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Comme en 1993 : Marseille veut refaire le coup face au PSG đŸ””đŸ”Ž

Les Classicaux ne se jouent pas, ils se vivent et se conquiÚrent. Chaque duel est une guerre, chaque défaite une cicatrice.
À la veille d’un nouveau choc au VĂ©lodrome, l’histoire se rappelle Ă  nous : le 29 mai 1993, Marseille a tout gagné  avant de tout perdre.
Ce flashback Ă©claire la portĂ©e Ă©motionnelle d’un rendez-vous devenu rituel national.

🎉 Cet article est pensĂ© pour fĂȘter le Classico de cette saison : OM–PSG du lundi 22 septembre 2025 au Stade VĂ©lodrome de Marseille. AtmosphĂšre volcanique garantie. đŸ”„


Marseille et Paris, deux mondes qui s’opposent

Marseille, cité rebelle aux ruelles vivantes, aux marchés colorés, à la Méditerranée comme horizon.
L’OM y incarne l’ñme d’un peuple, la fiertĂ© des quartiers, le cri des tribunes.

Paris, capitale-lumiĂšre, vitrine du prestige et du pouvoir.
Le PSG s’est bĂąti pour incarner cette ambition, pour s’imposer « aux provinces », pour rĂ©gner autant sur l’Hexagone que dans l’imaginaire collectif.

  • Un choc culturel : Marseille l’insoumise vs Paris l’impĂ©riale
  • Un choc identitaire : chaque victoire est un marqueur d’honneur
  • Un choc politique : deux visions du centre et de la pĂ©riphĂ©rie

💬 « À vaincre sans pĂ©ril, on triomphe sans gloire. » — Corneille


1993 : l’om au sommet de l’europe

Le 26 mai 1993, Munich devient marseillaise. Basile Boli crucifie le grand Milan AC d’une tĂȘte rageuse.
L’OM offre Ă  la France sa premiĂšre Ligue des champions. « À jamais les premiers » : quatre mots devenus un mantra gĂ©nĂ©rationnel.

Sur la pelouse, une armada :

  • Fabien Barthez impassible
  • Marcel Desailly inflexible
  • Didier Deschamps capitaine-stratĂšge
  • Rudi Völler tueur clinique
  • Abedi PelĂ© Ă©lĂ©gance pure
  • Et bien sĂ»r Basile Boli, hĂ©ros du peuple

Dans l’ombre, Bernard Tapie façonne un empire.
En sept ans, Marseille passe de rĂ©fĂ©rence nationale Ă  cador d’Europe. 🌍

⭐ Munich 93 : un sommet, un mythe, une étoile éternelle


Paris grandit, la menace mûrit

Au mĂȘme moment, Paris change d’échelle. Avec Canal+, le PSG devient un projet, une vitrine.
L’ambition est claire : faire tomber Marseille.

La rivalité quitte le seul rectangle vert pour épouser les dimensions sociales :
tifos, tribunes, déclarations enfiévrées

Chaque mot laisse une cicatrice, chaque match ajoute un chapitre.


29 mai 1993 : vélodrome en éruption

Contexte : 37ᔉ journĂ©e. Un nul sacre Marseille. Une dĂ©faite relancerait Paris.
Le VĂ©lodrome est une caldera : vague blanche et bleue, bruit de tonnerre, tension Ă©lectrique. ⚡

Paris frappe d’abord : Vincent GuĂ©rin suit bien et ouvre le score (0–1).
Le doute s’invite dans les tĂȘtes marseillaises
 mais pas pour longtemps.
Rudi Völler rĂ©pond d’un contrĂŽle-frappe croisĂ©e (1–1).

đŸ’„ Le match tient ses promesses : rude, intense, total.


Basile Boli, tĂȘte de fer et cƓur de feu

Sur une inspiration d’Abedi PelĂ©, centre aĂ©rien qui semble trop long.
Soudain, Basile Boli surgit, lancĂ© Ă  pleine vitesse, et catapulte une tĂȘte : lucarne.

đŸ”„ Le VĂ©lodrome explose.
Plus qu’un but, un manifeste : puissance + Ă©lĂ©gance, crĂ©ativitĂ© + dĂ©termination.
Dans la foulĂ©e, Boxis crucifie Paris pour le 3–1.

🏆 Marseille terrasse son rival et coiffe l’Hexagone, trois jours aprùs l’Europe.


L’apogĂ©e, puis la fissure

L’ivresse s’accompagne d’une ombre : affaire VA-OM.
Soupçons de corruption autour du match contre Valenciennes.

  • Titre 1993 retirĂ©
  • RĂ©trogradation en D2 quelques mois plus tard
  • Dix-sept ans de disette derriĂšre

Le 29 mai 1993 devient Ă  la fois sommet et fracture.


Ce que 1993 nous apprend encore

Trente ans plus tard, la leçon reste claire :
un club peut toucher les Ă©toiles et vaciller d’un mĂȘme Ă©lan.
Un public peut transfigurer une équipe.
Et les mythes naissent des affrontements.

  • La force identitaire du VĂ©lodrome : un 12ᔉ homme tangible
  • L’exigence qui sublime ou consume
  • La mĂ©moire qui transmet la flamme đŸ”„

2025 : un nouveau chapitre s’écrit

Nous y sommes : lundi 22 septembre 2025.
OM–PSG revient au VĂ©lodrome.
Les dynamiques évoluent, les effectifs changent, mais la dramaturgie demeure.

🔔 Ce Classico 2025 est une fĂȘte : honorer l’histoire sans la figer,
embrasser la rivalitĂ© sans l’avilir, cĂ©lĂ©brer un patrimoine vivant du foot français.

  • Pour l’OM : prouver que le VĂ©lodrome reste une forteresse 🏰
  • Pour le PSG : marquer les esprits dans la course au titre 🏆
  • Pour tous : Ă©crire un chapitre mĂ©morable d’une saga lĂ©gendaire

Pourquoi ce classico reste unique

Comparable aux plus grandes rivalitĂ©s mondiales, OM–PSG garde une signature française.
Il oppose deux visions du football et deux imaginaires urbains.

  • Un degrĂ© d’intensitĂ© Ă©motionnelle rare en Europe 💓
  • Un creuset d’hĂ©ros et d’anti-hĂ©ros đŸŠžâ€â™‚ïž
  • Un catalyseur d’identifications populaires 🎭

💬 « Le Classico, c’est ce moment oĂč la France du football retient son souffle et s’invente de nouveaux souvenirs. » ✹


Héritage, mémoire, transmission

Les enfants de 1993 sont devenus les conteurs de 2025.
Ils reviennent au stade avec leurs propres enfants,
racontant la nuit de Munich et le but de Boli.

Ce match fĂ©dĂšre les mĂ©moires. Et c’est peut-ĂȘtre sa plus belle rĂ©ussite.


Verdict : rendez-vous au vélodrome

Quand l’arbitre sifflera, le temps se suspendra.
L’OM, le PSG et toute la France du foot seront rassemblĂ©s dans 105 x 68 mĂštres de pelouse.

Qu’importe le score : chaque Classico réécrit la lĂ©gende.
Les hĂ©ros d’un soir deviendront des noms Ă  la tribune.
Les défaites feront grandir les mythes adverses.

đŸ””đŸ”Ž Promesse d’embrasement garantie

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canadamexicousa2026

Mondial 2026 : Les résultats

Match n°104 Espagne  / Argentine [1-0 a.p.] Finale

L’Espagne a retrouvĂ© le sommet du football mondial en s’adjugeant sa deuxiĂšme Ă©toile au terme d’une finale remportĂ©e au bout de la prolongation face Ă  l’Argentine (1-0 a.p.) au MetLife Stadium, prĂšs de New York. Seize ans aprĂšs son premier sacre en 2010, la Roja rĂ©alise un nouveau doublĂ© historique Euro-Mondial, rĂ©compensant une maĂźtrise collective impressionnante tout au long du tournoi. Face Ă  une Albiceleste tenante du titre mais venue avec l’intention manifeste de fermer le jeu, les hommes de Luis de la Fuente ont dĂ» s’armer de patience pour forcer le destin dans une rencontre aux allures de guerre de tranchĂ©es.

Le scĂ©nario de la rencontre a rapidement pris la forme d’une attaque-dĂ©fense, hachĂ©e par les multiples fautes sud-amĂ©ricaines et obstructions dĂ©libĂ©rĂ©es. Soucieuse avant tout de ne concĂ©der aucune occasion, l’Argentine a purement et simplement refusĂ© de jouer, ne tentant pas la moindre frappe en direction du gardien Unai Simon durant les 90 premiĂšres minutes. L’hĂ©roĂŻsme d’Emiliano Martinez, auteur de onze parades dĂ©cisives notamment face Ă  Lamine Yamal (5e) et Mikel Oyarzabal (39e), a longtemps maintenu son Ă©quipe Ă  flot. Le vĂ©ritable tournant du match est survenu Ă  la toute fin du temps rĂ©glementaire avec l’expulsion d’Enzo Fernandez (90e+3), sanctionnĂ© d’un second carton jaune pour une faute grossiĂšre sur Pau Cubarsi, condamnant les Argentins Ă  disputer la prolongation en infĂ©rioritĂ© numĂ©rique.

Largement dominatrice et face Ă  un adversaire rĂ©duit Ă  dix, l’Espagne a logiquement fini par faire sauter le verrou adverse Ă  la 106e minute de jeu. Sur un centre de Pedro Porro, Nico Williams a parfaitement remisĂ© le ballon de la tĂȘte pour Ferran Torres, qui a surgi pour expĂ©dier une demi-volĂ©e imparable sous la barre transversale (1-0). Ce but salvateur de l’attaquant du FC Barcelone, venu rĂ©compenser l’excellent coaching de son sĂ©lectionneur en faisant entrer les deux joueurs impliquĂ©s sur l’action, a libĂ©rĂ© la frustration accumulĂ©e par les Espagnols face Ă  l’anti-jeu argentin et scellĂ© dĂ©finitivement l’issue de cette finale.

Au coup de sifflet final, le contraste Ă©tait saisissant entre l’explosion de joie de la Roja et la profonde dĂ©tresse argentine. Bien muselĂ© par le milieu espagnol et transparent tout au long de la rencontre, Lionel Messi a fondu en larmes lors de la remise des mĂ©dailles, conscient d’avoir trĂšs probablement disputĂ© son ultime match en Coupe du monde sur cette bien triste prestation collective. De son cĂŽtĂ©, la presse argentine s’est montrĂ©e lucide et unanime, pleurant la fin du rĂȘve de l’Albiceleste tout en saluant la supĂ©rioritĂ© incontestable d’une Ă©quipe d’Espagne qualifiĂ©e d’« invincible ». La Roja trĂŽne de nouveau sur le toit du monde, consacrant ainsi le triomphe du football et du beau jeu.

Match n°103 France     / Angleterre       [4-6] TroisiÚme place

L’Ă©quipe de France a conclu son aventure amĂ©ricaine par une dĂ©faite lors d’une petite finale complĂštement folle et irrationnelle face Ă  l’Angleterre (4-6) Ă  Miami. PlongĂ©s dans un vĂ©ritable cauchemar lors du premier acte, les Bleus ont frĂŽlĂ© un retournement de situation retentissant en seconde pĂ©riode, sans toutefois parvenir Ă  renverser totalement la vapeur. Cette dĂ©faite prolifique marque la fin d’une Ăšre, achevant le mandat de quatorze ans de Didier Deschamps sur un sentiment extrĂȘmement contrastĂ©. De son cĂŽtĂ©, l’Angleterre dĂ©croche la mĂ©daille de bronze et valide son meilleur rĂ©sultat en Coupe du monde depuis son unique sacre de 1966, s’offrant une belle consolation aprĂšs sa cruelle Ă©limination en demi-finale.

Les deux Ă©quipes ont livrĂ© un spectacle dĂ©routant, dĂ©butant par une premiĂšre mi-temps cataclysmique pour la dĂ©fense française. Cueillis Ă  froid par Declan Rice suite Ă  une perte de balle de DĂ©sirĂ© DouĂ© (3e), les Bleus ont rapidement sombrĂ© lorsque Ezri Konsa a doublĂ© la mise de la tĂȘte sur corner (18e). Jouant au chat et Ă  la souris avec une arriĂšre-garde tricolore Ă  l’agonie, Bukayo Saka s’est ensuite offert un doublĂ© express avant la pause (37e, 45e+1), portant le score Ă  4-0. Mais, mĂ©tamorphosĂ©e par quatre changements Ă  la mi-temps, la France s’est rĂ©voltĂ©e. Kylian MbappĂ© a inscrit un doublĂ© (48e, 66e) sur deux caviars de Michael Olise, tandis que Bradley Barcola a Ă©galement trouvĂ© le chemin des filets (54e) pour ramener le score Ă  3-4 et faire trembler les Three Lions.

L’issue est d’une immense amertume pour l’arriĂšre-garde tricolore, qui a battu un triste record en encaissant six buts en compĂ©tition officielle, une premiĂšre depuis l’humiliation subie face au Danemark (1-17) aux Jeux Olympiques de 1908. MalgrĂ© ce naufrage collectif, certaines individualitĂ©s ont brillĂ© de mille feux. Auteur de deux nouvelles passes dĂ©cisives, Michael Olise a effacĂ© des tablettes le lĂ©gendaire PelĂ© en dĂ©livrant sa septiĂšme offrande du tournoi. Surtout, le capitaine Kylian MbappĂ© a profitĂ© de ce festival offensif pour inscrire ses neuviĂšme et dixiĂšme buts de la compĂ©tition, portant son total en Coupe du monde Ă  22 rĂ©alisations et devenant ainsi le meilleur buteur de l’histoire du tournoi, devant Lionel Messi.

Alors que la fin de match se profilait et que les Bleus poussaient dĂ©sespĂ©rĂ©ment pour arracher l’Ă©galisation, une faute de Malo Gusto dans sa surface a brisĂ© l’Ă©lan français. Bukayo Saka a transformĂ© le penalty pour s’offrir un triplĂ© (87e, 3-5). Dans un temps additionnel totalement dĂ©bridĂ©, Ousmane DembĂ©lĂ© a redonnĂ© un ultime espoir (90e+6), immĂ©diatement douchĂ© par Jude Bellingham au bout d’une derniĂšre contre-attaque (90e+8). Au coup de sifflet final, l’Ă©quipe de France a dĂ» se contenter de la quatriĂšme place, actant la 187e et derniĂšre apparition de son emblĂ©matique sĂ©lectionneur sur une note aussi spectaculaire que dĂ©cevante.

Sur le banc adverse, Thomas Tuchel a pu souffler au terme de ce scĂ©nario haletant, s’offrant un rĂ©pit inespĂ©rĂ© aprĂšs la tempĂȘte mĂ©diatique. Toujours trĂšs critiquĂ© outre-Manche pour sa gestion jugĂ©e trop prudente lors de la mortifiante dĂ©faite contre l’Argentine, le technicien allemand repart des États-Unis avec une prĂ©cieuse troisiĂšme place. Bien que ce succĂšs prolifique n’efface pas totalement le sentiment de gĂąchis laissĂ© par la demi-finale, il permet Ă  l’entraĂźneur de clore la compĂ©tition sur une note positive et victorieuse, apaisant temporairement les tensions autour de ses choix tactiques tout en inscrivant cette Ă©quipe d’Angleterre dans l’histoire de la nation.

Match n°102 Angleterre  / Argentine   [1-2] Demi

L’Argentine a une nouvelle fois prouvĂ© sa force de caractĂšre exceptionnelle en renversant l’Angleterre (2-1) dans les ultimes minutes de la demi-finale disputĂ©e Ă  Atlanta. MenĂ©e au score et longtemps bousculĂ©e, l’Albiceleste s’en est remise au gĂ©nie de son capitaine Lionel Messi pour arracher sa qualification. Cette dĂ©faite constitue une dĂ©sillusion d’une cruautĂ© absolue pour les Three Lions, qui voient leur rĂȘve de sacre s’envoler Ă  nouveau, prolongeant une terrible sĂ©rie d’Ă©checs vieille de soixante ans. L’Argentine, championne du monde en titre et invaincue depuis treize rencontres dans la compĂ©tition, se qualifie ainsi pour dĂ©fendre sa couronne face Ă  l’Espagne dimanche, tandis que l’Angleterre tentera de se consoler lors de la petite finale.

Les deux Ă©quipes se sont d’abord jaugĂ©es lors d’une premiĂšre mi-temps extrĂȘmement fermĂ©e et tendue, hachĂ©e par pas moins de 19 fautes et sans vĂ©ritable occasion franche de part et d’autre. Le tournant du match a semblĂ© survenir dix minutes aprĂšs le retour des vestiaires, lorsque l’Angleterre a fait sauter le verrou sud-amĂ©ricain grĂące Ă  Anthony Gordon, qui a devancĂ© Nahuel Molina sur un centre de Morgan Rogers pour ouvrir le score (55e). Mais, dos au mur, l’Argentine a pris le contrĂŽle du jeu. AprĂšs un tir sur le poteau d’Alexis Mac Allister (76e), Enzo Fernandez a ramenĂ© les deux Ă©quipes Ă  Ă©galitĂ© d’une superbe frappe enroulĂ©e Ă  l’entrĂ©e de la surface (85e). Le coup de grĂące est finalement tombĂ© dans le temps additionnel, Lautaro Martinez crucifiant de la tĂȘte des Anglais mĂ©dusĂ©s (90e+2).

L’issue est d’une immense tristesse pour l’Ă©quipe d’Angleterre, dont les espoirs se sont effondrĂ©s malgrĂ© un scĂ©nario initialement favorable. Orphelins de solutions face Ă  la pression argentine, les hommes de Thomas Tuchel ont affichĂ© une fĂ©brilitĂ© fatale en fin de match. Le sĂ©lectionneur allemand s’est d’ailleurs retrouvĂ© sous le feu des critiques, accusĂ© d’avoir optĂ© pour une stratĂ©gie ultra-dĂ©fensive et d’avoir effectuĂ© ses changements offensifs beaucoup trop tardivement. Assumant ses responsabilitĂ©s, Tuchel a refusĂ© d’invoquer la fameuse « malĂ©diction » anglaise, prĂ©fĂ©rant une analyse purement sportive de cet Ă©chec. En face, l’Ă©ternel Lionel Messi a Ă©claboussĂ© la rencontre de sa classe : Ă  39 ans, le capitaine a dĂ©livrĂ© les deux passes dĂ©cisives et rĂ©ussi neuf dribbles, une performance statistique inĂ©dite dans un match de Coupe du monde depuis 1966 selon Opta.

Alors que la fin de match se profilait vers une inĂ©luctable prolongation, l’ultime accĂ©lĂ©ration argentine a brisĂ© les espoirs adverses, laissant la star Jude Bellingham dans une profonde dĂ©tresse sur la pelouse. Au coup de sifflet final, c’est l’abattement qui a saisi le vestiaire britannique, condamnĂ© Ă  disputer le match pour la troisiĂšme place face Ă  la France, samedi Ă  Miami. De son cĂŽtĂ©, l’Albiceleste a pu laisser Ă©clater sa joie, bien que les cĂ©lĂ©brations aient Ă©tĂ© marquĂ©es par le dĂ©ploiement controversĂ© d’une banderole revendiquant la souverainetĂ© sur les Ăźles Malouines, exposant la sĂ©lection Ă  d’Ă©ventuelles sanctions disciplinaires de la FIFA. Cette victoire Ă©pique permet Ă  l’Argentine de se hisser vers une nouvelle finale, avec l’ambition de rĂ©aliser un doublĂ© historique face Ă  la *Roja*.

L’arrivĂ©e de Thomas Tuchel Ă  la tĂȘte des Three Lions avait pourtant suscitĂ© un immense espoir outre-Manche, le tacticien Ă©tant perçu comme la piĂšce manquante du puzzle pour vaincre le signe indien aprĂšs son sacre europĂ©en avec Chelsea en 2021. Face au dĂ©luge de critiques l’accusant d’avoir sabordĂ© l’avantage de son Ă©quipe par ses choix frileux face Ă  l’Argentine, le technicien allemand a pu compter sur le soutien de son capitaine Harry Kane. L’attaquant a fermement refusĂ© de dĂ©signer des coupables, rappelant que l’Ă©quipe gagnait et perdait ensemble : « On l’aurait qualifiĂ© de gĂ©nie si cela avait fonctionnĂ© ». MalgrĂ© cette solidaritĂ© affichĂ©e, cette capitulation douloureuse s’inscrit dans la triste lignĂ©e des dĂ©sillusions anglaises et place dĂ©jĂ  Tuchel face Ă  l’immense dĂ©fi de remobiliser un groupe meurtri.

Match n°101 France / Espagne   [0-2] Demi

L’Ă©quipe de France a vu son rĂȘve de troisiĂšme Ă©toile se briser brutalement face Ă  l’Espagne (0-2) lors d’une demi-finale Ă  sens unique disputĂ©e Ă  Arlington, prĂšs de Dallas. SurclassĂ©s dans tous les compartiments du jeu par la maĂźtrise collective Ă©touffante de la Roja, les Bleus n’ont jamais Ă©tĂ© en mesure d’exister. Cette dĂ©faite logique marque un coup d’arrĂȘt cruel pour les hommes de Didier Deschamps, qui ont Ă©chouĂ© lors de leur premier vĂ©ritable test de la compĂ©tition. L’Espagne, championne d’Europe en titre, se qualifie ainsi pour la deuxiĂšme finale de Coupe du monde de son histoire, seize ans aprĂšs son sacre de 2010, et tentera de rĂ©aliser un doublĂ© historique face au vainqueur du choc entre l’Angleterre et l’Argentine.

DĂšs l’entame de la rencontre, la Roja a imposĂ© son rythme et confisquĂ© le ballon sous la houlette d’un milieu de terrain majestueux composĂ© de Rodri, FabiĂĄn Ruiz et Dani Olmo. Le tournant du match est survenu Ă  la 20e minute sur une erreur fatale de Lucas Digne, qui a mal estimĂ© un ballon aĂ©rien et concĂ©dĂ© un penalty sur Lamine Yamal. Mikel Oyarzabal s’est chargĂ© de le transformer avec autoritĂ© pour concrĂ©tiser la domination ibĂ©rique en inscrivant son cinquiĂšme but du tournoi (22e). Le break est logiquement tombĂ© aprĂšs le repos, tel un fruit mĂ»r, Ă  l’issue d’une longue action collective sublimĂ©e par une passe de Dani Olmo et conclue de prĂšs par Pedro Porro (58e).

L’issue est d’une immense tristesse pour l’Ă©quipe de France, dont les individualitĂ©s tant vantĂ©es sont totalement passĂ©es Ă  cĂŽtĂ© de l’Ă©vĂ©nement. Orphelins de William Saliba, sorti sur une blessure au dos Ă  la 30e minute, les Tricolores ont affichĂ© un visage d’une effarante pauvretĂ© offensive. Avec un total famĂ©lique de 0,3 « expected goal » et aucun tir cadrĂ© Ă  la mi-temps, il s’agit de la pire performance offensive française dans un Mondial depuis soixante ans selon les donnĂ©es statistiques. Incapable de peser, le capitaine Kylian MbappĂ© a Ă©tĂ© muselĂ©, tandis qu’Ousmane DembĂ©lĂ© et Michael Olise ont traversĂ© la rencontre comme des fantĂŽmes. Le sĂ©lectionneur Didier Deschamps n’a d’ailleurs pas cachĂ© sa frustration, pointant notamment l’arbitrage du Salvadorien Ivan Barton, dont il a publiquement remis en cause le niveau pour une demi-finale.

Alors que la fin de match se profilait, les quelques tentatives dĂ©sespĂ©rĂ©es des Français, Ă  l’image des frappes non cadrĂ©es de MbappĂ© dans un angle fermĂ© (64e, 67e), se sont heurtĂ©es Ă  l’impeccable organisation espagnole, sous les « olĂ© » des supporters adverses. Au coup de sifflet final, c’est l’abattement qui a saisi le vestiaire tricolore, condamnĂ© Ă  disputer le match pour la troisiĂšme place, samedi Ă  Miami. Cette rencontre aura pour enjeu de clore un immense chapitre de quatorze annĂ©es, puisqu’elle marquera la toute derniĂšre apparition de Didier Deschamps sur le banc des Bleus par une sortie douloureuse, bien loin de la consĂ©cration espĂ©rĂ©e en ce 14 juillet.

Match n°100 Argentine    / Suisse  [3-1 a.p.]  Quarts

L’Argentine a Ă©vitĂ© une dĂ©sillusion en arrachant sa qualification face Ă  la Suisse (3-1 a.p.) lors d’un quart de finale disputĂ© au bout du suspense Ă  Kansas City. Contraints de disputer la prolongation aprĂšs l’Ă©galisation helvĂ©tique, les champions du monde en titre ont une nouvelle fois flirtĂ© avec la sortie de route, comme lors de leurs prĂ©cĂ©dents tours face au Cap-Vert et Ă  l’Égypte. Pourtant, au terme d’une fin de match oĂč ils ont profitĂ© de leur supĂ©rioritĂ© numĂ©rique, les hommes de Lionel Scaloni ont prouvĂ© qu’ils possĂ©daient la rĂ©silience nĂ©cessaire pour s’en sortir. Cette qualification au forceps propulse l’Albiceleste en demi-finales, oĂč elle affrontera l’Angleterre Ă  Atlanta, prolongeant ainsi sa quĂȘte d’un deuxiĂšme sacre mondial consĂ©cutif.

Si Lionel Messi s’est montrĂ© plus discret qu’Ă  l’accoutumĂ©e, le capitaine a tout de mĂȘme dĂ©livrĂ© sa dixiĂšme passe dĂ©cisive en Coupe du monde sur un corner parfaitement dĂ©posĂ© sur la tĂȘte d’Alexis Mac Allister en tout dĂ©but de rencontre (10e). Dos au mur aprĂšs le retour de la Nati en seconde pĂ©riode, l’Argentine s’en est finalement remise Ă  Julian Alvarez pour forcer la dĂ©cision. D’une frappe lumineuse et superbement brossĂ©e dans la lucarne opposĂ©e Ă  la 112e minute, l’attaquant a libĂ©rĂ© tout un stade. Dans la foulĂ©e, Lautaro Martinez a dĂ©finitivement scellĂ© le sort du match en concluant une ultime contre-attaque dans le temps additionnel de la prolongation (120e+1).

L’issue est terriblement cruelle pour la Suisse et son sĂ©lectionneur Murat Yakin, qui ont longtemps touchĂ© du doigt l’un des plus grands exploits de leur histoire. Parfaitement organisĂ©e et courageuse, la Nati a logiquement Ă©galisĂ© par l’intermĂ©diaire de Dan Ndoye, auteur d’une frappe entre les jambes d’Emiliano Martinez aprĂšs un excellent relais avec Ricardo Rodriguez (67e). Les Suisses nourriront nĂ©anmoins une immense amertume concernant l’arbitrage ; la VAR est en effet intervenue Ă  la 72e minute pour annuler un carton jaune adressĂ© Ă  l’Argentin Leandro Paredes et sanctionner Ă  la place Breel Embolo pour simulation. Ce deuxiĂšme avertissement, synonyme d’exclusion, a provoquĂ© la colĂšre du camp helvĂ©tique, dĂ©nonçant un arbitrage Ă  deux vitesses et une dĂ©cision perçue comme catastrophique.

Alors que la sĂ©ance de tirs au but se profilait, la Suisse, hĂ©roĂŻque et repliĂ©e en 5-3-1 pour rĂ©sister Ă  la pression argentine, a fini par rompre d’Ă©puisement. Le carton rouge de Breel Embolo, qui a quittĂ© la pelouse en larmes et dĂ©vastĂ© par son erreur, a constituĂ© le vĂ©ritable tournant de ce combat. MalgrĂ© les multiples arrĂȘts de Gregor Kobel et un sauvetage in extremis dans les derniĂšres secondes du temps rĂ©glementaire, la supĂ©rioritĂ© numĂ©rique sud-amĂ©ricaine a eu raison de la bravoure helvĂ©tique. Au coup de sifflet final, l’Argentine a pu exulter et savourer sa survie, laissant les joueurs suisses inconsolables mais fiers d’avoir atteint les quarts de finale pour la premiĂšre fois depuis 72 ans.

Match n°99 Angleterre   / NorvÚge  [2-1] Quarts

L’Angleterre a Ă©vitĂ© le piĂšge norvĂ©gien en arrachant sa qualification lors d’un quart de finale Ăąprement disputĂ© dans la touffeur de Miami. BousculĂ©s par des « Vikings » dĂ©complexĂ©s et contraints de puiser dans leurs rĂ©serves, les vice-champions d’Europe ont prouvĂ© qu’ils possĂ©daient l’expĂ©rience et les ressources nĂ©cessaires pour forcer la dĂ©cision dans les moments cruciaux. Cette victoire dans la douleur propulse les Three Lions dans le dernier carrĂ© de la compĂ©tition, validant ainsi une quatriĂšme demi-finale lors des cinq derniers grands tournois internationaux. Les hommes de Thomas Tuchel s’apprĂȘtent dĂ©sormais Ă  dĂ©fier l’Argentine de Lionel Messi lors d’un choc aux allures de classique mondial qui se tiendra Ă  Atlanta.

VĂ©ritable homme providentiel de cette sĂ©lection, Jude Bellingham a endossĂ© le costume de hĂ©ros absolu, Ă©clipsant totalement le duel tant attendu entre les buteurs Harry Kane et Erling Haaland. Alors que la NorvĂšge avait logiquement ouvert le score d’une sublime frappe lointaine signĂ©e Andreas Schjelderup (36e), le milieu du Real Madrid a remis son Ă©quipe Ă  flot d’un tir croisĂ© tout en maĂźtrise technique juste avant la pause (45e+2). Face au bloc norvĂ©gien et Ă  la prestation particuliĂšrement terne de son capitaine Kane, Bellingham a de nouveau fait parler son instinct de « renard des surfaces » dĂšs l’entame de la prolongation. À la 93e minute, il a parfaitement suivi un tir de Morgan Rogers pour foudroyer la NorvĂšge et inscrire son sixiĂšme but dans ce Mondial.

L’issue est d’une immense cruautĂ© pour la NorvĂšge et son sĂ©lectionneur Stale Solbakken, qui ont fait jeu Ă©gal avec l’Angleterre et largement dominĂ© la seconde pĂ©riode. Parfaitement organisĂ©s, les coĂ©quipiers d’Haaland ont touchĂ© la transversale par Kristoffer Ajer (76e), ont forcĂ© Jordan Pickford Ă  de multiples parades, et se sont vu refuser un but de Torbjörn Heggem pour une faute (55e). Les NorvĂ©giens nourriront Ă©galement une amertume certaine concernant un fait de jeu trĂšs commentĂ© : ils ont vivement protestĂ© auprĂšs de l’arbitre français ClĂ©ment Turpin sur le premier but anglais, estimant que le ballon avait heurtĂ© un cĂąble de la spidercam au dĂ©part de l’action pour retomber miraculeusement dans les pieds britanniques. La FIFA a toutefois douchĂ© leurs espoirs en confirmant que le capteur du ballon connectĂ© (Trionda) n’avait enregistrĂ© aucun pic tĂ©moignant d’une modification de sa trajectoire.

Alors que le spectre des tirs au but planait sous la chaleur floridienne, l’Angleterre a dĂ©finitivement brisĂ© les espoirs adverses au dĂ©but du temps supplĂ©mentaire. AprĂšs le second but de Bellingham, consĂ©cutif Ă  une erreur d’apprĂ©ciation cruelle du gardien Orjan Nyland, l’Ă©quipe s’est recroquevillĂ©e pour protĂ©ger son avantage. Thomas Tuchel a multipliĂ© les ajustements dĂ©fensifs, s’en remettant au sacrifice de Marc GuĂ©hi (103e) et Ă  l’entrĂ©e du gĂ©ant Dan Burn (111e) pour verrouiller les ultimes assauts de Nusa et Bobb. Au coup de sifflet final, soulagĂ©s d’avoir survĂ©cu Ă  ce long combat, les Anglais ont pu exulter et saluer la fin du parcours historique de la NorvĂšge, qui retrouvait ce stade de la compĂ©tition aprĂšs 28 ans d’absence.

Depuis le dĂ©but du tournoi, la ferveur autour de la star anglaise a pris une dimension musicale : la colonie de supporters cĂ©lĂšbre les exploits de son hĂ©ros en entonnant Ă  pleins poumons le cĂ©lĂšbre tube des Beatles, « Hey Jude ». Ces paroles rĂ©sonnent aujourd’hui comme une Ă©vidence pour illustrer l’excellence et l’impact de Bellingham sur son Ă©quipe. Lorsqu’ils chantent « Jude, don’t let me down » (Jude, ne me laisse pas tomber), le meneur de jeu rĂ©pond instantanĂ©ment prĂ©sent sur la pelouse en refusant d’avoir peur et en sauvant la patrie. À seulement 23 ans, grĂące Ă  ce nouveau doublĂ© dĂ©cisif, il a mĂȘme marquĂ© l’histoire en devenant le deuxiĂšme plus jeune joueur (derriĂšre PelĂ© en 1958) Ă  inscrire au moins deux buts lors de deux matchs consĂ©cutifs Ă  Ă©limination directe en Coupe du monde.

MalgrĂ© cette qualification arrachĂ©e de haute lutte, le sĂ©lectionneur Thomas Tuchel n’a pas cachĂ© son agacement face au contenu proposĂ© par ses joueurs. ParticuliĂšrement critique et exigeant au micro des journalistes, l’entraĂźneur allemand a fustigĂ© un jeu « brouillon, trop prudent, pas assez rapide et pas assez efficace », concĂ©dant de façon abrupte que l’Angleterre s’Ă©tait « vraiment compliquĂ© la tĂąche » et avait bĂ©nĂ©ficiĂ© de beaucoup de chance pour s’en sortir. Cette sortie mĂ©diatique trĂšs sĂ©vĂšre, contrastant avec l’euphorie ambiante de la victoire, n’a d’ailleurs pas du tout plu Ă  Jude Bellingham. InterrogĂ© peu aprĂšs, le sauveur des Three Lions a rĂ©pondu avec une pointe de mĂ©contentement : « Ouais, bon, peu importe. C’est un match Ă©prouvant […] Mes pensĂ©es vont aux joueurs sur la pelouse qui ont livrĂ© un superbe match », rĂ©vĂ©lant ainsi une lĂ©gĂšre friction interne avant d’aborder la derniĂšre ligne droite du tournoi.

Match n°98 Espagne   / Belgique  [2-1] Quarts

L’Espagne a Ă©vitĂ© le piĂšge belge en arrachant sa qualification sur le fil face aux Diables Rouges (2-1) lors d’un quart de finale Ăąprement disputĂ© Ă  Los Angeles. BousculĂ©s par une Ă©quipe belge parfaitement organisĂ©e et contraints de puiser dans leurs rĂ©serves, les champions d’Europe en titre ont prouvĂ© qu’ils avaient les ressources nĂ©cessaires pour forcer la dĂ©cision dans le « money time ». Cette victoire Ă©triquĂ©e mais prĂ©cieuse propulse la Roja dans le dernier carrĂ© de la compĂ©tition pour la premiĂšre fois depuis son sacre mondial en 2010. Les hommes de Luis de la Fuente s’apprĂȘtent dĂ©sormais Ă  dĂ©fier la France lors d’un choc trĂšs attendu Ă  Arlington, prĂšs de Dallas.

VĂ©ritable « supersub » de cette sĂ©lection, Mikel Merino a endossĂ© le costume de hĂ©ros pour la deuxiĂšme fois consĂ©cutive. Alors que l’Espagne avait logiquement ouvert le score Ă  la demi-heure de jeu par FabiĂĄn Ruiz (30e), Ă  l’affĂ»t aprĂšs une frappe de Dani Olmo repoussĂ©e par le gardien, la Roja s’est longtemps cassĂ© les dents sur le bloc belge en seconde pĂ©riode. EntrĂ© en jeu Ă  la 86e minute Ă  la place d’Olmo, le milieu de terrain d’Arsenal n’a eu besoin que de deux petites minutes pour doucher les espoirs adverses et libĂ©rer son Ă©quipe. Comme face au Portugal en huitiĂšmes de finale oĂč il avait fait mouche dans le temps additionnel, le Basque a confirmĂ© son efficacitĂ© redoutable et sa capacitĂ© Ă  surgir dans les moments les plus cruciaux.

L’issue est d’une immense cruautĂ© pour la Belgique et le sĂ©lectionneur Rudi Garcia, qui ont fait jeu Ă©gal avec la meilleure Ă©quipe du tournoi malgrĂ© une incroyable hĂ©catombe. DĂ©jĂ  privĂ©s de Zeno Debast retenu par son club et d’Amadou Onana au prĂ©alable, puis de leur capitaine Youri Tielemans blessĂ© Ă  l’Ă©chauffement, les Diables Rouges ont livrĂ© une prestation hĂ©roĂŻque. Ils sont d’ailleurs devenus les premiers Ă  faire trembler les filets espagnols et Ă  mettre fin Ă  l’invincibilitĂ© d’Unai Simon (plus de 650 minutes en Coupe du monde) grĂące Ă  une somptueuse tĂȘte croisĂ©e de Charles De Ketelaere (41e) sur un centre de Timothy Castagne. Les Belges nourriront d’Ă©ternels regrets suite Ă  la sortie sur blessure et en larmes de leur gardien emblĂ©matique Thibaut Courtois Ă  la 71e minute, lui qui avait multipliĂ© les parades dĂ©cisives face Ă  Lamine Yamal et Oyarzabal jusque-lĂ .

Alors que le spectre d’une inĂ©luctable prolongation se profilait sous la chaleur californienne, l’Espagne a dĂ©finitivement assommĂ© ses adversaires Ă  deux minutes de la fin du temps rĂ©glementaire (88e). Sur une frappe lointaine du jeune dĂ©fenseur Pau Cubarsi, le gardien remplaçant Senne Lammens, qui disputait ses premiĂšres minutes en Coupe du monde, a commis une fatale faute de main. En vĂ©ritable renard des surfaces, Mikel Merino a parfaitement suivi pour catapulter le ballon relĂąchĂ© au fond des filets (2-1). Au coup de sifflet final, soulagĂ©s d’avoir survĂ©cu Ă  l’obstacle belge, les Espagnols ont pu exulter avant de lancer les hostilitĂ©s pour la suite, Ă  l’image du jeune Lamine Yamal prĂ©venant d’ores et dĂ©jĂ  les Bleus au micro de la tĂ©lĂ©vision espagnole : « S’ils doivent avoir peur de quelqu’un, c’est bien de nous ».

Match n°97 France   / Maroc [2-0] Quarts

L’Ă©quipe de France a pleinement assumĂ© son statut de favorite en dominant le Maroc (2-0) au Gillette Stadium de Foxborough, se qualifiant ainsi pour les demi-finales de la Coupe du monde. Quatre ans aprĂšs leur confrontation au Qatar, les Bleus ont fait parler leur rĂ©alisme et leur puissance physique face Ă  des Lions de l’Atlas valeureux mais limitĂ©s offensivement, notamment en raison de l’absence sur blessure de leur meilleur buteur Ismael Saibari. GrĂące Ă  ce succĂšs maĂźtrisĂ©, la France devient la troisiĂšme nation de l’histoire (aprĂšs l’Allemagne et le BrĂ©sil) Ă  atteindre le dernier carrĂ© lors de trois Coupes du monde consĂ©cutives.

Durant la premiĂšre pĂ©riode, les Français ont largement monopolisĂ© le ballon face Ă  un bloc marocain trĂšs attentiste, mais se sont heurtĂ©s Ă  un Yassine Bounou des grands soirs. Le gardien marocain a maintenu son Ă©quipe Ă  flot en dĂ©tournant les tentatives de Dayot Upamecano (5e) et DĂ©sirĂ© DouĂ© (35e), tandis qu’une frappe lointaine de Lucas Digne a Ă©chouĂ© sur la barre transversale juste avant la pause (45e+2). Le tournant du match aurait pu survenir Ă  la 28e minute lorsque Kylian MbappĂ© a obtenu un penalty aprĂšs avoir Ă©tĂ© fauchĂ© par Noussair Mazraoui, mais sa frappe molle a Ă©tĂ© repoussĂ©e par Bounou, vĂ©ritable spĂ©cialiste de l’exercice.

La dĂ©livrance tricolore est finalement intervenue Ă  l’heure de jeu. À la 60e minute, Kylian MbappĂ© s’est magnifiquement rachetĂ© de son Ă©chec en fixant la dĂ©fense pour enrouler une frappe imparable en pleine lucarne. Ce 8e but dans le tournoi fait de lui le premier joueur de l’histoire impliquĂ© dans 100 buts avec l’Ă©quipe de France (64 rĂ©alisations, 36 passes dĂ©cisives). AssommĂ©s et contraints de se dĂ©couvrir, les Marocains ont concĂ©dĂ© le break six minutes plus tard (66e) sur une frappe Ă  ras de terre d’Ousmane DembĂ©lĂ©, bien dĂ©calĂ© par son capitaine.

DĂ©fensivement, les hommes de Didier Deschamps n’ont quasiment jamais tremblĂ©. La charniĂšre centrale Dayot Upamecano – William Saliba (qui s’est auto-surnommĂ©e les « mĂ©chants ») a Ă©tĂ© impĂ©riale, s’offrant un troisiĂšme clean-sheet consĂ©cutif en phase finale en ne concĂ©dant que de rares opportunitĂ©s Ă  l’adversaire. Seule alerte pour les Bleus, Kylian MbappĂ© a dĂ» cĂ©der sa place Ă  Jean-Philippe Mateta par prĂ©caution Ă  la 77e minute aprĂšs un coup reçu sur la cheville droite. L’Ă©quipe de France, qui a par ailleurs rĂ©uni une audience record de 16,1 millions de tĂ©lĂ©spectateurs sur M6, affrontera l’Espagne ou la Belgique en demi-finale le mardi 14 juillet Ă  Dallas.

Match n°96 Suisse  / Colombie  [0-0] [4-3 a.p.]  8Úme

La Suisse a validĂ© son billet pour les quarts de finale de la Coupe du monde au bout d’un insoutenable suspense en venant Ă  bout de la Colombie lors de la sĂ©ance des tirs au but (0-0, 4-3 tab) Ă  Vancouver. Au terme d’un affrontement particuliĂšrement fermĂ©, tactique et hachĂ© par de nombreuses fautes, la Nati est parvenue Ă  briser sa malĂ©diction historique dans cet exercice. Cet exploit retentissant permet Ă  la sĂ©lection helvĂ©tique de se hisser dans le Top 8 mondial pour la toute premiĂšre fois depuis 1954, Ă©dition qu’elle avait disputĂ©e Ă  domicile. Les hommes de Murat Yakin s’apprĂȘtent dĂ©sormais Ă  dĂ©fier l’Argentine de Lionel Messi Ă  Kansas City pour une place dans le dernier carrĂ©.

