Promotion de l’armée : Et si l’école de recrues devenait un échange linguistique ?

Promotion de l’armée : Et si l’école de recrues devenait un échange linguistique ?

Charles Juillard propose de mélanger les soldats, afin de favoriser l’apprentissage d’une autre langue nationale. À la clé: un certificat.

Oubliez Berlin. Pour apprendre l’allemand, misez plutôt sur la caserne de Thoune. L’idée peut paraître saugrenue à tous les ex-soldats qui – par peur de devoir grader – se gardaient prudemment d’afficher leur maîtrise de la langue de Goethe. Et pourtant, elle émane du conseiller aux États Charles Juillard (Centre/JU).

Profiter de son école de recrues pour maîtriser une autre langue nationale, «ce serait une façon de rendre le service militaire plus attractif, mais aussi de renforcer la cohésion nationale», plaide l’ancien haut gradé, qui interpelle le Conseil fédéral.

«Par le passé, on a souvent considéré l’armée comme le principal lien social entre les diverses régions, cultures et classes sociales, explique Charles Juillard. Le sentiment d’appartenir au même pays était bien présent.» Aujourd’hui, avec la baisse des effectifs, ce lien se serait estompé.

En parallèle, il note que de moins en moins de jeunes connaissent une deuxième langue nationale. «Malgré les efforts des Cantons et la promotion des échanges linguistiques, force est de constater que cette mixité sociale fait malheureusement défaut.»

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