionnel lourd afin de se focaliser uniquement sur le football et le défi immense qui les attend dans les prochains jours.
Controverses diplomatiques autour de l’organisation
Enfin, pour clore le vaste débriefing de cette période de préparation, l’attention s’est exceptionnellement éloignée des considérations liées au rectangle vert pour aborder de front de très sérieuses questions géopolitiques et organisationnelles liées au déroulement imminent de l’épreuve sportive en Amérique du Nord. De graves incidents aux frontières ont en effet été mis en lumière.
- Le refoulement lunaire d’un arbitre certifié par les instances : Il a été révélé avec stupeur qu’Omar Abdoulkadir Artan, un arbitre international somalien de 33 ans reconnu par la plupart de ses pairs comme le meilleur sifflet du continent africain, a été strictement interdit d’entrée sur le territoire par les autorités locales. Malgré la possession d’un visa de travail parfaitement en règle et d’une accréditation officielle délivrée en bonne et due forme, l’homme en noir a été sommé de faire immédiatement demi-tour. Cet événement rarissime a suscité l’incompréhension totale et l’indignation profonde des observateurs, qui ont ouvertement fustigé cette décision arbitraire perçue comme hautement discriminatoire.
- Des tracasseries insupportables pour de multiples délégations sportives : Il a également été rapporté que l’équipe nationale irakienne a subi d’importantes et d’épuisantes déconvenues à son arrivée. Leur attaquant vedette a été soumis à un très long interrogatoire oppressant de plusieurs heures sur une simple chaise en plastique, tandis que le photographe officiel de la délégation a été purement et simplement refoulé du pays, plongeant l’ensemble du groupe dans un profond désarroi.
Ces lourdes défaillances organisationnelles et ces blocages diplomatiques inattendus font d’ores et déjà couler énormément d’encre à travers la planète football. Elles sont particulièrement scrutées, recensées et dénoncées par le portail d’information spécialisé wm2026.ch, jetant une ombre précoce, troublante et très inquiétante sur l’ambiance globale, la sérénité et la gestion opérationnelle de cette compétition de premier plan.