La premiĂšre pĂ©riode a mis en Ă©vidence la soliditĂ© dĂ©fensive remarquable de la Suisse, symbolisĂ©e par la charniĂšre centrale composĂ©e de Nico Elvedi et Manuel Akanji, parvenue Ă  neutraliser le sĂ©duisant visage offensif des *Cafeteros*. PrivĂ©e de son jeune prodige Johan Manzambi, blessĂ© la veille Ă  l’entraĂźnement, la Nati a globalement subi le rythme imposĂ© par la Colombie et son remuant ailier Luis Diaz. L’unique vĂ©ritable frisson de ce premier acte est survenu Ă  la 21e minute, lorsqu’une frappe enroulĂ©e du droit de Gustavo Puerta a obligĂ© le gardien suisse Gregor Kobel Ă  se dĂ©tendre de tout son long pour prĂ©server l’inviolabilitĂ© de sa cage.

Au retour des vestiaires, le match s’est quelque peu dĂ©bridĂ© et la Suisse s’est montrĂ©e nettement plus entreprenante. Tout juste sorti du banc, le jeune Djibril Sow a cruellement manquĂ© de justesse en glissant au moment de reprendre un excellent centre en retrait de Dan Ndoye (48e). Les vagues helvĂ©tiques se sont intensifiĂ©es, mais ni le coup franc brossĂ© de Fabian Rieder (53e) ni l’ultime tentative excentrĂ©e de Ndoye dans le temps additionnel (90e+1) n’ont rĂ©ussi Ă  tromper le portier colombien Camilo Vargas, poussant logiquement les deux nations vers une prolongation irrespirable.

Cette prolongation a bien failli tourner au cauchemar pour les HelvĂštes, sauvĂ©s par leurs montants Ă  la 99e minute lorsqu’une tĂȘte sur corner de Jhon Lucumi est venue fracasser la transversale de Kobel. À la 115e minute, sur une relance manquĂ©e et coupable de Granit Xhaka, l’entrant Jaminton Campaz a vendangĂ© une vĂ©ritable balle de match en envoyant son tir du gauche au-dessus du but vide. Lors de la sĂ©ance fatidique, aprĂšs un Ă©chec initial du Colombien Davinson Sanchez et un ratĂ© de Manuel Akanji, le gardien Gregor Kobel Ă©lu MVP du match a sorti une parade horizontale de grande classe face Ă  Cucho Hernandez, avant que Ruben Vargas ne conserve tout son sang-froid pour inscrire le tir au but de la dĂ©livrance et propulser la Suisse vers un moment historique.

Match n°95 Argentine    / Égypte   [3-2] 8ùme

L’Argentine a Ă©vitĂ© une Ă©limination surprise en rĂ©alisant un retournement de situation historique face Ă  l’Égypte (3-2) lors d’un huitiĂšme de finale d’une dramaturgie absolue Ă  Atlanta. MenĂ©s de deux buts Ă  un peu plus de dix minutes de la fin du temps rĂ©glementaire, les champions du monde en titre ne disposaient statistiquement que de 0,6 % de chances de se qualifier selon les modĂšles prĂ©dictifs. Pourtant, au terme d’une fin de match complĂštement irrationnelle oĂč ils ont inscrit trois buts en l’espace de treize minutes, les hommes de Lionel Scaloni ont prouvĂ© qu’ils possĂ©daient un mental et un cƓur hors du commun pour renverser la table. Cette qualification in extremis propulse l’Albiceleste en quarts de finale, oĂč elle affrontera la Suisse, tandis que la France conserve d’un cheveu son trĂŽne de leader au classement FIFA devant la sĂ©lection argentine.

Une nouvelle fois dĂ©signĂ© homme du match, le capitaine Lionel Messi a Ă©tĂ© le protagoniste absolu de cette soirĂ©e, traversant toutes les Ă©motions possibles. En premiĂšre pĂ©riode, alors que l’Égypte menait dĂ©jĂ  grĂące Ă  une tĂȘte de Yasser Ibrahim (15e), le gĂ©nie de 39 ans a manquĂ© son deuxiĂšme penalty de la compĂ©tition face au gardien Ă©gyptien Mostafa Shobeir (21e), avant de voir le poteau repousser un coup franc somptueux de plus de 30 mĂštres. Dos au mur aprĂšs le second but Ă©gyptien inscrit en contre-attaque par Mostafa Zico (67e), « La Pulga » est sortie de sa boĂźte pour dorer un peu plus sa lĂ©gende. D’abord passeur dĂ©cisif d’un centre millimĂ©trĂ© pour la rĂ©duction du score de Cristian Romero (79e), Messi a ensuite Ă©galisĂ© lui-mĂȘme d’une somptueuse demi-volĂ©e du gauche Ă  la 83e minute. En signant sa 8e rĂ©alisations du tournoi (la 21e au total en Coupe du monde), il est devenu le premier joueur depuis Diego Maradona en 1986 Ă  inscrire un but, rĂ©ussir au moins cinq dribbles et crĂ©er cinq occasions dans un mĂȘme match de Mondial.

L’issue est terriblement cruelle pour l’Égypte et Mohamed Salah, qui ont longtemps touchĂ© du doigt l’un des plus grands exploits de l’histoire de leur sĂ©lection. Parfaitement organisĂ©s et d’une efficacitĂ© clinique, les Pharaons ont pu s’appuyer sur un Mostafa Shobeir hĂ©roĂŻque, auteur de multiples arrĂȘts rĂ©flexes face Ă  Alexis Mac Allister et Julian Alvarez. Les Égyptiens nourriront Ă©galement une immense amertume concernant l’arbitrage; la VAR leur ayant d’abord refusĂ© un but de Zico Ă  la 58e minute pour une faute au dĂ©but de l’action, avant que le sĂ©lectionneur Hossam Hassan et son banc ne s’insurgent en fin de match contre des facteurs extĂ©rieurs et des dĂ©cisions qu’ils estiment partiales en faveur des tenants du titre.

Alors que la prolongation se profilait Ă  grands pas, l’Argentine a dĂ©finitivement foudroyĂ© ses adversaires au bout du temps additionnel (90e+2). À la suite d’un ballon grattĂ© par Alvarez dans les pieds de Salah dans la surface sud-amĂ©ricaine, Lautaro Martinez a Ă©tĂ© lancĂ© sur un contre Ă©clair de 60 mĂštres avant de dĂ©livrer un centre parfait pour Enzo Fernandez, sorti de nulle part pour offrir la qualification d’une tĂȘte croisĂ©e imparable (3-2). Au coup de sifflet final, terrassĂ© par le soulagement et l’Ă©motion d’ĂȘtre revenu des enfers, Lionel Messi s’est effondrĂ© en larmes sur la pelouse avant d’ĂȘtre portĂ© en triomphe par ses coĂ©quipiers devant 68 000 supporters en transe.

Match n°94 USA  / Belgique     [1-4] 8Úme

La Belgique s’est brillamment qualifiĂ©e pour les quarts de finale de la Coupe du monde en surclassant les États-Unis (4-1) au Lumen Field de Seattle, mettant ainsi fin avec autoritĂ© au parcours du dernier pays organisateur encore en lice. Les Three Lions amĂ©ricains, rattrapĂ©s par d’importantes faiblesses individuelles et une arriĂšre-garde qui n’a pas Ă©tĂ© Ă  la hauteur de l’Ă©vĂ©nement, sortent de leur propre tournoi face au premier obstacle d’envergure. Cette rencontre, disputĂ©e dans une ambiance hostile, a pourtant battu tous les records d’audience tĂ©lĂ©visuelle aux États-Unis pour un match de football, rassemblant en moyenne 42 millions de tĂ©lĂ©spectateurs. De leur cĂŽtĂ©, les Diables Rouges de Rudi Garcia rĂ©alisent leur match rĂ©fĂ©rence au meilleur moment et s’offrent un quart de finale royal face Ă  l’Espagne championne d’Europe.

L’avant-match a Ă©tĂ© totalement Ă©clipsĂ© par le retentissant « scandale Balogun ». ExpulsĂ© au tour prĂ©cĂ©dent contre la Bosnie-HerzĂ©govine, l’attaquant amĂ©ricain Folarin Balogun a finalement Ă©tĂ© autorisĂ© Ă  jouer aprĂšs que la FIFA a rĂ©examinĂ© et annulĂ© sa suspension Ă  la suite d’une intervention directe et de pressions en coulisses de Donald Trump auprĂšs de Gianni Infantino. Cette dĂ©cision lunaire, qui a dĂ©clenchĂ© une vague d’indignation mondiale et la saisie de la commission d’Ă©thique, a finalement servi de motivation supplĂ©mentaire aux Belges. AlignĂ© d’entrĂ©e Ă  la pointe de l’attaque du *Team USA*, le joueur monĂ©gasque est restĂ© globalement muet et n’a pas apportĂ© l’impulsion espĂ©rĂ©e.

Sur le plan tactique, Rudi Garcia a Ă©tĂ© pleinement rĂ©compensĂ© de ses choix forts et iconoclastes en choisissant de laisser sur le banc ses stars Kevin De Bruyne et JĂ©rĂ©my Doku pour titulariser des hommes Ă  100% physiquement. Le grand homme de la rencontre a Ă©tĂ© l’attaquant de l’Atalanta Bergame Charles De Ketelaere, auteur d’un doublĂ© salvateur. Il a ouvert le score dĂšs la 9e minute d’un plat du pied sĂ©curisĂ© sur un centre de Nicolas Raskin, consĂ©cutif Ă  une rĂ©cupĂ©ration haute. Les AmĂ©ricains ont Ă©phĂ©mĂšrement Ă©galisĂ© Ă  la 31e minute grĂące Ă  un coup franc puissant de Malik Tillman, dĂ©viĂ© malencontreusement de la tĂȘte par Hans Vanaken entrĂ© pour pallier la blessure sĂ©rieuse au genou d’Amadou Onana prenant Thibaut Courtois Ă  contre-pied (1-1). Mais la joie locale fut de courte durĂ©e : deux minutes plus tard (33e), idĂ©alement trouvĂ© par un centre de l’intenable Leandro Trossard, De Ketelaere a sautĂ© plus haut que la dĂ©fense pour catapulter le ballon de la tĂȘte au fond des filets (2-1).

En seconde pĂ©riode, alors que le Team USA venait de lancer Reyna pour dynamiser son animation offensive, le portier amĂ©ricain Matt Freese a commis l’erreur de relance la plus funeste du tournoi. Sous le pressing timide de De Ketelaere hors de sa surface, Freese a tricotĂ© et perdu le ballon, permettant Ă  Hans Vanaken de faire le break d’une frappe lointaine et prĂ©cise dans le but vide (3-1, 57e). SonnĂ©s par ce coup du sort et affaiblis par la sortie sur blessure de Christian Pulisic, les hommes de Mauricio Pochettino ont dĂ©finitivement abdiquĂ©. En toute fin de match (90e+3), l’inĂ©vitable supersub Romelu Lukaku, entrĂ© Ă  la 67e minute, a profitĂ© des largesses de la dĂ©fense adverse pour enfoncer le clou et inscrire le quatriĂšme but synonyme de triomphe pour la Belgique.

Match n°93 Portugal / Espagne  [0-1] 8Úme

L’Espagne a remportĂ© le tant attendu derby ibĂ©rique en s’imposant sur le fil face au Portugal (1-0) au Dallas Stadium d’Arlington, se qualifiant ainsi pour les quarts de finale de la Coupe du monde. DisputĂ©e sous le toit fermĂ© d’un stade climatisĂ© pour faire face Ă  la canicule extĂ©rieure, cette affiche de prestige s’est avĂ©rĂ©e particuliĂšrement intense sur le plan tactique, Ă  dĂ©faut d’offrir le grand spectacle offensif espĂ©rĂ© par les supporters. Cette qualification permet aux champions d’Europe en titre de maintenir intact leur rĂȘve d’un doublĂ© Euro-Mondial historique. La Roja retrouvera au prochain tour la Belgique, tombeuse des États-Unis, lors d’un quart de finale programmĂ© Ă  Los Angeles.

Le premier acte a mis en lumiĂšre la performance exceptionnelle des deux gardiens de but, qui ont tour Ă  tour annihilĂ© les occasions franches. CĂŽtĂ© portugais, Diogo Costa a rĂ©alisĂ© une double parade parfaite dĂšs la 16e minute, s’interposant d’abord sur un tir excentrĂ© de Lamine Yamal avant d’Ă©carter magnifiquement une lourde frappe enroulĂ©e d’Alex Baena. Quelques minutes plus tard, son homologue espagnol Unai Simon lui a rĂ©pondu en contrant une tĂȘte de JoĂŁo FĂ©lix, puis en captant une reprise en dĂ©sĂ©quilibre de Cristiano Ronaldo (37e). Juste avant la pause (41e), Simon a Ă©galement Ă©tĂ© sauvĂ© par sa barre transversale sur un missile de Nuno Mendes dĂ©viĂ© de la tĂȘte par Pedro Porro, permettant au portier de l’Athletic Bilbao de porter son record d’invincibilitĂ© dans la compĂ©tition Ă  plus de 600 minutes.

L’un des faits marquants de cette rencontre rĂ©side dans la prestation majuscule du latĂ©ral gauche portugais Nuno Mendes, qui est parvenu Ă  Ă©teindre avec autoritĂ© le jeune prodige espagnol Lamine Yamal, tout en se montrant extrĂȘmement dangereux offensivement. Malheureusement pour la Seleção, le dĂ©fenseur de 24 ans s’est blessĂ© aux adducteurs sur l’une des rares actions oĂč l’ailier barcelonais a rĂ©ussi Ă  le prendre de vitesse, le contraignant Ă  cĂ©der sa place avant l’heure de jeu. Ce coup du sort a considĂ©rablement dĂ©rĂ©glĂ© l’animation dĂ©fensive portugaise, alors que l’enjeu prenait progressivement le pas sur le jeu en seconde pĂ©riode.

Le dĂ©nouement de la rencontre s’est finalement jouĂ© grĂące au coaching gagnant de Luis de la Fuente en fin de match. Alors que Roberto MartĂ­nez s’obstinait Ă  maintenir sa confiance Ă  un Cristiano Ronaldo impuissant et isolĂ© pour sa 233e sĂ©lection, les entrants espagnols ont fait la diffĂ©rence Ă  l’entame du temps additionnel (90e+1). IdĂ©alement servi par Rodri, l’ailier Ferran Torres a glissĂ© un ballon millimĂ©trĂ© Ă  ras de terre dans la surface vers Mikel Merino; plein de sang-froid, le milieu d’Arsenal a trompĂ© Diogo Costa d’une frappe limpide pour dĂ©livrer la Roja. Les ultimes tentatives de la tĂȘte de Bernardo Silva (90e+6) et de JoĂŁo Neves (90e+9) n’ont pas suffi Ă  arracher la prolongation, scellant ainsi l’Ă©limination cruelle du Portugal. En larmes et le regard dans le vague au coup de sifflet final, Cristiano Ronaldo (41 ans) a officiellement confirmĂ© aux journalistes qu’il venait de disputer le tout dernier match de Coupe du monde de son immense carriĂšre.

Match n°92 Mexique   / Angleterre    [2-3] 8Úme

L’Angleterre s’est qualifiĂ©e de haute lutte pour les quarts de finale de la Coupe du monde en terrassant le Mexique (3-2) au cƓur d’un stade Azteca de Mexico en Ă©bullition et particuliĂšrement hostile. Au terme d’un affrontement dĂ©bridĂ©, splendide et irrespirable, marquĂ© par un temps additionnel colossal de treize minutes en fin de partie, les *Three Lions* ont su faire preuve de pragmatisme et de solidaritĂ© pour chasser les fantĂŽmes du passĂ©. En s’imposant dans ce vĂ©ritable enfer, la sĂ©lection de Thomas Tuchel met fin Ă  soixante ans de malĂ©diction sur les terres mexicaines et s’offre un quart de finale royal contre la NorvĂšge d’Erling Haaland, programmĂ© Ă  Miami.

MalgrĂ© une entame de match totalement Ă  l’avantage de la *Tri*, qui imposait sa supĂ©rioritĂ© technique et tactique face Ă  des Anglais inexistants durant la premiĂšre demi-heure, les Britanniques ont tout renversĂ© en l’espace de deux minutes. À la 36e minute, sur un centre millimĂ©trĂ© de Bukayo Saka consĂ©cutif Ă  un rush de Declan Rice, Jude Bellingham a surgi pour ouvrir le score d’une tĂȘte plongeante imparable, inscrivant au passage le tout premier but encaissĂ© par le Mexique dans ce tournoi. À peine deux minutes plus tard (38e), le milieu de terrain du Real Madrid profitait d’un ballon perdu au duel par le jeune Gilberto Mora pour s’offrir un doublĂ© d’une frappe prĂ©cise du pied droit.

PortĂ©s par la ferveur assourdissante de 85 000 spectateurs, les Mexicains n’ont pas abdiquĂ© et ont relancĂ© les rugissements des tribunes juste avant la pause. Profitant d’un ballon mal renvoyĂ© de la tĂȘte par Konsa, Julian Quiñones a rĂ©duit l’Ă©cart d’un missile sous la barre transversale (42e). Le sort de la rencontre a basculĂ© dans une tension extrĂȘme en seconde pĂ©riode : Ă  la 54e minute, le dĂ©fenseur anglais Jarell Quansah a Ă©tĂ© logiquement expulsĂ© Ă  la suite d’un tacle inconsidĂ©rĂ© sur Jesus Gallardo, laissant ses partenaires en infĂ©rioritĂ© numĂ©rique pour le reste de la partie.

MalgrĂ© ce coup du sort, l’Angleterre a repris de l’air Ă  la 60e minute grĂące Ă  un penalty provoquĂ© par Anthony Gordon et transformĂ© avec un grand sang-froid par son capitaine Harry Kane. Le Mexique a rĂ©pliquĂ© dix minutes plus tard (69e) par un autre penalty converti par Raul JimĂ©nez, consĂ©cutif Ă  une faute de Kane validĂ©e par la VAR, un arbitrage vidĂ©o d’ailleurs fortement fustigĂ© par Thomas Tuchel Ă  l’issue de la rencontre. RetranchĂ©s Ă  cinq derriĂšre devant la cage d’un immense Jordan Pickford auteur de parades dĂ©cisives, les dix *Three Lions* ont pliĂ© sous les vagues incessantes de centres sans jamais rompre, validant dĂ©finitivement leur place dans le Top 8 mondial.

Match n°91 Brésil  / NorvÚge  [1-2] 8Úme

La NorvĂšge a créé un immense coup de tonnerre au MetLife Stadium de New York en Ă©liminant le BrĂ©sil (2-1) pour se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe du monde pour la toute premiĂšre fois de son histoire. Pour les quintuples champions du monde, ce revers prĂ©maturĂ© prolonge une terrible malĂ©diction face aux nations europĂ©ennes dans les matches Ă  Ă©limination directe, qui dure depuis leur dernier sacre en 2002. Ce fiasco retentissant marque Ă©galement la fin d’un cycle chaotique et dĂ©sorganisĂ© au sein de la ConfĂ©dĂ©ration brĂ©silienne de football, qui a vu dĂ©filer quatre sĂ©lectionneurs diffĂ©rents ces derniĂšres annĂ©es. Les NorvĂ©giens, quant Ă  eux, poursuivent leur rĂȘve amĂ©ricain et affronteront le vainqueur du duel entre le Mexique et l’Angleterre au tour suivant.

Durant la premiĂšre heure de jeu, la rencontre a d’abord offert un duel tactique trĂšs fermĂ© oĂč aucune des deux sĂ©lections n’a souhaitĂ© prendre de risques excessifs. Le BrĂ©sil de Carlo Ancelotti a dĂ©libĂ©rĂ©ment abandonnĂ© la possession du ballon aux scandinaves (65 % pour la NorvĂšge Ă  la pause) pour mieux opĂ©rer en contre-attaque grĂące Ă  la vitesse de Gabriel Martinelli et Vinicius Junior. La Seleção a pourtant galvaudĂ© une occasion en or d’ouvrir le score dĂšs la 13e minute : Ă  la suite d’une faute de Kristoffer Ajer sur Matheus Cunha dans la surface, l’arbitre a accordĂ© un penalty par le biais de la VAR, mais le milieu de terrain Bruno Guimaraes a vu sa tentative ĂȘtre magistralement repoussĂ©e par le gardien Örjan Nyland. Le portier norvĂ©gien, Ă©lu co-homme du match, a ensuite multipliĂ© les exploits en Ă©coeurant tour Ă  tour Vinicius (40e), Endrick (60e) et Rayan (62e).

Le tournant de ce huitiĂšme de finale a eu lieu Ă  la 67e minute, lorsque Carlo Ancelotti a cĂ©dĂ© Ă  la pression populaire en faisant entrer le vĂ©tĂ©ran Neymar Ă  la place de Martinelli. Ce choix tactique s’est avĂ©rĂ© dĂ©sastreux pour l’Ă©quilibre collectif des Auriverde, qui ont totalement perdu leur cohĂ©rence dĂ©fensive et leur investissement dans les replis, notamment sur le flanc droit. La NorvĂšge en a profitĂ© pour assiĂ©ger la surface adverse et faire craquer la charniĂšre centrale Marquinhos-Gabriel. À la 79e minute, sur un centre parfait dĂ©livrĂ© depuis le cĂŽtĂ© gauche par l’entrant Andreas Schjelderup, le « Cyborg » Erling Haaland a pris le dessus sur Gabriel dans les airs pour propulser le ballon de la tĂȘte au fond des filets (1-0).

Alors que le BrĂ©sil jetait ses derniĂšres forces dĂ©sespĂ©rĂ©es dans la bataille, frĂŽlant l’Ă©galisation sur un ballon dĂ©viĂ© sur son propre poteau par Ajer (85e), l’inĂ©vitable Haaland est venu assĂ©ner le coup de grĂące. À la 90e minute, idĂ©alement servi Ă  l’entrĂ©e de la surface, l’attaquant de Manchester City a dĂ©cochĂ© une lourde frappe croisĂ©e Ă  ras de terre qui a fusĂ© directement dans le petit filet droit d’Alisson (2-0), s’offrant ainsi un doublĂ© et rejoignant Lionel Messi et Kylian MbappĂ© au sommet du classement des buteurs avec 7 rĂ©alisations. Le penalty inscrit par Neymar au bout du temps additionnel (90+9), consĂ©cutif Ă  une ultime faute norvĂ©gienne, n’a Ă©tĂ© qu’une maigre et vaine consolation (2-1). En larmes et inconsolable sur la pelouse, la star brĂ©silienne de 34 ans a officialisĂ© sa retraite internationale au micro de TV Globo Ă  l’issue de sa 130e sĂ©lection, clĂŽturant ainsi de maniĂšre tragique son histoire avec la Coupe du monde.

Match n°89 France  / Paraguay [1-0] 8Úme

L’Ă©quipe de France s’est extirpĂ©e d’un vĂ©ritable bourbier en se qualifiant pour les quarts de finale de la Coupe du monde grĂące Ă  une victoire obtenue dans la douleur face au Paraguay (1-0) Ă  Philadelphie. Largement favoris et forts d’un parcours sans faute, les Bleus ont pourtant Ă©tĂ© pris au piĂšge par une *Albirroja* ultra-dĂ©fensive, disposĂ©e en 5-4-1, et venue non pas pour produire du jeu, mais pour dĂ©truire celui de son adversaire. Sous une chaleur Ă©touffante de 38°C qui a grandement pesĂ© sur l’intensitĂ© de la partie, les hommes de Didier Deschamps ont dĂ» faire face Ă  un dĂ©ferlement de provocations, de simulations et de coups en traĂźtre. Cette parodie de football, qualifiĂ©e de « honte absolue » et d’« imposture » par plusieurs observateurs internationaux, a mis les nerfs des Français Ă  rude Ă©preuve.

Durant toute la premiĂšre pĂ©riode, l’armada offensive tricolore est restĂ©e totalement cadenassĂ©e, incapable de cadrer le moindre tir face au gardien Orlando Gill. PrivĂ©e d’AurĂ©lien TchouamĂ©ni, forfait de derniĂšre minute en raison d’une gĂȘne aux adducteurs, la France a peinĂ© Ă  mettre du rythme dans les trente derniers mĂštres. Pire encore, les joueurs paraguayens ont multipliĂ© les agressions ciblĂ©es sur le capitaine Kylian MbappĂ©, victime d’un tirage au sol de Cubas (34e) puis d’un coup de coude de Galarza loin du ballon (39e), le tout sous les yeux d’un arbitrage ouzbek jugĂ© catastrophique et qui a d’ailleurs Ă©copĂ© de la note historique de 1/10 dans les colonnes de *L’Équipe*.

La lumiĂšre est finalement venue du banc de touche en seconde mi-temps grĂące Ă  l’entrĂ©e dĂ©cisive de DĂ©sirĂ© DouĂ© Ă  l’heure de jeu, venu remplacer un Bradley Barcola dĂ©cevant. À la 64e minute, le jeune Parisien a dĂ©bloquĂ© ce match fermĂ© en s’inflitrant dans la surface au terme d’un slalom Ă©poustouflant, provoquant une faute Ă©vidente sur sa cheville. AprĂšs intervention de la VAR, l’arbitre a accordĂ© le penalty. MalgrĂ© une pression immense exercĂ©e par les joueurs sud-amĂ©ricains autour du point de penalty, Kylian MbappĂ© a transformĂ© la sentence avec sang-froid Ă  la 70e minute d’une frappe puissante sur le cĂŽtĂ© droit, libĂ©rant ainsi tout le clan français (1-0).

Cette victoire Ă©triquĂ©e permet aux Bleus de retrouver le Maroc le 9 juillet Ă  Boston pour un remake trĂšs attendu de la demi-finale de l’Ă©dition 2022. Avec cette 7e rĂ©alisation du tournoi, MbappĂ© rejoint Lionel Messi en tĂȘte du classement des buteurs. Au coup de sifflet final, l’ambiance est restĂ©e extrĂȘmement Ă©lectrique : le capitaine tricolore a ostensiblement refusĂ© de serrer la main du gardien adverse Orlando Gill, tandis que Didier Deschamps demandait Ă  ses joueurs les plus costauds de l’encadrer pour le protĂ©ger. Seul point noir pour la suite de la compĂ©tition, les Bleus devront aborder leur quart de finale avec une lourde Ă©pĂ©e de DamoclĂšs, puisque Michael Olise, Bradley Barcola et Manu KonĂ© ont tous Ă©tĂ© avertis lors de ce match et risquent une suspension pour une Ă©ventuelle demi-finale.

Match n°90 Canada / Maroc    [0-3] 8Úme

Le Maroc s’est qualifiĂ© pour les quarts de finale de la Coupe du monde en mettant fin au beau parcours du Canada (3-0) lors d’un huitiĂšme de finale disputĂ© Ă  Houston. DĂ©jĂ  demi-finalistes au Qatar, les Lions de l’Atlas marquent l’histoire en devenant la toute premiĂšre nation africaine Ă  rejoindre les quarts de finale lors de deux Ă©ditions consĂ©cutives. Si le score final s’avĂšre particuliĂšrement sĂ©vĂšre pour les Canadiens, qui disputaient le premier huitiĂšme de leur histoire avec une intensitĂ© impressionnante, la hiĂ©rarchie et l’expĂ©rience ont finalement prĂ©valu. Les hommes de Mohamed Ouahbi ont dĂ©sormais rendez-vous avec l’Ă©quipe de France, le 9 juillet, pour une place dans le dernier carrĂ©.

La premiĂšre pĂ©riode a pourtant Ă©tĂ© un vĂ©ritable calvaire pour la sĂ©lection marocaine, bousculĂ©e et mĂ©connaissable face Ă  des *Canucks* dĂ©chaĂźnĂ©s. DĂšs la 5e minute, le gardien Yassine Bounou a dĂ» s’employer pour boucher son angle face Ă  Jonathan David, avant de rĂ©aliser une parade dĂ©cisive des jambes en face-Ă -face devant Tanitoluwa Oluwaseyi (10e), consĂ©cutive Ă  une mauvaise relance axiale. Pour ne rien arranger, les Lions de l’Atlas ont perdu sur blessure musculaire leur piĂšce maĂźtresse Ismael Saibari dĂšs la 21e minute. Nerveux et acculĂ©s, les Marocains ont concĂ©dĂ© quatre cartons jaunes au cours d’un premier acte hachĂ© et stĂ©rile, s’estimant heureux de rejoindre les vestiaires sur un score vierge.

MĂ©tamorphosĂ© au retour des vestiaires par le discours de son sĂ©lectionneur, le Maroc a immĂ©diatement fait basculer la rencontre grĂące au talent d’Azzedine Ounahi. À la 50e minute, sur un coup franc astucieusement jouĂ© en retrait par Achraf Hakimi, le milieu de terrain de GĂ©rone a dĂ©clenchĂ© une frappe limpide Ă  distance qui est venue se loger au ras du poteau droit de Maxime CrĂ©peau. Ce but a totalement assommĂ© les Canadiens et redonnĂ© le contrĂŽle du jeu aux Marocains, Ounahi brillant dĂšs lors par sa crĂ©ativitĂ©, sa capacitĂ© Ă  casser le pressing et son volume dĂ©fensif.

En fin de match, alors que le Canada jetait ses derniĂšres forces dans la bataille, le Maroc a dĂ©finitivement portĂ© le coup de grĂące en contre-attaque. IdĂ©alement servi dans la surface par Brahim DĂ­az, Ounahi s’est offert un doublĂ© mĂ©morable en envoyant une frappe du droit en pleine lucarne (82e). Dans les ultimes secondes du temps additionnel (90e+8), Soufiane Rahimi — qui avait trouvĂ© la barre transversale de la tĂȘte quelques minutes plus tĂŽt — a scellĂ© le score Ă  3-0 en poussant le ballon au fond des filets, parachevant ainsi le triomphe des Lions de l’Atlas.

Match n°87 Colombie  / Ghana [1-0] 16Úme

La Colombie est devenue la derniĂšre Ă©quipe Ă  valider son billet pour les huitiĂšmes de finale de la Coupe du monde en s’imposant minimaliste mais sereinement face au Ghana (1-0) Ă  Kansas City. Solides et souverains, les *Cafeteros* n’ont jamais vĂ©ritablement tremblĂ© face Ă  des *Black Stars* trĂšs peu inspirĂ©s et incapables de cadrer la moindre frappe de toute la rencontre. Ce court succĂšs permet Ă  la Colombie de rejoindre le Top 16 mondial pour la quatriĂšme fois de son histoire, oĂč elle retrouvera la Suisse le mardi suivant Ă  Vancouver.

Le match s’est dĂ©cantĂ© de maniĂšre trĂšs prĂ©coce, juste aprĂšs une entame marquĂ©e par un vĂ©ritable festival de blessures musculaires, forçant la sortie du Colombien Jhon Cordoba (5e) et du GhanĂ©en Marvin Senaya avant le premier quart d’heure. EntrĂ© en jeu pour pallier la blessure de Cordoba, l’ancien Marseillais Luis Suarez s’est immĂ©diatement mis en Ă©vidence. À la 14e minute, l’attaquant a accĂ©lĂ©rĂ© sur le cĂŽtĂ© droit avant d’adresser un centre parfait pour Jhon Arias, qui a repris le ballon du plat du pied au second poteau pour ouvrir le score (1-0).

La suite de la rencontre s’est rĂ©sumĂ©e Ă  une domination tranquille de la Colombie face Ă  un bloc ghanĂ©en impuissant, pris au piĂšge par le plan de jeu trĂšs restrictif de Carlos Queiroz consistant Ă  subir et contrer. Les Sud-AmĂ©ricains ont cruellement manquĂ© d’efficacitĂ© pour se mettre dĂ©finitivement Ă  l’abri, Ă  l’image de Luis Diaz, particuliĂšrement remuant mais malheureux, qui a vu un but lui ĂȘtre refusĂ© pour hors-jeu (56e) avant de buter sur le gardien Lawrence Ati Zigi (58e). Le portier ghanĂ©en a multipliĂ© les parades en fin de match pour Ă©viter une dĂ©faite plus lourde aux siens, mais cela n’a pas suffi Ă  relancer le suspense.

Au-delĂ  de la qualification, la Colombie aborde son futur choc face Ă  la Nati avec plusieurs handicaps de taille qui pourraient peser sur son Ă©tat de fraĂźcheur. En plus de bĂ©nĂ©ficier d’un jour de repos en moins que les HelvĂštes, la sĂ©lection de Nestor Lorenzo doit composer avec un vilain virus grippal qui circule au sein de l’effectif et affecte de nombreux organismes, dont celui du capitaine James Rodriguez, sorti par prĂ©caution Ă  la mi-temps. Enfin, les *Cafeteros* font face Ă  un immense dĂ©fi logistique : aprĂšs avoir disputĂ© leurs quatre premiers matches entre le Mexique et les États-Unis, ils s’apprĂȘtent Ă  rallier un troisiĂšme pays, le Canada, au terme d’un parcours usant Ă  travers diffĂ©rents fuseaux horaires et conditions climatiques.

Match n°86 Argentine    / Cap-Vert   [3-2 a.p.]  16Úme

L’Argentine a Ă©vitĂ© de justesse un fiasco monumental en venant Ă  bout d’une hĂ©roĂŻque Ă©quipe du Cap-Vert au terme d’une prolongation au scĂ©nario complĂštement fou (3-2 a.p.) Ă  Miami. Les champions du monde en titre et tenants du titre ont Ă©prouvĂ© d’immenses difficultĂ©s Ă  faire respecter la hiĂ©rarchie face au Petit Poucet de ces seiziĂšmes de finale, qui disputait la toute premiĂšre Coupe du monde de son histoire. MalgrĂ© une prestation collective trĂšs dĂ©cevante, en manque de rythme et de percussion sur les ailes, l’Albiceleste enchaĂźne un dixiĂšme match consĂ©cutif sans dĂ©faite en Coupe du monde et rejoint l’Égypte en huitiĂšmes de finale. Avec ce douziĂšme match achevĂ© au-delĂ  du temps rĂ©glementaire dans leur histoire, les Argentins Ă©galent d’ailleurs le record de prolongations disputĂ©es dans la compĂ©tition, co-dĂ©tenu par l’Allemagne.

Le premier acte a d’abord vu les Requins Bleus faire preuve d’un flegme et d’une audace remarquables, Ă  l’image du gardien Vozinha, auteur d’un dribble osĂ© devant Julian Alvarez dĂšs la 6e minute. La faille a finalement Ă©tĂ© trouvĂ©e Ă  la 29e minute par l’inĂ©vitable Lionel Messi. IdĂ©alement lancĂ© par une superbe ouverture par-dessus la dĂ©fense signĂ©e Lisandro Martinez, l’octuple Ballon d’Or a rĂ©alisĂ© un contrĂŽle parfait avant de tromper Vozinha d’une frappe puissante du gauche. En s’offrant son 7e but de l’Ă©dition 2026 (le 20e au total en Mondial, record absolu), le capitaine argentin est devenu le premier joueur de l’histoire Ă  marquer lors de huit rencontres consĂ©cutives en Coupe du monde.

Loin d’ĂȘtre abattu, le Cap-Vert a puni la suffisance argentine peu avant l’heure de jeu. À la 59e minute, sur un ballon rĂ©cupĂ©rĂ© Ă  la suite d’une perte de balle de Medina, le capitaine Ryan Mendes a servi dans la surface Deroy Duarte, dont la frappe croisĂ©e est passĂ©e entre les jambes de Lisandro Martinez pour nettoyer le petit filet d’Emiliano Martinez (1-1). Les vagues sud-amĂ©ricaines se sont ensuite heurtĂ©es Ă  une dĂ©fense cap-verdienne admirable et aux parades rĂ©pĂ©tĂ©es de Vozinha, auteur de huit arrĂȘts monumentaux face Ă  Messi et ses partenaires pour arracher une prolongation historique.

DĂšs l’entame de la prolongation (92e), Lisandro Martinez a pensĂ© libĂ©rer les siens en reprenant au second poteau un corner bottĂ© par Messi. C’Ă©tait sans compter sur la rĂ©silience extraordinaire des Requins Bleus : Ă  la 103e minute, au bout d’une magnifique sĂ©quence de passes courtes initiĂ©e depuis leur propre surface, le latĂ©ral Sidny Lopes Cabral a dĂ©cochĂ© une frappe enroulĂ©e splendide dans la lucarne opposĂ©e pour Ă©galiser Ă  2-2. C’est finalement Ă  la 111e minute que le destin a choisi son camp, de nouveau sur un corner de Lionel Messi. Sous la pression de Cristian Romero, le malheureux dĂ©fenseur cap-verdien Diney Borges a dĂ©viĂ© le ballon de la tĂȘte dans ses propres filets (3-2), mettant un terme cruel mais extrĂȘmement digne Ă  l’incroyable conte de fĂ©es de l’archipel.

Match n°88 Égypte  / Australie  [1-1] Tirs au but 4  à 2  16ùme

L’Égypte s’est qualifiĂ©e pour les huitiĂšmes de finale de la Coupe du monde en venant Ă  bout de l’Australie au terme d’une sĂ©ance de tirs au but particuliĂšrement indĂ©cise (1-1, 4-2 tab) Ă  Arlington, au Texas. Cette rencontre, trĂšs disputĂ©e et marquĂ©e par un intense dĂ©fi athlĂ©tique, a permis aux Pharaons de dĂ©crocher la toute premiĂšre victoire de leur histoire dans un match Ă  Ă©limination directe d’un Mondial. Pour retrouver la trace d’une prĂ©sence Ă©gyptienne dans le Top 16 mondial, il fallait en effet remonter Ă  l’Ă©dition de 1934. Les hommes de Hossam Hassan poursuivent ainsi leur aventure et attendent de pied ferme le vainqueur du duel entre l’Argentine et le Cap-Vert.

Le dĂ©but de la partie s’est avĂ©rĂ© trĂšs tactique, mais les Pharaons ont su faire preuve d’efficacitĂ© pour dĂ©bloquer la situation rapidement. À la 13e minute de jeu, sur une ouverture combinĂ©e consĂ©cutive Ă  un coup franc, le milieu de terrain Emam Ashour s’est Ă©levĂ© plus haut que tout le monde au second poteau pour tromper le gardien australien Patrick Beach de la tĂȘte. En face, les *Socceroos* ont tentĂ© de rĂ©agir, notamment par l’intermĂ©diaire du remuant Cristian Volpato dont la lourde frappe a trouvĂ© le haut de la barre transversale Ă©gyptienne dĂšs la 4e minute, sans que l’arriĂšre-garde africaine ne rompe avant la pause.

Au retour des vestiaires, l’Égypte a manquĂ© une occasion en or de faire le break lorsque l’attaquant Omar Marmoush a trop ouvert son pied droit seul face au but (46e). Les Australiens en ont profitĂ© pour accentuer leur pression physique et pousser leurs adversaires Ă  la faute. À la 54e minute, sur un coup franc flottant envoyĂ© dans la surface par O’Neill, le malheureux dĂ©fenseur Ă©gyptien Mohamed Hany a dĂ©viĂ© le ballon dans ses propres filets en tentant de s’interposer. Ce but contre son camp, le treiziĂšme de cette Ă©dition 2026, marque un record historique pour un Mondial et fait de Hany le deuxiĂšme joueur de l’histoire Ă  inscrire deux CSC lors d’une mĂȘme compĂ©tition.

La prolongation s’est rĂ©sumĂ©e Ă  un affrontement stĂ©rile entre deux formations Ă©puisĂ©es et peu enclines Ă  prendre des risques, malgrĂ© un dernier coup de tĂȘte de Rami Rabia magnifiquement stoppĂ© par un arrĂȘt rĂ©flexe de Beach dans le temps additionnel (94e). Juste avant la sĂ©ance fatidique, le sĂ©lectionneur australien Tony Popovic a tentĂ© un coup de poker en faisant entrer son gardien d’expĂ©rience Mathew Ryan. Une stratĂ©gie infructueuse puisque les tireurs Ă©gyptiens ont rĂ©alisĂ© un sans-faute, Mohamed Salah se payant mĂȘme le luxe d’inscrire une panenka subtile, tandis que le capitaine australien Harry Souttar et le jeune Lucas Herrington ont manquĂ© leurs tentatives, envoyant dĂ©finitivement l’Égypte au prochain tour.

Match n°85 Suisse   / Algérie [2-0] 16Úme

La Suisse s’est qualifiĂ©e sans trembler pour les huitiĂšmes de finale de la Coupe du monde en disposant logiquement de l’AlgĂ©rie (2-0) Ă  Vancouver. Les HelvĂštes, maĂźtres de leur sujet de bout en bout, ont livrĂ© une prestation sĂ©rieuse et appliquĂ©e face Ă  une Ă©quipe algĂ©rienne particuliĂšrement dĂ©cevante et inoffensive. Cette victoire est doublement symbolique pour la Nati : elle lui permet non seulement de remporter un match Ă  Ă©limination directe dans un Mondial pour la premiĂšre fois depuis la Seconde Guerre mondiale, mais Ă©galement de prendre le dessus sur son ancien sĂ©lectionneur, Vladimir Petkovic, aujourd’hui sur le banc des Fennecs. Les Suisses poursuivront leur aventure en affrontant le vainqueur de Colombie-Ghana lors de leur prochain match.

DĂšs l’entame de la rencontre, le sĂ©lectionneur suisse Murat Yakin a affichĂ© ses intentions en alignant un onze rĂ©solument offensif, rĂ©compensĂ© dĂšs la 10e minute de jeu. Sur une accĂ©lĂ©ration fulgurante, le jeune prodige genevois Johan Manzambi a littĂ©ralement dĂ©posĂ© AĂŻssa Mandi avant de servir sur un plateau Breel Embolo, qui n’a eu qu’Ă  conclure Ă  bout portant pour ouvrir le score. L’AlgĂ©rie, pourtant volontaire dans les premiĂšres minutes, s’est montrĂ©e incapable de rĂ©agir vĂ©ritablement, pĂȘchant par des largesses dĂ©fensives criantes et une animation offensive quasi inexistante. Les hommes de Vladimir Petkovic n’ont pu s’en remettre qu’Ă  quelques tentatives timides, comme celle d’Ibrahim Maza juste avant la mi-temps, sans jamais vraiment inquiĂ©ter le gardien suisse Gregor Kobel.

La Nati a douchĂ© les ultimes espoirs algĂ©riens dĂšs le retour des vestiaires. À la 46e minute, profitant d’une grossiĂšre erreur de relance dans l’axe de la dĂ©fense des Fennecs, Dan Ndoye a pris son temps pour ajuster Luca Zidane et faire le break d’une frappe du pied droit. MalgrĂ© une ultime tentative de Riyad Mahrez peu aprĂšs (50e), contrĂ©e in extremis par Denis Zakaria, la Suisse a sereinement gĂ©rĂ© son avance sous la houlette de son capitaine Granit Xhaka, qui fĂȘtait sa 150e sĂ©lection. La Nati aurait mĂȘme pu alourdir le score en fin de match si Fabian Rieder n’avait pas manquĂ© l’immanquable face au but grand ouvert (82e).

Au-delĂ  de l’Ă©limination prĂ©coce de l’AlgĂ©rie, ce match restera marquĂ© par une annonce historique pour le football algĂ©rien. Au coup de sifflet final, alors que son Ă©quipe sortait sous les sifflets de ses propres supporters, le capitaine et lĂ©gende des Fennecs Riyad Mahrez a officiellement annoncĂ© sa retraite internationale au micro de beIN Sports. À 35 ans, l’ailier d’Al-Ahli tire sa rĂ©vĂ©rence aprĂšs douze annĂ©es de bons et loyaux services, avec un bilan de 119 sĂ©lections, 40 buts inscrits et un titre de champion d’Afrique glanĂ© en 2019.

Match n°83 Portugal   / Croatie  [2-1] 16Úme

Le Portugal s’est qualifiĂ© dans la douleur pour les huitiĂšmes de finale de la Coupe du monde en renversant la Croatie (2-1) au terme d’une fin de match complĂštement folle et indĂ©cise disputĂ©e Ă  Toronto. AprĂšs une premiĂšre mi-temps assez fermĂ©e, marquĂ©e par une domination stĂ©rile et sans vĂ©ritable rythme des Portugais, la rencontre s’est totalement emballĂ©e au retour des vestiaires. MenĂ©e au score Ă  l’approche de l’heure de jeu, la Seleção a finalement trouvĂ© les ressources nĂ©cessaires pour arracher la victoire dans le temps additionnel, mettant ainsi un terme prĂ©maturĂ© Ă  la carriĂšre internationale de la lĂ©gende croate Luka Modric, dont l’Ă©quipe avait toujours atteint le dernier carrĂ© lors de ses derniĂšres sorties de poule. Le Portugal donne dĂ©sormais rendez-vous Ă  l’Espagne en huitiĂšmes de finale, pour un choc ibĂ©rique qui se tiendra Ă  Dallas.

C’est la Croatie qui a lancĂ© les hostilitĂ©s en dĂ©but de seconde pĂ©riode. À la 53e minute, sur leur tout premier tir cadrĂ© de la partie, les Croates ont ouvert la marque grĂące Ă  l’inusable Ivan Perisic, Ă  la conclusion d’un centre de Josip Stanisic que la dĂ©fense portugaise avait trop passivement laissĂ© filer. PiquĂ© au vif, le Portugal a vu la transversale s’opposer Ă  Rafael Leao (58e), avant que Cristiano Ronaldo ne pense Ă©galiser, mais son but a Ă©tĂ© refusĂ© pour un hors-jeu millimĂ©trĂ©. Finalement, c’est ce mĂȘme Cristiano Ronaldo, d’un grand sang-froid, qui a remis les deux Ă©quipes Ă  Ă©galitĂ© sur penalty Ă  la 68e minute, aprĂšs une faute de Nikola Vlasic sur Renato Veiga signalĂ©e par la VAR. Cette rĂ©alisation est par ailleurs le premier but du quintuple Ballon d’Or inscrit lors d’une phase Ă  Ă©limination directe d’une Coupe du monde.

La fin de match a basculĂ© dans l’irrationnel sous l’impulsion du coaching dĂ©cisif de Roberto Martinez. Remplaçant de CR7 depuis la 81e minute, Gonçalo Ramos a endossĂ© le costume de sauveur en reprenant victorieusement de la tĂȘte un centre parfait de Rafael Leao au bout du temps additionnel (90e+4) pour donner l’avantage aux siens. Cependant, le sort de la rencontre n’Ă©tait pas encore dĂ©finitivement scellĂ©.

À la 103e minute, soit la 13e minute d’un temps additionnel suffocant, le Croate Josko Gvardiol a pensĂ© arracher la prolongation en Ă©galisant. Mais c’Ă©tait sans compter sur la technologie et la VAR, vĂ©ritables « guest stars » de cette rencontre avec quatre interventions dĂ©cisives en seconde pĂ©riode. AprĂšs vĂ©rification, l’arbitre a refusĂ© ce dernier but pour un hors-jeu du passeur Mario Pasalic. Le capteur intĂ©grĂ© dans le ballon a en effet dĂ©celĂ© que celui-ci avait Ă©tĂ© trĂšs lĂ©gĂšrement dĂ©viĂ© « du bout des cheveux » par l’attaquant croate Igor Matanovic au dĂ©part de l’action, rendant ainsi la position de Pasalic illicite et plongeant la Croatie dans un immense dĂ©sespoir.

Match n°84 Espagne    / Autriche [3-0] 16Úme

L’Espagne s’est qualifiĂ©e avec autoritĂ© et sans trembler pour les huitiĂšmes de finale de la Coupe du monde en dominant largement l’Autriche (3-0) au SoFi Stadium de Los Angeles. Les champions d’Europe en titre, invaincus depuis 34 matches toutes compĂ©titions confondues, ont envoyĂ© un message fort Ă  la concurrence en maĂźtrisant leur sujet de bout en bout avec un jeu spectaculaire. Cette victoire sĂ©rieuse permet Ă©galement Ă  la Roja de mettre fin Ă  une longue malĂ©diction : elle n’avait plus remportĂ© le moindre match Ă  Ă©limination directe dans un Mondial depuis son sacre historique en 2010. Les Espagnols affronteront le Portugal pour un allĂ©chant derby ibĂ©rique lors du prochain tour.

Le grand bonhomme de cette rencontre a Ă©tĂ© Marc Cucurella. Le latĂ©ral gauche, tout rĂ©cent transfuge de Chelsea vers le Real Madrid, a livrĂ© une prestation XXL en Ă©tant impliquĂ© sur les trois buts de son Ă©quipe. AprĂšs s’ĂȘtre vu refuser l’ouverture du score pour une lĂ©gĂšre faute sur le gardien autrichien Alexander Schlager (33e), Cucurella a rĂ©agi en dĂ©livrant un caviar en retrait pour Mikel Oyarzabal, qui n’a eu qu’Ă  conclure au point de penalty pour dĂ©bloquer la situation (36e).

Au retour des vestiaires, l’Espagne a poursuivi sa domination outrageuse face Ă  des Autrichiens Ă©touffĂ©s par le pressing, la qualitĂ© technique et la vitesse adverses. La sĂ©lection autrichienne de Ralf Rangnick, qui disputait son premier match Ă  Ă©limination directe en Coupe du monde depuis 1954, n’a d’ailleurs pas rĂ©ussi Ă  cadrer la moindre frappe du match. À la 66e minute, Pedro Porro a mis les siens Ă  l’abri d’une belle tĂȘte croisĂ©e sur un centre d’Alex Baena, une action initiĂ©e par un tacle rageur de Cucurella Ă  l’entrĂ©e de la surface. En fin de rencontre, Mikel Oyarzabal s’est offert un doublĂ© sur un nouveau service parfait de Cucurella, scellant dĂ©finitivement le sort du match (89e).

Au-delĂ  de la qualification et de la prestation majuscule de Cucurella, ce huitiĂšme de finale a Ă©tĂ© marquĂ© par un Ă©vĂ©nement historique. En gardant sa cage inviolĂ©e face Ă  l’Autriche, le gardien espagnol Unai Simon est entrĂ© dans la lĂ©gende de la Coupe du monde. Le portier de l’Athletic Bilbao n’a plus encaissĂ© le moindre but (hors tirs au but) depuis la rencontre face au Japon lors de l’Ă©dition 2022 au Qatar, portant son total Ă  519 minutes d’invincibilitĂ©. Il s’empare ainsi du record absolu, dĂ©passant l’Italien Walter Zenga (517 minutes), l’Anglais Peter Shilton (500 minutes) et son illustre compatriote Iker Casillas (476 minutes).

Match n°81 USA  / Bosnie-Herzégovine [2-0] 16Úme

Les États-Unis ont poursuivi leur parcours Ă  domicile avec succĂšs en se qualifiant pour les huitiĂšmes de finale de la Coupe du monde aprĂšs leur victoire sur la Bosnie-HerzĂ©govine (2-0). DisputĂ©e sous un grand soleil au Levi’s Stadium de Santa Clara, prĂšs de San Francisco, cette rencontre a permis Ă  la *Team USA* de confirmer sa bonne entame de tournoi en dominant une solide, mais limitĂ©e, Ă©quipe bosnienne. Cette victoire est d’autant plus satisfaisante pour les AmĂ©ricains qu’elle constitue leur premier succĂšs dans un match Ă  Ă©limination directe d’un Mondial depuis 2002. Les hommes de Mauricio Pochettino ont dĂ©sormais rendez-vous avec la Belgique Ă  Seattle pour la suite de la compĂ©tition.

Le scĂ©nario de ce match a Ă©tĂ© grandement animĂ© par l’attaquant monĂ©gasque Folarin Balogun, qui est passĂ© par toutes les Ă©motions. Il a d’abord pensĂ© ouvrir le score Ă  la 31e minute d’une belle frappe en pivot, mais son but a Ă©tĂ© logiquement refusĂ© pour un hors-jeu. Ce n’Ă©tait que partie remise, puisqu’Ă  la 45e minute, juste avant la pause, Balogun a profitĂ© d’un ballon chanceux dĂ©viĂ© par deux dĂ©fenseurs adverses pour tromper le gardien bosnien d’une subtile frappe du gauche et faire exulter les 70 000 spectateurs. L’attaquant a mĂȘme cĂ©lĂ©brĂ© cette rĂ©alisation, sa troisiĂšme dans ce Mondial, en imitant la cĂ©lĂšbre gestuelle du basketteur LeBron James.

Cependant, la seconde pĂ©riode a pris une tout autre tournure pour Folarin Balogun. À la 64e minute, l’attaquant s’est rendu coupable d’une vilaine semelle Ă©crasant involontairement le talon du dĂ©fenseur bosnien Tarik Muharemovic. AprĂšs vĂ©rification du VAR, l’arbitre brĂ©silien de la rencontre a logiquement dĂ©gainĂ© un carton rouge direct, expulsant le buteur amĂ©ricain. Ce carton rouge prive Balogun du huitiĂšme de finale contre la Belgique, un coup dur pour les États-Unis qui perdent lĂ  leur meilleur atout offensif de ce dĂ©but de tournoi. Plus anecdotique, en Ă©tant exclu aprĂšs avoir marquĂ©, Balogun a rejoint un club trĂšs fermĂ© dans l’histoire de la Coupe du monde, comprenant ZinĂ©dine Zidane, Ronaldinho et Garrincha.

MalgrĂ© cette infĂ©rioritĂ© numĂ©rique pour la derniĂšre demi-heure de jeu, la *Team USA* n’a pas paniquĂ© et a su faire preuve de caractĂšre pour prĂ©server son avantage. Face Ă  une Bosnie-HerzĂ©govine un peu plus pressante, mais qui venait de perdre sur blessure son attaquant vedette Edin Dzeko (51e), les AmĂ©ricains ont finalement rĂ©ussi Ă  se mettre dĂ©finitivement Ă  l’abri en fin de match. À la 82e minute, Malik Tillman, Ă©lu homme du match, a scellĂ© le score et la qualification de son Ă©quipe d’une frappe dĂ©licate sur un coup franc direct, envoyant le ballon directement dans la lucarne bosnienne.

Match n°82 Belgique  / Sénégal [3-2 a.p.]  16Úme

La Belgique a arrachĂ© sa qualification pour les huitiĂšmes de finale de la Coupe du monde au terme d’un scĂ©nario complĂštement fou face au SĂ©nĂ©gal (3-2 a.p.) Ă  Seattle. La premiĂšre pĂ©riode a Ă©tĂ© trĂšs nettement dominĂ©e par des Lions de la Teranga tranchants, qui ont logiquement concrĂ©tisĂ© leur maĂźtrise. À la 25e minute, le jeune Habib Diarra a ouvert le score pour le SĂ©nĂ©gal en reprenant victorieusement un ballon repoussĂ© par le poteau suite Ă  une tĂȘte d’IsmaĂŻla Sarr.

Au retour des vestiaires, la situation a semblĂ© s’aggraver irrĂ©mĂ©diablement pour des Diables Rouges totalement amorphes. Sur une longue ouverture aĂ©rienne de Moussa NiakhatĂ©, IsmaĂŻla Sarr s’est jouĂ© de la dĂ©fense belge pour doubler la mise d’une frappe puissante du droit en face-Ă -face (51e). Face au naufrage de son Ă©quipe, marquĂ©e par des tensions internes comme cette dispute entre Leandro Trossard et Youri Tielemans lors d’une pause fraĂźcheur, le sĂ©lectionneur Rudi Garcia a fait des choix forts en sortant notamment ses stars Kevin De Bruyne et JĂ©rĂ©my Doku dĂšs la 56e minute.

Alors que le SĂ©nĂ©gal se dirigeait sereinement vers la qualification, la fin du temps rĂ©glementaire a offert un retournement de situation invraisemblable en l’espace de trois minutes. À la 86e minute, Romelu Lukaku, entrĂ© en jeu Ă  la pause, a surgi au deuxiĂšme poteau pour reprendre un centre de Thomas Meunier et relancer l’espoir belge. Dans la foulĂ©e (89e), Youri Tielemans a profitĂ© d’une sortie aĂ©rienne complĂštement manquĂ©e par le gardien sĂ©nĂ©galais Mory Diaw pour Ă©galiser de la tĂȘte sur une remise de Trossard et arracher la prolongation.

Totalement mĂ©tamorphosĂ©e par cette remontĂ©e inespĂ©rĂ©e, la Belgique a pris l’ascendant psychologique et a fini par faire plier son adversaire dans les derniers instants de la prolongation. À la 121e minute, aprĂšs intervention de l’assistance vidĂ©o (VAR), l’arbitre a accordĂ© un penalty aux Belges pour un tacle fautif de Lamine Camara sur Tielemans. Le capitaine belge a pris ses responsabilitĂ©s et a transformĂ© la sentence lui-mĂȘme (120e+5), scellant une qualification miraculeuse pour la Belgique qui affrontera les États-Unis au tour suivant.

Match n°80 Angleterre  / RD Congo  [2-1] 16Úme

L’Angleterre a validĂ© son ticket pour les huitiĂšmes de finale de la Coupe du monde dans la douleur, s’en remettant au talent exceptionnel de son capitaine Harry Kane pour renverser la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (2-1) Ă  Atlanta. Au terme d’une rencontre oĂč les *Three Lions* ont longtemps frĂŽlĂ© l’Ă©limination, le buteur providentiel du Bayern Munich a pris ses responsabilitĂ©s pour Ă©viter un vĂ©ritable fiasco Ă  sa nation. GrĂące Ă  l’abnĂ©gation de son attaquant vedette, la sĂ©lection anglaise reste en vie dans ce tournoi et se prĂ©pare dĂ©sormais Ă  dĂ©fier le Mexique dans le mythique stade Azteca lors du prochain tour.

Avant le grand rĂ©veil de son numĂ©ro neuf, l’Ă©quipe anglaise a traversĂ© de longues minutes de doute face Ă  des LĂ©opards dĂ©complexĂ©s et remarquables de courage. Contre toute attente, la RD Congo a ouvert la marque dĂšs la 7e minute par l’intermĂ©diaire de Brian Cipenga, profitant d’un centre de Chancel Mbemba et d’une dĂ©fense particuliĂšrement apathique. Face Ă  la pression, l’Angleterre s’est heurtĂ©e Ă  un immense Lionel Mpasi dans les cages congolaises, le gardien multipliant les parades dĂ©cisives, notamment face Ă  Jude Bellingham et Harry Kane, tandis que Yoane Wissa trouvait mĂȘme le poteau pour la RDC avant la pause (42e).

C’est finalement dans le dernier quart d’heure qu’Harry Kane a endossĂ© son costume de hĂ©ros pour sauver la patrie. Profitant de l’entrĂ©e en jeu dĂ©cisive d’Anthony Gordon, le capitaine anglais a d’abord Ă©galisĂ© de la tĂȘte Ă  la 75e minute sur un centre de son coĂ©quipier, libĂ©rant enfin les siens d’un poids immense. À peine onze minutes plus tard (86e), Kane a dĂ©finitivement brisĂ© les rĂȘves congolais : idĂ©alement servi par Gordon Ă  l’entrĂ©e de la surface, l’attaquant s’est retournĂ© avant de dĂ©cocher une frappe surpuissante et imparable qui est venue se loger directement sous la barre transversale.

Cette performance majuscule permet Ă  Harry Kane de graver un peu plus son nom dans la lĂ©gende du football mondial. Avec ce doublĂ© salvateur, l’avant-centre porte son total Ă  cinq rĂ©alisations dans cette Ă©dition 2026, mais atteint surtout la barre vertigineuse des 13 buts inscrits en Coupe du monde tout au long de sa carriĂšre. Il dĂ©passe ainsi le mythique PelĂ© et Ă©gale le Français Just Fontaine dans le cercle trĂšs fermĂ© des meilleurs buteurs de l’histoire de la compĂ©tition. Cet exploit a Ă©galement permis de mettre fin Ă  une incroyable malĂ©diction : l’Angleterre n’avait plus remportĂ© un match de Mondial aprĂšs avoir concĂ©dĂ© l’ouverture du score depuis sa victoire en finale de l’Ă©dition 1966.

Match n°79 Mexique  / Équateur [2-0] – 16Ăšme

Le Mexique s’est qualifiĂ© avec brio pour les huitiĂšmes de finale de la Coupe du monde en dominant l’Équateur (2-0) au mythique stade Azteca de Mexico. MalgrĂ© un coup d’envoi retardĂ© d’une heure en raison d’un violent orage, les Mexicains n’ont laissĂ© aucune chance Ă  leur adversaire. Avec cette quatriĂšme victoire consĂ©cutive sans encaisser le moindre but depuis le dĂ©but du tournoi, la sĂ©lection dirigĂ©e par Javier Aguirre confirme qu’elle tutoie pour l’instant la perfection et s’affirme comme une Ă©quipe capable de nourrir les plus grandes ambitions. Elle affrontera au prochain tour le vainqueur du match entre l’Angleterre et la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo.

Soutenus par plus de 80 000 supporters dans un stade volcanique, les joueurs de *El Tricolor* ont pris d’entrĂ©e les Équatoriens Ă  la gorge. AprĂšs plusieurs tentatives infructueuses de Gilberto Mora, Luis Romo, Raul Jimenez et Roberto Alvarado dans le premier quart d’heure, c’est finalement Julian Quinones qui a trouvĂ© la faille. À la 22e minute, parti de son propre camp sur son flanc gauche, l’attaquant a effacĂ© le Parisien Willian Pacho avant d’expĂ©dier une frappe imparable et surpuissante du pied droit dans la lucarne gauche du gardien Hernan Galindez.

Moins de dix minutes plus tard, les Mexicains ont scellĂ© le sort de la rencontre. Profitant d’une erreur de relance de Joel Ordonez, Raul Jimenez a combinĂ© avec Julian Quinones avant d’ouvrir son pied droit pour nettoyer la lucarne opposĂ©e, portant le score Ă  2-0 dĂšs la 31e minute. Ces deux superbes rĂ©alisations, inscrites sur les deux premiers tirs cadrĂ©s mexicains, ont mis en Ă©vidence la redoutable efficacitĂ© de l’Ă©quipe locale. De son cĂŽtĂ©, l’Équateur n’a pas su rĂ©agir, handicapĂ© par la prestation en demi-teinte de son capitaine et maĂźtre Ă  jouer, Moises Caicedo.

La seconde mi-temps n’a pas permis d’inverser la tendance, malgrĂ© quelques tentatives Ă©quatoriennes pour relancer le suspense par Kevin Rodriguez et Moises Caicedo. Le Mexique a gĂ©rĂ© son avance sans trembler, confirmant sa soliditĂ© dĂ©fensive. En fin de match, l’expulsion du joueur Ă©quatorien d’Arsenal Piero HincapiĂ©, sanctionnĂ© pour avoir insultĂ© un adversaire tout en cachant sa bouche avec sa main, est venue clore la rencontre sur une note amĂšre pour une sĂ©lection qui avait pourtant créé la surprise en battant l’Allemagne plus tĂŽt dans le tournoi. Le Mexique, lui, peut continuer Ă  rĂȘver et se prĂ©pare dĂ©sormais Ă  affronter la fameuse malĂ©diction du *Quinto Partido*.

Match n°77 France   / SuĂšde [3-0] – 16Ăšme

L’Ă©quipe de France a validĂ© avec autoritĂ© et une certaine facilitĂ© son ticket pour les huitiĂšmes de finale de la Coupe du monde en dominant la SuĂšde sur un score sans appel (3-0). DisputĂ©e Ă  East Rutherford, dans le New Jersey, cette rencontre s’est transformĂ©e en une vĂ©ritable dĂ©monstration collective et offensive pour les Bleus, confirmant ainsi leur statut de grands favoris de la compĂ©tition. Face Ă  une Ă©quipe scandinave impuissante et souvent rĂ©duite au rĂŽle de spectatrice, les hommes de Didier Deschamps ont su faire preuve de patience en dĂ©but de partie avant d’imposer dĂ©finitivement leur rythme et leur supĂ©rioritĂ© technique. Les Tricolores poursuivent donc leur route et donnent rendez-vous au Paraguay, tombeur surprise de l’Allemagne, pour leur prochain match prĂ©vu samedi Ă  Philadelphie.

Le grand bonhomme de cette soirĂ©e a incontestablement Ă©tĂ© Kylian MbappĂ©. L’actuel attaquant du Real Madrid, s’est une nouvelle fois montrĂ© grandiose en s’offrant un doublĂ© retentissant. C’est lui qui a dĂ©bloquĂ© la situation juste avant la mi-temps (45e) d’une frappe puissante et enroulĂ©e, aprĂšs avoir subtilement effacĂ© la dĂ©fense suĂ©doise sur un corner jouĂ© rapidement avec Ousmane DembĂ©lĂ©. Il a ensuite scellĂ© le score Ă  la 74e minute d’un tir Ă  bout portant. Avec ces deux nouvelles rĂ©alisations, MbappĂ© porte son impressionnant total Ă  18 buts inscrits en phase finale de Coupe du monde. Il s’empare par la mĂȘme occasion du record absolu du nombre de buts marquĂ©s dans la phase Ă  Ă©limination directe de ce tournoi, et revient Ă  une seule petite longueur du record global toujours dĂ©tenu par l’Argentin Lionel Messi.

Pour que la fĂȘte soit complĂšte, l’attaquant du PSG Bradley Barcola y est Ă©galement allĂ© de son but en inscrivant le 2-0 peu aprĂšs le retour des vestiaires (53e). C’est d’ailleurs ce second but qui a quasiment anĂ©anti les derniers minces espoirs de l’Ă©quipe de SuĂšde. De son cĂŽtĂ©, la dĂ©fense tricolore n’a jamais Ă©tĂ© rĂ©ellement inquiĂ©tĂ©e, permettant au gardien Mike Maignan de passer une soirĂ©e particuliĂšrement sereine. Le portier français n’a dĂ» s’employer sĂ©rieusement qu’Ă  une seule reprise, en toute fin de rencontre (89e), pour rĂ©aliser une parade dĂ©cisive face Ă  l’attaquant Viktor Gyokeres et ainsi prĂ©server l’inviolabilitĂ© de sa cage.

Enfin, au-delĂ  du score et des buteurs, ce match a Ă©tĂ© marquĂ© par le retour de Didier Deschamps sur le banc de touche, absent lors de la prĂ©cĂ©dente rencontre des Bleus suite au dĂ©cĂšs de sa mĂšre. La cĂ©lĂ©bration de l’ouverture du score restera comme l’une des images fortes de cette partie, Kylian MbappĂ© ayant rĂ©uni l’ensemble de ses coĂ©quipiers pour aller chaleureusement enlacer leur sĂ©lectionneur. Il convient Ă©galement de souligner la prestation Ă©tincelante de Michael Olise. Le milieu offensif du Bayern Munich a illuminĂ© le jeu tricolore par sa classe et son Ă©lĂ©gance, dĂ©livrant deux passes dĂ©cisives et manquant de peu d’inscrire l’un des plus beaux buts du tournoi d’un spectaculaire retournĂ© acrobatique qui est malheureusement venu s’Ă©craser sur le poteau suĂ©dois (35e).

Match n°78 CĂŽte d’Ivoire  / NorvĂšge  [1-2] – 16Ăšme

La NorvĂšge s’est qualifiĂ©e pour les huitiĂšmes de finale de la Coupe du monde en s’imposant face Ă  la CĂŽte d’Ivoire (2-1) lors d’une rencontre disputĂ©e Ă  Dallas. Bien que les Ivoiriens aient globalement dominĂ© les dĂ©bats et la possession du ballon, ils ont payĂ© cher leur manque de luciditĂ© dans le dernier geste face Ă  des NorvĂ©giens d’un froid rĂ©alisme. GrĂące Ă  ce succĂšs, la sĂ©lection scandinave retrouve les huitiĂšmes de finale pour la premiĂšre fois depuis 1998 et donne rendez-vous au BrĂ©sil pour son prochain match.

Le premier acte a Ă©tĂ© marquĂ© par une forte pression des ÉlĂ©phants, qui se sont procurĂ©s de belles opportunitĂ©s par l’intermĂ©diaire de Konan (21e) et Nicolas PĂ©pĂ© (28e), sans pour autant parvenir Ă  concrĂ©tiser. Contre le cours du jeu, c’est finalement la NorvĂšge qui a ouvert le score Ă  la 39e minute grĂące Ă  un exploit personnel d’Antonio Nusa. L’ailier a rĂ©ceptionnĂ© une passe de Martin Ödegaard, crochetĂ© son dĂ©fenseur et enroulĂ© une superbe frappe du pied droit dans la lucarne ivoirienne. Juste avant la pause, Erling Haaland a mĂȘme Ă©tĂ© tout proche de doubler la mise, mais sa frappe a Ă©tĂ© contrĂ©e par Ibrahim SangarĂ© (42e).

Au retour des vestiaires, la CĂŽte d’Ivoire a continuĂ© de pousser pour recoller au score, s’exposant parfois aux contres adverses, comme sur cette frappe de Pedersen sauvĂ©e miraculeusement sur sa ligne par Amad Diallo (67e). C’est ce mĂȘme Amad Diallo, entrĂ© en jeu Ă  l’heure de jeu, qui a fini par rĂ©compenser les efforts de son Ă©quipe Ă  la 74e minute. AprĂšs un redoublement de passes avec Nicolas PĂ©pĂ©, le joueur de Manchester United a Ă©liminĂ© deux dĂ©fenseurs norvĂ©giens pour fusiller le gardien Ă  bout portant et ramener les deux Ă©quipes Ă  Ă©galitĂ© (1-1).

Alors que la prolongation se profilait, l’inĂ©vitable Erling Haaland, restĂ© plutĂŽt discret tout au long de la rencontre, a surgi pour poignarder les espoirs ivoiriens. À la 86e minute, parfaitement trouvĂ© dans la surface par un centre de Patrick Berg, le « Cyborg » norvĂ©gien a profitĂ© d’un marquage ivoirien dĂ©faillant pour glisser le ballon au fond des filets du pied gauche, inscrivant ainsi son cinquiĂšme but de la compĂ©tition. Le gardien norvĂ©gien Örjan Nyland a ensuite prĂ©servĂ© cet avantage en claquant un ultime coup franc d’Amad Diallo dans le temps additionnel (90e+6), Ă©liminant dĂ©finitivement la CĂŽte d’Ivoire du tournoi.

Match n°75 Pays-Bas  / Maroc  [1-1] Tirs au but 2  Ă  3  – 16Ăšme

Le Maroc s’est qualifiĂ© pour les huitiĂšmes de finale de la Coupe du monde au terme d’un match haletant face aux Pays-Bas, conclu par une sĂ©ance de tirs au but dantesque (1-1, 3-2 t.a.b.) Ă  Monterrey. Les Lions de l’Atlas ont globalement dominĂ© les dĂ©bats face Ă  une Ă©quipe nĂ©erlandaise trĂšs attentiste, qui n’a pas cadrĂ© la moindre frappe en premiĂšre pĂ©riode. MalgrĂ© cette supĂ©rioritĂ© marocaine et des tentatives cadrĂ©es de Neil El-Aynaoui et Achraf Hakimi, le gardien Bart Verbruggen a longtemps repoussĂ© l’Ă©chĂ©ance avec brio.

Contre le cours du jeu, ce sont pourtant les Pays-Bas qui ont ouvert le score Ă  la 72e minute : au bout d’un contre Ă©clair, Cody Gakpo a catapultĂ© le ballon au fond des filets d’une reprise du droit. Ce but, lourd d’Ă©motion pour le joueur suite Ă  un drame personnel, semblait envoyer les NĂ©erlandais au tour suivant, d’autant que le portier nĂ©erlandais a ensuite Ă©tĂ© suppléé par sa barre transversale (52e) puis son poteau (62e), rĂ©alisant mĂȘme une parade exceptionnelle face Ă  Soufiane Rahimi (97e).

La dramaturgie a finalement basculĂ© dans le temps additionnel (90e+1), lorsque le Marocain Diop est venu couper un centre rentrant de Taibi pour arracher une Ă©galisation miraculeuse. Lors de l’irrespirable sĂ©ance de tirs au but, marquĂ©e par deux ratĂ©s de chaque cĂŽtĂ©, c’est finalement un arrĂȘt dĂ©cisif du gardien Yassine Bounou suivi du tir libĂ©rateur d’Ismael Saibari qui ont offert la qualification au Maroc, boutant les Pays-Bas hors du Top 16 pour la premiĂšre fois de leur histoire.

Match n°74 Allemagne  / Paraguay  [1-1] Tirs au but 3  Ă  4  – 16Ăšme

Le Paraguay a créé l’une des plus immenses sensations de cette Coupe du monde en Ă©liminant l’Allemagne dĂšs les seiziĂšmes de finale au terme d’une sĂ©ance de tirs au but Ă©touffante (1-1, 4-3 t.a.b.) Ă  Foxborough. Ce nouveau fiasco retentissant pour la Mannschaft, incapable de sortir des poules en 2018 et 2022, plonge le football allemand dans la crise et fragilise grandement la position de son jeune sĂ©lectionneur Julian Nagelsmann.

Les Allemands pensaient pourtant avoir fait le plus dur en parvenant Ă  percer le coffre-fort sud-amĂ©ricain en dĂ©but de seconde pĂ©riode. À la 54e minute, sur le 22e centre germanique de la partie adressĂ© par Florian Wirtz, Kai Havertz a subtilement dĂ©viĂ© le ballon de l’arriĂšre du crĂąne pour tromper le gardien Orlando Gill et ramener les deux Ă©quipes Ă  Ă©galitĂ©. Cependant, la charniĂšre centrale paraguayenne, intraitable et sublimĂ©e par Gustavo Gomez et JosĂ© Canale, a tenu bon face aux autres attaquants adverses.

La qualification s’est finalement dĂ©cidĂ©e lors de l’Ă©preuve fatidique des tirs au but, oĂč les Sud-AmĂ©ricains se sont montrĂ©s les plus solides mentalement. AprĂšs deux balles de match consĂ©cutives ratĂ©es par ses coĂ©quipiers, le dĂ©fenseur JosĂ© Canale s’est avancĂ© et n’a pas tremblĂ© pour envoyer son pays au paradis des huitiĂšmes de finale. Le Paraguay attend dĂ©sormais de pied ferme son prochain adversaire, qui pourrait ĂȘtre la France, pour un potentiel remake du cĂ©lĂšbre affrontement de 1998.

Match n°76 BrĂ©sil   / Japon  [2-1] – 16Ăšme

Le BrĂ©sil s’est qualifiĂ© de justesse pour les huitiĂšmes de finale de la Coupe du monde en renversant une vaillante Ă©quipe du Japon (2-1) Ă  Houston. Sur le papier, cette rencontre avait tout du match piĂšge pour la Seleção, et cela s’est confirmĂ© sur le terrain puisque les Japonais ont pris les devants en premiĂšre mi-temps. Kaishu Sano a surpris les BrĂ©siliens en ouvrant le score Ă  la 29e minute, concrĂ©tisant la belle rĂ©sistance et l’abnĂ©gation de son Ă©quipe.

BousculĂ©s, les quintuples champions du monde ont dĂ» puiser dans leurs ressources pour rĂ©agir et Ă©viter une Ă©limination prĂ©maturĂ©e. L’Ă©galisation est intervenue peu aprĂšs la pause (56e) par l’intermĂ©diaire du milieu de terrain Casemiro, relançant ainsi les espoirs brĂ©siliens. La Seleção a continuĂ© de pousser, mĂȘme sans pouvoir compter sur l’apport de Neymar, restĂ© sur le banc de touche tout au long de la rencontre malgrĂ© un Ă©chauffement sur le bord du terrain.

La dĂ©livrance est finalement venue au bout du suspense, dans la cinquiĂšme minute du temps additionnel (90e+5). EntrĂ© en jeu quelques minutes plus tĂŽt, Gabriel Martinelli a profitĂ© d’une superbe passe glissĂ©e par Bruno Guimaraes Ă  l’entrĂ©e de la surface pour ajuster le gardien Zion Suzuki d’une frappe enroulĂ©e du pied droit. Ce but clinique du joueur d’Arsenal envoie le BrĂ©sil au tour suivant pour y dĂ©fier la NorvĂšge ou la CĂŽte d’Ivoire, tandis que le Japon Ă©choue une nouvelle fois Ă  remporter un match Ă  Ă©limination directe dans un Mondial.

Match n°73 Afrique du Sud / Canada  [0-1] – 16Ăšme

Le Canada a arrachĂ© sa qualification pour les huitiĂšmes de finale en s’imposant sur le fil face Ă  l’Afrique du Sud (1-0) Ă  Los Angeles. Pour leur toute premiĂšre participation Ă  une phase Ă  Ă©limination directe, les co-organisateurs du tournoi ont fait exploser de joie leurs supporters en allant chercher cette victoire in extremis.

AprĂšs une premiĂšre mi-temps plutĂŽt fermĂ©e, marquĂ©e par une frayeur pour les Canadiens sur une intervention litigieuse dans leur surface finalement jugĂ©e licite par le VAR (45e), la seconde pĂ©riode s’est nettement animĂ©e. Le Canada a multipliĂ© les occasions, mais s’est longtemps heurtĂ© Ă  un excellent Ronwen Williams dans les cages sud-africaines, le portier repoussant tour Ă  tour les tentatives d’Oluwaseyi (65e), de Promise David (77e) et de Jonathan David (79e).

La dĂ©livrance pour tout un peuple est finalement intervenue dans le temps additionnel (90e+2). Sur un centre du remplaçant Jacob Shaffelburg maladroitement renvoyĂ© dans l’axe, le capitaine Stephen Eustaquio a contrĂŽlĂ© de la poitrine avant de dĂ©cocher une frappe limpide hors de portĂ©e du gardien. Avec ce succĂšs arrachĂ© au bout du suspense, le Canada poursuit son rĂȘve amĂ©ricain et affrontera les Pays-Bas ou le Maroc au tour suivant.

Match n°70 Jordanie  / Argentine    [1-3]

L’Argentine a poursuivi son parcours sans faute dans la Coupe du monde en s’imposant sereinement face Ă  la Jordanie (3-1) Ă  Dallas lors d’un match sans vĂ©ritable enjeu pour la qualification. Soucieux de faire tourner son effectif et de donner du temps de jeu aux remplaçants, le sĂ©lectionneur Lionel Scaloni avait choisi de laisser Lionel Messi sur le banc au coup d’envoi. L’Albiceleste a rapidement pris la mesure de son adversaire en premiĂšre pĂ©riode, trouvant le chemin des filets grĂące Ă  Giovani Lo Celso (19e) et Lautaro Martinez (31e).

Au retour des vestiaires, la Jordanie a profitĂ© d’un lĂ©ger relĂąchement argentin pour rĂ©duire la marque par l’intermĂ©diaire de Mousa Al Tamari (55e), inscrivant ainsi le tout premier but concĂ©dĂ© par les champions du monde sud-amĂ©ricains dans ce tournoi. C’est peu aprĂšs ce but, Ă  l’heure de jeu, que Lionel Messi a fait son entrĂ©e sur la pelouse, sous les acclamations d’une foule en dĂ©lire. Comme une Ă©vidence, le numĂ©ro 10 a immĂ©diatement eu un impact direct sur le jeu et l’allant offensif de son Ă©quipe.

Le capitaine argentin a parachevĂ© le succĂšs des siens en fin de rencontre (80e) d’un sublime coup franc direct qu’il avait lui-mĂȘme obtenu. Avec cette nouvelle rĂ©alisation, Messi conforte sa lĂ©gende et enregistre un nouveau record : il porte son total personnel Ă  six buts en trois matches dans cette Ă©dition 2026, et atteint la barre vertigineuse des 19 buts inscrits en six participations Ă  la Coupe du monde. L’Argentine aborde ainsi la phase Ă  Ă©limination directe en pleine confiance, portĂ©e par l’impact toujours aussi Ă©blouissant de sa star.

Match n°69 Algérie    / Autriche    [3-3]

L’AlgĂ©rie a obtenu sa qualification pour les seiziĂšmes de finale au terme d’un match complĂštement fou face Ă  l’Autriche (3-3) Ă  Kansas City. Les Fennecs, qui terminent troisiĂšmes de leur groupe avec quatre points, s’offrent ainsi un choc particuliĂšrement symbolique puisqu’ils affronteront la Suisse au tour suivant, permettant au sĂ©lectionneur Vladimir Petkovic de retrouver son ancienne Ă©quipe.

La rencontre a Ă©tĂ© un vĂ©ritable chassĂ©-croisĂ© haletant et spectaculaire. L’Autriche a pris les devants par Marko Arnautovic (28e) puis Marcel Sabitzer (55e), mais l’AlgĂ©rie a toujours su rĂ©agir grĂące Ă  Reda Belghali juste avant la pause (45e) et Riyad Mahrez (60e). Le capitaine algĂ©rien a mĂȘme cru offrir la victoire et la qualification directe aux siens en inscrivant un doublĂ© dans le temps additionnel (93e).

Cependant, les lacunes dĂ©fensives algĂ©riennes, notamment sur les ailes avec de mauvais alignements des latĂ©raux, ont Ă©tĂ© lourdement sanctionnĂ©es dans les ultimes secondes. Sur un centre de Sabitzer (96e), le gĂ©ant Sasa Kalajdzic, entrĂ© en cours de jeu, a profitĂ© d’un marquage inexistant pour arracher l’Ă©galisation de la tĂȘte (3-3). Ce rĂ©sultat nul, bien que frustrant pour les Fennecs sur la fin, arrange finalement tout le monde et envoie l’AlgĂ©rie Ă  Vancouver pour dĂ©fier la Nati.

Match n°72 RD Congo    / Ouzbékistan  [3-1]

La RD Congo a Ă©crit une page mĂ©morable de son histoire en se qualifiant pour les seiziĂšmes de finale de la Coupe du monde aprĂšs une victoire renversante contre l’OuzbĂ©kistan (3-1) Ă  Atlanta. Pour leur seconde participation Ă  un Mondial, 52 ans aprĂšs l’Ă©dition de 1974, les LĂ©opards ont affichĂ© une domination sans partage avec 58 % de possession de balle et 19 tirs contre seulement 3 pour leur adversaire. Ce succĂšs permet Ă  la sĂ©lection de SĂ©bastien Desabre de terminer parmi les meilleurs troisiĂšmes du groupe et de s’offrir un choc prestigieux contre l’Angleterre, prĂ©vu le 1er juillet.

La rencontre avait pourtant trĂšs mal dĂ©butĂ© pour les Congolais, surpris dĂšs la 10e minute de jeu par une ouverture du score ouzbĂške. Le capitaine Eldor Shomurodov a trompĂ© le gardien d’un lob de volĂ©e somptueux du pied gauche. SonnĂ©s, les LĂ©opards ont cru rĂ©agir rapidement, mais le but de l’Ă©galisation signĂ© NathanaĂ«l Mbuku a Ă©tĂ© refusĂ© pour une lĂ©gĂšre faute au dĂ©part de l’action (17e), s’ajoutant Ă  plusieurs autres occasions frustrantes et Ă  un penalty potentiel non sifflĂ© en premiĂšre pĂ©riode.

Le salut congolais est finalement venu dans la derniĂšre demi-heure, sous l’impulsion de Yoane Wissa, dĂ©signĂ© homme du match. L’attaquant de Newcastle a d’abord transformĂ© un penalty Ă  la 68e minute, obtenu Ă  la suite d’une faute d’Abdukodir Khusanov. Fiston Mayele a ensuite donnĂ© l’avantage aux siens d’une dĂ©viation subtile Ă  la limite du hors-jeu (78e), avant que Wissa ne scelle dĂ©finitivement cette qualification historique en s’offrant un doublĂ© d’une frappe Ă  ras de terre dans le temps additionnel (90e+1).

Match n°71 Colombie / Portugal [0-0]

La Colombie et le Portugal se sont quittĂ©s sur un score nul et vierge (0-0) au terme de la troisiĂšme et derniĂšre journĂ©e du groupe K, disputĂ©e Ă  Miami. Ce partage des points fait principalement les affaires de la sĂ©lection sud-amĂ©ricaine, qui s’assure ainsi de terminer en tĂȘte de sa poule. De son cĂŽtĂ©, le Portugal de Cristiano Ronaldo, bien que qualifiĂ©, doit se contenter de la deuxiĂšme place du groupe derriĂšre les Cafeteros.

Sur la pelouse floridienne, la rencontre a Ă©tĂ© marquĂ©e par une nette domination colombienne. Étonnamment bousculĂ©e, la sĂ©lection portugaise a longtemps subi les assauts de son adversaire sud-amĂ©ricain et n’a jamais vĂ©ritablement rĂ©ussi Ă  imposer son rythme de jeu. Face aux difficultĂ©s rencontrĂ©es tout au long de la partie, ce point du match nul s’est mĂȘme avĂ©rĂ© plutĂŽt flatteur pour les champions d’Europe 2016, qui ont peinĂ© Ă  se montrer dangereux.

Forts de leur premiĂšre place Ăąprement dĂ©fendue, les Colombiens peuvent dĂ©sormais se tourner sereinement vers la phase Ă  Ă©limination directe. Ils ont d’ores et dĂ©jĂ  rendez-vous le 3 juillet prochain Ă  Kansas City, oĂč ils affronteront le Ghana, l’une des Ă©quipes repĂȘchĂ©es parmi les huit meilleurs troisiĂšmes de groupe. Les Portugais, quant Ă  eux, devront rapidement analyser leurs lacunes pour prĂ©parer au mieux leurs seiziĂšmes de finale Ă  venir.

Match n°68 Croatie   / Ghana  [2-1]

La Croatie s’est imposĂ©e difficilement contre le Ghana (2-1) Ă  Philadelphie, devant plus de 68 000 spectateurs, pour s’emparer de la deuxiĂšme place du groupe L. Bien que les deux Ă©quipes soient toutes les deux qualifiĂ©es pour les seiziĂšmes de finale, ce sont les Croates qui ont dominĂ© une premiĂšre pĂ©riode particuliĂšrement apathique des GhanĂ©ens, ouvrant logiquement le score Ă  la 31e minute par Petar Sucic d’une frappe rasante.

SermonnĂ©s par leur sĂ©lectionneur Carlos Queiroz Ă  la mi-temps, les Black Stars ont montrĂ© un tout autre visage au retour des vestiaires, avec plus de vivacitĂ© et l’envie de l’emporter. Sous l’impulsion de l’entrant Abdul Fatawu et d’un pressing enfin efficace, le Ghana a logiquement Ă©galisĂ© grĂące Ă  Derrick Luckassen (73e), qui a repris du gauche un coup franc de l’ancien Lyonnais Ernest Nuamah, un but validĂ© par le VAR.

PiquĂ©s au vif par cette Ă©galisation qui les faisait virtuellement chuter Ă  la troisiĂšme place de la poule au profit de leur adversaire du jour, les Croates ont immĂ©diatement rĂ©agi pour forcer la dĂ©cision et reprendre l’avantage en fin de match. Avec cette victoire compliquĂ©e mais trĂšs prĂ©cieuse, la Croatie assure son statut de dauphin de l’Angleterre, tandis que le Ghana se tourne Ă©galement vers les 16es de finale.

Match n°67 Panama / Angleterre   [0-2]

L’Angleterre s’est imposĂ©e sans forcer son talent face au Panama (2-0) Ă  New York, validant ainsi dĂ©finitivement la premiĂšre place du groupe L. Les hommes de Thomas Tuchel n’ont pas livrĂ© une prestation transcendante face Ă  l’une des Ă©quipes les plus modestes du tournoi, mais ont assurĂ© l’essentiel grĂące Ă  Jude Bellingham, le grand artisan de cette rencontre.

Pendant plus d’une heure, les PanamĂ©ens ont opposĂ© une solide rĂ©sistance, forçant mĂȘme le gardien anglais Jordan Pickford Ă  s’employer sĂ©rieusement pour conserver sa cage inviolĂ©e. RepositionnĂ© plus bas au milieu de terrain pour pallier l’absence sur blessure de Declan Rice, Bellingham a finalement dĂ©bloquĂ© la situation d’une reprise du gauche Ă  la 62e minute, Ă  la suite d’un corner frappĂ© par Bukayo Saka.

Cinq minutes plus tard (67e), le joueur du Real Madrid s’est muĂ© en passeur dĂ©cisif en dĂ©posant un ballon millimĂ©trĂ© sur la tĂȘte d’Harry Kane. Le capitaine des Three Lions ne s’est pas fait prier pour inscrire son 11e but en Coupe du monde et sceller le score. L’Angleterre avance sereinement vers la phase Ă  Ă©limination directe, tandis que le Panama quitte la compĂ©tition aprĂšs une opposition digne.

Match n°64 Nouvelle-Zélande  / Belgique      [1-5]

La Belgique a enfin fait parler la poudre en balayant la Nouvelle-ZĂ©lande (5-1) Ă  Vancouver pour clĂŽturer sa phase de poules. GrĂące Ă  cette premiĂšre victoire particuliĂšrement large dans le tournoi, les Diables Rouges s’emparent de la premiĂšre place du groupe G, devançant l’Égypte Ă  la diffĂ©rence de buts. Ce rĂ©veil offensif retentissant leur permet de se projeter avec le plein de confiance vers leur huitiĂšme de finale, prĂ©vu mercredi Ă  Seattle face Ă  l’un des meilleurs troisiĂšmes.

La domination belge a Ă©tĂ© Ă©crasante, confisquant totalement le ballon Ă  des Kiwis dĂ©passĂ©s. Les statistiques illustrent parfaitement cette mainmise absolue : la Belgique a armĂ© pas moins de 34 tirs (dont 9 cadrĂ©s) contre seulement 6 pauvres tentatives pour les « All Whites ». L’homme providentiel de cette rencontre a Ă©tĂ© Leandro Trossard. L’attaquant d’Arsenal a mis les siens sur orbite en ouvrant le score Ă  la suite d’un corner (28e), avant de faire le break au retour des vestiaires d’une reprise de volĂ©e imparable (50e).

ForcĂ©e de rĂ©agir, la Nouvelle-ZĂ©lande a tentĂ© de se ruer Ă  l’attaque, laissant inĂ©vitablement des espaces bĂ©ants dans son dos. Kevin De Bruyne en a profitĂ© pour ruiner les derniers espoirs nĂ©o-zĂ©landais en inscrivant le but du 3-0 Ă  la 66e minute, imitĂ© un peu plus tard par Romelu Lukaku qui a Ă©galement participĂ© Ă  ce festival. De son cĂŽtĂ©, Thibaut Courtois a passĂ© une soirĂ©e extrĂȘmement tranquille, le portier madrilĂšne n’ayant eu Ă  s’employer pour la premiĂšre fois qu’Ă  la 55e minute de jeu.

Match n°63 Égypte  / RI Iran  [1-1]

L’Égypte et l’Iran n’ont pas rĂ©ussi Ă  se dĂ©partager (1-1) au terme d’une rencontre indĂ©cise Ă  Seattle. DĂ©jĂ  assurĂ©s de leur qualification, les Pharaons conservent leur invincibilitĂ©, tandis que la « Team Melli », qui termine troisiĂšme du groupe G avec trois points, se retrouve en ballottage. Les Iraniens devront patienter jusqu’Ă  la fin de la phase de groupes pour savoir s’ils font partie des meilleurs troisiĂšmes repĂȘchĂ©s pour les seiziĂšmes de finale, oĂč ils pourraient potentiellement affronter la Suisse.

La partie a dĂ©marrĂ© sur un rythme effrĂ©nĂ© avec une ouverture du score trĂšs rapide de l’Égyptien Mahmoud Saber, dont la frappe a trouvĂ© son chemin Ă  travers une forĂȘt de jambes dĂšs la 5e minute. La rĂ©action iranienne ne s’est pas fait attendre puisque Ramin Rezaeian a Ă©galisĂ© moins de dix minutes plus tard (14e). L’Iran a ensuite cru vivre un moment de gloire inoubliable dans le temps additionnel (90e+3) lorsque Shoja Khalilzadeh a fait trembler les filets, mais ce but synonyme de qualification historique a finalement Ă©tĂ© refusĂ© pour un hors-jeu aprĂšs intervention du VAR.

Au-delĂ  de ce nul, l’inquiĂ©tude domine dans les rangs Ă©gyptiens suite Ă  la sortie sur blessure de Mohamed Salah. L’idole absolue des Pharaons a quittĂ© la pelouse peu avant l’heure de jeu (56e) pour cĂ©der sa place Ă  Ahmed Sayed Zizo, semblant souffrir des ischio-jambiers. ImmĂ©diatement pris en charge et bandĂ© Ă  la cuisse par le staff mĂ©dical sur le banc de touche, le capitaine laisse toute une nation dans l’angoisse quant Ă  son aptitude physique pour entamer la phase Ă  Ă©limination directe.

Match n°66 Uruguay / Espagne  [0-1]

L’Espagne a assurĂ© l’essentiel en s’imposant sur la plus petite des marges (1-0) face Ă  l’Uruguay Ă  Guadalajara, validant ainsi dĂ©finitivement sa premiĂšre place du groupe H. Ce rĂ©sultat est lourd de consĂ©quences pour la Celeste de Marcelo Bielsa, qui termine troisiĂšme de la poule et quitte prĂ©maturĂ©ment le tournoi nord-amĂ©ricain par la petite porte, sans avoir rĂ©ussi Ă  convaincre.

Sous les yeux du roi Felipe VI, prĂ©sent en tribunes pour sceller la rĂ©conciliation entre l’Espagne et le Mexique, la Roja a pourtant livrĂ© une prestation poussive et particuliĂšrement ennuyante. Loin de leur statut de champions d’Europe, les Espagnols ont manquĂ© de rythme, d’envie dans les duels, et ont multipliĂ© les erreurs techniques et les fautes. MĂȘme le prodige Lamine Yamal, titularisĂ© d’entrĂ©e, n’est pas parvenu Ă  illuminer le jeu ibĂ©rique. La diffĂ©rence s’est finalement faite sur une Ă©norme faute de main du gardien uruguayen Fernando Muslera, dont a profitĂ© Alex Baena pour inscrire l’unique but de la rencontre.

De son cĂŽtĂ©, l’Uruguay n’a jamais semblĂ© en mesure de renverser la situation, affichant un visage bien trop inoffensif tout au long de la partie. L’impuissance sud-amĂ©ricaine s’est finalement transformĂ©e en profonde frustration dans les ultimes secondes du match, un agacement symbolisĂ© par l’expulsion logique d’Agustin Canobbio Ă  la 95e minute Ă  la suite d’un tacle beaucoup trop appuyĂ©. L’Espagne avance en seiziĂšmes, mais devra montrer un tout autre visage pour espĂ©rer rĂ©aliser le doublĂ© Euro-Mondial.

Match n°65 Cap-Vert / Arabie Saoudite [0-0]

Le Cap-Vert a Ă©crit la plus belle page de son histoire en se qualifiant pour les seiziĂšmes de finale de la Coupe du monde aprĂšs son match nul (0-0) face Ă  l’Arabie saoudite Ă  Houston. GrĂące Ă  ce rĂ©sultat, les Requins Bleus terminent Ă  la deuxiĂšme place du groupe H, derriĂšre l’Espagne, et Ă©liminent par la mĂȘme occasion l’Uruguay de la compĂ©tition de maniĂšre indirecte. Pour le petit pays insulaire, qui n’a pourtant pas remportĂ© le moindre match dans cette phase de poules (trois nuls), cet exploit retentissant est une juste rĂ©compense.

Comme lors de ses prĂ©cĂ©dentes sorties face Ă  l’Espagne et l’Uruguay, la sĂ©lection dirigĂ©e par Bubista s’est appuyĂ©e sur une dĂ©fense de fer et d’Ă©normes qualitĂ©s physiques pour rĂ©sister Ă  la supĂ©rioritĂ© technique saoudienne lors du premier acte. Les Cap-Verdiens ont mĂȘme pris l’ascendant aprĂšs la pause, se procurant de belles occasions de l’emporter par l’intermĂ©diaire des entrants Laros Duarte, qui a butĂ© sur le gardien (74e), et Nuno Da Costa, dont la reprise est passĂ©e de peu Ă  cĂŽtĂ© dans le temps additionnel (90e+5).

Au coup de sifflet final, l’explosion de joie a Ă©tĂ© Ă  la hauteur de l’exploit pour cette Ă©quipe qui s’apprĂȘte dĂ©sormais Ă  dĂ©fier l’Argentine de Lionel Messi lors du prochain tour Ă  Miami. La cĂ©lĂ©bration s’est poursuivie dans les vestiaires et en zone mixte au son de la « funana », une musique traditionnelle cap-verdienne, illustrant la fiertĂ© et l’Ă©tat d’esprit joyeux d’une Ă©quipe qui, selon les mots de son gardien Vozinha, compte bien montrer son « grand cƓur » au monde entier.

Match n°62 Sénégal     / Irak [5-0]

Le SĂ©nĂ©gal a arrachĂ© in extremis sa qualification pour les seiziĂšmes de finale de la Coupe du monde en Ă©crasant l’Irak (5-0) Ă  Toronto lors de la derniĂšre journĂ©e du groupe I. AprĂšs avoir concĂ©dĂ© deux dĂ©faites initiales face Ă  la France et la NorvĂšge, les Lions de la Teranga se trouvaient dos au mur mais ont parfaitement rĂ©agi pour s’assurer une place parmi les huit meilleurs troisiĂšmes de la compĂ©tition.

Les hommes de Pape Thiaw ont pris le match par le bon bout en ouvrant le score dĂšs la 4e minute de jeu : sur un corner, une tĂȘte d’Abdoulaye Seck a Ă©tĂ© prolongĂ©e victorieusement par le pied d’Habib Diarra. La tĂąche s’est ensuite simplifiĂ©e pour les SĂ©nĂ©galais suite Ă  l’expulsion rapide d’un joueur irakien dĂšs la 12e minute. Paradoxalement, malgrĂ© cette supĂ©rioritĂ© numĂ©rique prĂ©coce, les coĂ©quipiers de Sadio ManĂ© ont longtemps peinĂ© Ă  se montrer dangereux et Ă  faire le break avant la pause.

La situation s’est finalement totalement dĂ©bloquĂ©e lors du second acte, oĂč l’attaque sĂ©nĂ©galaise a fait parler la poudre. Ismaila Sarr a libĂ©rĂ© les siens (56e), avant que Pape Gueye ne s’offre un doublĂ© express (59e, 71e) pour doucher les ultimes espoirs irakiens. En fin de match, Iliman Ndiaye a parachevĂ© ce festival offensif (82e), offrant Ă  la sĂ©lection africaine, dĂ©possĂ©dĂ©e de sa couronne continentale sur tapis vert au profit du Maroc aprĂšs une finale de la CAN 2025 chaotique, un large succĂšs trĂšs salvateur pour la suite de l’aventure.

Match n°61 NorvÚge  / France    [1-4]

La France a brillamment terminĂ© sa phase de poules en dominant largement une Ă©quipe de NorvĂšge fortement remaniĂ©e (4-1) Ă  Boston. Les Bleus, qui enchaĂźnent un parcours sans faute, s’assurent ainsi la premiĂšre place du groupe I et affronteront la SuĂšde en seiziĂšmes de finale Ă  East Rutherford. De son cĂŽtĂ©, la NorvĂšge, qui avait laissĂ© Erling Haaland au repos parmi dix changements dans son onze de dĂ©part, termine deuxiĂšme et dĂ©fiera la CĂŽte d’Ivoire Ă  Dallas pour son premier match Ă  Ă©limination directe depuis 1998.

Le grand bonhomme de cette rencontre a incontestablement Ă©tĂ© Ousmane DembĂ©lĂ©. L’actuel Ballon d’Or 2025 a Ă©claboussĂ© la premiĂšre pĂ©riode de son talent en s’offrant un triplĂ© retentissant, devenant ainsi le troisiĂšme Français Ă  rĂ©aliser cet exploit en Coupe du monde aprĂšs Just Fontaine et Kylian MbappĂ©. Parfaitement servi Ă  deux reprises par son capitaine MbappĂ©, qui avait touchĂ© la barre aprĂšs seulement vingt secondes de jeu, DembĂ©lĂ© a frappĂ© coup sur coup (7e, 20e), avant que Thelo Asgaard ne rĂ©duise briĂšvement l’Ă©cart pour les Scandinaves (21e).

Au retour des vestiaires, la NorvĂšge a tentĂ© de se rebeller sous l’impulsion d’Oscar Bobb, qui a obtenu un penalty tout Ă  fait logique suite Ă  une intervention en retard de ThĂ©o Hernandez (50e). Mais le gardien tricolore Mike Maignan a jouĂ© les hĂ©ros en repoussant la tentative de Jörgen Strand Larsen. MalgrĂ© une seconde pĂ©riode moins maĂźtrisĂ©e, la France a tenu bon et a mĂȘme corsĂ© l’addition dans le temps additionnel (90e+4) grĂące Ă  un boulet de canon de DĂ©sirĂ© DouĂ©, scellant dĂ©finitivement ce large succĂšs.

Match n°60 Paraguay / Australie [0-0]

Le Paraguay et l’Australie se sont sĂ©parĂ©s sur un score nul et vierge (0-0) au Levi’s Stadium de Santa Clara. PrĂ©sentĂ©e comme une vĂ©ritable « finale » pour la deuxiĂšme place du groupe D, cette rencontre n’a pas tenu toutes ses promesses en termes de spectacle, offrant une opposition assez fermĂ©e et sans vĂ©ritable rythme sous les ordres de l’arbitre français ClĂ©ment Turpin.

Pour ce rendez-vous dĂ©cisif, la sĂ©lection sud-amĂ©ricaine a dĂ» composer avec une absence de taille : celle de son milieu de terrain Miguel AlmirĂłn. Ce dernier purgeait une suspension aprĂšs avoir Ă©copĂ© d’un carton rouge face Ă  la Turquie pour s’ĂȘtre couvert la bouche en parlant Ă  un adversaire, en vertu de la nouvelle rĂ©glementation du tournoi luttant contre les dĂ©bordements racistes.

Finalement, ce partage des points s’est avĂ©rĂ© ĂȘtre un rĂ©sultat qui « arrange tout le monde » et maintient le statu quo dans ce groupe D. Alors que les États-Unis Ă©taient dĂ©jĂ  assurĂ©s de remporter la poule et la Turquie Ă©liminĂ©e, les Australiens et les Paraguayens se sont quittĂ©s bons amis, sĂ©curisant l’essentiel pour envisager sereinement la qualification pour les seiziĂšmes de finale.

Match n°59 Turquie    / USA   [3-2]

La Turquie a quittĂ© la Coupe du monde sur une note positive en s’offrant une victoire palpitante (3-2) face aux États-Unis Ă  Los Angeles. Bien que dĂ©jĂ  Ă©liminĂ©s prĂ©maturĂ©ment du tournoi avant le coup d’envoi, les Turcs ont mis fin Ă  la sĂ©rie d’invincibilitĂ© de la nation coorganisatrice, s’offrant ainsi leur premier succĂšs dans la compĂ©tition depuis l’Ă©dition 2002.

Les AmĂ©ricains, qui avaient procĂ©dĂ© Ă  neuf changements dans leur onze de dĂ©part pour cette rencontre sans grand enjeu pour eux, ont pourtant frappĂ© trĂšs fort d’entrĂ©e de jeu. DĂšs la 3e minute, le dĂ©fenseur Auston Trusty a profitĂ© d’un corner pour surprendre le gardien turc Orhan Çakır et inscrire le deuxiĂšme but le plus rapide de l’histoire des États-Unis en Coupe du monde (2 minutes et 13 secondes), sous les yeux d’un parterre de stars hollywoodiennes telles que Brad Pitt et Owen Wilson.

Loin de s’effondrer, les hommes de Vincenzo Montella ont su retrouver leur Ă©quilibre et rĂ©agir pour inverser la tendance au fil du match. Le suspense a atteint son apogĂ©e dans les ultimes instants de la rencontre, lorsque Kan Ayhan a surgi sur la toute derniĂšre action pour inscrire le but de la victoire dans le temps additionnel, offrant une sortie hĂ©roĂŻque Ă  son Ă©quipe.

Match n°58 Tunisie  / Pays-Bas    [1-3]

Les Pays-Bas ont aisĂ©ment validĂ© leur premiĂšre place du groupe F en disposant sereinement de la Tunisie (3-1) Ă  Kansas City. Les NĂ©erlandais n’ont fait qu’une bouchĂ©e des Aigles de Carthage en pliant l’affaire dĂšs l’entame de la rencontre. Pleins de rĂ©alisme, les hommes de Ronald Koeman menaient en effet dĂ©jĂ  2-0 aprĂšs seulement sept minutes de jeu grĂące Ă  un but contre son camp d’Ellyes Skhiri et Ă  une nouvelle rĂ©alisation de l’intenable Brian Brobbey.

Au retour des vestiaires, alors que la Tunisie d’HervĂ© Renard tentait tant bien que mal de rĂ©agir pour l’honneur, les NĂ©erlandais ont d’abord gĂ©rĂ© leur avance avant de porter l’estocade. À la 62e minute, le dĂ©fenseur Jan Paul van Hecke a dĂ©finitivement mis fin au suspense en reprenant victorieusement le ballon de la tĂȘte pour inscrire le troisiĂšme but de son Ă©quipe. La sĂ©lection batave a ensuite confisquĂ© le ballon sous les yeux de la star des Kansas City Chiefs, Patrick Mahomes, prĂ©sent dans les tribunes.

En fin de rencontre, la Tunisie a tout de mĂȘme sauvĂ© l’honneur, mais ce baroud de honte restera anecdotique pour une sĂ©lection qui aura vĂ©cu un tournoi catastrophique Ă  oublier. Avec ce rĂ©sultat probant, les Pays-Bas s’assurent la tĂȘte de la poule et se tournent vers un choc titanesque en seiziĂšmes de finale face au Maroc, demi-finaliste de la derniĂšre Ă©dition. De son cĂŽtĂ©, la Tunisie quitte la Coupe du monde par la petite porte, Ă©liminĂ©e sans la moindre victoire.

Match n°57 Japon  / SuÚde  [1-1]

Le Japon et la SuĂšde se sont quittĂ©s sur un score de paritĂ© (1-1) Ă  l’issue d’une rencontre tactique et disputĂ©e Ă  Monterrey. Ce rĂ©sultat nul fait le bonheur des deux nations puisqu’il valide officiellement leur ticket pour les seiziĂšmes de finale de la Coupe du monde. Au terme d’une premiĂšre pĂ©riode fermĂ©e oĂč les deux blocs se sont neutralisĂ©s, les occasions nettes ont Ă©tĂ© rares, les dĂ©fenses prenant le pas sur les attaques.

Au retour des vestiaires, la rencontre s’est brutalement emballĂ©e Ă  l’approche de l’heure de jeu. À la 56e minute, l’attaquant du Celtic Glasgow Daizen Maeda a concrĂ©tisĂ© la domination nippone en ouvrant le score Ă  la suite d’une ouverture lumineuse et millimĂ©trĂ©e de Ritsu Doan. BousculĂ©e, la sĂ©lection suĂ©doise dirigĂ©e par Graham Potter a immĂ©diatement rĂ©agi et a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e de ses efforts seulement six minutes plus tard grĂące Ă  un superbe exploit individuel d’Anthony Elanga, auteur d’une frappe limpide du gauche dans le petit filet (62e).

En fin de rencontre, le rythme est retombĂ©, les deux Ă©quipes se contentant de confisquer le ballon pour sĂ©curiser ce score de paritĂ© synonyme de qualification mutuelle. Avec ce rĂ©sultat, le Japon s’empare de la deuxiĂšme place du groupe juste derriĂšre les Pays-Bas, tandis que la SuĂšde se qualifie Ă©galement pour la phase finale en terminant parmi les meilleurs troisiĂšmes avec quatre points au compteur.

Match n°56 Équateur   / Allemagne  [2-1]

L’Équateur a créé une sensation monumentale Ă  New York en renversant l’Allemagne (2-1) pour dĂ©crocher sa qualification pour les seiziĂšmes de finale de la Coupe du monde. La Mannschaft a pourtant pris le meilleur dĂ©part possible en ouvrant le score dĂšs la 2e minute par Leroy SanĂ©, Ă  la conclusion d’une action polĂ©mique entachĂ©e d’une faute prĂ©alable d’Aleksandar Pavlovic sur Pedro Vite. PoussĂ©e par une marĂ©e jaune bruyante et festive, la sĂ©lection sud-amĂ©ricaine n’a pas abdiquĂ© et a rapidement recollĂ© au score grĂące Ă  un superbe tir puissant de Nilson Angulo (9e).

Au retour des vestiaires, le scĂ©nario est restĂ© particuliĂšrement intense et indĂ©cis. Profitant d’un coaching de gestion opĂ©rĂ© par Julian Nagelsmann Ă  l’issue de l’heure de jeu, la « Tri » a haussĂ© le ton et a bousculĂ© des Allemands qui n’ont visiblement pas tout donnĂ©. L’Allemagne a cruellement manquĂ© d’efficacitĂ© pour reprendre l’avantage, Ă  l’image d’un Leroy SanĂ© complĂštement maladroit qui a manquĂ© son face-Ă -face crucial devant le gardien adverse Hernan Galindez (76e).

En fin de rencontre, l’incroyable dĂ©bauche d’Ă©nergie des Équatoriens a finalement Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e par le coup du sort tant attendu. À la 77e minute, Gonzalo Plata est entrĂ© dans l’histoire de son pays en inscrivant le but de la victoire d’une frappe imparable. Avec ce rĂ©sultat historique, l’Allemagne conserve malgrĂ© tout sa premiĂšre place, tandis que l’Équateur s’empare de la troisiĂšme place du groupe E avec quatre points, s’assurant ainsi de figurer parmi les meilleurs troisiĂšmes repĂȘchĂ©s pour la suite de la compĂ©tition.

Match n°55 Curaçao / CĂŽte d’Ivoire   [0-2]

La CĂŽte d’Ivoire a Ă©crit la plus belle page de son histoire internationale en s’imposant sereinement 2-0 face Ă  Curaçao Ă  l’occasion de la derniĂšre journĂ©e de la phase de poules. Pour la toute premiĂšre fois de leur histoire, les ÉlĂ©phants s’extirpent de la phase de groupes et se qualifient pour les seiziĂšmes de finale d’une Coupe du monde. Les Ivoiriens ont dĂ©bloquĂ© la situation de maniĂšre idĂ©ale dĂšs la 7e minute de jeu grĂące Ă  une rĂ©alisation pleine de sang-froid de Nicolas PĂ©pĂ©.

Au retour des vestiaires, face au petit poucet des Antilles particuliĂšrement valeureux mais limitĂ© techniquement, la sĂ©lection dirigĂ©e par Emerse FaĂ© a parfaitement gĂ©rĂ© son avantage. Moins flamboyants que lors de leurs deux premiĂšres sorties face Ă  l’Équateur et l’Allemagne, les Ivoiriens ont parfois bousculĂ© leur football avec de nombreuses pertes de balle Ă©vitables sous la pression, mais ils ont su faire le dos rond pour prĂ©server l’essentiel et ne concĂ©der aucun but.

En fin de rencontre, la CĂŽte d’Ivoire a dĂ©finitivement pliĂ© l’affaire et scellĂ© ce succĂšs historique Ă  la 64e minute grĂące Ă  un doublĂ© plein d’opportunisme de l’inĂ©vitable Nicolas PĂ©pĂ©. Avec ce rĂ©sultat probant, la CĂŽte d’Ivoire s’empare de la deuxiĂšme place du groupe E et s’offre un choc prestigieux face Ă  la France ou la NorvĂšge au tour suivant. De son cĂŽtĂ©, Curaçao quitte la compĂ©tition la tĂȘte haute avec un point historique au compteur mais une derniĂšre place logique.

Match n°54 Afrique du Sud  / Corée du Sud [1-0]

L’Afrique du Sud a créé la surprise Ă  Monterrey en s’imposant sur la plus petite des marges (1-0) face Ă  la CorĂ©e du Sud. GrĂące Ă  ce succĂšs inespĂ©rĂ© aprĂšs leur entame de tournoi ratĂ©e, les Bafana Bafana valident officiellement leur ticket pour les seiziĂšmes de finale, oĂč ils affronteront le Canada. Les Sud-CorĂ©ens, quant Ă  eux, se retrouvent en grande difficultĂ© Ă  la troisiĂšme place du groupe (3 points, diffĂ©rence de buts de -1) et devront patienter pour savoir s’ils seront repĂȘchĂ©s.

La rencontre n’a pas atteint des sommets d’intensitĂ©. DominĂ©s dans la possession du ballon (seulement 33%), les Sud-Africains ont fait le dos rond aprĂšs une entame Ă  l’avantage des Asiatiques, symbolisĂ©e par une frappe non cadrĂ©e de Lee Kang-in (8e). L’Afrique du Sud s’est nĂ©anmoins procurĂ©e les meilleures occasions en premiĂšre pĂ©riode, Ă  l’image d’une tentative puissante d’Evidence Makgopa repoussĂ©e par le gardien adverse (30e).

Le match a basculĂ© peu aprĂšs l’heure de jeu grĂące Ă  un coaching gagnant du sĂ©lectionneur Hugo Broos. Tout juste entrĂ© en jeu, Tshepang Moremi a dĂ©bordĂ© sur le cĂŽtĂ© gauche pour adresser un centre en retrait parfait Ă  destination de Thapelo Maseko, qui a conclu d’une frappe du gauche (63e). Solidaires jusqu’au coup de sifflet final, les Sud-Africains ont conservĂ© ce prĂ©cieux avantage qui leur ouvre les portes de la phase Ă  Ă©limination directe.

Match n°53 Tchéquie / Mexique    [0-3]

Le Mexique, pays coorganisateur du tournoi, a parfaitement clÎturé sa phase de groupes en écrasant la Tchéquie (3-0) au stade Azteca de Mexico. Déjà qualifiée, la « Tri » est ainsi devenue la toute premiÚre équipe de ce Mondial 2026 à remporter ses trois premiers matches de poule. De son cÎté, la sélection tchÚque a affiché une nouvelle fois ses limites et se retrouve éliminée de la compétition, terminant à la derniÚre place du groupe A.

AprĂšs une premiĂšre mi-temps vierge de buts, les Mexicains ont fait chavirer leur public au retour des vestiaires. Mateo Chavez a dĂ©bloquĂ© la situation Ă  la 55e minute, suivi de prĂšs par Julian Quiñones (61e). Dans le temps additionnel, Alvaro Fidalgo a parachevĂ© ce succĂšs Ă©clatant (90e+4). La soirĂ©e a Ă©tĂ© d’autant plus festive que le gardien vĂ©tĂ©ran Guillermo Ochoa (40 ans) est entrĂ© en jeu pour disputer quelques minutes, rejoignant le cercle trĂšs fermĂ© des joueurs ayant participĂ© Ă  six Coupes du monde, aux cĂŽtĂ©s de Lionel Messi et Cristiano Ronaldo.

Dans le camp adverse, l’heure Ă©tait au bilan amer. Le manager gĂ©nĂ©ral de la TchĂ©quie, l’ancien Ballon d’Or Pavel Nedved, n’a pas cachĂ© son immense dĂ©ception face au manque de compĂ©titivitĂ© de son Ă©quipe. Pointant du doigt une prĂ©paration inadĂ©quate et des lacunes Ă©videntes, il a fustigĂ© l’attitude de certains joueurs, estimant que la sĂ©lection s’Ă©tait montrĂ©e trĂšs loin du niveau requis pour espĂ©rer exister dans un tel tournoi.

Match n°50 Maroc     / Haïti   [4-2]

Le Maroc s’est qualifiĂ© pour les 16es de finale en remportant une victoire trĂšs disputĂ©e face Ă  HaĂŻti (4-2) Ă  Atlanta. MalgrĂ© leur Ă©limination dĂ©jĂ  actĂ©e, les valeureux HaĂŻtiens ont crĂąnement jouĂ© leur chance et ont surpris les Marocains en ouvrant le score dĂšs la 10e minute sur un but contre son camp du gardien Yassine Bounou, mis sous pression par Duckens Nazon. Achraf Hakimi a relancĂ© les siens en Ă©galisant d’un tacle rageur (39e), mais Wilson Isidor a redonnĂ© l’avantage aux Grenadiers d’une frappe monumentale en lucarne (43e).

Juste avant la pause, l’inĂ©vitable Ismael Saibari, auteur de son troisiĂšme but en trois matches dans ce Mondial, a permis aux Lions de l’Atlas de recoller au score d’une belle frappe (45e+1). Au retour des vestiaires, le match est restĂ© trĂšs animĂ©, intense et indĂ©cis. Les HaĂŻtiens ont pu compter sur les multiples parades de leur gardien Johny Placide, notamment face Ă  El-Khannouss (59e) ou sur un ballon chaud de Ricardo AdĂ© (65e), pour rester dans la partie.

La diffĂ©rence s’est finalement faite dans le dernier quart d’heure en faveur du Maroc. EntrĂ© en jeu dix minutes plus tĂŽt, Soufiane Rahimi a inscrit le but du 3-2 (79e), avant de dĂ©livrer une passe dĂ©cisive pour le Strasbourgeois Gessime Yassine qui a scellĂ© le succĂšs marocain (88e). Bien qu’ils aient souffert et manquĂ© la premiĂšre place du groupe au profit du BrĂ©sil, les Lions de l’Atlas valident leur ticket pour la phase Ă  Ă©limination directe.

Match n°49 Écosse / BrĂ©sil    [0-3]

Le BrĂ©sil a assurĂ© sa premiĂšre place dans le groupe C en s’imposant facilement face Ă  l’Écosse (3-0) Ă  Miami. Les joueurs de Carlo Ancelotti ont rapidement pris les devants grĂące Ă  Vinicius Jr, qui a profitĂ© d’une grossiĂšre erreur Ă©cossaise Ă  la relance pour ouvrir le score dĂšs la 7e minute. L’attaquant du Real Madrid s’est mĂȘme offert un doublĂ© juste avant la mi-temps (45e+3), et aurait pu inscrire un triplĂ© si le VAR n’avait pas annulĂ© une autre rĂ©alisation pour une faute trĂšs lĂ©gĂšre (22e).

Totalement incapable d’Ă©branler l’Ă©difice brĂ©silien en premiĂšre pĂ©riode, l’Écosse a dĂ» attendre la 50e minute pour cadrer sa premiĂšre tentative de la tĂȘte par l’intermĂ©diaire de Scott McTominay. Le BrĂ©sil n’a cependant jamais tremblĂ© et a dĂ©finitivement scellĂ© le score Ă  l’heure de jeu grĂące Ă  Matheus Cunha, parfaitement trouvĂ© par Bruno Guimaraes (60e). Cette victoire nette et sans bavure permet Ă  la Seleção d’aborder les 16es de finale avec beaucoup de certitudes.

Ce match a Ă©galement Ă©tĂ© marquĂ© par le grand retour de Neymar sur les terrains. Absent de la sĂ©lection brĂ©silienne depuis octobre 2023, le meilleur buteur de l’histoire de la Seleção est entrĂ© en jeu Ă  la 76e minute, disputant ainsi ses premiĂšres minutes dans cette Coupe du monde 2026. À l’issue de la rencontre, le joueur de 34 ans a partagĂ© sa vive Ă©motion en enlaçant sa famille prĂ©sente au stade, savourant ce moment particulier aprĂšs sa longue absence.

Match n°52 Bosnie-Herzégovine    / Qatar  [3-1]

La Bosnie-HerzĂ©govine s’est imposĂ©e 3-1 face au Qatar Ă  Seattle lors de la derniĂšre journĂ©e du groupe B. Cette victoire cruciale permet aux Bosniens, avec quatre points au compteur, de s’assurer une place parmi les huit meilleurs troisiĂšmes du tournoi et de se qualifier pour les 16es de finale. Ils terminent juste derriĂšre la Suisse et le Canada, devancĂ©s par les Canadiens Ă  la diffĂ©rence de buts (-1 contre +5), tandis que le Qatar, bon dernier, est dĂ©finitivement Ă©liminĂ©.

Le match a offert un scĂ©nario Ă©trange, dĂ©butant sur un rythme trĂšs soporifique avant de s’emballer brutalement avec trois buts en l’espace de treize minutes. Largement supĂ©rieurs Ă  leurs adversaires, les coĂ©quipiers de la lĂ©gende Edin Dzeko ont logiquement pris l’avantage grĂące Ă  une splendide ouverture du score d’Alajbegovic (29e), suivie rapidement d’un but contre son camp du Qatari Al-Brake (34e). Cependant, la Bosnie s’est ensuite endormie sur ses lauriers et a Ă©tĂ© punie juste avant la pause par une rĂ©duction du score signĂ©e Al-Haydos (42e).

Conscient du danger, le sĂ©lectionneur bosnien Sergej Barbarez a rĂ©agi immĂ©diatement en procĂ©dant Ă  deux remplacements dĂšs le retour des vestiaires. MalgrĂ© ces ajustements, la dĂ©fense bosnienne s’est encore fait quelques frayeurs Ă  l’approche de l’heure de jeu (57e). La dĂ©livrance est finalement venue d’un entrant : le remplaçant Mahmic a inscrit le but du K.-O. en fin de rencontre (80e), scellant ainsi la premiĂšre qualification de l’histoire de la Bosnie pour une phase Ă  Ă©limination directe en Coupe du monde.

Match n°51 Suisse   / Canada  [2-1]

IdĂ©alement lancĂ©e dans sa Coupe du monde 2026, l’équipe de Suisse a fini le travail en beautĂ© lors de la troisiĂšme journĂ©e de la phase de groupes en s’imposant 2-1 face au Canada, Ă  Vancouver. AprĂšs un dĂ©but de tournoi poussif, les hommes de Murat Yakin ont haussĂ© le ton pour s’assurer non seulement un ticket pour les 16es de finale, mais aussi la premiĂšre place de leur poule. Cette victoire prestigieuse leur permet d’aborder la phase Ă  Ă©limination directe avec un maximum de confiance, avec un match dĂ©jĂ  programmĂ© pour le jeudi 2 juillet face Ă  l’un des meilleurs troisiĂšmes.

Le sĂ©lectionneur national avait opĂ©rĂ© des choix forts pour cette rencontre, titularisant d’entrĂ©e Ruben Vargas et la jeune sensation Johan Manzambi en soutien de Breel Embolo. AprĂšs une premiĂšre pĂ©riode disputĂ©e oĂč le gardien canadien Maxime CrĂ©peau a dĂ» s’employer, la dĂ©cision s’est faite dĂšs le retour des vestiaires. À la 46e minute, Vargas a ouvert le score au second poteau sur un centre prĂ©cis de Manzambi. Onze kilomĂštres plus loin, les rĂŽles se sont inversĂ©s : Vargas s’est muĂ© en passeur pour Manzambi, qui a profitĂ© d’une faute de main du portier adverse pour inscrire le but du break (57e).

MalgrĂ© cette belle avance de deux buts, la Nati a connu une fin de match plus frĂ©missante en baissant de rythme. Le Canada en a profitĂ© pour reprendre espoir grĂące Ă  une superbe connexion entre Nathan Saliba et Promise David, ce dernier trompant Gregor Kobel d’une volĂ©e imparable Ă  la 76e minute. Le gardien du Borussia Dortmund a dĂ» rester vigilant dans le temps additionnel sur d’ultimes tentatives de la tĂȘte signĂ©es Cornelius et Johnston, mais la Suisse a tenu bon pour empocher trois points prĂ©cieux et sceller son statut de vainqueur de groupe.

Au-delĂ  de la qualification collective, ce match restera gravĂ© dans l’histoire du football mondial grĂące Ă  l’incroyable prĂ©cocitĂ© de Johan Manzambi. À seulement 20 ans, le prodige de Fribourg vient de rejoindre un club ultra-sĂ©lect : au XXIe siĂšcle, seuls trois joueurs ont rĂ©ussi l’exploit de marquer plus de trois buts en Coupe du monde avant l’Ăąge de 21 ans. Manzambi inscrit dĂ©sormais son nom en lettres d’or aux cĂŽtĂ©s de la lĂ©gende allemande Thomas MĂŒller et du phĂ©nomĂšne français Kylian MbappĂ©. DĂ©jĂ  double buteur dĂ©cisif lors de son entrĂ©e en jeu face Ă  la Bosnie (4-1), le jeune attaquant suisse confirme qu’il est la vĂ©ritable rĂ©vĂ©lation de ce Mondial 2026, portant les espoirs de tout un peuple par son talent brut et son efficacitĂ© affolante devant le but.

Match n°48 Colombie  / RD Congo [1-0]

La Colombie a logiquement validĂ© sa qualification pour les seiziĂšmes de finale de la Coupe du monde en s’imposant contre la RD Congo (1-0) Ă  Guadalajara. DĂ©jĂ  tombeurs de l’OuzbĂ©kistan lors de leur premiĂšre sortie, les Colombiens ont maĂźtrisĂ© les dĂ©bats mais ont dĂ» faire preuve d’une incroyable patience face Ă  une dĂ©fense congolaise repliĂ©e et tenace.

La rencontre s’est longtemps rĂ©sumĂ©e Ă  un vĂ©ritable duel entre l’attaque colombienne, portĂ©e par un Luis Diaz virevoltant, et le gardien remplaçant congolais Lionel Mpasi. Pendant 75 minutes, Mpasi a multipliĂ© les parades de grande classe, repoussant inlassablement les assauts sud-amĂ©ricains, allant jusqu’Ă  dĂ©tourner miraculeusement du talon une tentative qui lui passait entre les jambes.

La dĂ©livrance pour la Colombie est finalement intervenue Ă  la 76e minute sur un gros coup du sort. DĂ©jĂ  buteur lors du premier match, le latĂ©ral Daniel Munoz a dĂ©cochĂ© une frappe qui a Ă©tĂ© malencontreusement dĂ©viĂ©e par le dĂ©fenseur congolais Steve Kapuadi, prenant ainsi l’hĂ©roĂŻque Mpasi Ă  contre-pied. MalgrĂ© cette dĂ©faite cruelle, la RD Congo n’a pas tout perdu et conservera ses chances de qualification si elle parvient Ă  s’imposer face Ă  l’OuzbĂ©kistan lors de la derniĂšre journĂ©e.

Match n°46 Panama / Croatie  [0-1]

La Croatie s’est relancĂ©e dans la course Ă  la qualification en s’imposant sur la plus petite des marges face au Panama (1-0) Ă  Toronto. AprĂšs une dĂ©faite contre l’Angleterre, les Croates, finalistes en 2018 et demi-finalistes en 2022, ont assurĂ© l’essentiel pour rester en vie dans ce Mondial, condamnant par la mĂȘme occasion le courageux Panama Ă  l’Ă©limination.

Au-delĂ  de ce rĂ©sultat Ă©triquĂ©, la rencontre a Ă©tĂ© le théùtre d’un exploit personnel majuscule pour Luka Modric. À 40 ans, le capitaine et mĂ©tronome croate est devenu seulement le troisiĂšme joueur de l’histoire du football Ă  atteindre la barre symbolique des 200 sĂ©lections en Ă©quipe nationale. Sa prĂ©sence reste vitale pour sa sĂ©lection, mĂȘme si l’Ă©quipe a affichĂ© une maĂźtrise collective infĂ©rieure aux attentes de son sĂ©lectionneur Zlatko Dalic, qui a pointĂ© du doigt la crispation de ses joueurs.

La dĂ©cision dans ce match fermĂ© est tombĂ©e Ă  la 54e minute grĂące Ă  une belle action d’Ă©cole : une combinaison sur le flanc droit suivie d’un centre de Josip Stanisic a trouvĂ© Ante Budimir au second poteau. EntrĂ© Ă  la pause, l’attaquant de 34 ans a inscrit l’un des buts les plus importants de sa carriĂšre, offrant Ă  son pays une victoire prĂ©cieuse avant un « 32e de finale » dĂ©cisif contre le Ghana.

Match n°45 Angleterre / Ghana [0-0]

L’Angleterre a déçu en concĂ©dant un match nul et vierge (0-0) face Ă  une Ă©quipe du Ghana particuliĂšrement accrocheuse et trĂšs bien organisĂ©e Ă  Boston. Les Three Lions, qui auraient pu assurer tranquillement leur qualification pour les 16es de finale, ont manquĂ© cruellement d’inspiration offensive, Ă  l’image d’un Harry Kane Ă©tonnamment discret et d’une premiĂšre frappe cadrĂ©e anglaise intervenue seulement Ă  la 57e minute par Anthony Gordon.

Au fil du match, les joueurs de Thomas Tuchel ont montrĂ© des signes de nervositĂ© face aux contre-attaques incisives des Black Stars. Le gardien anglais Jordan Pickford a notamment Ă©tĂ© contraint d’effectuer plusieurs sorties en catastrophe hors de sa surface, dont une dans les pieds de Prince Adu (68e) qui aurait potentiellement mĂ©ritĂ© une sanction plus sĂ©vĂšre qu’un simple avertissement.

La fin de rencontre a Ă©tĂ© particuliĂšrement animĂ©e. L’Angleterre a cru forcer la dĂ©cision avec l’entrant Nico O’Reilly qui a trouvĂ© le montant, avant que Kane ne rate l’immanquable. De son cĂŽtĂ©, le sĂ©lectionneur ghanĂ©en Carlos Queiroz a fustigĂ© l’arbitrage aprĂšs le match, estimant avec ironie que le VAR « était en vacances » et que son Ă©quipe aurait dĂ» obtenir un penalty Ă©vident ainsi que l’expulsion du gardien anglais.

Match n°47 Portugal      / Ouzbékistan [5-0]

Le Portugal s’est relancĂ© de maniĂšre Ă©clatante dans la compĂ©tition en Ă©crasant l’OuzbĂ©kistan 5-0 Ă  Houston. AprĂšs un match nul dĂ©cevant face Ă  la RD Congo lors de leur entrĂ©e en lice, les joueurs de Roberto Martinez Ă©taient sous pression, mais ils ont offert une vĂ©ritable promenade de santĂ© Ă  leurs supporters face Ă  un adversaire dĂ©passĂ©.

Ce match restera avant tout gravĂ© dans l’histoire grĂące Ă  l’incroyable exploit de Cristiano Ronaldo. À 41 ans, le capitaine portugais est devenu le tout premier joueur de l’histoire du football Ă  marquer lors de six Coupes du monde diffĂ©rentes (2006, 2010, 2014, 2018, 2022 et 2026). L’insatiable attaquant a ouvert le score dĂšs la 6e minute avant de s’offrir un doublĂ© d’une frappe croisĂ©e Ă  la 39e minute, et a mĂȘme frĂŽlĂ© le triplĂ© Ă  plusieurs reprises en seconde pĂ©riode.

Outre la lĂ©gende portugaise, l’Ă©quipe lusitanienne a dĂ©roulĂ© sur le plan collectif. Nuno Mendes a doublĂ© la mise sur un coup franc (17e), avant qu’un but contre son camp du malheureux Khusanov (60e) et une rĂ©alisation de l’entrant Rafael LeĂŁo en toute fin de match (87e) ne donnent Ă  ce succĂšs des airs de « manita ». Ce rĂ©sultat permet au Portugal d’aborder la suite du tournoi avec le plein de confiance.

Match n°44 Jordanie  / Algérie   [1-2]

L’AlgĂ©rie a souffert mais a fini par s’imposer sur le fil face Ă  la Jordanie (2-1) lors de la deuxiĂšme journĂ©e de son groupe. AprĂšs une dĂ©faite inaugurale contre l’Argentine, les Fennecs ont de nouveau montrĂ© de grandes difficultĂ©s en premiĂšre pĂ©riode. Trop peu inspirĂ©s face au solide rideau dĂ©fensif jordanien et engluĂ©s dans une possession stĂ©rile, ils ont concĂ©dĂ© l’ouverture du score suite Ă  une erreur de relance de Ramiz Zerrouki qui a profitĂ© Ă  Nizar Al Rashdan (36e).

Dos au mur, l’ancien sĂ©lectionneur de l’Ă©quipe de Suisse, Vladimir Petkovic, a fait basculer la rencontre grĂące Ă  un coaching salvateur Ă  la mi-temps. HabituĂ© aux joutes internationales, Petkovic a complĂštement remaniĂ© son milieu de terrain en sortant son double pivot Boudaoui-Zerrouki pour lancer Nabil Bentaleb et l’attaquant Benbouali. Ce changement tactique a redonnĂ© de l’allant aux AlgĂ©riens et leur a permis d’intensifier la pression.

L’AlgĂ©rie s’en est finalement remise aux coups de pied arrĂȘtĂ©s pour renverser la situation en seconde pĂ©riode. Sur un corner, le nouvel entrant Benbouali a sautĂ© plus haut que ses adversaires pour placer une tĂȘte dĂ©croisĂ©e imparable et Ă©galiser (69e). Quelques minutes plus tard, sur une action similaire, Amine Gouiri a profitĂ© d’un cafouillage dĂ©fensif pour offrir la victoire aux siens (82e). Ce succĂšs prĂ©cieux permet aux hommes de Vladimir Petkovic de conserver leur destin en mains pour la qualification.

Match n°41 NorvÚge    / Sénégal   [3-2]

La NorvĂšge a dĂ©crochĂ© son ticket pour les 16es de finale en s’imposant 3-2 face au SĂ©nĂ©gal au terme d’un match riche en erreurs. Les NorvĂ©giens se sont ainsi offert une « finale » pour la premiĂšre place du groupe face Ă  la France. Le SĂ©nĂ©gal, de son cĂŽtĂ©, s’est retrouvĂ© dans une position dĂ©licate, obligĂ© d’espĂ©rer figurer parmi les meilleurs troisiĂšmes pour poursuivre l’aventure.

Le SĂ©nĂ©gal a payĂ© trĂšs cher ses errements dĂ©fensifs lors de cette rencontre. DĂšs la 43e minute, Marcus Pedersen a profitĂ© d’une bĂ©vue de Kalidou Koulibaly Ă  la relance pour ouvrir le score. Au retour des vestiaires, c’est Edouard Mendy qui a multipliĂ© les approximations, permettant Ă  Erling Haaland de faire le break (48e) puis de s’offrir un doublĂ© quelques minutes plus tard (58e) sur une belle reprise. L’attaquant norvĂ©gien aurait mĂȘme pu alourdir le score aprĂšs avoir touchĂ© le poteau plus tĂŽt dans le match.

MalgrĂ© ces coups du sort, les Lions de la Teranga n’ont pas abdiquĂ©. IsmaĂŻla Sarr a redonnĂ© de l’espoir aux siens en rĂ©duisant le score une premiĂšre fois (53e), puis une seconde fois dans le temps additionnel (93e). À noter Ă©galement la prĂ©sence remarquĂ©e de Mory Diaw, l’ancien gardien du Lausanne-Sport, entrĂ© en jeu pour supplĂ©er Edouard Mendy blessĂ©. Le portier a tentĂ© d’apporter sa combativitĂ© pour compenser les largesses dĂ©fensives de son Ă©quipe, sans toutefois parvenir Ă  Ă©viter la dĂ©faite.

Match n°42 France    / Irak [3-0]

La France a validĂ© son billet pour les 16es de finale de la Coupe du monde en dominant l’Irak (3-0) Ă  Philadelphie. Au terme d’une rencontre perturbĂ©e par une interminable interruption de plus de deux heures entre la premiĂšre et la seconde pĂ©riode en raison d’un orage, les Bleus n’ont jamais tremblĂ© et ont fait preuve d’une grande sĂ©rĂ©nitĂ© pour s’imposer logiquement devant prĂšs de 4,9 millions de tĂ©lĂ©spectateurs en France sur la chaĂźne M6.

Kylian MbappĂ© a Ă©tĂ© le grand artisan de cette victoire Ă  l’occasion de sa 100e sĂ©lection. Le capitaine tricolore a ouvert le score d’une belle frappe du gauche (14e) avant de profiter d’une Ă©norme bourde de la dĂ©fense irakienne Ă  la relance pour s’offrir un doublĂ© (54e). Ce succĂšs a Ă©tĂ© dĂ©finitivement scellĂ© par Ousmane DembĂ©lĂ© (66e), confirmant la force de frappe offensive de l’Ă©quipe de France dans ce tournoi.

Ce match a Ă©galement Ă©tĂ© marquĂ© par la performance Ă©clatante de Michael Olise. Le milieu offensif a Ă©tĂ© le vĂ©ritable chef d’orchestre des Bleus en dĂ©livrant deux passes dĂ©cisives lumineuses Ă  destination de MbappĂ© et DembĂ©lĂ©. Avec un total de trois offrandes depuis le dĂ©but de la compĂ©tition en seulement 158 minutes de jeu, Olise s’empare de la tĂȘte du classement des meilleurs passeurs du Mondial Ă  Ă©galitĂ© avec le SuĂ©dois Alexander Isak.

Match n°43 Argentine   / Autriche [2-0]

L’Argentine a poursuivi son parcours sans faute en s’imposant 2-0 face Ă  l’Autriche Ă  Dallas. Dans une rencontre oĂč l’Albiceleste n’a pas toujours brillĂ© par son jeu collectif face au dĂ©fi physique imposĂ© par les Autrichiens, c’est encore une fois Lionel Messi qui a sorti son Ă©quipe du piĂšge. Le capitaine a guidĂ© les siens vers la victoire en s’offrant un doublĂ© retentissant (38e, 90e+5) pour valider une nouvelle victoire des champions du monde en titre.

Au-delĂ  du rĂ©sultat, ce match est entrĂ© dans l’histoire grĂące au nouveau record absolu Ă©tabli par le numĂ©ro 10 argentin. En inscrivant ses 17e et 18e buts en Coupe du monde, Lionel Messi est devenu seul le meilleur buteur de l’histoire de la compĂ©tition. Il surpasse ainsi dĂ©finitivement la lĂ©gende allemande Miroslav Klose (16 buts), le BrĂ©silien Ronaldo (15), ainsi que Kylian MbappĂ© et Gerd MĂŒller (14), inscrivant son nom tout en haut du panthĂ©on du football mondial.

Outre cette efficacitĂ© redoutable, Messi a impressionnĂ© par son implication totale sur le terrain, n’hĂ©sitant pas Ă  aller au contact malgrĂ© les coups reçus, comme sur un violent tacle de Xaver Schlager. Le sĂ©lectionneur Lionel Scaloni a d’ailleurs tenu Ă  saluer les efforts de son joueur pour rĂ©cupĂ©rer des ballons et montrer l’exemple Ă  ses coĂ©quipiers. C’est d’ailleurs Messi lui-mĂȘme qui est Ă  l’origine du mouvement collectif de quarante mĂštres menant Ă  l’ouverture du score, prouvant que son influence reste totale.

Match n°40 Nouvelle-Zélande  / Egypte    [1-3]

L’Égypte a renversĂ© la Nouvelle-ZĂ©lande (3-1) Ă  Vancouver pour s’offrir la toute premiĂšre victoire de son histoire en Coupe du monde. Les Pharaons ont pourtant Ă©tĂ© cueillis Ă  froid au quart d’heure de jeu par une tĂȘte victorieuse de Finn Surman sur corner (15e). MalmenĂ©e, imprĂ©cise et bousculĂ©e par le pressing des Kiwis, l’Ă©quipe Ă©gyptienne a peinĂ© Ă  se montrer dangereuse durant le premier acte.

Au retour des vestiaires, l’Égypte a totalement changĂ© de visage sous l’impulsion de Mohamed Salah. La mĂ©tamorphose s’est concrĂ©tisĂ©e Ă  la 58e minute lorsque Mostafa Ziko a Ă©galisĂ© d’une tĂȘte imparable. GalvanisĂ©s par cette Ă©galisation, les Égyptiens ont continuĂ© de pousser et ont pris l’avantage moins de dix minutes plus tard grĂące Ă  Mohamed Salah, Ă  la conclusion d’une belle action collective (67e).

En fin de rencontre, l’entrant Trezeguet a dĂ©finitivement scellĂ© ce succĂšs historique en coupant de la tĂȘte un corner du capitaine Ă©gyptien au premier poteau (85e). Avec ce rĂ©sultat probant et quatre points au compteur, l’Égypte s’empare provisoirement de la tĂȘte de son groupe. Les Pharaons entrevoient dĂ©sormais une qualification historique pour les 16es de finale avant de dĂ©fier l’Iran.

Match n°37 Uruguay   / Cap-Vert   [2-2]

Le Cap-Vert a créé une nouvelle sensation en arrachant le point du match nul (2-2) face Ă  l’Uruguay Ă  Miami Les Requins Bleus ont ouvert le score de façon spectaculaire grĂące Ă  un coup franc lointain de Kevin Pina Ă  la 21e minute. Bien que malmenĂ©e, la Celeste de Marcelo Bielsa a rĂ©agi juste avant la pause grĂące Ă  une tĂȘte plongeante de Maxi Araujo (44e) et une reprise d’Agustin Canobbio (45e+6).

Au retour des vestiaires, le Cap-Vert ne s’est pas dĂ©suni et a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ© de ses efforts. À la 61e minute, l’opportuniste HĂ©lio Varela a profitĂ© d’une Ă©norme mĂ©sentente entre Mathias Olivera et le gardien Fernando Muslera pour Ă©galiser dans le but vide. PiquĂ© au vif, l’Uruguay a poussĂ© pour reprendre l’avantage, mais s’est heurtĂ© Ă  un bloc dĂ©fensif hĂ©roĂŻque de la part de la nation insulaire.

En fin de rencontre, malgrĂ© la fatigue et les occasions uruguayennes, le score n’a plus Ă©voluĂ© dans ce match haletant. Avec ce rĂ©sultat retentissant, le Cap-Vert garde de rĂ©elles chances de qualification, tandis que l’Uruguay prolonge sa sĂ©rie noire de 36 ans sans victoire au Mondial en l’absence du duo Suarez-Cavani.

Match n°39 Belgique / RI Iran [0-0]

La Belgique s’est compliquĂ©e la tĂąche dans la course Ă  la qualification en concĂ©dant un deuxiĂšme match nul (0-0) face Ă  une tenace Ă©quipe d’Iran Ă  Los Angeles. MalgrĂ© une nette domination globale et de nombreuses occasions, les Diables Rouges ont butĂ© inlassablement sur un Alireza Beiranvand infranchissable dans les cages iraniennes. Le gardien a multipliĂ© les arrĂȘts face aux assauts de Maxim De Cuyper et Youri Tielemans en premiĂšre mi-temps.

Au retour des vestiaires, le gardien iranien a poursuivi son rĂ©cital, rĂ©alisant notamment une parade exceptionnelle au sol devant De Cuyper Ă  la 59e minute. Le tournant du match est survenu peu aprĂšs (66e), lorsque le dĂ©fenseur belge Nathan Ngoy a Ă©tĂ© logiquement expulsĂ© en position de dernier dĂ©fenseur suite Ă  une passe en retrait manquĂ©e, anĂ©antissant ainsi l’Ă©lan de son Ă©quipe.

En fin de rencontre, Ă©voluant en supĂ©rioritĂ© numĂ©rique, l’Iran, qui alignait le onze le plus ĂągĂ© de l’histoire du Mondial (plus de 32 ans de moyenne), s’est montrĂ© dangereux par l’intermĂ©diaire de Mehdi Taremi, mais Thibaut Courtois a sauvĂ© les siens. Avec deux points au compteur, la Belgique jouera sa survie et sa qualification face Ă  la Nouvelle-ZĂ©lande lors de la derniĂšre journĂ©e.

Match n°38 Espagne   / Arabie Saoudite [4-0]

L’Espagne a vĂ©ritablement lancĂ© sa Coupe du monde en Ă©crasant l’Arabie saoudite 4-0 Ă  Atlanta. PortĂ©e par sa jeune pĂ©pite Lamine Yamal, titulaire pour la premiĂšre fois, la Roja a ouvert le score dĂšs la 10e minute grĂące Ă  une rĂ©alisation du Barcelonais sur un centre de Mikel Oyarzabal. L’attaquant de la Real Sociedad, trĂšs en vue, s’est ensuite muĂ© en buteur en s’offrant un doublĂ© express (21e, 24e) pour plier l’affaire en moins d’une demi-heure.

Au retour des vestiaires, le scĂ©nario Ă  sens unique s’est poursuivi avec un but contre son camp du malheureux dĂ©fenseur saoudien Hassan Al-Tambakti (49e), mis sous pression par Marc Cucurella. Pour prĂ©server ses cadres, le sĂ©lectionneur Luis de la Fuente a procĂ©dĂ© Ă  plusieurs changements, transformant la seconde pĂ©riode en une phase de pure gestion face Ă  une Ă©quipe trĂšs faible techniquement.

En fin de rencontre, l’Espagne a gĂ©rĂ© son avance sans trembler face Ă  des Saoudiens totalement dĂ©passĂ©s tactiquement. Avec ce large succĂšs, les joueurs ibĂ©riques se rapprochent d’une qualification en 16es de finale et font le plein de confiance. Ils devront dĂ©sormais affronter l’Uruguay pour s’assurer la premiĂšre place du groupe H.

Match n°36 Tunisie / Japon     [0-4]

Le Japon s’est montrĂ© sans pitiĂ© en balayant la Tunisie 4-0 Ă  Monterrey, lors du 1000e match de l’histoire de la Coupe du monde. Pour sa grande premiĂšre sur le banc tunisien, le sĂ©lectionneur HervĂ© Renard, appelĂ© en urgence pour remplacer Sabri Lamouchi, a vĂ©cu un vĂ©ritable cauchemar tactique. MalgrĂ© un passage en 3-4-2-1 pour calquer le systĂšme nippon, les Aigles de Carthage ont coulĂ© d’entrĂ©e sur une rĂ©alisation de Daichi Kamada, judicieusement repositionnĂ© sur l’aile gauche (4e).

Totalement inoffensifs, les Tunisiens ont Ă©tĂ© punis par l’efficacitĂ© glaçante des SamouraĂŻs Bleus. L’attaquant de Feyenoord, Ayase Ueda, s’est offert un doublĂ© (31e, 83e), tandis que Junya Ito a Ă©galement participĂ© Ă  la fĂȘte (69e). Avec cette deuxiĂšme lourde dĂ©faite, la Tunisie est d’ores et dĂ©jĂ  Ă©liminĂ©e du Mondial Le constat Ă©tait amer en zone mixte, oĂč le latĂ©ral Ali Abdi a laissĂ© exploser sa colĂšre et son Ă©motion, pointant l’instabilitĂ© chronique de sa fĂ©dĂ©ration et les choix du prĂ©cĂ©dent sĂ©lectionneur. Le Japon, quant Ă  lui, confirme son excellent tournoi et se tourne sereinement vers son choc face Ă  la SuĂšde.

Match n°34 Équateur / Curaçao [0-0]

Curaçao a rĂ©alisĂ© un exploit monumental en arrachant le premier point de son histoire en Coupe du monde face Ă  l’Équateur (0-0) Ă  Kansas City. Le grand artisan de ce miracle se nomme Eloy Room Le gardien de 37 ans, Ă©voluant au Miami FC, a livrĂ© une prestation hĂ©roĂŻque en rĂ©alisant 15 arrĂȘts, Ă©tablissant ainsi un nouveau record dans l’histoire du Mondial pour un match de 90 minutes.

Durant toute la rencontre, l’Équateur a fait le siĂšge de la surface adverse, cumulant 27 tirs au but. Le capitaine Enner Valencia s’est heurtĂ© inlassablement au portier caribĂ©en (2e, 20e, 65e, 84e), tandis qu’Angelo Preciado a vu son centre-tir mourir sur la barre transversale dans le temps additionnel (90e). Avec ce match nul frustrant, la « Tri » Ă©quatorienne se retrouve en grande difficultĂ© avec un seul point et devra crĂ©er l’exploit face Ă  l’Allemagne, dĂ©jĂ  qualifiĂ©e. De son cĂŽtĂ©, la petite Ăźle des Antilles a cĂ©lĂ©brĂ© ce point historique, son gardien Eloy Room rendant un vibrant hommage Ă  son ancien coĂ©quipier dĂ©cĂ©dĂ©, Jarzinho Pieter.

Match n°33 Allemagne   / CĂŽte d’Ivoire  [2-1]

L’Allemagne a arrachĂ© sa qualification pour les 16es de finale en renversant la CĂŽte d’Ivoire 2-1 au terme d’un match dĂ©bridĂ© et d’une intensitĂ© folle au BMO Field de Toronto. BousculĂ©e par des ÉlĂ©phants sans complexe et trĂšs percutants en contre, la Mannschaft a d’abord concĂ©dĂ© l’ouverture du score Ă  la 30e minute : au retour de la pause fraĂźcheur, le capitaine ivoirien Franck KessiĂ© a profitĂ© d’une frappe contrĂ©e d’Amad Diallo pour tromper l’Ă©ternel Manuel Neuer, devenu ce jour-lĂ  le gardien le plus capĂ© de l’histoire du Mondial avec 21 matches.

C’est alors que le sĂ©lectionneur Julian Nagelsmann a opĂ©rĂ© un coaching magistral Ă  l’heure de jeu en lançant Nadiem Amiri et surtout Deniz Undav. L’attaquant de Stuttgart s’est transformĂ© en vĂ©ritable sauveur de la nation. Huit minutes seulement aprĂšs son entrĂ©e, Undav a Ă©galisĂ© d’une frappe Ă  bout portant sur un service parfait d’Amiri (68e). Intenable, c’est encore lui qui, au bout du suspense (90e+4), a arrachĂ© la victoire d’une nouvelle frappe dĂ©cisive sur une passe de Felix Nmecha.

La performance de Deniz Undav est tout simplement Ă©poustouflante : toujours remplaçant, il est dĂ©jĂ  impliquĂ© sur cinq buts dans ce Mondial (3 buts et 2 passes dĂ©cisives en deux entrĂ©es en jeu) et compte dĂ©sormais 8 buts en seulement 11 sĂ©lections. RĂ©clamĂ© par les supporters allemands Ă  la place de Leroy SanĂ© pour le prochain match, Undav a mĂȘme reçu les louanges de Nagelsmann qui a ouvertement Ă©voquĂ© une possible titularisation face Ă  l’Équateur. De son cĂŽtĂ©, la CĂŽte d’Ivoire, qui a perdu Wilfried Singo sur blessure (80e), n’a pas dĂ©mĂ©ritĂ© et jouera sa qualification face Ă  Curaçao.

Match n°35 Pays-Bas    / SuÚde [5-1]

Les Pays-Bas ont enclenchĂ© la vitesse supĂ©rieure et infligĂ© une vĂ©ritable leçon de football Ă  la SuĂšde (5-1) Ă  Houston. PrĂ©fĂ©rĂ© Ă  Memphis Depay Ă  la pointe de l’attaque, Brian Brobbey a crevĂ© l’Ă©cran et fait taire les critiques en s’offrant un doublĂ© express. L’attaquant de Sunderland a frappĂ© dĂšs la 5e minute sur un service de Cody Gakpo, avant de rĂ©cidiver Ă  la 17e minute en dĂ©viant lĂ©gĂšrement une passe de Denzel Dumfries.

DĂšs le retour des vestiaires, les Oranje ont dĂ©finitivement assommĂ© les Scandinaves grĂące Ă  un doublĂ© retentissant de Cody Gakpo en l’espace de sept minutes (47e, 54e), dont une superbe frappe dĂ©clenchĂ©e de l’extĂ©rieur de la surface. Si le remplaçant suĂ©dois Anthony Elanga est parvenu Ă  sauver l’honneur en prenant de vitesse Virgil Van Dijk Ă  l’heure de jeu (59e), c’est bien Crysencio Summerville qui a parachevĂ© le festival nĂ©erlandais en toute fin de rencontre (89e) aprĂšs un slalom majestueux. Avec 4 points, les Pays-Bas prennent provisoirement la tĂȘte du groupe F et se rapprochent grandement de la phase finale.

Match n°31 Turquie / Paraguay  [0-1]

Le Paraguay a créé la surprise en s’imposant 1-0 face Ă  la Turquie Ă  San Francisco, s’offrant une victoire hĂ©roĂŻque Ă  dix contre onze. Les Sud-AmĂ©ricains ont frappĂ© trĂšs tĂŽt, ouvrant le score dĂšs la 2e minute grĂące Ă  une puissante frappe des 20 mĂštres de Matias Galarza, malicieusement dĂ©calĂ© dans la profondeur par Julio Enciso. Le tournant du match est survenu juste avant la pause (45e+3) avec l’expulsion directe de Miguel Almiron, sanctionnĂ© par le VAR pour s’ĂȘtre couvert la bouche en s’adressant au Turc Mert Muldur, en vertu d’une nouvelle rĂšgle luttant contre les dĂ©bordements racistes.

Au retour des vestiaires, Ă©voluant en supĂ©rioritĂ© numĂ©rique, la Turquie a largement dominĂ© les dĂ©bats et multipliĂ© les occasions, terminant la partie avec 31 tirs. Cependant, les Turcs ont fait preuve de maladresse et de malchance, Mert Muldur touchant notamment la barre puis le poteau sur la mĂȘme tĂȘte (35e), imitĂ© plus tard par AbdĂŒlkerim Bardakci dont le centre-tir s’est Ă©crasĂ© sur la barre (74e).

En fin de rencontre, le Paraguay s’est contentĂ© de rĂ©sister et de gagner du temps face aux assauts devenus dĂ©sespĂ©rĂ©s de Baris Yilmaz et Can Uzun. Avec cette deuxiĂšme dĂ©faite consĂ©cutive, la Turquie est officiellement Ă©liminĂ©e de la compĂ©tition. Ce rĂ©sultat garantit Ă©galement la premiĂšre place du groupe D aux États-Unis avant mĂȘme la troisiĂšme journĂ©e.

Match n°29 Brésil    / Haïti [3-0]

Le BrĂ©sil a dominĂ© HaĂŻti 3-0 Ă  Philadelphie, portĂ© par une performance exceptionnelle d’un ancien joueur du FC Sion. En effet, l’attaquant Matheus Cunha, passĂ© par le club valaisan lors de la saison 2017-2018, a Ă©tĂ© le grand artisan de cette victoire en inscrivant un doublĂ© dĂ©cisif. Dominateur dĂšs les premiĂšres minutes, le BrĂ©sil a dĂ©bloquĂ© la situation Ă  la 23e minute lorsque Cunha a profitĂ© d’un rebond accordĂ© par le portier haĂŻtien sur un tir de Vinicius pour ouvrir le score. Le numĂ©ro 9, qui pallie l’absence d’un vrai successeur Ă  Ronaldo, a ensuite rĂ©cidivĂ© Ă  la 36e minute d’une frappe sans contrĂŽle, parfaitement dĂ©calĂ© par ce mĂȘme Vinicius.

MalgrĂ© ce coup dur et leur combativitĂ© du dĂ©but de match, les HaĂŻtiens ont vu le BrĂ©sil plier dĂ©finitivement l’affaire juste avant la pause (45e+3) grĂące Ă  Vinicius, parti dans le dos de la dĂ©fense sur une passe de Lucas Paqueta. La Seleçao a toutefois connu une ombre au tableau avec la sortie sur blessure musculaire de Raphinha Ă  la 40e minute.

Au retour des vestiaires, le rythme est retombĂ© et le BrĂ©sil s’est contentĂ© de gĂ©rer son avance sans cadrer le moindre tir. HaĂŻti s’est montrĂ© dangereux et aurait pu sauver l’honneur Ă  la 63e minute sur corner, mais le gardien Alisson a sorti un arrĂȘt rĂ©flexe sur une tĂȘte de Ricardo AdĂ©, suppléé sur sa ligne par un retournĂ© acrobatique de Danilo. Avec ce rĂ©sultat, le BrĂ©sil s’empare de la premiĂšre place du groupe C, tandis qu’HaĂŻti devient la premiĂšre Ă©quipe officiellement Ă©liminĂ©e du Mondial en raison de sa deuxiĂšme dĂ©faite consĂ©cutive.

Match n°30 Écosse / Maroc  [0-1]

Le Maroc a fait un grand pas vers les 16es de finale en s’imposant 1-0 face Ă  l’Écosse Ă  Boston. Les Lions de l’Atlas n’ont eu besoin que de 70 secondes pour faire la diffĂ©rence grĂące Ă  Ismael Saibari, qui a armĂ© un boulet de canon dans un angle fermĂ© suite Ă  une ouverture lumineuse de Brahim Diaz. MalgrĂ© cette entame catastrophique, l’Écosse a tentĂ© de rĂ©sister mais n’a jamais vĂ©ritablement inquiĂ©tĂ© le portier Yassine Bounou, terminant la premiĂšre pĂ©riode sans le moindre tir cadrĂ© ni aucune occasion nette.

Au retour des vestiaires, le Maroc a continuĂ© de pousser et Saibari a bien failli doubler la mise, mais sa frappe flottante a heurtĂ© la barre transversale Ă  la 50e minute. BousculĂ©e, la sĂ©lection Ă©cossaise a haussĂ© le ton dans le dernier quart d’heure, profitant d’une certaine nonchalance marocaine, mais a cruellement manquĂ© de prĂ©cision dans le dernier geste Ă  l’image de Ryan Christie ou de Scott McTominay.

En fin de rencontre, les Marocains ont conservĂ© leur avantage jusqu’au bout dans un match qu’ils ont largement dominĂ©. Avec ce rĂ©sultat, le Maroc cumule quatre points et prend une sĂ©rieuse option sur la qualification. De son cĂŽtĂ©, l’Écosse devra impĂ©rativement crĂ©er l’exploit face au BrĂ©sil lors de la derniĂšre journĂ©e pour espĂ©rer sortir de la phase de groupes.

Match n° 32 USA   / Australie [2-0]

Les États-Unis ont validĂ© leur billet pour les 16es de finale en s’imposant aisĂ©ment 2-0 face Ă  l’Australie Ă  Seattle. MalgrĂ© l’absence de leur maĂźtre Ă  jouer Christian Pulisic, blessĂ© au mollet, les AmĂ©ricains ont rapidement confisquĂ© le ballon grĂące Ă  une grande maĂźtrise technique Ils ont ouvert le score Ă  la 11e minute suite Ă  un superbe dĂ©boulĂ© de Folarin Balogun sur l’aile gauche, dont le centre a poussĂ© le dĂ©fenseur australien Cameron Burgess Ă  marquer contre son propre camp.

Juste avant le retour des vestiaires, la « Team USA » a doublĂ© la mise Ă  la 43e minute : Alex Freeman a Ă©tĂ© le plus prompt pour reprendre victorieusement de la tĂȘte une frappe dĂ©tournĂ©e de Sergino Dest, un but finalement validĂ© par la VAR malgrĂ© un hors-jeu initialement signalĂ©. En seconde pĂ©riode, l’Australie est revenue avec de meilleures intentions aprĂšs l’heure de jeu, notamment grĂące aux entrĂ©es percutantes des jeunes Nestory Irankunda et Cristian Volpato, mais n’a jamais vĂ©ritablement rĂ©ussi Ă  inquiĂ©ter la dĂ©fense adverse dans un match parfois trĂšs rugueux.

En fin de rencontre, cĂ©lĂ©brĂ©e le jour de la fĂȘte nationale de la Juneteenth, les États-Unis ont gĂ©rĂ© leur avantage sans trembler sous les clameurs du public du Lumen Field. Avec ce second succĂšs, les hommes de Mauricio Pochettino s’assurent une qualification, tandis que l’Australie, bloquĂ©e Ă  trois points, jouera sa survie face au Paraguay.

Match n°28 Mexique  / Corée du Sud [1-0]

Le Mexique a assurĂ© sa qualification pour les 16es de finale en s’imposant 1-0 face Ă  la CorĂ©e du Sud devant son public Ă  Guadalajara. Au terme d’une premiĂšre pĂ©riode fermĂ©e et terne, les deux Ă©quipes se sont neutralisĂ©es, le seul tir cadrĂ© Ă©tant une reprise de la tĂȘte du Mexicain Julian Quiñones captĂ©e par Kim Seung-Gyu Ă  la 20e minute. MalgrĂ© cette entame prudente, le capitaine mexicain Edson Alvarez s’est illustrĂ© avec un sauvetage spectaculaire sur un lob de Son Heung-Min (16e).

Au retour des vestiaires, le Mexique a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e de sa patience. À la 50e minute, le gardien corĂ©en Kim Seung-gyu a commis une grosse erreur en relĂąchant un ballon aĂ©rien, offrant l’ouverture du score au dĂ©fenseur Luis Romo. MenĂ©e, la sĂ©lection corĂ©enne dirigĂ©e par Myung-Bo Hong a poussĂ© en fin de match pour arracher l’Ă©galisation, mais s’est heurtĂ©e Ă  une dĂ©fense solide et Ă  un gardien vigilant.

En fin de rencontre, le Mexique a conservĂ© son avantage dĂ©cisif, notamment grĂące Ă  un arrĂȘt rĂ©flexe dĂ©terminant de Raul Rangel face Ă  Cho Gue-Sung Ă  la 87e minute. Avec ce succĂšs, le Mexique s’assure la premiĂšre place du groupe A et devient officiellement la premiĂšre nation qualifiĂ©e pour les 16es de finale de « son » Mondial. De son cĂŽtĂ©, la CorĂ©e du Sud reste deuxiĂšme avec trois points et n’aura besoin que d’un nul face Ă  l’Afrique du Sud mercredi pour dĂ©crocher sa qualification.

Match n°27 Canada       / Qatar [6-0]

Le Canada a pris la tĂȘte du groupe B en Ă©crasant 6-0 une Ă©quipe du Qatar complĂštement dĂ©passĂ©e Ă  Vancouver. Les Canadiens ont rapidement pris les devants grĂące Ă  Cyle Larin qui a ouvert le score Ă  la 15e minute en exploitant un ballon relĂąchĂ© par le gardien sur une premiĂšre frappe de Jonathan David. Jonathan David a ensuite doublĂ© la mise Ă  la 29e minute d’une superbe reprise de volĂ©e, avant que le Qatar ne voie ses espoirs s’envoler avec l’expulsion d’Homam Al Hamim Ă  la 32e minute.

Au retour des vestiaires, l’ambiance a Ă©tĂ© glacĂ©e par la terrible blessure d’Ismael KonĂ©, Ă©vacuĂ© sur civiĂšre aprĂšs un violent tacle d’Assim Madibo, logiquement expulsĂ© (54e). RĂ©duite Ă  neuf, l’Ă©quipe qatarie a sombrĂ© face aux assauts des Canucks, encaissant un nouveau but de Nathan Saliba (64e) et un but contre son camp de Mohammad Al Mani (75e).

En fin de rencontre, le Canada a dĂ©finitivement scellĂ© ce succĂšs historique, le premier de son histoire en Coupe du monde, avec un triplĂ© complĂ©tĂ© par Jonathan David dans le temps additionnel (90e+2). Avec ce rĂ©sultat retentissant, les protĂ©gĂ©s de Jesse Marsch comptent quatre points et joueront la premiĂšre place du groupe face Ă  la Suisse mercredi. De son cĂŽtĂ©, le Qatar a vĂ©cu un cauchemar et se retrouve dans une position extrĂȘmement dĂ©licate.

Match n°26 Suisse     / Bosnie-Herzégovine  [4-1]

La Suisse a finalement rĂ©ussi Ă  lancer sa Coupe du monde en s’imposant 4-1 face Ă  une Ă©quipe de Bosnie-HerzĂ©govine bien en place Ă  Los Angeles. GĂȘnĂ©s par un bloc dĂ©fensif adverse trĂšs compact, les Suisses ont dominĂ© la premiĂšre pĂ©riode sans trouver la faille, malgrĂ© les tentatives de Dan Ndoye et de Remo Freuler. La Bosnie s’est Ă©galement montrĂ©e menaçante, obligeant Freuler et Widmer Ă  d’excellentes interventions avant la pause pour Ă©viter l’ouverture du score.

Au retour des vestiaires, la Suisse a continuĂ© de buter sur le mur bosnien, jusqu’au triple changement dĂ©cisif opĂ©rĂ© par Murat Yakin Ă  la 71e minute. À la 74e minute, le jeune Johan Manzambi a libĂ©rĂ© la Nati d’une superbe reprise de volĂ©e au point de penalty. Dans la foulĂ©e, Manzambi a lancĂ© Breel Embolo en profondeur, forçant Tarik Muharemovic Ă  commettre une faute de dernier recours sanctionnĂ©e d’un carton rouge direct (80e).

En fin de rencontre, Ă©voluant Ă  11 contre 10, la Suisse a dĂ©finitivement pliĂ© l’affaire avec un but de Ruben Vargas (84e) et un doublĂ© de Manzambi (90e). La rĂ©duction du score bosnienne signĂ©e Ermin Mahmic (90e+3) est restĂ©e anecdotique, avant que Granit Xhaka ne scelle le 4-1 sur penalty (90e+6). Avec ce succĂšs, la Suisse prend la tĂȘte du groupe B, tandis que la Bosnie devra impĂ©rativement rĂ©agir.

Match n°25 Rép. TchÚque  / Afrique du Sud  [1-1]

La RĂ©publique tchĂšque et l’Afrique du Sud se sont neutralisĂ©es (1-1) lors de la deuxiĂšme journĂ©e du groupe A au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta. AprĂšs avoir toutes deux perdu leur premier match, ce rĂ©sultat de paritĂ© n’arrange les affaires d’aucune des deux nations dans l’optique d’une qualification pour les seiziĂšmes de finale. Les Sud-Africains, battus en ouverture par le Mexique (2-0), et les TchĂšques joueront donc leur survie dans le tournoi lors de l’ultime journĂ©e.

La rencontre a pourtant dĂ©marrĂ© sur les chapeaux de roues pour la sĂ©lection tchĂšque, qui a concrĂ©tisĂ© son excellente entame dĂšs la 6e minute. Sur une touche jouĂ©e rapidement cĂŽtĂ© droit, Hlozek a servi Sojka, dont la remise dans la surface a permis Ă  Michal Sadilek d’ajuster le gardien adverse d’une frappe du gauche (1-0). Forts de cet avantage prĂ©coce, les joueurs de la Reprezentace ont ensuite reculĂ© pour se contenter de gĂ©rer leur avance en imposant un fort impact physique, laissant l’initiative du jeu Ă  des Bafana Bafana dĂ©terminĂ©s mais particuliĂšrement brouillons dans le dernier geste.

Au retour des vestiaires, l’Afrique du Sud a continuĂ© de pousser de maniĂšre stĂ©rile, cumulant huit tentatives sans le moindre tir cadrĂ© Ă  l’heure de jeu. Les TchĂšques auraient pu faire le break en contre, mais Darida, Cerv et Schick ont manquĂ© de rĂ©ussite face au but (47e, 48e). À force de subir, la RĂ©publique tchĂšque a finalement pliĂ© en fin de match : suite Ă  une faute de main de Sulc dans sa propre surface, l’arbitre a accordĂ© un penalty que Teboho Mokoena s’est chargĂ© de transformer pour arracher l’Ă©galisation (83e, 1-1). Les Sud-Africains ont mĂȘme failli renverser totalement la rencontre dans les derniers instants, mais le portier Kovar s’est interposĂ© avec brio devant Mofokeng (88e).

Au-delĂ  de l’enjeu purement sportif, cette rencontre a Ă©tĂ© marquĂ©e par deux Ă©vĂ©nements historiques majeurs pour la Coupe du monde. Sur le bord du terrain, le TchĂšque Miroslav Koubek et le Belge Hugo Broos (Ă  la tĂȘte de l’Afrique du Sud), tous deux ĂągĂ©s de 74 ans, sont devenus les deux premiers sĂ©lectionneurs septuagĂ©naires Ă  s’affronter dans l’histoire de la compĂ©tition. Sur la pelouse, l’AmĂ©ricaine Tori Penso a Ă©galement marquĂ© l’histoire en arbitrant son tout premier match dans un Mondial masculin. DĂ©sormais dos au mur, la TchĂ©quie devra rĂ©aliser un vĂ©ritable exploit face au Mexique, tandis que l’Afrique du Sud sera condamnĂ©e Ă  battre la CorĂ©e du Sud pour espĂ©rer poursuivre l’aventure.

Match n° 24 Ouzbékistan  / Colombie    [1-3]

La Colombie a rĂ©ussi son retour dans la Coupe du monde en s’imposant 3-1 face Ă  une valeureuse Ă©quipe d’OuzbĂ©kistan au stade Azteca de Mexico. Les Colombiens ont ouvert le score grĂące Ă  Daniel Munoz Ă  la 40e minute, d’une magnifique reprise acrobatique en extension suite Ă  une ouverture lumineuse de Luis Diaz. MalgrĂ© ce retard Ă  la pause, l’OuzbĂ©kistan est revenu avec de bien meilleures intentions offensives en dĂ©but de seconde pĂ©riode.

Au retour des vestiaires, l’Ă©quipe ouzbĂške a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e de ses efforts. À la 60e minute, le prometteur Abbosbek Fayzullaev est entrĂ© dans la lĂ©gende en inscrivant le tout premier but de l’histoire de l’OuzbĂ©kistan en Coupe du monde, reprenant victorieusement un ballon mal repoussĂ© de la tĂȘte. BousculĂ©e, la sĂ©lection colombienne a finalement repris l’avantage rapidement (65e) grĂące Ă  un tir croisĂ© de Luis Diaz, vĂ©ritable artisan de ce succĂšs.

En fin de rencontre, la Colombie a dĂ©finitivement pliĂ© l’affaire au bout du temps additionnel (90e+9) grĂące Ă  une tĂȘte victorieuse de Jaminton Campaz. Avec ce rĂ©sultat, la Colombie s’empare de la premiĂšre place du groupe K, profitant du nul entre le Portugal et la RD Congo. De son cĂŽtĂ©, l’OuzbĂ©kistan, dirigĂ© par Fabio Cannavaro, a offert une belle rĂ©sistance pour le premier match de son histoire dans un Mondial et tentera de se rattraper face aux Portugais.

Match n° 21 Ghana  / Panama [1-0]

Le Ghana a arrachĂ© la victoire pour son entrĂ©e en lice dans la Coupe du monde en s’imposant 1-0 face Ă  une courageuse Ă©quipe du Panama Ă  Toronto. Dans un match longtemps soporifique oĂč les PanamĂ©ens, sans complexe, ont pris les choses en main dĂšs le dĂ©but, le gardien Lawrence Ati Zigi a dĂ» s’employer pour empĂȘcher l’ouverture du score dĂšs la 2e minute. Le Panama, pour sa deuxiĂšme participation Ă  un Mondial aprĂšs 2018, a dominĂ© certaines phases de la premiĂšre pĂ©riode mais n’a pas su concrĂ©tiser.

Au retour des vestiaires, le scĂ©nario est restĂ© accrochĂ©, bien que le Ghana se soit montrĂ© un peu plus entreprenant. Les occasions de Jordan Ayew (65e) et de Jonas Adjetey (74e) ont tĂ©moignĂ© d’un lĂ©ger rĂ©veil des Black Stars face Ă  des Canaleros qui tenaient bon et pensaient dĂ©crocher un rĂ©sultat historique.

En fin de rencontre, le Ghana a finalement trouvĂ© la faille et pliĂ© l’affaire au bout du temps additionnel (90e+5) grĂące Ă  Caleb Yirenkyi, qui a poussĂ© au fond des filets un centre de Brandon Thomas-Asante venu de la gauche. Avec ce rĂ©sultat, le Ghana s’empare de la deuxiĂšme place du groupe L, juste derriĂšre l’Angleterre. De son cĂŽtĂ©, le Panama, qui a offert une belle rĂ©sistance, est passĂ© tout prĂšs de dĂ©crocher le premier point de son histoire en Coupe du monde et tentera de se rattraper lors des prochaines rencontres.

Match n° 22 Angleterre     / Croatie   [4-2]

L’Angleterre a rĂ©ussi son entrĂ©e en lice dans la Coupe du monde en s’imposant 4-2 face Ă  une coriace Ă©quipe de Croatie Ă  Arlington. Les Anglais ont ouvert le score Ă  la 12e minute sur un penalty de Harry Kane, transformĂ© en deux fois aprĂšs une faute de Luka Modric sur Noni Madueke. MalgrĂ© cette entame, la Croatie s’est montrĂ©e redoutable et a Ă©galisĂ© grĂące Ă  une frappe de Martin Baturina (36e), avant que Petar Musa ne rĂ©ponde d’une volĂ©e (45e+5) au deuxiĂšme but anglais inscrit de la tĂȘte par Kane (42e).

Au retour des vestiaires, l’Angleterre a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e de ses efforts offensifs. À la 47e minute, Jude Bellingham a redonnĂ© l’avantage aux siens au terme d’une action lumineuse sur le flanc droit. BousculĂ©e, la sĂ©lection dirigĂ©e par Zlatko Dalic a tentĂ© de rĂ©agir mais s’est heurtĂ©e Ă  un grand Jordan Pickford et Ă  la maĂźtrise globale de l’Ă©quipe de Thomas Tuchel.

En fin de rencontre, l’Angleterre a dĂ©finitivement pliĂ© l’affaire (85e) grĂące Ă  Marcus Rashford, entrĂ© en jeu, qui a fixĂ© son vis-Ă -vis pour enrouler sa frappe. Avec ce rĂ©sultat, les Three Lions s’emparent de la premiĂšre place du groupe L. De son cĂŽtĂ©, la Croatie a offert un joli spectacle offensif dans une rencontre haletante et tentera de rebondir rapidement.

Match n° 23 Portugal  / RD Congo  [1-1]

Le Portugal a manquĂ© son entrĂ©e en lice dans la Coupe du monde en concĂ©dant un nul 1-1 face Ă  une valeureuse Ă©quipe de RD Congo Ă  Houston. La Seleção avait pourtant pris le meilleur dĂ©part possible grĂące Ă  JoĂŁo Neves, buteur de la tĂȘte dĂšs la 6e minute sur un centre de Pedro Neto. MalgrĂ© ce coup dur, la RD Congo s’est montrĂ©e trĂšs disciplinĂ©e et a rĂ©sistĂ© avec un bloc bas face Ă  une possession portugaise largement supĂ©rieure mais stĂ©rile.

Juste avant le retour des vestiaires, la RD Congo a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e de sa patience et de ses efforts. À la 45e+5 minute, Yoane Wissa est entrĂ© dans la lĂ©gende en inscrivant le tout premier but congolais de l’histoire en Coupe du monde, Ă©galisant de la tĂȘte sur un centre de Masuaku. BousculĂ©e, la sĂ©lection dirigĂ©e par Roberto Martinez a tentĂ© de reprendre l’avantage en seconde pĂ©riode mais les derniers gestes sont restĂ©s trop brouillons.

En fin de rencontre, le Portugal a confisquĂ© le ballon sans parvenir Ă  plier l’affaire, Cristiano Ronaldo manquant notamment de justesse sur ses occasions. Avec ce rĂ©sultat, la RD Congo signe un retour historique aprĂšs 52 ans d’absence et dĂ©croche un point fondateur majeur dans le groupe K. De son cĂŽtĂ©, le Portugal se retrouve immĂ©diatement sous pression et tentera de se rattraper face Ă  l’OuzbĂ©kistan lors de son prochain match.

Match n°20 Autriche  / Jordanie [3-1]

L’Autriche a rĂ©ussi son entrĂ©e en lice dans la Coupe du monde en s’imposant 3-1 face Ă  une valeureuse Ă©quipe de Jordanie Ă  Santa Clara. Pour leur retour dans la compĂ©tition aprĂšs 28 ans d’absence, les Autrichiens ont ouvert le score grĂące Ă  Romano Schmid Ă  la 20e minute, d’une magnifique frappe enroulĂ©e depuis l’extĂ©rieur de la surface qui a terminĂ© sa course en pleine lucarne. MalgrĂ© ce coup dur, la Jordanie s’est montrĂ©e dangereuse et a multipliĂ© les occasions en premiĂšre pĂ©riode, Ali Olwan touchant notamment la barre transversale de la tĂȘte sur un corner jouĂ© Ă  deux (23e).

Au retour des vestiaires, la Jordanie a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e de ses efforts et de son esprit d’initiative. À la 50e minute, Ali Olwan est entrĂ© dans la lĂ©gende en inscrivant le tout premier but jordanien en Coupe du monde au terme d’un superbe exploit individuel, s’Ă©chappant cĂŽtĂ© gauche avant d’enrouler une frappe imparable heurtant l’intĂ©rieur du poteau. BousculĂ©e, la sĂ©lection dirigĂ©e par Ralf Rangnick a finalement repris l’avantage sur un coup du sort Ă  la 76e minute : sur un corner, le malheureux dĂ©fenseur jordanien Yazan Al Arab a dĂ©viĂ© le ballon dans son propre but sous la pression de Marko Arnautovic.

En fin de rencontre, l’Autriche a confisquĂ© le ballon et dĂ©finitivement pliĂ© l’affaire au bout du temps additionnel (90e+12) grĂące Ă  un penalty transformĂ© sans trembler par Arnautovic, suite Ă  une faute de main de Saleem Obaid. Avec ce rĂ©sultat, l’Autriche s’empare de la deuxiĂšme place du groupe J, juste derriĂšre l’Argentine qui a battu l’AlgĂ©rie. De son cĂŽtĂ©, la Jordanie, qui a offert un joli spectacle et une belle rĂ©sistance pour son premier match dans un Mondial, tentera de se rattraper face aux AlgĂ©riens la semaine prochaine.

Match n°19 Argentine  / Algérie [3-0]

L’Argentine a idĂ©alement lancĂ© la dĂ©fense de son titre mondial en s’imposant largement 3-0 face Ă  l’AlgĂ©rie Ă  Kansas City. Si les Fennecs ont montrĂ© du rĂ©pondant dans les premiĂšres minutes, avec notamment un but refusĂ© pour hors-jeu Ă  FarĂšs ChaĂŻbi (8e) juste aprĂšs une situation similaire pour Lionel Messi (5e), l’Albiceleste a rapidement pris le contrĂŽle du jeu. À la 17e minute, le capitaine argentin a ouvert le score d’une frappe puissante sur un service de Rodrigo De Paul, que Luca Zidane n’a pu qu’effleurer.

En seconde pĂ©riode, la dĂ©monstration sud-amĂ©ricaine s’est poursuivie face Ă  une formation algĂ©rienne qui a semblĂ© s’Ă©teindre et subir le rythme du match. Lionel Messi s’est transformĂ© en renard des surfaces Ă  la 60e minute pour inscrire son deuxiĂšme but, reprenant une tentative lointaine d’Alexis Mac Allister repoussĂ©e par le gardien des Fennecs. L’octuple Ballon d’Or a finalement scellĂ© le score et parachevĂ© son triplĂ© Ă  la 76e minute d’un tir prĂ©cis aux abords de la surface. GrĂące Ă  cette prestation lors du premier match de son sixiĂšme Mondial, Messi Ă©gale le record historique de Miroslav Klose avec 16 rĂ©alisations dans la compĂ©tition.

Ce succĂšs autoritaire permet aux joueurs de Lionel Scaloni d’aborder la suite du tournoi avec maĂźtrise et confiance, chassant le souvenir de leur entrĂ©e en lice ratĂ©e au Qatar. L’Argentine tentera de confirmer sa supĂ©rioritĂ© lors de son prochain match contre l’Autriche le 22 juin. À l’inverse, l’AlgĂ©rie devra impĂ©rativement montrer un autre visage et retrouver du tranchant lors de sa prochaine confrontation face Ă  la Jordanie pour espĂ©rer rebondir dans cette Coupe du monde.

Match n°18 Irak  / NorvÚge  [1-4]

La NorvĂšge a rĂ©ussi son entrĂ©e en lice dans la Coupe du monde en s’imposant 4-1 face Ă  une Ă©quipe d’Irak accrocheuse au Gillette Stadium de Boston. Les Vikings ont ouvert le score grĂące Ă  leur superstar Erling Haaland Ă  la 28e minute, reprenant au second poteau un centre de David Wolfe. L’Irak, loin de jouer les faire-valoir, a logiquement rĂ©agi par Aymen Hussein, auteur d’une superbe tĂȘte sur un centre d’Al Ammari Ă  la 39e minute. Mais la NorvĂšge a repris l’avantage peu avant la pause, Haaland signant un doublĂ© Ă  la 43e minute en contrant le dĂ©gagement du gardien irakien Jalal Hassan aprĂšs une passe en retrait hasardeuse.

En seconde pĂ©riode, le rythme a d’abord ralenti, permettant aux Irakiens de rester dangereux, notamment sur une nouvelle tentative de la tĂȘte de Hussein qui a frĂŽlĂ© le cadre Ă  la 53e minute. Cependant, les Scandinaves ont fini par faire parler leur puissance sur coup de pied arrĂȘtĂ©. À la 76e minute, Ostigard, complĂštement oubliĂ© par la dĂ©fense, a creusĂ© l’Ă©cart d’une tĂȘte sur un corner frappĂ© par Martin Odegaard. Les NorvĂ©giens ont dĂ©finitivement scellĂ© le score dans le temps additionnel (90e+5) avec un quatriĂšme but venu conclure leur domination.

Cette large victoire permet Ă  la NorvĂšge de s’emparer de la premiĂšre place du groupe I, devançant la France au classement aprĂšs le succĂšs des Bleus (3-1) face au SĂ©nĂ©gal plus tĂŽt dans la journĂ©e. Les Vikings se prĂ©parent dĂ©sormais Ă  affronter les Lions de la Teranga le 23 juin dans une rencontre qui s’annonce capitale pour les SĂ©nĂ©galais. De son cĂŽtĂ©, l’Irak, qui a montrĂ© une belle rĂ©sistance et de rĂ©elles qualitĂ©s offensives, tentera de rebondir lors de son prochain dĂ©fi face Ă  l’Ă©quipe de France.

Match n°17 France    / Sénégal  [3-1]

La France et le SĂ©nĂ©gal se sont affrontĂ©s dans un match d’ouverture animĂ©, conclu sur une victoire 3-1 des Bleus au MetLife Stadium d’East Rutherford. BousculĂ©e en premiĂšre mi-temps, la France a subi la pression sĂ©nĂ©galaise et Nicolas Jackson a mĂȘme trouvĂ© le poteau de Mike Maignan Ă  la 26e minute. MalgrĂ© un quatuor offensif brouillon au dĂ©part, les vice-champions du monde ont finalement ouvert le score en seconde pĂ©riode grĂące Ă  Kylian MbappĂ© Ă  la 66e minute, tirant sans contrĂŽle aprĂšs avoir Ă©tĂ© parfaitement servi par Michael Olise.

En fin de rencontre, la France a creusĂ© l’Ă©cart avec Bradley Barcola, fraĂźchement entrĂ© en jeu, qui a conclu une contre-attaque d’un petit piquĂ© Ă  la 82e minute. Le SĂ©nĂ©gal a rĂ©agi dans le temps additionnel grĂące Ă  I. Mbaye Ă  la 95e minute, ravivant briĂšvement le suspense. Mais Kylian MbappĂ© a immĂ©diatement rĂ©pondu d’une frappe stratosphĂ©rique de 25 mĂštres Ă  la 96e minute pour sceller le score. Avec ce doublĂ©, le capitaine devient le meilleur buteur de l’histoire des Bleus avec 58 rĂ©alisations, dĂ©passant ainsi Olivier Giroud.

Cette victoire inaugurale permet Ă  la France de prendre la tĂȘte du groupe I, confirmant son statut de favori. Dans le contexte de la derniĂšre danse de Didier Deschamps Ă  la tĂȘte de la sĂ©lection, les Bleus prennent les devants avant d’affronter l’Irak. De son cĂŽtĂ©, le SĂ©nĂ©gal n’a pas dĂ©mĂ©ritĂ© mais devra impĂ©rativement se relancer face Ă  la NorvĂšge d’Haaland.

Match n°15 RI Iran   / Nouvelle-Zélande    [2-2]

L’Iran et la Nouvelle-ZĂ©lande ont partagĂ© les points dans un match animĂ©, conclu sur un 2-2 au SoFi Stadium de Los Angeles. Les Kiwis ont rapidement ouvert le score grĂące Ă  Elijah Just Ă  la 7e minute, aprĂšs une belle combinaison avec Chris Wood et Sarpreet Singh. L’Iran, supĂ©rieur techniquement par sĂ©quences, a rĂ©agi par Ramin Rezaeian Ă  la 32e minute, aprĂšs avoir dĂ©jĂ  touchĂ© le poteau par Mehdi Taremi.

En seconde pĂ©riode, la Nouvelle-ZĂ©lande a repris l’avantage avec un doublĂ© d’Elijah Just Ă  la 54e minute, encore servi dans une action bien construite. Mais l’Iran a rĂ©pondu dix minutes plus tard grĂące Ă  Mohammad Mohebbi, auteur d’une tĂȘte dĂ©cisive sur un centre de Rezaeian. La Team Melli a mĂȘme cru pouvoir arracher la victoire en fin de match, mais la dĂ©fense nĂ©o-zĂ©landaise a repoussĂ© une tĂȘte sur sa ligne dans le temps additionnel.

Ce nul laisse les quatre Ă©quipes du groupe G Ă  Ă©galitĂ© avec un point, aprĂšs le 1-1 entre la Belgique et l’Égypte. Dans un contexte particulier autour de la prĂ©sence iranienne sur le sol amĂ©ricain, la Team Melli prend un point important avant d’affronter la Belgique, tandis que la Nouvelle-ZĂ©lande confirme qu’elle peut exister dans ce groupe avant son duel contre l’Égypte.

Match n°13 Arabie Saoudite  / Uruguay  [1-1]

L’Arabie saoudite a frĂŽlĂ© un nouvel exploit en tenant l’Uruguay en Ă©chec 1-1 Ă  Miami pour son entrĂ©e dans la Coupe du monde 2026. Les Saoudiens ont ouvert le score juste avant la pause grĂące Ă  Abdulelah Al Amri, opportuniste aprĂšs un ballon repoussĂ© par Fernando Muslera. Longtemps peu inspirĂ©e malgrĂ© la possession, la Celeste a surtout butĂ© sur un excellent Mohammed Al-Owais, dĂ©cisif Ă  plusieurs reprises.

AprĂšs la pause, l’Uruguay a nettement haussĂ© le rythme sous l’impulsion de Marcelo Bielsa. Manuel Ugarte a trouvĂ© le poteau, puis les vagues uruguayennes se sont multipliĂ©es dans la surface saoudienne. À force de pousser, la Celeste a fini par Ă©galiser Ă  la 80e minute grĂące Ă  Maximiliano Araujo, qui a repris un ballon repoussĂ© par Al-Owais. MalgrĂ© plusieurs occasions en fin de match, l’Uruguay n’a pas rĂ©ussi Ă  renverser la rencontre.

Ce nul inattendu place les quatre Ă©quipes du groupe H Ă  Ă©galitĂ© aprĂšs la premiĂšre journĂ©e, aprĂšs le 0-0 entre l’Espagne et le Cap-Vert. L’Arabie saoudite peut nourrir de vraies ambitions aprĂšs cette prestation courageuse, tandis que l’Uruguay devra corriger son manque d’efficacitĂ© avant d’affronter le Cap-Vert.

Match n°16 Belgique  / Egypte  [1-1]

La Belgique et l’Égypte ont dĂ©butĂ© leur Coupe du monde 2026 par un match nul 1-1 Ă  Seattle. Les Pharaons ont ouvert le score Ă  la 20e minute grĂące Ă  Emam Ashour, parfaitement servi par Mohamed Salah, alors que les Belges ont longtemps manquĂ© de prĂ©cision et n’ont pas cadrĂ© le moindre tir en premiĂšre pĂ©riode. L’Égypte a mĂȘme eu plusieurs occasions de faire le break, mais Thibaut Courtois a maintenu les Diables Rouges dans le match.

AprĂšs la pause, la Belgique a progressivement haussĂ© le ton, mĂȘme si elle a encore souffert sur les transitions Ă©gyptiennes. Le tournant est venu Ă  la 66e minute avec l’entrĂ©e de Romelu Lukaku : quelques secondes aprĂšs son apparition, il a mis Mohamed Hany sous pression sur un centre de Thomas Meunier, provoquant le but contre son camp du dĂ©fenseur Ă©gyptien. Ce but a relancĂ© les Belges, plus entreprenants en fin de rencontre.

Les deux Ă©quipes ont eu des occasions pour l’emporter, notamment une tĂȘte de Mechele repoussĂ©e par Shobeir et plusieurs situations dangereuses cĂŽtĂ© Ă©gyptien. Ce nul laisse la Belgique avec d es regrets aprĂšs une premiĂšre heure compliquĂ©e, tandis que l’Égypte confirme sa soliditĂ© mais devra encore attendre pour dĂ©crocher sa premiĂšre victoire en Coupe du monde.

Match n°14 Espagne / Cap-Vert [0-0]

L’Espagne a créé la surprise dĂšs son entrĂ©e dans le Mondial 2026 en concĂ©dant un 0-0 contre le Cap-Vert Ă  Atlanta. Championne d’Europe en titre et largement favorite, la Roja a dominĂ© la rencontre avec 74 % de possession et 27 tirs, mais s’est heurtĂ©e Ă  un bloc capverdien trĂšs bas, disciplinĂ© et solidaire. MalgrĂ© plusieurs occasions, notamment une barre de Ferran Torres et des tentatives de Pedri, Laporte ou Oyarzabal, les Espagnols n’ont jamais trouvĂ© la faille.

Le grand homme du match cĂŽtĂ© Cap-Vert a Ă©tĂ© Vozinha, auteur de plusieurs arrĂȘts dĂ©cisifs, notamment sur Torres, Laporte et Cucurella. Les entrĂ©es de Lamine Yamal, Dani Olmo et Nico Williams ont apportĂ© plus de dynamisme en fin de match, mais pas assez pour faire cĂ©der les Requins Bleus. Le Cap-Vert a mĂȘme failli rĂ©ussir le hold-up dans le temps additionnel, avec une tĂȘte de Diney Borges finalement maĂźtrisĂ©e par Unai Simon.

Ce nul est un immense exploit pour le Cap-Vert, qui disputait son premier match de Coupe du monde et dĂ©croche le premier point de son histoire dans la compĂ©tition. Pour l’Espagne, ce rĂ©sultat constitue une contre-performance importante, mĂȘme si la Roja peut se rappeler qu’en 2010, elle avait commencĂ© son Mondial par une dĂ©faite avant d’ĂȘtre sacrĂ©e championne du monde.

Match 12 : SuÚde     / Tunisie  [5-1]

La SuĂšde a parfaitement lancĂ© son Mondial 2026 en battant largement la Tunisie 5-1 Ă  Monterrey. Les SuĂ©dois ont rapidement pris l’avantage grĂące Ă  Yasin Ayari dĂšs la 7e minute, avant qu’Alexander Isak ne double la mise Ă  la 30e. La Tunisie a briĂšvement relancĂ© le match juste avant la pause grĂące Ă  une tĂȘte d’Omar Rekik sur un centre d’Hannibal Mejbri.

En seconde période, la SuÚde a nettement pris le dessus. Le duo Isak-Gyökeres a pesé lourd : Isak a récupéré un ballon de relance avant de servir Viktor Gyökeres pour le 3-1 à la 59e, puis a encore offert le quatriÚme but à Mattias Svanberg en fin de match. Ayari a ensuite signé un doublé dans le temps additionnel pour conclure la démonstration suédoise.

Avec cette victoire, la SuĂšde prend seule la tĂȘte du groupe F, profitant du nul entre les Pays-Bas et le Japon. La Tunisie, dĂ©passĂ©e dĂ©fensivement et punie par l’efficacitĂ© adverse, se retrouve dĂ©jĂ  sous pression avant ses prochains matches contre le Japon puis les Pays-Bas.

Match 9 : CĂŽte d’Ivoire  / Équateur [1-0]

La CĂŽte d’Ivoire a signĂ© une victoire prĂ©cieuse contre l’Équateur 1-0 Ă  Philadelphie, grĂące Ă  un but tardif d’Amad Diallo Ă  la 89e minute. Les ÉlĂ©phants ont pourtant souffert en premiĂšre pĂ©riode face Ă  une Ă©quipe Ă©quatorienne plus agressive, portĂ©e par MoisĂ©s Caicedo, John Yeboah et Alan Minda. L’Équateur a notamment trouvĂ© les montants Ă  plusieurs reprises, mais n’a pas rĂ©ussi Ă  concrĂ©tiser sa domination.

AprĂšs la pause, la CĂŽte d’Ivoire est montĂ©e en puissance. Yan DiomandĂ© a beaucoup pesĂ© sur son cĂŽtĂ©, Elye Wahi a touchĂ© la barre, et les entrĂ©es d’Ange Bonny et d’Amad Diallo ont apportĂ© davantage de percussion. Les Ivoiriens ont progressivement pris le contrĂŽle du match, avant que Wilfried Singo ne dĂ©borde et serve Diallo pour le but dĂ©cisif en toute fin de rencontre.

Ce succĂšs marque un retour rĂ©ussi de la CĂŽte d’Ivoire en Coupe du monde, avec une premiĂšre victoire dans la compĂ©tition depuis 2014. Les ÉlĂ©phants prennent une option importante dans leur groupe avant d’affronter l’Allemagne, tandis que l’Équateur peut nourrir de gros regrets aprĂšs avoir longtemps eu les meilleures occasions.

Match 11 : Pays-Bas   / Japon   [2-2]

Les Pays-Bas et le Japon ont partagĂ© les points pour leur entrĂ©e dans la Coupe du monde 2026 avec un match nul 2-2 Ă  l’AT&T Stadium de Dallas. AprĂšs une premiĂšre pĂ©riode fermĂ©e, les Oranje ont ouvert le score par Virgil van Dijk Ă  la 51e minute, sur un centre de Ryan Gravenberch. Le Japon a rĂ©pondu rapidement grĂące Ă  Keito Nakamura Ă  la 57e, avant que Crysencio Summerville ne redonne l’avantage aux NĂ©erlandais d’une frappe enroulĂ©e Ă  la 64e.

La seconde pĂ©riode a Ă©tĂ© beaucoup plus animĂ©e, avec deux Ă©quipes capables de se rendre coup pour coup. Les Pays-Bas ont semblĂ© tenir leur victoire, mais le Japon a poussĂ© jusqu’au bout et a fini par Ă©galiser Ă  la 89e minute sur corner, grĂące Ă  Daichi Kamada. Cette action a surpris une dĂ©fense nĂ©erlandaise pourtant dominante dans les airs, notamment autour de Van Dijk.

Ce nul paraßt logique au vu de la physionomie du match : les Pays-Bas ont eu davantage de possession et ont longtemps contrÎlé, mais le Japon a montré sa capacité à réagir, à rester dans le match et à exploiter les moments clés. Les deux équipes prennent un point dans le groupe F avant leurs prochains rendez-vous, les Pays-Bas contre la SuÚde et le Japon face à la Tunisie.

Match 10 : Allemagne       / Curaçao  [7-1]

L’Allemagne a parfaitement lancĂ© sa Coupe du monde 2026 en Ă©crasant Curaçao 7-1 Ă  Houston. Felix Nmecha a rapidement ouvert le score dĂšs la 6e minute, mais Curaçao a vĂ©cu un moment historique en Ă©galisant par Livano Comenencia Ă  la 21e minute, sur le premier tir cadrĂ© de son Ă©quipe. Cette Ă©galisation a briĂšvement donnĂ© de l’espoir aux supporters de la sĂ©lection caribĂ©enne, nĂ©ophyte dans la compĂ©tition.

La logique a ensuite repris le dessus. L’Allemagne a repris l’avantage avant la pause grĂące Ă  Nico Schlotterbeck sur corner, puis Kai Havertz a transformĂ© un penalty dans le temps additionnel de la premiĂšre pĂ©riode. AprĂšs la mi-temps, la Mannschaft a dĂ©roulĂ© avec des buts de Jamal Musiala, Nathaniel Brown, Deniz Undav et un second but de Havertz, confirmant son Ă©norme supĂ©rioritĂ© technique et physique.

Cette large victoire installe l’Allemagne en tĂȘte de son groupe avant d’affronter la CĂŽte d’Ivoire. Pour Curaçao, malgrĂ© la lourde dĂ©faite, le premier but de son histoire en Coupe du monde restera un souvenir majeur. Les joueurs de Dick Advocaat devront dĂ©sormais se tourner vers les matches contre l’Équateur puis la CĂŽte d’Ivoire.

Match 6 : Australie   / Turquie  [2-0]

L’Australie a rĂ©ussi son entrĂ©e dans la Coupe du monde 2026 en battant la Turquie 2-0 Ă  Vancouver, dans le groupe D. Pourtant, les Turcs ont largement dominĂ© la possession, avec plus de 70 % du ballon, mais ils se sont heurtĂ©s Ă  un bloc australien bien organisĂ© et Ă  un excellent Patrick Beach, dĂ©cisif dans les buts pour sa troisiĂšme sĂ©lection.

Les Socceroos ont fait la diffĂ©rence grĂące Ă  leur rĂ©alisme en transition. Nestory Irankunda a ouvert le score Ă  la 27e minute aprĂšs un contre Ă©clair, conclu avec sang-froid aprĂšs avoir Ă©liminĂ© deux dĂ©fenseurs. La Turquie a ensuite tentĂ© de rĂ©agir, notamment par Arda GĂŒler et AbdĂŒlkerim Bardakci, dont la frappe a touchĂ© le poteau aprĂšs une intervention de Beach, mais sans parvenir Ă  Ă©galiser.

En seconde pĂ©riode, Connor Metcalfe a inscrit le but du break Ă  la 75e minute d’une frappe tendue, scellant une victoire australienne trĂšs prĂ©cieuse. Avec ce succĂšs, l’Australie rejoint les États-Unis en tĂȘte du groupe D, tandis que la Turquie, battue malgrĂ© 30 tirs tentĂ©s, devra vite rĂ©agir face au Paraguay.

Match 5 : Haïti / Écosse  [0-1]

L’Écosse a rĂ©ussi son entrĂ©e dans la Coupe du monde 2026 en battant HaĂŻti 1-0 au Gillette Stadium de Foxborough. Dans un match plus serrĂ© que prĂ©vu, les Écossais ont fait la diffĂ©rence Ă  la 28e minute grĂące Ă  John McGinn, qui a repris un ballon repoussĂ© aprĂšs une action venue du cĂŽtĂ© droit et un centre de Ben Gannon-Doak. Scott McTominay avait dĂ©jĂ  touchĂ© le poteau quelques minutes plus tĂŽt, signe d’une Écosse plus efficace dans les moments clĂ©s.

HaĂŻti n’a pourtant pas dĂ©mĂ©ritĂ©. Les Grenadiers ont jouĂ© sans complexe, avec de l’intensitĂ©, des transitions rapides et plusieurs situations dangereuses. Jean-Ricner Bellegarde a pesĂ© dans l’animation, tandis que Frantzdy Pierrot a eu une grosse occasion d’égaliser en fin de match, mais sa tĂȘte a manquĂ© le cadre. Le principal regret haĂŻtien reste le manque de justesse dans les derniers mĂštres.

Avec cette victoire, l’Écosse prend la tĂȘte du groupe C aprĂšs le nul entre le BrĂ©sil et le Maroc. Ce succĂšs est aussi historique, puisqu’il s’agit de sa premiĂšre victoire en Coupe du monde depuis 1990. Pour HaĂŻti, le tournoi se complique dĂ©jĂ  : les prochains matches contre le BrĂ©sil puis le Maroc s’annoncent trĂšs difficiles.

Match 7 : Brésil / Maroc  [1-1]

Le Maroc et le BrĂ©sil ont livrĂ© le premier grand choc de cette Coupe du monde 2026, avec un match nul 1-1 au MetLife Stadium. Les Lions de l’Atlas ont mieux commencĂ© la rencontre, avec des occasions rapides d’El Aynaoui et d’Hakimi, avant d’ouvrir le score Ă  la 21e minute grĂące Ă  Ismael Saibari, parfaitement lancĂ© par Brahim Diaz. Le BrĂ©sil, longtemps bousculĂ©, a rĂ©agi par Vinicius Junior, auteur d’une frappe puissante Ă  la 32e minute pour ramener la Seleção Ă  Ă©galitĂ©.

La suite du match a Ă©tĂ© plus Ă©quilibrĂ©e et trĂšs intense. Le BrĂ©sil a durci le jeu, Carlo Ancelotti a ajustĂ© son Ă©quipe Ă  la pause, et la Seleção a progressivement mis davantage de pression sur le Maroc. Mais Yassine Bounou a Ă©tĂ© dĂ©cisif, notamment devant Paqueta, Raphinha et sur un double arrĂȘt dans le temps additionnel. En face, le Maroc est restĂ© dangereux jusqu’au bout, avec une frappe lointaine d’El Aynaoui repoussĂ©e par Alisson dans les derniĂšres minutes.

Ce nul arrange les deux Ă©quipes dans le groupe C. Le Maroc confirme qu’il peut rivaliser avec une grande nation mondiale, grĂące Ă  son pressing, sa qualitĂ© technique et sa soliditĂ©. Le BrĂ©sil, privĂ© de Neymar pour la phase de groupes, peut surtout retenir la performance de Vinicius, principal danger offensif et leader de la Seleção dans ce premier gros test du Mondial.

Match 8 : Qatar  / Suisse  [1-1]

La Suisse a manquĂ© son entrĂ©e dans la Coupe du monde 2026 en concĂ©dant un match nul 1-1 contre le Qatar Ă  Santa Clara. La Nati avait pourtant rapidement pris l’avantage grĂące Ă  un penalty transformĂ© par Breel Embolo Ă  la 17e minute, aprĂšs une faute sur Remo Freuler. Dominatrice en premiĂšre pĂ©riode, elle a multipliĂ© les occasions par Dan Ndoye, Denis Zakaria, Michel Aebischer ou Ruben Vargas, sans rĂ©ussir Ă  faire le break.

Le Qatar est longtemps restĂ© dans le match grĂące Ă  son gardien Mahmud Abunada, dĂ©cisif Ă  plusieurs reprises malgrĂ© le penalty concĂ©dĂ©. La Suisse, moins tranchante aprĂšs la pause, a continuĂ© Ă  se crĂ©er quelques situations, mais a manquĂ© d’efficacitĂ©. Ce manque de rĂ©alisme a fini par coĂ»ter cher : dans le temps additionnel, Boualem Khoukhi a Ă©galisĂ© de la tĂȘte Ă  la 94e minute, au duel avec Miro Muheim.

Ce rĂ©sultat est une grosse dĂ©ception pour la Suisse, qui avait les moyens de s’imposer et de prendre seule la tĂȘte du groupe B. AprĂšs le nul entre le Canada et la Bosnie-HerzĂ©govine, les quatre Ă©quipes comptent dĂ©sormais un point. La Nati reste en course, mais elle devra rĂ©agir rapidement face Ă  la Bosnie, avec davantage d’efficacitĂ© offensive et de concentration en fin de match.

Match 4 : USA  / Paraguay [4-1]

Les États-Unis ont parfaitement lancĂ© leur Coupe du monde avec une large victoire 4-1 contre le Paraguay au SoFi Stadium de Los Angeles. DĂšs la 7e minute, Damian Bobadilla a marquĂ© contre son camp aprĂšs une combinaison entre Weston McKennie et Christian Pulisic. TrĂšs dominateurs, les AmĂ©ricains ont ensuite pris le large grĂące Ă  Folarin Balogun, auteur d’un doublĂ© avant la pause.

AlignĂ© en pointe par Mauricio Pochettino, Balogun a Ă©tĂ© l’homme fort de la rencontre. Disponible, tranchant dans ses appels et prĂ©cis dans le dernier geste, l’attaquant monĂ©gasque a confirmĂ© son rĂŽle central dans l’attaque amĂ©ricaine. Les États-Unis ont largement dominĂ© les dĂ©bats avec 65 % de possession, 16 tirs dont 6 cadrĂ©s, face Ă  un Paraguay rapidement dĂ©passĂ©.

En seconde pĂ©riode, les AmĂ©ricains ont davantage gĂ©rĂ© leur avance. Le Paraguay a rĂ©duit l’écart par Mauricio Ă  la 73e minute, mais Giovanni Reyna a scellĂ© le score dans le temps additionnel d’un extĂ©rieur du pied. Avec ce succĂšs net, les États-Unis prennent la tĂȘte du groupe D et confirment qu’il faudra compter sur eux dans ce Mondial.

Match 3 : Canada / Bosnie-Herzégovine [1-1]

Le Canada a dĂ©butĂ© sa Coupe du monde 2026 par un match nul 1-1 contre la Bosnie-HerzĂ©govine Ă  Toronto. Les joueurs de Jesse Marsch ont dominĂ© une grande partie de la rencontre, obtenu de nombreux corners et beaucoup poussĂ©, mais ils ont manquĂ© de prĂ©cision dans le dernier geste. La Bosnie, plus rĂ©aliste, a ouvert le score Ă  la 21e minute grĂące Ă  Jovo Lukić, de la tĂȘte, aprĂšs un corner prolongĂ© par Sead KolaĆĄinac.

En seconde pĂ©riode, le Canada a continuĂ© Ă  attaquer. Richie Laryea a vu sa frappe dĂ©viĂ©e sur la barre par KolaĆĄinac, puis Nikola Katić a sauvĂ© sur sa ligne une tĂȘte de Tani Oluwaseyi. L’égalisation est finalement venue Ă  la 78e minute par Cyle Larin, entrĂ© en jeu, sur une action initiĂ©e par IsmaĂ«l KonĂ© et relayĂ©e par Promise David. La fin de match a Ă©tĂ© tendue, mais la Bosnie a rĂ©sistĂ© jusqu’au bout.

Ce rĂ©sultat laisse un sentiment partagĂ© pour le Canada : un point sauvĂ© aprĂšs avoir Ă©tĂ© menĂ©, mais aussi deux points perdus au vu de la domination et des occasions créées. Pour la Bosnie-HerzĂ©govine, ce nul confirme une Ă©quipe solide, pragmatique et dangereuse sur coups de pied arrĂȘtĂ©s. Dans le groupe de la Suisse, ce 1-1 maintient tout ouvert dĂšs la premiĂšre journĂ©e.

Match 2 : Corée du Sud / Tchéquie [2-1]

La CorĂ©e du Sud a lancĂ© sa Coupe du monde 2026 de la plus belle des maniĂšres en renversant la TchĂ©quie 2-1 Ă  Guadalajara. Longtemps dominatrice, plus vive techniquement et mieux organisĂ©e, la sĂ©lection asiatique a pourtant dĂ» courir aprĂšs le score aprĂšs l’ouverture tchĂšque de Ladislav Krejčí Ă  la 59e minute, sur une longue touche parfaitement exploitĂ©e. Un coup dur, presque cruel, tant les partenaires de Son Heung-min avaient jusque-lĂ  donnĂ© l’impression de maĂźtriser le rythme de la rencontre.

Mais cette CorĂ©e du Sud avait du caractĂšre, du cƓur et surtout des ressources. Hwang In-beom, vĂ©ritable patron du milieu, a remis les siens dans le match Ă  la 67e minute d’un geste plein de sang-froid, avant de se muer en passeur dĂ©cisif pour Oh Hyeon-gyu Ă  la 80e. EntrĂ© en jeu avec l’envie de peser, l’attaquant sud-corĂ©en a surgi au bon endroit pour offrir une victoire mĂ©ritĂ©e aux Guerriers Taeguk. Dans le jargon allemand, on dirait un vrai MentalitĂ€tssieg, une victoire au mental.

La TchĂ©quie pourra nourrir des regrets, notamment aprĂšs les sorties de Patrik Schick et Pavel Ć ulc, qui ont privĂ© l’équipe de solutions offensives dans le money time. Mais les TchĂšques ont trop subi pour espĂ©rer mieux. En face, Kim Seung-gyu a tenu la baraque avec deux arrĂȘts dĂ©cisifs en fin de match, notamment devant fiance.

Match 1 : Mexique    / Afrique du Sud [2-0]

Le Mexique a parfaitement lancĂ© « sa » Coupe du monde 2026 en dominant l’Afrique du Sud 2-0 dans un stade AztĂšque en fusion. DĂšs la 9e minute, Julian Quiñones a fait chavirer le public mexicain en profitant d’une Ă©norme erreur Ă  la relance pour ouvrir le score. PortĂ© par une ambiance exceptionnelle, entre chants, sombreros et « MĂ©xico ! MĂ©xico ! », El Tri a pris le contrĂŽle d’un match inaugural longtemps maĂźtrisĂ©, face Ă  des Bafana Bafana trop brouillons pour rĂ©ellement inquiĂ©ter le gardien Rangel.

Mais cette rencontre restera aussi marquĂ©e par un fait rare : trois cartons rouges ont Ă©tĂ© distribuĂ©s. L’Afrique du Sud a d’abord perdu Sphephelo Sithole dĂšs la 49e minute pour un tacle dangereux, avant de voir Themba Zwane ĂȘtre exclu Ă  la 84e aprĂšs intervention de la VAR. RĂ©duits Ă  neuf, les Sud-Africains ont vĂ©cu une seconde pĂ©riode trĂšs compliquĂ©e. Entre-temps, Raul JimĂ©nez avait doublĂ© la mise Ă  la 67e minute d’une tĂȘte puissante sur un centre parfait d’Alvarado, donnant au Mexique une avance logique.

La soirĂ©e aurait pu ĂȘtre totalement parfaite pour les hommes de Javier Aguirre, mais CĂ©sar Montes a lui aussi vu rouge dans le temps additionnel, Ă  la 92e minute, pour une faute Ă©vitable. Ce troisiĂšme carton rouge a donnĂ© Ă  cette ouverture de Mondial une fin tendue, presque Ă©lectrique, sans toutefois gĂącher la fĂȘte mexicaine. Le Mexique a gagnĂ©, le public a vibrĂ©, et El Tri a rĂ©ussi son entrĂ©e. Reste maintenant Ă  confirmer, avec plus de maĂźtrise encore, pour espĂ©rer enfin dĂ©passer la fameuse barriĂšre du Quinto Partido.

 

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De Platini Ă  Yamal : L’histoire des France-Espagne en 5 dates clĂ©s

Coupe du monde 2026 : ces cinq France-Espagne qui ont marquĂ© l’histoire du football

De la boulette d’Arconada Ă  l’avĂšnement de Lamine Yamal, rĂ©trospective d’un duel europĂ©en mythique.

L’histoire du football international s’Ă©crit souvent Ă  travers des duels lĂ©gendaires qui transcendent les Ă©poques, les frontiĂšres et les gĂ©nĂ©rations successives de supporters. Ce mardi 14 juillet 2026, date symbolique s’il en est, l’Ă©quipe de France et la sĂ©lection espagnole s’apprĂȘtent Ă  livrer un nouveau combat d’anthologie au sein du majestueux stade d’Arlington, au Texas. L’enjeu de cette confrontation est d’une clartĂ© absolue : les deux nations europĂ©ennes doivent se dĂ©partager pour obtenir un billet prĂ©cieux en finale de la Coupe du monde de la FIFA. Ce choc, devenu un vĂ©ritable classique du sport roi, oppose deux pays aux trajectoires fascinantes et Ă  l’identitĂ© de jeu rĂ©solument diffĂ©rente. Pour les Bleus, l’objectif est d’atteindre une quatriĂšme finale mondiale historique. Du cĂŽtĂ© de la Roja, il s’agit de dĂ©crocher une seconde participation Ă  l’ultime match de ce tournoi prestigieux. Alors que les analystes et les amateurs de ballon rond du monde entier scrutent les moindres dĂ©tails tactiques sur le portail d’actualitĂ© sportive wm2026.ch, il apparaĂźt essentiel de replonger dans l’historique de cette rivalitĂ©. À travers cinq affrontements majeurs qui ont façonnĂ© le paysage du football moderne, de la dĂ©sillusion de 1984 Ă  l’explosion de Lamine Yamal en passant par le gĂ©nie de ZinĂ©dine Zidane, nous vous proposons une rĂ©trospective complĂšte et neutre d’une opposition lĂ©gendaire. âšœ

La naissance d’une rivalitĂ© europĂ©enne lors de la finale de 1984

Le tout premier chapitre de ce livre d’or de la confrontation franco-espagnole s’Ă©crit le 24 juin 1984 sur la pelouse verdoyante du Parc des Princes, Ă  Paris. L’Ă©quipe de France, alors savamment orchestrĂ©e par le sĂ©lectionneur Michel Hidalgo, porte sur ses Ă©paules les espĂ©rances incommensurables de tout un pays. Le contexte psychologique est lourd et pesant : deux ans auparavant, la sĂ©lection tricolore avait vĂ©cu un traumatisme national lors de la tristement cĂ©lĂšbre « nuit de SĂ©ville ». Cette Ă©limination cruelle en demi-finale de la Coupe du monde 1982 face Ă  la RĂ©publique FĂ©dĂ©rale d’Allemagne (RFA), Ă  l’issue d’une sĂ©ance de tirs au but insoutenable, a forgĂ© le caractĂšre d’une gĂ©nĂ©ration dorĂ©e articulĂ©e autour du mythique « CarrĂ© magique » composĂ© de Michel Platini, Alain Giresse, Jean Tigana et Luis Fernandez. En atteignant la finale de ce Championnat d’Europe des nations disputĂ© Ă  domicile, les Bleus affrontent pour la toute premiĂšre fois la sĂ©lection espagnole dans le cadre d’une compĂ©tition officielle majeure, avec la ferme intention d’effacer les dĂ©mons du passĂ© et de conquĂ©rir leur premier titre international.

Face Ă  la France se dresse une Ă©quipe d’Espagne dirigĂ©e par Miguel Muñoz, reconnue pour sa rigueur dĂ©fensive, son abnĂ©gation et sa capacitĂ© Ă  faire dĂ©jouer ses adversaires. La presse espagnole de l’Ă©poque, notamment des quotidiens comme Marca, souligne l’importance d’un marquage individuel strict pour neutraliser le meneur de jeu français. Comme le relatera plus tard en dĂ©tail l’agence de presse Associated Press (AP) dans ses archives historiques, la tension sur le terrain est palpable dĂšs le coup d’envoi. La premiĂšre mi-temps se rĂ©sume Ă  une vĂ©ritable partie d’Ă©checs tactique, oĂč les deux formations font preuve d’une prudence extrĂȘme, redoutant l’erreur fatale qui pourrait offrir l’avantage Ă  l’adversaire. La dĂ©fense ibĂ©rique parvient Ă  contenir les assauts rĂ©pĂ©tĂ©s des attaquants français, maintenant un score de paritĂ© rassurant Ă  la pause.

Le moment de bascule, celui qui inscrira dĂ©finitivement cette rencontre dans la lĂ©gende du sport, se produit Ă  la 57e minute de jeu. L’icĂŽne nationale Michel Platini, dĂ©signĂ© meilleur joueur du tournoi, obtient un coup franc stratĂ©gique Ă  l’entrĂ©e de la surface de rĂ©paration de la Roja. Sa frappe enroulĂ©e, bien que cadrĂ©e et prĂ©cise, manque de puissance et semble totalement Ă  la portĂ©e du gardien et capitaine espagnol, Luis Arconada. Cependant, dans un instant d’incomprĂ©hension totale qui marquera sa carriĂšre Ă  jamais, le portier ibĂ©rique commet une erreur d’apprĂ©ciation fatale. En voulant capter le ballon en toute sĂ©curitĂ© sur sa ligne, il laisse la sphĂšre de cuir glisser insidieusement sous son flanc gauche. La balle franchit lentement la ligne de but, provoquant l’explosion de joie du public parisien. La chaĂźne francophone TV5MONDE, qui rediffusera cet Ă©vĂ©nement majeur Ă  de multiples reprises dans ses documentaires, soulignera rĂ©guliĂšrement Ă  quel point cette sĂ©quence a Ă©tĂ© psychologiquement dĂ©vastatrice pour les joueurs espagnols. Le terme de « boulette d’Arconada » entrera d’ailleurs de maniĂšre pĂ©renne dans le vocabulaire sportif pour dĂ©signer une erreur de main fatale de la part d’un gardien de but.

La derniĂšre demi-heure du match s’avĂšre extrĂȘmement Ă©prouvante pour les nerfs. Le scĂ©nario se complique considĂ©rablement pour la sĂ©lection française avec l’exclusion du dĂ©fenseur central Yvon Le Roux, sanctionnĂ© d’un carton rouge en fin de rencontre pour une intervention illicite. Contrainte d’Ă©voluer en infĂ©rioritĂ© numĂ©rique, la France recule et subit les assauts dĂ©sespĂ©rĂ©s d’une Ă©quipe espagnole cherchant Ă  tout prix l’Ă©galisation. Le suspense insoutenable prend finalement fin Ă  la 90e minute : Jean Tigana, au terme d’une longue chevauchĂ©e, adresse une passe lumineuse Ă  Bruno Bellone, qui trompe le gardien espagnol d’un petit ballon piquĂ© astucieux. Le score final de 2-0 scelle le destin de cette finale. L’Ă©quipe de France s’adjuge le tout premier titre majeur de son histoire, dĂ©clenchant des scĂšnes de liesse populaire Ă  travers le pays. L’Espagne, pour sa part, mettra plus de deux dĂ©cennies Ă  se remettre de cet Ă©chec, devant attendre l’avĂšnement d’une nouvelle gĂ©nĂ©ration en 2008 pour retrouver la voie du succĂšs. L’Ă©tude de ce match fondateur et de son impact sur la prĂ©paration mentale des grandes finales est d’ailleurs un sujet d’analyse rĂ©guliĂšrement explorĂ© par les chroniqueurs du site sportif wm2026.ch.

La leçon d’expĂ©rience des Bleus face Ă  la jeunesse espagnole en 2006

Le deuxiĂšme rendez-vous mĂ©morable entre les deux voisins europĂ©ens s’inscrit dans un contexte radicalement diffĂ©rent. Le 27 juin 2006, la France et l’Espagne se retrouvent Ă  l’AWD-Arena de Hanovre dans le cadre des huitiĂšmes de finale de la Coupe du monde organisĂ©e en Allemagne. Cette confrontation est prĂ©cĂ©dĂ©e d’une immense ferveur mĂ©diatique, alimentĂ©e par une campagne de communication particuliĂšrement audacieuse de la part des mĂ©dias ibĂ©riques. En effet, la presse sportive espagnole, le quotidien sportif madrilĂšne Marca en tĂȘte, affiche une confiance inĂ©branlable en son Ă©quipe nationale. Les journaux n’hĂ©sitent pas Ă  titrer en grands caractĂšres leur objectif d’envoyer le meneur de jeu français ZinĂ©dine Zidane, qui avait annoncĂ© que ce tournoi serait le dernier de sa carriĂšre, « Ă  la retraite » dĂšs le soir du match. 📰

Sur le papier, le contraste entre les deux sélections est saisissant, un fait largement documenté par les vastes bases de données archivistiques du portail foo.tf :

  • La sĂ©lection espagnole, dirigĂ©e de main de maĂźtre par Luis AragonĂ©s, symbolise la jeunesse, la fougue et le renouveau. Avec une moyenne d’Ăąge infĂ©rieure Ă  25 ans, la Roja pratique un football allĂ©chant, basĂ© sur des passes courtes et une mobilitĂ© incessante. Elle a survolĂ© sa phase de groupes avec une aisance remarquable, signant trois victoires consĂ©cutives avec une diffĂ©rence de buts flatteuse.
  • De son cĂŽtĂ©, l’Ă©quipe de France dirigĂ©e par Raymond Domenech reprĂ©sente l’expĂ©rience, mais suscite de nombreuses interrogations. Affichant une moyenne d’Ăąge approchant les 30 ans, les Bleus ont peinĂ© Ă  se qualifier pour la phase Ă  Ă©limination directe. Leur parcours laborieux s’est caractĂ©risĂ© par deux matchs nuls inquiĂ©tants face Ă  la Suisse et la CorĂ©e du Sud, suivis d’une victoire Ă©triquĂ©e, bien qu’impĂ©rative, contre le Togo.

Le dĂ©but de la rencontre semble donner entiĂšrement raison aux pronostics et Ă  l’optimisme des observateurs espagnols. Imposant un rythme soutenu, l’Espagne prend le contrĂŽle du milieu de terrain et ouvre logiquement le score Ă  la 28e minute par l’intermĂ©diaire de son attaquant vedette, David Villa. Celui-ce transforme un penalty obtenu suite Ă  une faute commise dans la surface de rĂ©paration sur le dĂ©fenseur Pablo Ibåñez. Ce coup du sort aurait pu anĂ©antir les espoirs d’une Ă©quipe française vieillissante, mais il agit au contraire comme un puissant Ă©lectrochoc psychologique. Refusant de cĂ©der Ă  la panique, les vĂ©tĂ©rans tricolores resserrent les lignes et s’appuient sur leur maĂźtrise tactique pour inverser la tendance. À la 41e minute, peu avant le retour aux vestiaires, Franck RibĂ©ry, l’un des rares symboles de jeunesse au sein du groupe français, est magnifiquement lancĂ© dans la profondeur par Patrick Vieira. Il Ă©limine le gardien Iker Casillas d’un crochet extĂ©rieur avant de pousser le ballon au fond des filets, ramenant ainsi les deux Ă©quipes Ă  Ă©galitĂ© au moment le plus opportun.

Au retour des vestiaires, la physionomie du match change du tout au tout. Les Bleus dictent le tempo de la rencontre, confisquant le ballon Ă  des Espagnols de plus en plus fĂ©briles et physiquement Ă©moussĂ©s. La domination tactique tricolore est rĂ©compensĂ©e Ă  la 83e minute de jeu. Sur un coup franc latĂ©ral parfaitement exĂ©cutĂ© par ZinĂ©dine Zidane au niveau du second poteau, Patrick Vieira surgit pour catapulter le ballon au fond des filets d’une tĂȘte plongeante rageuse, donnant l’avantage Ă  son Ă©quipe. Les Espagnols, acculĂ©s, tentent de rĂ©agir mais s’exposent aux contre-attaques assassines. Dans le temps additionnel (90e+2), ZinĂ©dine Zidane parachĂšve son Ɠuvre monumentale. HĂ©ritant d’un ballon de Sylvain Wiltord, le numĂ©ro 10 français crochĂšte magistralement le rugueux dĂ©fenseur Carles Puyol Ă  l’entrĂ©e de la surface avant de dĂ©clencher une frappe sĂšche et prĂ©cise qui trompe dĂ©finitivement Iker Casillas.

Comme le relate une dĂ©pĂȘche cĂ©lĂšbre de l’agence Associated Press (AP) diffusĂ©e le soir mĂȘme, cette qualification Ă©clatante (3-1) constitue une rĂ©ponse cinglante et magistrale de l’expĂ©rience face Ă  la provocation de la presse. L’Ă©quipe de France poursuivra son Ă©popĂ©e triomphale jusqu’Ă  l’ultime rencontre Ă  Berlin, douze jours plus tard. Cette finale face Ă  l’Italie restera malheureusement cĂ©lĂšbre pour la panenka audacieuse de Zidane sur penalty, son exclusion suite Ă  un coup de tĂȘte tristement mĂ©morable portĂ© sur le dĂ©fenseur italien Marco Materazzi, et la victoire finale de la Squadra Azzurra au terme de la cruelle Ă©preuve des tirs au but.

Le sacre de la Ligue des nations 2021 et le réalisme tricolore

Il faut attendre le 10 octobre 2021 pour assister Ă  la troisiĂšme confrontation d’importance majeure entre la France et l’Espagne, lors de la finale de la deuxiĂšme Ă©dition de la Ligue des nations de l’UEFA. Ce tournoi, conçu pour substituer un enjeu compĂ©titif aux rencontres amicales traditionnelles du calendrier international, trouve son Ă©pilogue dans l’enceinte mythique du stade San Siro, Ă  Milan. La rencontre se dispute dans une atmosphĂšre singuliĂšre, caractĂ©risĂ©e par une jauge de spectateurs fortement rĂ©duite, une consĂ©quence directe des strictes restrictions sanitaires imposĂ©es par les autoritĂ©s dans le cadre de la pandĂ©mie mondiale de Covid-19. Sur le plan tactique, l’opposition de styles est une fois de plus totale.

La sĂ©lection espagnole, dĂ©sormais confiĂ©e aux directives du sĂ©lectionneur Luis Enrique, incarne une philosophie de jeu rĂ©solument portĂ©e vers l’avant. FidĂšle Ă  l’ADN du football ibĂ©rique moderne, la Roja confisque le ballon, impose de longues sĂ©quences de possession et met en place un pressing extrĂȘmement haut Ă  la perte de la balle pour Ă©touffer les relances adverses. En face, l’Ă©quipe de France dirigĂ©e par Didier Deschamps adopte une posture diamĂ©tralement opposĂ©e. Solidement regroupĂ©s dans leur propre moitiĂ© de terrain, les Bleus acceptent la domination territoriale de leurs adversaires, guettant la moindre opportunitĂ© pour dĂ©ployer des transitions offensives rapides et tranchantes. Les experts tactiques et analystes du portail spĂ©cialisĂ© onze.ro ne manquent d’ailleurs pas de souligner lors de leur dĂ©briefing d’aprĂšs-match Ă  quel point cette rencontre illustre l’Ă©volution du football de contre-attaque moderne face aux systĂšmes de possession dogmatique.

Durant plus d’une heure de jeu, le bloc dĂ©fensif français rĂ©siste avec rĂ©silience aux combinaisons complexes de l’attaque espagnole. La situation se dĂ©bloque finalement peu aprĂšs l’heure de jeu, Ă  la 64e minute. Profitant d’un lĂ©ger moment d’hĂ©sitation dans le repli dĂ©fensif tricolore, l’attaquant Mikel Oyarzabal parvient Ă  s’infiltrer dans la surface de rĂ©paration, rĂ©siste au retour de Dayot Upamecano et trompe Hugo Lloris d’une frappe croisĂ©e Ă  ras de terre. L’Espagne prend logiquement l’avantage, concrĂ©tisant ainsi une longue pĂ©riode de domination technique ininterrompue.

Cependant, la rĂ©silience du groupe français est immĂ©diate et foudroyante. L’avantage ibĂ©rique ne durera qu’un peu plus d’une minute. À la 66e minute, Karim Benzema, l’attaquant prolifique du Real Madrid de retour en sĂ©lection nationale depuis quelques mois aprĂšs une absence de cinq annĂ©es, rĂ©alise un geste de classe mondiale absolue. Fixant son vis-Ă -vis sur le cĂŽtĂ© gauche de la surface de rĂ©paration, il bĂ©nĂ©ficie d’une passe d’appui de Kylian MbappĂ© avant de dĂ©clencher une frappe enroulĂ©e majestueuse qui vient se loger avec une prĂ©cision millimĂ©trĂ©e dans la lucarne opposĂ©e du gardien Unai SimĂłn, totalement impuissant. Ce but d’anthologie rĂ©veille instantanĂ©ment les ardeurs de la sĂ©lection française, qui se montre dĂšs lors de plus en plus dangereuse en contre-attaque.

L’issue de cette finale indĂ©cise se dĂ©cide Ă  la 80e minute. Sur une rĂ©cupĂ©ration haute de la dĂ©fense française, ThĂ©o Hernandez adresse une passe verticale rapide en direction de Kylian MbappĂ©. L’attaquant star du Paris Saint-Germain, couvert par l’intervention dĂ©sespĂ©rĂ©e du dĂ©fenseur espagnol Eric GarcĂ­a, se prĂ©sente seul face au but et ajuste le gardien ibĂ©rique d’un passement de jambes suivi d’une frappe du pied gauche. Si ce but a provoquĂ© une vive polĂ©mique arbitrale en Espagne concernant la rĂšgle complexe du hors-jeu, validĂ©e car le dĂ©fenseur adverse avait intentionnellement jouĂ© le ballon, la dĂ©cision est entĂ©rinĂ©e par l’assistance vidĂ©o Ă  l’arbitrage (VAR). Le quotidien sportif français L’Équipe, tout comme l’agence Associated Press (AP) dans ses comptes rendus internationaux, souligneront l’implacable rĂ©alisme et l’efficacitĂ© chirurgicale de l’Ă©quipe de France, qui remporte ainsi sur le score de 2-1 le deuxiĂšme trophĂ©e international de l’Ăšre Deschamps aprĂšs la Coupe du monde 2018.

L’avĂšnement de la gĂ©nĂ©ration dorĂ©e de la Roja entre 2024 et 2025

Les confrontations franco-espagnoles les plus rĂ©centes, s’Ă©talant sur la pĂ©riode 2024-2025, marquent une rupture totale avec les schĂ©mas des dĂ©cennies prĂ©cĂ©dentes et consacrent l’Ă©mergence Ă©blouissante d’une nouvelle gĂ©nĂ©ration de talents au sein de la Roja. Le 9 juillet 2024, les deux nations phares du continent europĂ©en se croisent de nouveau, cette fois au stade des demi-finales du Championnat d’Europe des nations organisĂ© en Allemagne, Ă  Munich. La dynamique qui prĂ©cĂšde cette rencontre de haut vol est particuliĂšrement contrastĂ©e, notamment en ce qui concerne l’animation offensive des deux sĂ©lections.

L’Ă©quipe de France se prĂ©sente en demi-finale avec un bilan statistique offensif que l’on pourrait qualifier de famĂ©lique, voire d’inĂ©dit Ă  ce niveau de la compĂ©tition. Lors des cinq rencontres prĂ©cĂ©dant cette opposition cruciale, les attaquants tricolores n’ont trouvĂ© le chemin des filets qu’Ă  trois misĂ©rables reprises. Pire encore, aucun de ces buts n’a Ă©tĂ© inscrit dans le jeu courant par un joueur français. L’une des rĂ©alisations provient d’un penalty transformĂ© par le capitaine Kylian MbappĂ© lors du match nul concĂ©dĂ© face Ă  la Pologne en phase de groupes, tandis que les deux autres sont le rĂ©sultat de buts inscrits contre leur camp par l’Autriche lors du premier match de poules et par la Belgique lors d’un huitiĂšme de finale extrĂȘmement fermĂ©. Ces difficultĂ©s offensives chroniques font couler beaucoup d’encre et suscitent une vive inquiĂ©tude parmi les suiveurs et les supporters.

Paradoxalement, la demi-finale s’ouvre sous les meilleurs auspices pour la formation tricolore. DĂšs la 9e minute, l’attaquant Randal Kolo Muani, positionnĂ© au second poteau, reprend victorieusement de la tĂȘte un centre millimĂ©trĂ© de Kylian MbappĂ© pour ouvrir la marque, redonnant ainsi un semblant d’espoir Ă  ses supporters. Toutefois, la rĂ©plique espagnole est immĂ©diate et porte la signature indĂ©lĂ©bile de celui qui deviendra la sensation planĂ©taire du tournoi. Lamine Yamal, le prodige issu du cĂ©lĂšbre centre de formation de La Masia, Ă©galise d’une frappe monumentale Ă  la 21e minute. DĂ©calĂ© Ă  plus de vingt-cinq mĂštres des cages gardĂ©es par Mike Maignan, l’ailier dĂ©coche une frappe enroulĂ©e du pied gauche qui heurte le poteau intĂ©rieur avant de terminer sa course majestueuse au fond des filets. Lamine Yamal, qui cĂ©lĂ©brera son dix-septiĂšme anniversaire quatre jours plus tard, devient instantanĂ©ment le plus jeune buteur de l’histoire de la compĂ©tition, un exploit dont la photographie fera la une de toutes les agences de presse mondiales, y compris l’Associated Press (AP). ComplĂštement dĂ©boussolĂ©e par ce coup d’Ă©clat, la dĂ©fense française cĂšde de nouveau quelques minutes plus tard, Ă  la 25e minute, sur une frappe de Dani Olmo dĂ©viĂ©e malencontreusement par le dĂ©fenseur Jules KoundĂ©. L’Espagne s’impose 2-1 et poursuivra son envolĂ©e triomphale en remportant l’Euro face Ă  l’Angleterre en finale. La dĂ©cision de Lamine Yamal de reprĂ©senter l’Espagne au niveau international plutĂŽt que le Maroc, afin d’optimiser ses chances de remporter des compĂ©titions prestigieuses telles que la Coupe du monde, fera par la suite l’objet de nombreuses publications analytiques, comme on peut en trouver dans les archives de foo.tf. 🌍

L’affrontement suivant, disputĂ© une annĂ©e plus tard en octobre 2025 Ă  l’occasion des demi-finales de la Ligue des nations Ă  Stuttgart, repousse encore les limites de l’irrationnel et se transforme en un spectacle offensif Ă©poustouflant, cumulant un total sidĂ©rant de neuf buts. DĂ©sireux de corriger les graves lacunes de son animation d’attaque observĂ©es lors de l’Euro, le sĂ©lectionneur Didier Deschamps prend la dĂ©cision radicale de transformer son schĂ©ma tactique. Il opte pour un systĂšme novateur intĂ©grant quatre profils rĂ©solument tournĂ©s vers l’avant : Ousmane DembĂ©lĂ©, le remuant Michael Olise et le prometteur DĂ©sirĂ© DouĂ© sont alignĂ©s d’entrĂ©e de jeu en soutien direct de Kylian MbappĂ©. Si cette ambition offensive est saluĂ©e dans l’intention, elle se rĂ©vĂšle rapidement dĂ©sastreuse sur le plan de l’Ă©quilibre dĂ©fensif global de l’Ă©quipe.

La premiĂšre heure de jeu se transforme en une vĂ©ritable dĂ©monstration de force et d’efficacitĂ© de la part de l’Ă©quipe d’Espagne. Les milieux de terrain ibĂ©riques, profitant des vastes espaces laissĂ©s vacants par les attaquants français peu enclins au repli dĂ©fensif, s’en donnent Ă  cƓur joie. À la 55e minute, le tableau d’affichage indique un sĂ©vĂšre 4-0 en faveur de l’Espagne. Nico Williams, l’infatigable Mikel Merino, Lamine Yamal (sur un penalty habilement transformĂ©) et le mĂ©tronome Pedri ont successivement trompĂ© la vigilance de la dĂ©fense tricolore. Le sursaut d’orgueil français intervient Ă  la 59e minute lorsque Kylian MbappĂ© rĂ©duit la marque sur penalty. NĂ©anmoins, l’insaisissable Lamine Yamal inscrit dans la foulĂ©e un doublĂ© retentissant Ă  la 67e minute, creusant de nouveau l’Ă©cart pour porter le score Ă  un invraisemblable 5-1. Refusant l’humiliation totale, les Français se jettent Ă  l’abordage dans une fin de match totalement dĂ©cousue et irrationnelle :

  • Rayan Cherki trouve l’ouverture d’une frappe limpide Ă  la 79e minute.
  • Le pressing accablant des attaquants tricolores pousse le dĂ©fenseur espagnol Dani Vivian Ă  concĂ©der un malheureux but contre son camp Ă  la 84e minute.
  • Dans le bout des arrĂȘts de jeu (90e+3), Randal Kolo Muani inscrit un quatriĂšme but pour la France, ajoutant au suspense insoutenable des ultimes secondes.

MalgrĂ© cette spectaculaire remontĂ©e, la sĂ©lection française s’incline logiquement sur le score prolifique de 5 buts Ă  4. Au terme de cette rencontre mĂ©morable, le capitaine Kylian MbappĂ© se prĂ©sente au micro du diffuseur national de l’Ă©vĂ©nement, la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision TF1, pour exprimer le ressenti complexe du vestiaire. Il dĂ©clare sans dĂ©tour : « On a les boules, c’est normal parce qu’on voulait gagner, on a jouĂ© avec envie, on voulait vraiment remonter au score, mais au final on a perdu et on est frustrĂ©s. Mais c’est encourageant, on a un long chemin vers la Coupe du monde. » Ce match haletant, avec ses revirements incessants et sa richesse tactique, demeure une rĂ©fĂ©rence incontournable de l’histoire moderne de la Ligue des nations, rĂ©guliĂšrement scrutĂ©e par les nombreux visiteurs quotidiens de wm2026.ch ou de foo.tf pour comprendre l’Ă©volution du rapport de force bilatĂ©ral.

Les enjeux stratégiques du choc historique de la Coupe du monde 2026

Ce fameux chemin, Ă©voquĂ© avec une pointe de fatalisme par Kylian MbappĂ© au sortir de la folle soirĂ©e de Stuttgart en 2025, trouve sa conclusion absolue aujourd’hui. Ce mardi 14 juillet 2026, jour de cĂ©lĂ©bration de la fĂȘte nationale française, le destin offre aux deux sĂ©lections la possibilitĂ© d’ajouter un acte majuscule Ă  leur grande histoire commune. Au cƓur du Texas, la pelouse hybride du stade d’Arlington est prĂȘte Ă  accueillir l’apogĂ©e d’une rivalitĂ© sportive qui n’a cessĂ© de s’intensifier au fil des quatre derniĂšres dĂ©cennies. L’enjeu de cette demi-finale de la Coupe du monde est colossal et ne souffre d’aucune ambiguĂŻtĂ©. Pour la France, forte d’une rĂ©silience tactique et d’un rĂ©servoir de talents sans Ă©quivalent, l’objectif est d’accĂ©der Ă  la quatriĂšme finale mondiale de son histoire sportive, perpĂ©tuant ainsi une tradition d’excellence au plus haut niveau international. Pour l’Espagne, dont le jeu lĂ©chĂ© et la conservation de balle demeurent des atouts fondamentaux, l’ambition est d’atteindre le dernier Ă©chelon de la compĂ©tition pour la seconde fois depuis la genĂšse de l’Ă©quipe nationale, confirmant la suprĂ©matie de sa nouvelle gĂ©nĂ©ration dorĂ©e incarnĂ©e par le phĂ©nomĂšne Lamine Yamal.

Si les diffĂ©rentes archives consultables sur le rĂ©seau exhaustif foo.tf permettent d’Ă©valuer les forces et les faiblesses statistiques des deux adversaires du soir, il est incontestable que la prĂ©paration psychologique et les choix tactiques des sĂ©lectionneurs dĂ©termineront le vainqueur de cette confrontation. Les experts soulignent que l’opposition de styles, qui a systĂ©matiquement caractĂ©risĂ© les prĂ©cĂ©dentes rencontres, sera Ă  nouveau la clĂ© de ce match. La capacitĂ© de l’Ă©quipe de France Ă  absorber la pression continue exercĂ©e par le milieu de terrain ibĂ©rique, tout en dĂ©ployant des transitions offensives ultra-rapides, sera particuliĂšrement scrutĂ©e. À l’inverse, l’enjeu pour la sĂ©lection espagnole consistera Ă  convertir sa domination territoriale Ă©crasante en vĂ©ritables occasions de but, tout en verrouillant fermement ses arriĂšres pour se prĂ©munir des fulgurances de Kylian MbappĂ©, Ousmane DembĂ©lĂ© et consorts. 📊

Alors que la tempĂ©rature et la ferveur montent crescendo dans les tribunes chauffĂ©es Ă  blanc du stade d’Arlington, les supporters du monde entier, qu’ils soient passionnĂ©s de longue date ou simples nĂ©ophytes, convergent vers les plateformes d’analyse en ligne. Les donnĂ©es, les compositions probables et les entretiens exclusifs diffusĂ©s sur le portail wm2026.ch alimentent sans relĂąche les conversations et les spĂ©culations. De l’improbable bĂ©vue d’un gardien en 1984 Ă  la maestria d’un gĂ©nie adolescent en 2024, chaque confrontation entre la France et l’Espagne a apportĂ© son lot de surprises dramatiques, de retournements de situation inattendus et de performances individuelles stratosphĂ©riques. Quelle que soit la nation qui sortira victorieuse de ce duel texan au sommet, la richesse historique, la qualitĂ© technique des protagonistes et la tension Ă©motionnelle inhĂ©rente Ă  l’Ă©vĂ©nement garantissent d’ores et dĂ©jĂ  que ce match figurera en bonne place dans le prestigieux panthĂ©on du football international.

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canadamexicousa2026

France – Irlande du Nord [3-1] : Les Bleus sauvĂ©s par la masterclass de Michael Olise

L’Ă©quipe de France a bouclĂ© son ultime rĂ©pĂ©tition avant la grande Ă©chĂ©ance mondiale par une victoire probante sur le papier, avec un score de 3 buts Ă  1 face Ă  l’Irlande du Nord. Si le tableau d’affichage semble flatteur et laisse imaginer un groupe serein qui fait le plein de confiance avant de s’envoler pour le tournoi nord-amĂ©ricain, les analyses dressĂ©es par les observateurs avertis brossent un portrait beaucoup plus nuancĂ© de cette soirĂ©e de football. Entre les performances individuelles Ă©blouissantes de certains cadres, les doutes persistants sur l’Ă©quilibre dĂ©fensif global du onze tricolore et les vifs dĂ©bats tactiques qui animent les spĂ©cialistes de la discipline, cette rencontre a livrĂ© de multiples enseignements. Les experts ont longuement dissĂ©quĂ© la partie pour Ă©valuer avec une grande prĂ©cision les forces et les faiblesses des Bleus avant le dĂ©but des hostilitĂ©s. Retour extrĂȘmement dĂ©taillĂ© sur cette soirĂ©e riche en enseignements et en remises en question.

Focus sur Michael Olise, le grand gagnant de la soirée

La prestation majuscule de Michael Olise a vĂ©ritablement mis l’ensemble des analystes et des suiveurs d’accord. Le jeune joueur du Bayern Munich s’est imposĂ©, sans la moindre contestation possible, comme l’homme incontournable et providentiel de cette ultime rencontre amicale.

  • Un triplĂ© exceptionnel et salvateur : Auteur de trois buts magnifiques, Michael Olise a littĂ©ralement portĂ© l’animation offensive française sur ses Ă©paules tout au long de la partie 🎯. De nombreux spĂ©cialistes estiment mĂȘme, de maniĂšre unanime, qu’il est devenu depuis le dĂ©but de la saison le meilleur joueur offensif français en activitĂ©, dĂ©passant dans la rĂ©gularitĂ© les tĂȘtes d’affiche habituelles.
  • Une technique redoutable et indĂ©fendable : Le style de jeu si particulier de l’ailier a Ă©tĂ© minutieusement dĂ©cortiquĂ©, trĂšs souvent comparĂ© Ă  celui du lĂ©gendaire attaquant nĂ©erlandais Arjen Robben. Sa capacitĂ© fulgurante Ă  repiquer dans l’axe du terrain depuis son couloir droit, couplĂ©e Ă  une frappe sĂšche et prĂ©cise souvent rĂ©alisĂ©e de l’intĂ©rieur de la cheville, laisse les dĂ©fenses adverses sans aucune solution d’anticipation.
  • Des statistiques impressionnantes et un comparatif flatteur : ImpliquĂ© dans plus d’une cinquantaine de buts cette saison avec son club bavarois (avec plus de vingt rĂ©alisations et une trentaine de passes dĂ©cisives), son rendement est jugĂ© absolument monstrueux. Fait marquant amplement soulignĂ© par les experts, Michael Olise compte dĂ©sormais un total de 7 buts en Ă©quipe de France, Ă©galant ainsi exactement Ousmane DembĂ©lĂ© sous le maillot tricolore, mais avec un nombre de sĂ©lections infiniment infĂ©rieur. Des chiffres vertigineux qui traduisent son efficacitĂ© redoutable et qui sont d’ailleurs trĂšs souvent mis en valeur sur des plateformes spĂ©cialisĂ©es en statistiques sportives.
  • Une intĂ©gration rĂ©ussie et une connexion naturelle avec ses partenaires : Le joueur, qui possĂ©dait de multiples nationalitĂ©s et qui aurait pu initialement opter pour d’autres sĂ©lections nationales de premier plan, a vu son choix de reprĂ©senter la France couronnĂ© d’un immense succĂšs. Sur le terrain, contrairement Ă  d’autres attaquants au profil plus stĂ©rĂ©otypĂ©, il parvient Ă  combiner de maniĂšre extrĂȘmement fluide avec ses coĂ©quipiers, notamment avec DĂ©sirĂ© DouĂ© et Rayan Cherki. Sa prĂ©sence semble aujourd’hui purement et simplement indispensable dans le systĂšme tactique mis en place, une tendance lourde que confirment les diverses projections rĂ©guliĂšres publiĂ©es sur le portail wm2026.ch en vue de la compĂ©tition.

Le casse-tĂȘte tactique de l’animation offensive

Au-delĂ  de l’Ă©clat individuel rayonnant de Michael Olise, les limites du dispositif trĂšs ambitieux Ă  quatre attaquants mis en place par le sĂ©lectionneur Didier Deschamps ont Ă©tĂ© lourdement pointĂ©es du doigt. L’alignement simultanĂ© de Kylian MbappĂ©, Ousmane DembĂ©lĂ©, DĂ©sirĂ© DouĂ© et Michael Olise crĂ©e un vĂ©ritable embouteillage tactique sur le rectangle vert, posant d’immenses dĂ©fis de positionnement et d’animation.

  • Ousmane DembĂ©lĂ© en grande difficultĂ© dans l’axe : PositionnĂ© dans un rĂŽle expĂ©rimental de faux numĂ©ro 9, le joueur a Ă©tĂ© qualifiĂ© d’invisible, de fermĂ© et de complĂštement perdu sur le terrain. Bien qu’il brille de mille feux en club depuis prĂšs de dix-huit mois, son incapacitĂ© manifeste Ă  peser sur le jeu dans ce rĂŽle axial interroge trĂšs fortement les observateurs. Certains experts se demandent s’il ne devrait pas retrouver un positionnement plus classique sur l’aile, ou s’il ne jouait pas tout simplement avec le frein Ă  main par peur d’une blessure de derniĂšre minute.
  • Kylian MbappĂ© en manque criant de repĂšres spatiaux : Le capitaine des Bleus a Ă©galement traversĂ© une soirĂ©e particuliĂšrement dĂ©licate et frustrante âšœ. Les analyses l’ont trouvĂ© en grande difficultĂ© technique et parfois totalement dĂ©connectĂ© du reste de l’Ă©quipe, pointant du doigt une forte propension Ă  dĂ©zoner qui perturbe l’organisation globale du bloc Ă©quipe. Une certaine retenue dans son implication physique a Ă©tĂ© soulignĂ©e, le joueur donnant l’impression de jouer trĂšs prudemment et de marcher sur des Ɠufs. Les images tactiques diffusĂ©es lors des dĂ©briefings rĂ©vĂšlent des positionnements aberrants en lits superposĂ©s sur le cĂŽtĂ© gauche de l’attaque, preuve d’un manque criant d’espace et de coordination.
  • DĂ©sirĂ© DouĂ©, la satisfaction dans l’effort collectif : AprĂšs de premiĂšres minutes assez poussives et quelques mauvais choix initiaux, le jeune attaquant a montrĂ© de trĂšs belles choses, tout particuliĂšrement dans son repli dĂ©fensif et sa capacitĂ© de rĂ©cupĂ©ration. Cet aspect de son jeu a Ă©tĂ© trĂšs apprĂ©ciĂ©. Lors de ses dĂ©clarations d’aprĂšs-match, DĂ©sirĂ© DouĂ© s’est rĂ©joui de cette immense libertĂ© offensive accordĂ©e par le staff, tout en admettant avec une grande luciditĂ© que l’Ă©quipe manquait encore de certains automatismes cruciaux Ă  la perte du ballon.

Cette surabondance de talents offensifs oblige le sĂ©lectionneur Ă  chercher une formule d’Ă©quilibre extrĂȘmement prĂ©caire. Comme l’Ă©voquent avec justesse les chroniqueurs spĂ©cialisĂ©s sur onze.ro, trouver la juste composition pour le onze de dĂ©part face Ă  des Ă©quipes au profil beaucoup plus athlĂ©tique s’annonce Ă©minemment complexe et risquĂ©. Les dĂ©bats passionnĂ©s rĂ©vĂšlent que le staff fait actuellement face Ă  un dĂ©fi tactique d’une immense envergure.

Une assise défensive qui suscite de lourdes interrogations

Si le secteur de l’attaque centralise de maniĂšre trĂšs logique la majeure partie de l’attention et des dĂ©bats enflammĂ©s, la dĂ©fense n’a absolument pas Ă©tĂ© Ă©pargnĂ©e par les analyses d’aprĂšs-match. De trĂšs vives inquiĂ©tudes ont Ă©tĂ© exprimĂ©es concernant la permĂ©abilitĂ© chronique de l’arriĂšre-garde française.

  • Des latĂ©raux sous le feu nourri des projecteurs : Jules KoundĂ© et ThĂ©o Hernandez ont grandement peinĂ© Ă  convaincre dans leur implication et leur justesse technique. Face Ă  un bloc adverse regroupĂ© trĂšs bas sur le terrain, leur apport offensif a Ă©tĂ© jugĂ© nettement insuffisant pour crĂ©er des dĂ©calages pertinents. L’entrĂ©e en jeu dynamique de Malo Gusto sur le flanc droit a toutefois Ă©tĂ© perçue comme une franche amĂ©lioration par les observateurs, ce dernier parvenant Ă  Ă©tirer le jeu avec pertinence et Ă  libĂ©rer de prĂ©cieux espaces pour permettre Ă  ses attaquants de s’exprimer pleinement.
  • L’absence prĂ©occupante de premier rideau dĂ©fensif : Le principal dĂ©faut relevĂ© avec insistance par l’ensemble des analystes rĂ©side dans la phase cruciale de transition dĂ©fensive. À la perte du ballon, l’Ă©quipe souffre d’un manque criant de pressing coordonnĂ© de la part de ses joueurs offensifs. Cette passivitĂ© expose ainsi directement et dangereusement la charniĂšre centrale aux offensives adverses et aux contre-attaques rapides.
  • La gestion mĂ©dicale prudente de William Saliba : RemplacĂ© dĂšs le retour aux vestiaires Ă  la mi-temps du match, le solide dĂ©fenseur central a suscitĂ© une lĂ©gĂšre onde d’inquiĂ©tude sur le banc de touche. Toutefois, il a Ă©tĂ© rapidement prĂ©cisĂ© qu’il s’agissait simplement d’une mesure de prĂ©caution dĂ©cidĂ©e en amont par le staff mĂ©dical pour gĂ©rer une douleur chronique rĂ©currente sans prendre le moindre risque inutile.

Face Ă  ces diverses fragilitĂ©s structurelles, la gestion intelligente de la profondeur et l’Ă©quilibre gĂ©nĂ©ral de la formation restent des thĂšmes tactiques centraux qui continueront d’ĂȘtre minutieusement suivis et dĂ©cortiquĂ©s sur les plateformes analytiques de rĂ©fĂ©rence telles que foo.tf.

Le travail de l’ombre indispensable d’AurĂ©lien TchouamĂ©ni

Afin de tenter de compenser un schĂ©ma tactique aussi dĂ©sĂ©quilibrĂ© et massivement orientĂ© vers l’avant, le milieu de terrain se doit impĂ©rativement d’abattre un travail colossal de rĂ©cupĂ©ration et de compensation gĂ©ographique. La prestation solide d’AurĂ©lien TchouamĂ©ni a Ă©tĂ© mise en exergue, son rendement ayant Ă©tĂ© chaleureusement saluĂ© par les diffĂ©rents spĂ©cialistes.

  • Un profil de rĂ©cupĂ©rateur absolument vital : Formant un double pivot particuliĂšrement travailleur aux cĂŽtĂ©s d’Adrien Rabiot, le joueur a largement dominĂ© l’entrejeu en rĂ©cupĂ©rant un nombre trĂšs important de ballons et en remportant la grande majoritĂ© de ses duels physiques face aux rugueux joueurs nord-irlandais. Son intense activitĂ© de l’ombre a permis d’Ă©teindre de nombreuses situations dangereuses dĂšs l’Ɠuf et de soulager une dĂ©fense souvent livrĂ©e Ă  elle-mĂȘme.
  • Des projections offensives remarquĂ©es et incisives : Contrairement Ă  certaines idĂ©es reçues sur son style de jeu, AurĂ©lien TchouamĂ©ni ne s’est pas uniquement cantonnĂ© Ă  dĂ©truire les offensives de l’adversaire. Il s’est Ă©galement signalĂ© de trĂšs belle maniĂšre par une lourde frappe lointaine venue heurter le poteau, dĂ©montrant sa rĂ©elle capacitĂ© Ă  apporter le danger aux abords de la surface de rĂ©paration. Il a en outre distribuĂ© avec justesse plusieurs transversales prĂ©cises pour dynamiser le jeu et aĂ©rer la relance depuis sa propre moitiĂ© de terrain.

Son profil de sentinelle classique et athlĂ©tique est considĂ©rĂ© comme une donnĂ©e incontournable pour sĂ©curiser les arriĂšres d’une Ă©quipe coupĂ©e en deux, une dynamique indispensable dont les statistiques dĂ©taillĂ©es sont trĂšs souvent relayĂ©es et Ă©pluchĂ©es sur le site wm2026.ch.

La tournĂ©e d’adieu du sĂ©lectionneur en question

En dehors du pur aspect sportif et tactique du terrain, les multiples cĂ©lĂ©brations entourant la personne de Didier Deschamps ont Ă©galement fortement nourri les discussions. La rencontre amicale face Ă  l’Irlande du Nord marquait en effet la toute derniĂšre apparition de l’entraĂźneur emblĂ©matique sur le banc des Bleus Ă  domicile avant la fin annoncĂ©e de son Ăšre lĂ©gendaire.

  • Une atmosphĂšre gĂ©nĂ©rale jugĂ©e particuliĂšrement pesante : De nombreux intervenants ont ouvertement regrettĂ© cet aspect omniprĂ©sent de tournĂ©e d’adieu organisĂ©e autour de la figure du coach, avec des hommages rendus successivement Ă  Nantes puis au stade de Lille. La question s’est posĂ©e avec une pointe de sĂ©vĂ©ritĂ© sur l’impact potentiel de ce climat de fin de cycle un peu nostalgique, craignant que cela ne dĂ©tourne l’attention du groupe de son vĂ©ritable objectif sportif et ne finisse par casser la dynamique de conquĂȘte indispensable pour aborder un si grand tournoi ✈.
  • La rĂ©action trĂšs distanciĂ©e du principal intĂ©ressĂ© : D’aprĂšs les observations minutieuses rapportĂ©es par les envoyĂ©s spĂ©ciaux, Didier Deschamps lui-mĂȘme aurait semblĂ© passablement agacĂ© et usĂ© par ces multiples hommages Ă  rĂ©pĂ©tition qui phagocytent l’actualitĂ© de son Ă©quipe. Lors de la traditionnelle confĂ©rence de presse d’avant-match, il a tenu Ă  insister avec la plus grande fermetĂ© sur son implication totale et exclusive envers ses joueurs, demandant expressĂ©ment de clore ce chapitre institutionnel lourd afin de se focaliser uniquement sur le football et le dĂ©fi immense qui les attend dans les prochains jours.

Controverses diplomatiques autour de l’organisation

Enfin, pour clore le vaste dĂ©briefing de cette pĂ©riode de prĂ©paration, l’attention s’est exceptionnellement Ă©loignĂ©e des considĂ©rations liĂ©es au rectangle vert pour aborder de front de trĂšs sĂ©rieuses questions gĂ©opolitiques et organisationnelles liĂ©es au dĂ©roulement imminent de l’Ă©preuve sportive en AmĂ©rique du Nord. De graves incidents aux frontiĂšres ont en effet Ă©tĂ© mis en lumiĂšre.

  • Le refoulement lunaire d’un arbitre certifiĂ© par les instances : Il a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© avec stupeur qu’Omar Abdoulkadir Artan, un arbitre international somalien de 33 ans reconnu par la plupart de ses pairs comme le meilleur sifflet du continent africain, a Ă©tĂ© strictement interdit d’entrĂ©e sur le territoire par les autoritĂ©s locales. MalgrĂ© la possession d’un visa de travail parfaitement en rĂšgle et d’une accrĂ©ditation officielle dĂ©livrĂ©e en bonne et due forme, l’homme en noir a Ă©tĂ© sommĂ© de faire immĂ©diatement demi-tour. Cet Ă©vĂ©nement rarissime a suscitĂ© l’incomprĂ©hension totale et l’indignation profonde des observateurs, qui ont ouvertement fustigĂ© cette dĂ©cision arbitraire perçue comme hautement discriminatoire.
  • Des tracasseries insupportables pour de multiples dĂ©lĂ©gations sportives : Il a Ă©galement Ă©tĂ© rapportĂ© que l’Ă©quipe nationale irakienne a subi d’importantes et d’Ă©puisantes dĂ©convenues Ă  son arrivĂ©e. Leur attaquant vedette a Ă©tĂ© soumis Ă  un trĂšs long interrogatoire oppressant de plusieurs heures sur une simple chaise en plastique, tandis que le photographe officiel de la dĂ©lĂ©gation a Ă©tĂ© purement et simplement refoulĂ© du pays, plongeant l’ensemble du groupe dans un profond dĂ©sarroi.

Ces lourdes dĂ©faillances organisationnelles et ces blocages diplomatiques inattendus font d’ores et dĂ©jĂ  couler Ă©normĂ©ment d’encre Ă  travers la planĂšte football. Elles sont particuliĂšrement scrutĂ©es, recensĂ©es et dĂ©noncĂ©es par le portail d’information spĂ©cialisĂ© wm2026.ch, jetant une ombre prĂ©coce, troublante et trĂšs inquiĂ©tante sur l’ambiance globale, la sĂ©rĂ©nitĂ© et la gestion opĂ©rationnelle de cette compĂ©tition de premier plan.

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Real-Bayern : l’affiche de prestige de ces quarts de finale

Le dernier virage de la Ligue des champions s’ouvre avec une affiche qui concentre Ă  elle seule une grande partie de l’imaginaire europĂ©en : Real Madrid-Bayern Munich.
Ce quart de finale programmĂ© le mardi 7 avril 2026 Ă  21 heures rĂ©unit deux traditions, deux dynamiques et deux façons de traverser la saison. D’un cĂŽtĂ©, le Real continue d’avancer avec ses zones d’ombre, ses dĂ©sĂ©quilibres, ses ressources historiques et sa capacitĂ© intacte Ă  se transformer dans les grandes soirĂ©es ✹.
De l’autre, le Bayern arrive avec l’allure d’une machine, portĂ© par une rĂ©gularitĂ© impressionnante, une intensitĂ© constante et la prĂ©sence annoncĂ©e d’Harry Kane.
Dans le mĂȘme temps, les projections statistiques placent Arsenal en tĂȘte de la course au trophĂ©e, devant le Bayern, Barcelone et un PSG relĂ©guĂ© au quatriĂšme rang.
Sur les espaces oĂč les donnĂ©es, les confrontations et les scĂ©narios nourrissent l’avant-match, de onze.ro Ă  foo.tf, le tableau des quarts se lit dĂ©jĂ  comme un rĂ©cit Ă  plusieurs niveaux : celui des hĂ©ritages, celui des formes du moment et celui des probabilitĂ©s.

Deux moitiés de tableau, deux récits européens

Quotidien d’origine de ce sujet : non prĂ©cisĂ© dans les Ă©lĂ©ments fournis.

L’entrĂ©e dans les quarts de finale de la Ligue des champions marque toujours une transition particuliĂšre. Le tournoi ne change pas seulement d’échelle, il change aussi de texture. Pendant longtemps, on a rĂ©pĂ©tĂ© que la compĂ©tition prenait une autre dimension dĂšs les huitiĂšmes de finale. L’idĂ©e reste valable : l’intensitĂ© monte, les dĂ©tails deviennent plus lourds de consĂ©quences, les matches s’installent dans une tension plus permanente. Mais les quarts ouvrent encore un autre chapitre, avec une densitĂ© plus rare et un rapport au prestige encore plus fort.

Cette saison, le tableau accentue cette impression avec une sĂ©paration presque narrative entre ses deux moitiĂ©s. À gauche, le plateau concentre une accumulation de palmarĂšs, de grandes soirĂ©es et d’habitudes europĂ©ennes. À droite, il fait davantage apparaĂźtre des clubs portĂ©s par une dynamique plus rĂ©cente ou par des ambitions encore incomplĂštement rĂ©alisĂ©es.

Dans la partie gauche du tableau, deux affiches dominent :

  • PSG-Liverpool
  • Real Madrid-Bayern Munich

À elles quatre, ces Ă©quipes cumulent 28 victoires en Ligue des champions, ce qui donne immĂ©diatement Ă  cette partie du tableau une profondeur historique exceptionnelle. Chaque confrontation y ressemble Ă  une finale potentielle avant l’heure. Le simple alignement de ces noms suffit Ă  rĂ©sumer une bonne part de l’histoire moderne de la compĂ©tition.

Dans la partie droite, la configuration est différente. On y retrouve :

  • Barcelone-AtlĂ©tico de Madrid
  • Sporting-Arsenal

Sur ce versant du tableau, Barcelone est le seul ancien vainqueur de la compĂ©tition, avec cinq sacres. Les trois autres clubs poursuivent des objectifs d’une autre nature : franchir un cap, effacer une frustration, transformer une bonne saison en trace durable dans l’histoire europĂ©enne. L’idĂ©e de “jeunes Ă©lans” et “d’anciennes malĂ©dictions” permet de rĂ©sumer ce contraste. LĂ  oĂč la moitiĂ© gauche convoque immĂ©diatement des souvenirs de trophĂ©es et de confrontations mythiques, la moitiĂ© droite renvoie davantage Ă  des trajectoires en construction ou en rĂ©paration.

Cette rĂ©partition dit aussi quelque chose du paysage continental actuel. Le dernier carrĂ© potentiel rĂ©unit des reprĂ©sentants de cinq des six pays les mieux classĂ©s Ă  l’indice UEFA, alors que l’Italie, elle, reste Ă  la porte. L’absence italienne est prĂ©sentĂ©e dans les Ă©lĂ©ments fournis comme le rĂ©sultat d’un double Ă©chec international douloureux cette saison. Sans s’attarder sur ce point, il souligne que la lutte pour le titre se recentre dĂ©sormais ailleurs.

Dans ce cadre, Real-Bayern apparaĂźt comme l’affiche qui capte le plus fortement l’attention. Elle rĂ©unit une histoire immense, un prĂ©sent contrastĂ©, des joueurs majeurs et une rivalitĂ© ancienne. Elle mĂȘle aussi deux perceptions diffĂ©rentes : le Real fascine encore par son passĂ© proche et par sa capacitĂ© Ă  se hisser au niveau des grands rendez-vous ; le Bayern impressionne par ce qu’il montre semaine aprĂšs semaine. Ce croisement entre mĂ©moire et puissance actuelle explique une grande partie de l’attente qui entoure ce match.

Le Real entre héritage, déséquilibres et ressources de trÚs haut niveau

Quotidien d’origine de ce sujet : non prĂ©cisĂ© dans les Ă©lĂ©ments fournis.

Le Real Madrid aborde ce quart de finale avec une identitĂ© paradoxale. Le club continue de renvoyer une image d’invincibilitĂ© Ă©motionnelle sur la scĂšne europĂ©enne, mais son parcours rĂ©cent laisse aussi apparaĂźtre des fragilitĂ©s rĂ©elles. C’est prĂ©cisĂ©ment ce mĂ©lange qui nourrit la lecture de son affrontement avec le Bayern.

Les huitiÚmes de finale contre Manchester City ont confirmé un point central : il reste quelque chose de la magie européenne du Real. Les MadrilÚnes ont éliminé City avec deux victoires, 3-0 puis 2-1, ce qui suffit à rappeler que le club sait encore trouver une élévation particuliÚre quand la compétition prend sa forme la plus exigeante. Cette capacité à répondre présent dans les matches à trÚs forte pression reste un élément constitutif de son image européenne.

Pour autant, les mĂȘmes Ă©lĂ©ments soulignent plusieurs zones d’incertitude. Le Real ne donne pas l’image d’une Ă©quipe parfaitement stabilisĂ©e. Les rĂ©serves Ă©voquĂ©es sont nombreuses :

  • des dĂ©sĂ©quilibres dans l’organisation
  • des inconstances dans la production
  • une empreinte jugĂ©e faible d’Alvaro Arbeloa
  • une Ă©quation persistante autour de l’utilisation conjointe de Kylian MbappĂ© et Vinicius

Ces questions ne sont pas secondaires. Elles renvoient Ă  la maniĂšre dont le Real doit articuler ses talents offensifs sans s’exposer excessivement. Avec MbappĂ© et Vinicius, le club possĂšde deux joueurs capables de renverser un match sur une accĂ©lĂ©ration, un appel ou une transition. Mais leur cohabitation continue d’alimenter les dĂ©bats, y compris en confĂ©rence de presse. Le trĂšs haut niveau individuel n’élimine pas automatiquement les problĂšmes d’équilibre collectif.

C’est lĂ  que se situe une partie de l’enjeu du quart de finale. Contre un adversaire comme le Bayern, capable d’imposer un tempo Ă©levĂ© et de dĂ©fendre de maniĂšre coordonnĂ©e, les ajustements approximatifs deviennent beaucoup plus difficiles Ă  masquer. Le Real peut vivre de sĂ©quences Ă©clatantes, de coups d’accĂ©lĂ©rateur, d’une relation privilĂ©giĂ©e avec cette compĂ©tition ; mais il lui faut aussi un cadre collectif suffisamment solide pour survivre aux temps faibles.

La situation domestique du club n’ajoute pas Ă  la sĂ©rĂ©nitĂ©. Battu Ă  Majorque 1-2 le week-end prĂ©cĂ©dent, le Real se retrouve Ă  sept points du FC Barcelone en Liga. Les Ă©lĂ©ments fournis avancent mĂȘme que cette dĂ©faite a sans doute coĂ»tĂ© trĂšs cher dans la course au titre national. Le contraste entre le visage europĂ©en du Real et son recul en championnat renforce encore la sensation d’une Ă©quipe qui ne maĂźtrise pas totalement son prĂ©sent, mais qui conserve une capacitĂ© singuliĂšre Ă  se rĂ©inventer sur la scĂšne continentale.

L’état de l’effectif compte Ă©galement. Eder Militao pourrait revenir rapidement, ce qui constitue un signal positif pour la dĂ©fense madrilĂšne. En revanche, l’absence de Thibaut Courtois pĂšse lourdement dans la lecture du match. Courtois a Ă©tĂ©, au fil des campagnes europĂ©ennes rĂ©centes, l’un des piliers majeurs du Real. Son rĂŽle ne se rĂ©sume pas Ă  des arrĂȘts : il sĂ©curise, rassure, prolonge certaines rĂ©sistances et donne parfois au club un point d’appui dĂ©cisif dans les grands soirs. Le Real perd avec lui une base essentielle de sa puissance europĂ©enne rĂ©cente.

À cette absence s’ajoute celle de Rodrygo, elle aussi prĂ©sentĂ©e comme coĂ»teuse. Cela rĂ©duit les possibilitĂ©s de rotation, les variations offensives et certaines solutions dans les grands espaces. Face au Bayern, cette donnĂ©e peut peser dans la gestion des temps forts et des changements de rythme.

MalgrĂ© tout, le Real conserve ce qui fait sa singularitĂ©. Son histoire particuliĂšre dans la compĂ©tition ne relĂšve pas seulement du symbole ; elle structure encore la maniĂšre dont ses matches sont perçus et souvent jouĂ©s. Le club continue d’entrer dans les grandes soirĂ©es avec une relation spĂ©cifique au contexte. C’est prĂ©cisĂ©ment ce que son entraĂźneur rappelle, en substance, lorsqu’il reconnaĂźt la valeur du Bayern tout en insistant sur la capacitĂ© du Real Ă  ĂȘtre Ă  la hauteur de ce type d’adversaire et de ce type de moment.

Dans les analyses partagĂ©es un peu partout, y compris sur des plateformes comme onze.ro, le Real reste ainsi un cas Ă  part : moins rĂ©gulier, moins linĂ©aire que d’autres prĂ©tendants, mais jamais rĂ©ductible Ă  une simple addition de dĂ©fauts.

Le Bayern, machine collective et favori durable

Quotidien d’origine de ce sujet : non prĂ©cisĂ© dans les Ă©lĂ©ments fournis.

En face, le Bayern Munich se prĂ©sente sous un tout autre angle. LĂ  oĂč le Real avance avec ses contradictions, le Bayern impose l’image d’une Ă©quipe qui a dominĂ© sa saison europĂ©enne et nationale avec une constance remarquable. C’est cette rĂ©gularitĂ© qui explique pourquoi le club bavarois est dĂ©crit comme le grand favori de la Ligue des champions depuis plusieurs mois.

Le bilan est saisissant. Toutes compĂ©titions confondues, le Bayern n’a concĂ©dĂ© que deux dĂ©faites :

  • contre Augsbourg (1-2)
  • contre Arsenal (1-3)

Un tel parcours raconte bien plus qu’une simple sĂ©rie de rĂ©sultats. Il traduit une Ă©quipe capable de tenir son niveau, de rĂ©pĂ©ter ses efforts, d’imposer sa structure et de limiter drastiquement les accidents. Dans une saison oĂč la plupart des grands clubs ont traversĂ© des pĂ©riodes d’instabilitĂ©, le Bayern s’est distinguĂ© par sa continuitĂ©.

Cette impression a encore Ă©tĂ© renforcĂ©e lors des huitiĂšmes de finale contre l’Atalanta. Le club allemand a littĂ©ralement surclassĂ© son adversaire avec deux succĂšs nets, 6-1 puis 4-1. Ces scores ne sont pas seulement spectaculaires ; ils suggĂšrent un Ă©cart de maĂźtrise, d’intensitĂ© et de capacitĂ© Ă  tuer les matches trĂšs rapidement. À ce stade de la compĂ©tition, dominer ainsi une Ă©quipe italienne rĂ©putĂ©e compĂ©titive n’est jamais anodin.

Le portrait tactique du Bayern est lui aussi clairement posĂ© dans les Ă©lĂ©ments fournis. Le Real lui-mĂȘme le reconnaĂźt : le Bayern est une Ă©quipe trĂšs complĂšte, capable d’une grande intensitĂ©, qui impose son rythme et dĂ©fend ensemble. Cette formule condense plusieurs forces majeures.

D’abord, l’intensitĂ©. Le Bayern ne se contente pas d’accĂ©lĂ©rer par moments ; il tend Ă  installer un niveau d’exigence permanent, avec ou sans ballon. Ensuite, la capacitĂ© Ă  imposer son rythme. Cela signifie que l’équipe ne subit pas souvent la structure du match ; elle cherche Ă  la dĂ©finir elle-mĂȘme. Enfin, la dĂ©fense collective. Le Bayern ne se rĂ©sume pas Ă  une addition de talents offensifs : il avance et recule ensemble, ce qui lui permet de maintenir une cohĂ©rence rare au trĂšs haut niveau.

Cette saison, le club bavarois semble avoir trouvĂ© une forme d’équilibre entre ses individualitĂ©s et son animation collective. La prĂ©sence de joueurs capables de dĂ©cider d’un match n’a pas dissous le cadre gĂ©nĂ©ral. Au contraire, l’équipe donne l’impression que chaque Ă©lĂ©ment s’insĂšre dans un dispositif plus large, ce qui renforce la lisibilitĂ© de son jeu.

C’est ce qui explique qu’en dĂ©pit de son histoire compliquĂ©e rĂ©cente face au Real, le Bayern reste perçu comme le favori de cette double confrontation. Les chiffres historiques rappellent une difficultĂ© rĂ©elle contre le club madrilĂšne, mais la dynamique actuelle pĂšse davantage dans l’analyse immĂ©diate. Une statistique ne protĂšge pas. Une sĂ©rie passĂ©e n’annule pas la force prĂ©sente d’un collectif.

Dans beaucoup d’échanges et de synthĂšses relayĂ©s autour des quarts, de foo.tf aux dĂ©bats d’avant-match sur les compositions probables, le Bayern apparaĂźt ainsi comme l’équipe europĂ©enne la plus impressionnante de la saison. La formule n’est pas anodine. Elle suggĂšre non seulement de bons rĂ©sultats, mais aussi une maniĂšre de jouer suffisamment claire et suffisamment forte pour installer un sentiment de supĂ©rioritĂ©.

Une rivalité historique que les chiffres ne suffisent pas à enfermer

Quotidien d’origine de ce sujet : non prĂ©cisĂ© dans les Ă©lĂ©ments fournis.

Quand le Real Madrid et le Bayern Munich se retrouvent en Ligue des champions, le contexte dĂ©passe toujours le match du moment. Les deux clubs vont s’affronter pour la 29e fois dans la compĂ©tition, ce qui constitue un record. Cette rĂ©pĂ©tition Ă  trĂšs haut niveau a installĂ© une rivalitĂ© singuliĂšre, faite de souvenirs accumulĂ©s, de bascules historiques et de confrontations souvent dĂ©cisives.

Cette donnĂ©e explique en grande partie pourquoi ce quart de finale est dĂ©crit comme “majestueux”. Il ne s’agit pas seulement de deux Ă©quipes rĂ©putĂ©es. Il s’agit de deux institutions qui se croisent rĂ©guliĂšrement dans les zones les plus chaudes du tournoi et qui, Ă  chaque nouvelle confrontation, rĂ©activent un ensemble de rĂ©fĂ©rences antĂ©rieures.

Un autre chiffre structure l’avant-match : le Bayern n’a remportĂ© aucun de ses neuf derniers matches face au Real. Cette sĂ©rie pĂšse naturellement dans la lecture mĂ©diatique et statistique de l’affiche. Elle rappelle une difficultĂ© spĂ©cifique du club bavarois dans cette rivalitĂ©. Le Real a souvent trouvĂ©, dans ces confrontations, un moyen d’imposer son expĂ©rience, sa gestion Ă©motionnelle ou sa capacitĂ© Ă  saisir les moments-clĂ©s.

Mais les Ă©lĂ©ments fournis insistent aussi sur un point essentiel : une statistique ne vaut pas bouclier. Cette phrase rĂ©sume bien la limite de la mĂ©moire des confrontations directes. Les sĂ©ries existent, elles Ă©clairent le contexte, elles disent quelque chose d’un rapport historique. Elles ne suffisent pas, Ă  elles seules, Ă  prĂ©dire la physionomie d’un quart de finale dans une saison donnĂ©e.

Or la saison actuelle semble prĂ©cisĂ©ment offrir au Bayern des arguments diffĂ©rents. Le club allemand arrive avec davantage de continuitĂ©, moins de blessures structurantes, une animation plus lisible et un niveau gĂ©nĂ©ral trĂšs Ă©levĂ©. Le Real, lui, conserve sa relation exceptionnelle avec l’épreuve, mais il se prĂ©sente avec plus de questions ouvertes.

Dans ce type de duel, plusieurs couches de lecture coexistent :

  • la mĂ©moire des confrontations prĂ©cĂ©dentes
  • la forme actuelle des Ă©quipes
  • l’état des effectifs
  • le contexte psychologique
  • la maniĂšre dont chaque club gĂšre les grandes soirĂ©es

Le Real est sans doute l’équipe qui entretient le plus fortement ce lien entre passĂ© et prĂ©sent. Le Bayern, lui, arrive avec quelque chose de plus immĂ©diatement observable : une supĂ©rioritĂ© collective souvent visible d’une semaine Ă  l’autre. L’intĂ©rĂȘt de cette affiche vient prĂ©cisĂ©ment de cette tension entre le poids de l’histoire et la force de la forme du moment.

La confĂ©rence de presse de veille de match, telle qu’elle ressort des Ă©lĂ©ments fournis, reflĂšte bien cet Ă©quilibre. Le Bayern est reconnu comme l’équipe europĂ©enne la plus rĂ©guliĂšre. Mais le Real rappelle en retour son histoire particuliĂšre. Aucun des deux paramĂštres ne peut ĂȘtre ignorĂ©. L’un parle du prĂ©sent, l’autre de la maniĂšre dont certains clubs prolongent leur prestige dans les moments dĂ©cisifs.

Harry Kane, facteur central du plan bavarois

Quotidien d’origine de ce sujet : non prĂ©cisĂ© dans les Ă©lĂ©ments fournis.

L’une des questions majeures de l’avant-match concernait Harry Kane. L’attaquant anglais, ĂągĂ© de 32 ans, souffrait de douleurs physiques ces derniers jours. Son Ă©tat avait donc immĂ©diatement pris une place centrale dans la prĂ©paration du quart de finale. Finalement, la nouvelle est positive pour le Bayern : Kane a Ă©tĂ© officiellement convoquĂ© pour affronter le Real Madrid.

L’importance de cette information dĂ©passe le seul statut du joueur. Kane est le point d’ancrage offensif du Bayern, son finisseur majeur, mais aussi un Ă©lĂ©ment qui structure une partie du jeu bavarois. Sa prĂ©sence permet d’assurer de la continuitĂ© dans les attaques, de peser sur les centraux adverses, d’offrir des remises, de fixer la dĂ©fense et d’occuper plusieurs zones Ă  l’intĂ©rieur du bloc adverse.

Le fait qu’il ait participĂ© normalement Ă  l’entraĂźnement de veille de match a contribuĂ© Ă  rassurer autour de son Ă©tat. Vincent Kompany s’est montrĂ© assez serein en confĂ©rence de presse. Son message est clair : l’important est que Kane s’entraĂźne dur depuis quelques jours, et il ne pense pas que l’attaquant ait perdu le rythme. Cette prĂ©cision est importante, car elle renvoie Ă  deux niveaux d’analyse :

  • la disponibilitĂ© mĂ©dicale
  • la disponibilitĂ© compĂ©titive

Un joueur peut ĂȘtre dĂ©clarĂ© apte sans ĂȘtre pleinement prĂȘt Ă  tenir un match Ă  trĂšs haute intensitĂ©. Ici, le discours du staff vise au contraire Ă  signifier que Kane reste dans le tempo du groupe.

Kompany ajoute Ă©galement que tout le monde est lĂ , sauf Sven Ulreich. Cette prĂ©cision donne une image assez favorable de l’état gĂ©nĂ©ral de l’effectif bavarois Ă  l’approche du rendez-vous. Le Bayern n’arrive pas diminuĂ© de maniĂšre massive. Cela renforce l’impression d’une Ă©quipe bien prĂ©parĂ©e, bien dotĂ©e et proche de sa configuration optimale.

Le technicien belge laisse subsister une petite marge de prudence sur la dĂ©cision finale, en expliquant qu’il attendra les derniĂšres informations avant de trancher dĂ©finitivement. Mais l’essentiel est ailleurs : la prĂ©sence de Kane dans le groupe constitue dĂ©jĂ  un signal trĂšs fort. Le Bayern sait qu’il dispose, au moins potentiellement, de son principal buteur pour ce choc.

Cette disponibilitĂ© prend encore plus d’importance au regard du contexte Ă©voquĂ© autour du Real. Le BernabĂ©u pouvait espĂ©rer un forfait de Kane, touchĂ© Ă  une cheville avec sa sĂ©lection et absent le week-end prĂ©cĂ©dent contre Fribourg, match remportĂ© 3-2 par le Bayern. Finalement, cette hypothĂšse n’a pas Ă©tĂ© confirmĂ©e. Kane sera bien prĂ©sent, et le club bavarois a mĂȘme choisi de ne pas prĂ©ciser de quelle cheville il s’agissait. Dans les Ă©lĂ©ments fournis, ce dĂ©tail donne lieu Ă  une formule teintĂ©e d’ironie autour d’Antonio RĂŒdiger. Dans un traitement strictement neutre, on peut surtout y voir une maniĂšre pour le Bayern de maĂźtriser sa communication et de ne pas livrer inutilement d’indication supplĂ©mentaire avant un match de ce niveau.

Avec Kane disponible, le Bayern conserve donc l’une de ses armes principales. Sa prĂ©sence change la perception du duel, parce qu’elle oblige le Real Ă  dĂ©fendre sur un avant-centre capable de convertir peu d’occasions en beaucoup de danger. Dans un quart de finale oĂč chaque sĂ©quence peut compter, cela pĂšse lourd.

Arsenal en tĂȘte des projections d’Opta, le Bayern juste derriĂšre

Quotidien d’origine de ce sujet : non prĂ©cisĂ© dans les Ă©lĂ©ments fournis.

Au moment oĂč les quarts de finale dĂ©butent, l’autre grande lecture de la compĂ©tition passe par les projections statistiques. Selon les derniĂšres estimations publiĂ©es par Opta, Arsenal est l’équipe qui possĂšde la plus forte probabilitĂ© de remporter la Ligue des champions, avec 27,96 % de chances de soulever le trophĂ©e.

Cette donnĂ©e mĂ©rite attention, car elle ne dĂ©signe pas le club le plus cĂ©lĂšbre ni celui qui domine le plus massivement l’imaginaire europĂ©en. Elle dĂ©signe l’équipe qui ressort en tĂȘte d’un modĂšle intĂ©grant la forme actuelle, les donnĂ©es avancĂ©es et le parcours potentiel jusqu’à la finale. Autrement dit, les projections ne regardent pas seulement le prestige ou l’impression gĂ©nĂ©rale ; elles agrĂšgent plusieurs paramĂštres quantifiables.

DerriĂšre Arsenal, on retrouve le Bayern Munich, crĂ©ditĂ© de 20,88 % de chances de victoire finale. L’écart existe, mais il reste relativement contenu. Cela confirme une idĂ©e centrale de cette phase de compĂ©tition : aucune Ă©quipe n’écrase totalement la concurrence. Il y a des prĂ©fĂ©rences statistiques, pas de certitude dominante.

Le classement communiqué est le suivant :

  • Arsenal : 27,96 %
  • Bayern Munich : 20,88 %
  • FC Barcelone : 17,39 %
  • PSG : 11,56 %
  • Real Madrid : 8,97 %
  • Liverpool : 6,52 %
  • AtlĂ©tico de Madrid : 3,66 %
  • Sporting Portugal : 3,06 %

Plusieurs enseignements émergent de cette hiérarchie.

Le premier concerne Arsenal. Les Gunners apparaissent comme le principal candidat au titre selon le modÚle, ce qui reflÚte à la fois leur qualité actuelle et leur capacité à avoir déjà battu le Bayern cette saison, avec Augsbourg, fait rare. Le deuxiÚme concerne justement le Bayern : sa position confirme la solidité de son statut sans en faire un ultra-favori incontestable.

Le troisiĂšme enseignement touche au Real. Le prestige madrilĂšne ne se convertit pas automatiquement en probabilitĂ© Ă©levĂ©e. Avec moins de 9 % de chances selon ce modĂšle, le Real apparaĂźt loin derriĂšre les premiers. Cette position ne nie pas son potentiel ; elle souligne simplement que les algorithmes lisent sa saison avec davantage de prudence que ne le fait souvent l’histoire de la compĂ©tition.

Enfin, le quatriĂšme enseignement porte sur la dispersion gĂ©nĂ©rale. Les probabilitĂ©s sont suffisamment Ă©talĂ©es pour rappeler qu’aucun scĂ©nario ne s’impose totalement. Dans les synthĂšses statistiques souvent reprises par onze.ro ou commentĂ©es ailleurs, ce point revient rĂ©guliĂšrement : la compĂ©tition semble ouverte, mĂȘme si certaines routes paraissent plus lourdes que d’autres.

Barcelone veut effacer l’amertume, l’AtlĂ©tico et le Sporting poursuivent leur propre trajectoire

Quotidien d’origine de ce sujet : non prĂ©cisĂ© dans les Ă©lĂ©ments fournis.

Si l’attention se concentre largement sur Real-Bayern et sur le classement d’Opta, l’autre moitiĂ© du tableau raconte aussi des trajectoires fortes. Le FC Barcelone y occupe une place particuliĂšre. Avec 17,39 % de chances de remporter la compĂ©tition selon le modĂšle, le club catalan se situe au troisiĂšme rang des projections.

Cette position s’explique par une combinaison de facteurs : le niveau global de l’équipe, son passĂ© rĂ©cent dans la compĂ©tition et la dynamique psychologique qui l’accompagne. Les Ă©lĂ©ments fournis insistent notamment sur l’amertume laissĂ©e par l’élimination de la saison derniĂšre face Ă  l’Inter Milan, survenue aux portes de la finale au terme d’une double confrontation spectaculaire conclue sur un total de 7-6. Une telle sortie laisse forcĂ©ment une trace. Elle nourrit l’idĂ©e d’une mission inachevĂ©e et d’un dĂ©sir de rĂ©paration.

Dans ce contexte, Barcelone cherche une forme de revanche. L’objectif est clair : aller au bout et offrir au club une sixiĂšme Ligue des champions. Cette ambition place le quart de finale contre l’AtlĂ©tico dans une perspective plus large qu’un simple duel espagnol. Il s’agit aussi pour Barcelone de tester sa capacitĂ© Ă  transformer une frustration rĂ©cente en marche avant.

L’AtlĂ©tico de Madrid, lui, apparaĂźt plus loin dans les projections, avec 3,66 % de chances de victoire finale. Ce chiffre rappelle que le club reste perçu comme un outsider dans ce plateau. Mais il ne dit pas tout. L’AtlĂ©tico entre souvent dans ce type de compĂ©tition avec une identitĂ© particuliĂšre : gestion des Ă©motions, structure dĂ©fensive, capacitĂ© Ă  faire dĂ©railler des scĂ©narios attendus. MĂȘme si les Ă©lĂ©ments fournis ne dĂ©taillent pas davantage ses forces, sa prĂ©sence dans ce quart rappelle que la moitiĂ© droite du tableau ne manque pas de tension compĂ©titive.

Le Sporting Portugal ferme la marche des projections avec 3,06 %. LĂ  encore, le pourcentage ne raconte pas toute l’histoire. Être prĂ©sent Ă  ce niveau de la compĂ©tition signifie dĂ©jĂ  que le club a franchi plusieurs obstacles majeurs. Dans une partie de tableau oĂč plusieurs Ă©quipes courent aprĂšs une consĂ©cration nouvelle ou rare, le Sporting incarne pleinement cette idĂ©e d’élan encore en quĂȘte de validation historique.

Cette moitiĂ© du tableau se distingue donc de la gauche par son rapport au passĂ©. Elle convoque moins les sĂ©ries de titres et davantage les tentatives de rupture. Trois clubs sur quatre y rĂȘveraient de rejoindre Chelsea en 2012 et le PSG en 2025, seuls vainqueurs inĂ©dits apparus depuis 1997 selon les Ă©lĂ©ments fournis. Cette remarque redonne du relief Ă  la question du renouvellement europĂ©en. Gagner la Ligue des champions reste un geste rare, mĂȘme Ă  l’échelle des grands clubs.

Le PSG, champion en titre mais seulement quatriĂšme dans les projections

Quotidien d’origine de ce sujet : non prĂ©cisĂ© dans les Ă©lĂ©ments fournis.

Le cas du PSG est l’un des plus frappants du classement d’Opta. Champion en titre, le club parisien n’apparaĂźt pourtant qu’en quatriĂšme position, avec 11,56 % de chances de conserver son trophĂ©e. Ce dĂ©calage entre statut rĂ©cent et projection statistique constitue l’un des faits marquants de la veille des quarts de finale.

La raison principale avancĂ©e est claire : la partie de tableau du PSG est particuliĂšrement relevĂ©e. Le club doit d’abord se mesurer Ă  Liverpool, puis, en cas de qualification, affronter en demi-finale le vainqueur de Real Madrid-Bayern Munich. En d’autres termes, le parcours potentiel du champion sortant passe par une succession d’obstacles extrĂȘmement Ă©levĂ©s.

Ce point est important pour comprendre la logique des modĂšles. Les projections ne mesurent pas seulement la valeur intrinsĂšque d’une Ă©quipe ; elles tiennent aussi compte de son chemin probable. Une Ă©quipe trĂšs forte placĂ©e dans une moitiĂ© de tableau particuliĂšrement dense peut voir ses chances thĂ©oriques rĂ©duites par la simple addition des difficultĂ©s qui l’attendent.

Ainsi, le PSG n’est pas Ă©valuĂ© comme une Ă©quipe faible, mais comme une Ă©quipe engagĂ©e dans la route la plus complexe. Ce dĂ©tail change tout. Il explique pourquoi Paris se retrouve derriĂšre Arsenal, le Bayern et Barcelone malgrĂ© son statut de tenant du titre.

Cette lecture statistique souligne aussi la brutalitĂ© de cette Ă©dition. MĂȘme un club qui a dĂ©jĂ  gagnĂ© rĂ©cemment peut se retrouver, Ă  l’approche des quarts, dans une position mathĂ©matique moins favorable en raison de la structure du tableau. Cela renforce l’idĂ©e gĂ©nĂ©rale qui se dĂ©gage des projections : la saison ne prĂ©sente pas de domination absolue, mais plutĂŽt plusieurs candidats sĂ©rieux, inĂ©galement servis par leur environnement de compĂ©tition.

Dans les synthĂšses diffusĂ©es Ă  l’approche des matches, y compris dans les espaces de veille sportive comme foo.tf, le PSG incarne ainsi un paradoxe : tenant du titre, mais pas tĂȘte d’affiche statistique ; respectĂ©, mais placĂ© sur une route particuliĂšrement escarpĂ©e.

Ce que disent ensemble la forme, l’histoire et les modùles

Quand on rapproche les trois sujets fournis, un tableau d’ensemble se dessine. La Ligue des champions 2025-2026 entre dans sa derniĂšre ligne droite sans qu’une seule Ă©quipe ne domine entiĂšrement toutes les lectures possibles.

Si l’on regarde la forme du moment, le Bayern Munich s’impose comme l’équipe la plus constante et la plus impressionnante visuellement. Si l’on regarde le rapport historique Ă  la compĂ©tition, le Real Madrid conserve une place Ă  part, capable de faire basculer l’analyse dĂšs qu’un grand rendez-vous se prĂ©sente. Si l’on regarde les projections statistiques, Arsenal ressort en tĂȘte, devant le Bayern. Si l’on prend en compte le parcours potentiel, le PSG se retrouve pĂ©nalisĂ© par la difficultĂ© extrĂȘme de sa moitiĂ© de tableau. Si l’on se place du cĂŽtĂ© des dynamiques de rĂ©paration, Barcelone avance avec le souvenir encore vif d’une Ă©limination spectaculaire contre l’Inter.

Ces diffĂ©rentes lectures ne s’annulent pas. Elles se superposent.

Elles permettent de comprendre pourquoi ce dĂ©but de quarts de finale concentre autant d’attention :

  • les affiches sont fortes
  • les dynamiques sont contrastĂ©es
  • les modĂšles ne dĂ©signent pas un maĂźtre incontestable
  • les effectifs comptent dans le dĂ©tail
  • l’histoire continue d’influencer la perception des duels

Le quart de finale Real Madrid-Bayern Munich rĂ©sume particuliĂšrement bien cette complexitĂ©. Le Real arrive avec une magie encore active, mais aussi avec des failles, des absences et une situation moins favorable en Liga. Le Bayern arrive avec une cohĂ©rence collective forte, une saison presque sans accroc et la prĂ©sence annoncĂ©e d’Harry Kane. Les confrontations passĂ©es favorisent symboliquement Madrid, mais la dynamique rĂ©cente valorise Munich. Les projections, elles, placent le Bayern trĂšs haut, mais pas au sommet absolu.

À l’échelle de la compĂ©tition entiĂšre, la hiĂ©rarchie reste donc mouvante. Arsenal mĂšne selon Opta, le Bayern suit de prĂšs, Barcelone reste bien placĂ©, le PSG demeure en embuscade malgrĂ© un tirage difficile, et le Real conserve son pouvoir de perturbation maximale dans les grands soirs âšœ.

À l’heure du coup d’envoi des quarts, les Ă©lĂ©ments les plus solides sont connus : la moitiĂ© gauche du tableau concentre une densitĂ© historique rare, la moitiĂ© droite ouvre la porte Ă  d’autres rĂ©cits, le Bayern affiche la plus grande rĂ©gularitĂ© visuelle de la saison, le Real conserve sa relation exceptionnelle avec la compĂ©tition, Harry Kane est disponible, et les modĂšles statistiques dessinent un tournoi ouvert. C’est Ă  partir de cet ensemble que s’organise la semaine europĂ©enne, sur le terrain comme dans tous les espaces oĂč l’avant-match se prolonge, des tableaux de probabilitĂ©s aux discussions plus larges que l’on retrouve aussi bien sur onze.ro que sur foo.tf.

 

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Munich se bunkerise Ă  l’Allianz Arena : Kompany dĂ©fie Leverkusen

đŸŸïž Bayern – Leverkusen : Kompany annonce un duel de titans Ă  Munich ⚔

Analyse complĂšte avant le choc FC Bayern – Bayer Leverkusen : intensitĂ©, rivalitĂ©, philosophie de jeu et gestion du trĂšs haut niveau. đŸŽ­âšœ
La Bundesliga nous gĂąte encore une fois. Demain soir, l’Allianz Arena sera le théùtre d’un choc Ă©lectrique : FC Bayern vs Bayer Leverkusen.
Un duel au sommet, un air de revanche
 et un parfum d’Europe avant l’heure.
âšœ Vincent Kompany, accompagnĂ© du directeur sportif Christoph Freund, s’est prĂ©sentĂ© devant les mĂ©dias avec calme et ambition.
Et attention : le discours Ă©tait clair comme le ciel bavarois en hiver ❄  le Bayern veut frapper fort, trĂšs fort.
Avant d’entrer dans les dĂ©tails, rappelons-le : ce match n’est pas qu’un sommet sportif.
C’est aussi un affrontement entre le champion installĂ© et le rival Ă©mergent celui qui, depuis deux saisons, ose regarder Munich dans les yeux
 et parfois mĂȘme le dĂ©passer.
Bienvenue dans l’analyse complĂšte de cette confĂ©rence de presse 🔍👇

đŸ”„ Leverkusen : un rival devenu
 l’ennemi sportif n°1

DĂšs la premiĂšre question, le ton Ă©tait donnĂ©. Ce Bayern-Leverkusen n’est pas un match comme les autres. Kompany l’a dit sans sourciller :

« C’est un match incontournable. Une rivalitĂ© qui continue de vivre dans le vestiaire. »

Leverkusen depuis l’arrivĂ©e du nouvel entraĂźneur ?

  • 16 points sur 18 possibles en Bundesliga
  • Attaque dangereuse
  • Jeu dynamique
  • DĂ©parts importants compensĂ©s par de jeunes talents

Bref, un gefĂ€hrlicher Gegner (adversaire dangereux). đŸđŸ”„

Mais Kompany, comme souvent, garde son calme :

« Nous respectons beaucoup Leverkusen, mais nous jouons à la maison. Nous avons confiance en notre équipe. »

Le message ? Admiration, vigilance, et domination exigée.

🧠 Kompany dĂ©taille sa philosophie : courir, mais intelligemment

Une statistique a Ă©tonnĂ© la Bundesliga ces derniĂšres semaines : le Bayern court plus que n’importe quelle autre Ă©quipe du championnat.

Et lĂ , Kompany sort le tableau tactique đŸ§© :

« Notre possession est active. Nous ne nous reposons jamais avec le ballon. »

Traduction :

  • Le Bayern ne s’installe pas dans un jeu de passes statique
  • Les joueurs bougent sans cesse pour crĂ©er du danger
  • L’objectif est de forcer l’adversaire Ă  faire des choix
 et des erreurs

Ou comme dirait un coach allemand : « Bewegung, Bewegung, Bewegung ! » (Du mouvement !) đŸƒâ€â™‚ïžđŸŒȘ

Kompany ne veut pas d’un football posĂ© Ă  l’espagnole. Il veut un football pro-actif, agressif, Ă©nergique. Un Bayern qui Ă©touffe, pas qui gĂšre.

🎯 Gestion du calendrier : « Oui, c’est dur. Et alors ? »

Trois matchs en six jours. Deux dĂ©placements. Leverkusen maintenant, Paris juste aprĂšs. Un journaliste parle de pĂ©riode difficile. Kompany rĂ©pond avec la mentalitĂ© d’un champion :

« C’est comme ça. Et pourtant nous voulons gagner. »

Pas d’excuses. Pas d’alibi fatigue. Ce Bayern-lĂ  veut dominer malgrĂ© tout.

đŸ›Ąïž La dĂ©fense : le trĂ©sor cachĂ© du Bayern

On parle beaucoup de l’attaque munichoise Harry Kane, Musiala, SanĂ©, Gnabry, DĂ­az
 mais Kompany l’a rĂ©pĂ©tĂ© :

« Mon compliment va à la défense. »

Jonathan Tah, Minjae Kim, Upamecano
 plus les latĂ©raux, les milieux, et Harry Kane qui dĂ©fend (oui oui, vous avez bien lu ⚔).

L’expression clĂ© ? « Ils ont gagnĂ© leurs duels ». Et en Bundesliga, gagner les duels, c’est la Grundprinzip — le principe fondamental.

« ZweikĂ€mpfe gewinnen » = gagner les duels. C’est vieux comme Beckenbauer, et toujours vrai.

đŸ§€ Neuer vs Urbig : transmission sans guerre

Le débat était inévitable : Manuel Neuer reste titulaire, mais Jonas Urbig impressionne.

Réponse de Kompany, simple et saine :

« Jonas n’a jamais déçu. Nous construisons calmement. Pas de pression. »

Traduction :

  • Neuer = patron
  • Urbig = hĂ©ritier
 avec patience
  • Ambiance = sereine

Dans un club oĂč la hiĂ©rarchie des gardiens a parfois explosĂ©, ça respire la sĂ©rĂ©nitĂ©.

⚡ Luis DĂ­az : l’homme qui ne s’arrĂȘte jamais

On parle souvent des recrues du Bayern, mais Luis DĂ­az, c’est autre chose. Un journaliste demande : « Besoin de repos ? »

Kompany sourit :

« Il a l’habitude de cette intensitĂ©. Il semble encore frais. »

27 ans. Énergie infinie. RĂŽle clĂ© dans le pressing et les transitions. En Allemagne, on dirait : « Er lĂ€uft wie ein VerrĂŒckter » (Il court comme un fou) đŸƒâ€â™‚ïžđŸ’š.

« Préjugé positif » à son sujet, glisse Kompany.

⚜ Jackson, le patient explosif

Certains critiquent, mais Kompany reste clair :

« Il va ĂȘtre important cette saison. »

Les chiffres viendront. Et quand un ex-dĂ©fenseur parle de sensations plutĂŽt que de stats
 il faut l’écouter.

🌟 U17 : la gĂ©nĂ©ration qui arrive dĂ©jĂ 

Mike Wistum sera au Mondial U17. Kompany adore :

« Il a progressĂ©. À son Ăąge, il doit vivre des succĂšs. »

Apprentissage, intensitĂ©, plateforme. Le Bayern sait faire grandir. « Je suis heureux qu’il soit lĂ . » conclut-il.

đŸ§” Conclusion : un Bayern qui se connaĂźt et qui veut dominer

Ce Bayern-lĂ  est calme, sĂ»r, disciplinĂ©, ambitieux. Kompany n’est pas un simple coach : il incarne une philosophie, une culture du travail.

Il ne vend pas du rĂȘve. Il installe une Ăšre. Et contre Leverkusen, ce ne sera pas qu’un match : ce sera un statement.

  • ⚔ IntensitĂ©
  • âšœ Haut tempo
  • 🧠 Structure
  • đŸ”„ FiertĂ©

La Bundesliga est prĂ©venue : Der Rekordmeister ist zurĂŒck.

 

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